Quand CRS=SS prend tout son sens avec le #FN

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#PesteBrune dans la Police…  (suite) On a beau savoir que cela existe, notamment depuis un certain sondage, les estimant à 52% toutes forces de l’ordre confondues (l’individu interrogé dans l’article en voit bien plus encore) , voyant écrit cela (et ce n’est qu’un simple exemple),  je ne me sens pas très rassuré. Pourtant, je n’ai rien à me reprocher. Mon casier judiciaire est vierge, et je n’ai jamais commis aucun délit, si ce n’est de petits excès de vitesse, autrefois, quand j’étais au bord du burn-out, avant d’être licencié. Aussi, je tremble à l’idée de confier ma propre sécurité, comme celle de mes enfants, et de tous ceux qui me sont chers,  à des gens pareils, avec des idées aussi extrémistes.  Car je sais pour le constater régulièrement sur les réseaux sociaux, à quels point les militants FN lambda sont racistes, sexistes, xénophobes, homo et transphobes. Combien ils sont violents. Et combien leur sens moral est particulièrement atrophié. Ainsi, voir ici comment ils  s’infiltrent partout, n’hésitant pas à  faire fuiter des documents professionnels pour aider des élus Fn à mieux anticiper, voir échapper à la justice…  Savoir combien tant d’entre eux sont franchement dégueulasses quand ils se lâchent, se croyant à l’abri des regards….Nous en avons encore eu un exemple récemment, au sein des forces de l’ordre mêmes avec le traitement qui a été réservé à un journaliste, Gaspard Glanz de Taranis News, victime de menaces de mort explicites d’agents des forces de l’ordre tellement dans la toute puissance qu’ils ne se cachaient même pas pour exprimer ceci :

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Je ne suis pas rassuré non plus, quand je relève au quotidien les innombrables violences policières, et que je regarde leurs suites judiciaires. Leurs auteurs ne sont que très rarement inquiétés, et lorsqu’ils le sont, la justice les condamne un peu trop systématiquement à du sursis, même quand les faits qui leurs sont reprochés sont particulièrement graves et odieux. Et je me demande franchement comment l’on peut, alors que l’on n’a rien d’un délinquant,  contrairement d’ailleurs  à beaucoup de ceux  qui fréquentent ce parti, et que j’épingle si souvent  ici, confier sa vie à de pareils individus. Le principe de non-discrimination me semble en effet ici clairement sujet à caution morale, et hautement discutable. Qui nous protègera de la police, sensée nous protéger ? La question, à l’approche du pouvoir par des gens de moins en moins regardants sur le chapitre des droits humains, est sérieusement en train de se poser, aujourd’hui plus que jamais. Ce n’est pas pour moi, que j’ai peur, et que j’aimerais agir, mais aussi, et surtout, pour les plus vulnérables d’entre nous, qui n’ont pas nos ressources, ni notre couleur de peau, ni notre entraînement physique et mental. Il ne fera pas bon, demain encore moins qu’aujourd’hui, tomber dans les mains de ces gens là si l’ on a la malchance d’être gauchiste, ou arabe,  ou musulman, femme ou homme de couleur, homosexuel, lesbienne, trans,  asiatique, etc etc etc. C’est pour eux, surtout, que j’écris ce billet d’humeur. Pour que le passé ne se reproduise pas trop vite, trop fort, trop loin, au cœur même de nos vies. Et ce n’est pas la manière dont tous ces candidats médiocres abordent ou plutôt nient ce problème important qui est faite pour me rassurer…

infoutu de créer de l’emploi, le gouvernement déclare la guerre aux chômeurs/ses… Faut que ça pète !

Le PS actuel devient tellement la caricature d’une droite qui ne s’assume pas que c’en devient à la fois patent et pathétique. Que n’aurait-on dit en effet, lorsque le PS était encore dans l’opposition, si quelqu’un de droite,  du gouvernement sarkozyste , avait proposé une mesure si injuste ?!

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Alors que le marché de l’emploi n’a jamais été aussi difficile, et l’incapacité de quelque gouvernement que ce soit à lutter efficacement contre le chômage devenue évidente, voilà que l’on tente de nouveau de s’en prendre aux chômeurs, comme s’ils étaient responsables de l’impuissance de ce gouvernement si peu socialiste, et d’un patronat inapte à créer de l’emploi plutôt que des profits à court terme, gavé qui plus est de subventions publiques, dont il n’a jamais assez. Continuez comme ça, puisque vous n’avez pas encore compris, et votre candidat va se retrouver à 15 % aux prochaines élections. Plus grave encore, la colère grimpe, à un niveau jamais atteint,  mais vous n’en voyez rien… Le niveau de votes FN n’en est qu’un symptôme, mais puisque vous vous obstinez à n’en pas traiter les causes… Et ce n’est pas en tentant d’étouffer l’action syndicale et en emprisonnant tous ceux qui défendent leur emploi que vous allez vous en tirer. Cela ne fait qu’attiser les flammes. Il flotte actuellement en France comme une lourde odeur de révolution… Un rien suffirait à provoquer l’explosion. Et quand on commence à toucher aux seuls moyens d’existence des plus pauvres… Croyez-vous donc que les français ne voient pas à quel point il  y a une injustice profonde et inacceptable à distribuer plus de 40 milliards aux entreprises d’un côté et à retirer le pain de la bouche aux privés d’emploi de l’autre ? ça va péter…

#Guéant : plus que le jugement d’un homme, celui d’un système, et d’un pays #sarkozy

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Grâce à cet article de Pascale Robert-Diard, nous pouvons donc accéder aux attendus de ce jugement qui, plus que la peine, sont particulièrement édifiants pour étayer son  jugement personnel.  Ils sont également  porteurs d’une sagesse et d’un souci de l’intérêt commun qu’on aimerait à retrouver chez nos politiques, qui se sont si terriblement écartés des voies de la morale ordinaire, entachée par toute une série de comportements du même ordre, quels que soient les partis :

Claude Guéant, a donc, selon le tribunal, « dans une volonté assumée d’enrichissement de lui-même et de ses plus proches collaborateurs, volontairement transgressé les lois de la République et détourné des fonds publics, évalués à 210 000 euros. Ces faits commis au sommet de la hiérarchie du cabinet ministériel, par un éminent représentant du pouvoir exécutif dont les fonctions exigent une probité irréprochable, portent une atteinte d’une extrême gravité à l’ordre public dont le ministère de l’intérieur a précisément pour mission de faire assurer le respect. Ils constituent en outre une atteinte aux valeurs de la démocratie républicaine et à la transparence de la vie publique, participant de la défiance que les citoyens peuvent nourrir à l’égard de la politique, des institutions et de ceux qui les gouvernent. »

Il se trouve que ce sont ces mêmes personnages de l’Etat qui exhortent les français à se serrer la ceinture, à accepter de plus en plus d’impôts et de taxes diverses, à travailler de plus âgés, et à subir l’austérité imposée par des règles européennes qui étranglent tellement des pans entiers de notre fonction publique.. Alors qu’ on voit cette dernière – belle injonction paradoxale ! –  tant décriée…  Il est clair que de tels comportements, qui relèvent pour le coup du dédoublement de personnalité, n’engagent pas en effet à une franche confiance et aux chèques en blanc des catégories les plus modestes envers nos politiques de tous bords… Et si Sarkozy, dont Guéant était le plus proche collaborateur, l’homme de confiance, avait une réelle préoccupation dénuée d’intérêts personnels de l’avenir de son pays, et s’il savait se montrer aussi responsable qu’il le dit, avec les épaules qu’il prétend avoir,  il en tirerait les conséquences et retirerait immédiatement sa candidature, dans une attitude bien plus noble qu’il ne le peut et ne le devrait hélas, de respect de la démocratie, de la fonction présidentielle, et de la vie de son parti . Car tout le monde le sait en France, hormis cette caste droitière, affairiste et sans scrupules qui, comme Balkany et Ceccaldi Renaud, ont des intérêts personnels dans son accession au trône, à la fonction présidentielle : ce jugement n’est pas seulement celui d’un homme, mais d’un système. Les juges qui ont instruit cette affaire le savent bien, qui ont voulu marquer de leur esprit les attendus de ce procès sous cette forme si didactique… Mais seront-ils, et peuvent-ils être entendus par des classes politiques énarchisées, aux intérêts si proches voire confondus dans ceux de l’oligarchie industrielle et financière de notre vieux pays, si terriblement détachées des réalités qui s’imposent à nous, simples mortels… Car nous, avons pris l’habitude, contraints et forcés, d’être quotidiennement, régulièrement, plus étroitement fliqués, contrôlés, et condamnés à la moindre incartade… Nos politiques sont ils en capacité de comprendre cela, de prendre la pleine mesure de ce phénomène que Guéant incarne si symboliquement ? L’avenir le dira. Mais en cela, en ce contexte, en cet exemple, il est clairement démontré que ce système dit démocratique, prétendûment républicain (un mot qui n’a jamais été aussi galvaudé et traîné dans la boue) est arrivé à son terme, son dernier souffle, et à sa perte. Il est vraiment tant d’en changer, de faire le ménage, et d’inventer un nouveau mode de gouvernance. J’ai cru un temps en l’idée rassembleuse de 6ème république, qui en effet s’imposerait. Mais on voit bien que les intérêts supérieurs, politiques, financiers et personnels, dans notre pays, ne sont pas prêts à abandonner leurs prérogatives et leurs avantages. Et la démarche de la 6ème république est bien trop complexe, idéale, intellectuelle, et difficilement accessible sans une longue période de maturation et de réflexion à laquelle notre civilisation n’incline pas vraiment. Cette idée de l’urgence d’une 6ème république n’est incarnée au mieux que par 5 % de la population, ce qui ne permet pas un rapport de force en notre faveur en celle des plus humbles, des démunis, des gens modestes, des classes non possédantes, des ‘sans dents’, des sans voix.  Nous sommes donc arrivés en une période de l’histoire de notre pays à mon sens comparable à celle de 1789 en termes de tensions entre classes sociales, entre communautés, et en termes d’intérêts matériels divergents. Il m’apparait donc évident qu’on ne pourra sortir de l’impasse sociétale dans laquelle nous sommes que par la force, et la violence, n’en déplaise au discours si politiquement correct qui s’en effraie et bannit jusqu’à ce mot, alors qu’il accepte si aisément que des vies entières soient balayées d’un revers de manche de chemise blanche… Cette évidente injustice sociale énorme, justice de classe,  il faudra bien qu’elle se paie, d’une manière ou d’une autre. Entendons nous bien : je ne fais pas là l’apologie de la violence, que je redoute tout autant qu’un autre. Il s ‘agit simplement d’un effort d’analyse globale, sur le registre sociétal. je dis simplement qu’à défaut d’être souhaitable, elle est manifestement, objectivement, fortement prévisible… Et que nos gouvernants ne font vraiment rien, ni dans leurs pratiques, ni dans leurs programmes, ni dans leurs projets devenus si pauvrement et trop exclusivement  économiques,  pour ne pas souffler sur la braise de ce feu dormant qui couve dans l’ombre, et ne demande plus que de simples accidents pour se transformer en incendies… Remember 2005. Dans les classes les plus modestes, personne n’acceptera que  Zyed et Bounia ou Rémy Fraisse soient morts pour rien.

#AirFrance a déterré la hache de guerre. Elle va lui revenir dans la gueule….

AL_CHEMISE_AUTOC_4-b8fb8je sens bien qu’une page historique est en train de se tourner, faite de cette tension sociale paroxystique  qui est la nôtre. je n’ai jamais été ainsi, je ne me reconnais même plus. Autrefois toujours pacifiste, toujours non violent, toujours à pourchasser les discours belliqueux, quels qu’il soient, d’où qu’ils viennent. Toujours à me positionner, malgré moi, dans la médiation. Mais trop, c’est trop. Je suis las que l’on piétine aussi impunément les intérêts des plus modestes, que nos dirigeants méprisent si impunément le peuple, alors que certains se prétendent, en haut lieu, si abusivement de gauche… Vraiment ?   j’ai bien entendu, alors que j’étais plus jeune, le message de Gandhi, sans vouloir faire mon mystique (j’ai passé l’âge !) :  « Si ce qui te fait choisir la non-violence, c’est la lâcheté, alors soit violent, et utilise la force ».Puisque cette droite de gauche tendance FN (#fauxcialisme) et la direction d’Air France ont choisi leur camp en sonnant l’hallali contre les plus vulnérables, nous choisissons le nôtre : celui des plus modestes plutôt que des nantis au cynisme méprisant. Si je peux venir en aide de quelque manière que ce soit à ceux qui viennent de perdre leur emploi, mes semblables, mes amis, mes frères en subversion, et cela «sans indemnité ni préavis»un scandale absolu  – alors que les rentiers d’Air France dorment tranquillement au chaud sans craintes, et qu’ils multiplient leurs gains sans coup férir,  je le ferai, selon mes moyens propres, en mon âme et conscience.  Il est en effet à mes yeux profondément inadmissible que ces salariés d’Air France, fussent-ils syndiqués, qui n’ont eu pour seul tort que de défendre leur emploi (même de manière un peu trop trop virulente) soient plus condamnables que cette violence bien plus extrême de supprimer des postes par milliers sans le moindre scrupule ni la moindre sanction d ‘aucune sorte. Pire : des dividendes, des actions, des parachutes dorés, des stocks options,  du pognon en plus, à chaque vague de licenciements…. Faut-il le rappeler aux bourgeois  hors  sol  ? De leur emploi, à ces gens là, des nôtres, dépendait en effet  leur existence, à ceux qui viennent d’être licenciés  pour un morceau de tissu déchiré, quand les pseudos victimes que sont ces DRH sont protégés jusqu’à l’absurde par les pouvoirs économiques et politiques…. je sais de quoi je parle. Aussi, toute ma solidarité à ces agents licenciés. Leur sacrifice ne demeurera impuni. Cette décision est particulièrement honteuse et injuste. Quant aux responsables; on vous connait, et on vous aura. Soyez d’ores et déjà rassurés de ne perdre qu’une chemise….

Valls lâche un gros paquet, bien libéral. #ToutPourlEmploi

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Voir cette déclaration d’intention ce matin en écrivant mon précédent billet m’a presque laissé croire un instant  qu’on allait enfin assister à un événement historique. Serait-ce enfin le jour du grand soir tant attendu par ces millions de français qui espèrent (ou plus…) trouver de la lumière au bout de leur tunnel ? Que nenni ! Au lieu de cela, rien qu’un paquet de mesurettes ridicules, absolument pas à la hauteur de l’enjeu important qu’est la nécessité de lutter contre la massification du chômage. Pire, ce gouvernement donne de nouveau, comme invariablement depuis 2012, l’impression insupportable qu’il est davantage l’ami des entreprises que le soutien des salariés. Trois de ces mesures notamment cristallisent l’attention de l’observateur. Tout d’abord, l’employeur se voit offrir la possibilité de proposer 3 CDD consécutifs au lieu de deux actuellement. (renouvellement de CDD deux fois au lieu d’une seule). Ce qui vient à renforcer la précarisation de l’emploi, gardant en outre  à l’esprit le fait que plus de 80 % des emplois se font actuellement en CDD. De plus, j’ai pu observer sur les réseaux sociaux à quel point cette mesure a été particulièrement raillée car de nombreux jeunes (et pas que) sont les innocentes victimes de plusieurs dizaines de CDD consécutifs, dans l’illégalité la plus complète. L’etat lui-même est particulièrement concerné. C’est en outre un pas de plus dans l’entreprise libéérale d’émiettement du code du travail.  Ensuite, la prime  de 4.000 euros créée pour l’embauche d’un 1er salarié n’a rien de révolutionnaire. C‘est le genre de mesures qui réapparaissent régulièrement de gouvernement en gouvernement, sans effets significatifs sur l’emploi, si ce n’est ce que l’on nomme précisément un effet d’aubaine, à juste titre. Enfin, le fait que les indemnités aux prud’hommes pour licenciement abusif vont être plafonnées pour les PME m’apparait comme un scandale et une honte pour un gouvernement socialiste. Comment justifier dans un état de droit, si la justice de ce pays est libre, qu’on déconnecte le préjudice subi par le salarié de la responsabilité de l’employeur, en le protégeant davantage qu’on ne protège le salarié ? Cela contribuera donc à  banaliser les licenciements abusifs. Et pendant ce temps là, on ne voit guère plafonner les rémunérations abusives des chefs d’entreprise… Deux poids, deux mesures. Le sentiment d’injustice sociale se voit de nouveau renforcé. Et ça se dit socialiste…

Gattaz, je suis au chômage et tu m’insultes ? Va te faire foutre chez les grecs avec ton discours archaïque ! #medef

Le même qui se plaint de ce que les patrons sont un peu trop souvent considérés comme des exploiteurs (ce que certains, surtout à la tête  des grosses entreprises, sont pourtant indéniablement au vu de leurs actes) répand sa suffisance dans une interview pour Challenges.  Sa sortie pas franchement cordiale sur les chômeurs dont je suis m’a fortement blessé :

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On aimerait entendre en contrepartie ce que le même pourrait dire  de ces assistés de patrons qui profitent eux aussi bien plus considérablement  du système Quant à l’explicitation de mon titre, n’y voyez aucune allusion homophobe ou xénophobe dont je ne suis certainement pas. Mais plutôt une allusion à ceci :

C’est une véritable tempête que soulève en Grèce l’arrestation surprise, mercredi 22 avril au matin, de Léonidas Bobolas, fils de Georges Bobolas, l’un des principaux oligarques grecs. Accusé d’avoir fait sortir 4 millions d’euros du pays – ce qu’il contesterait –, l’homme d’affaires a été conduit au tribunal d’Athènes en procédure de flagrant délit. Après quelques heures, il a finalement accepté de verser les 1,8 milions d’impôts réclamés par la justice – ce qu’il avait selon des sources judiciaires refusé de faire hier de son plein gré- et a donc été libéré. (source)

Si seulement Gattaz et les gens de sa sorte pouvaient faire l’objet du même traitement rétablissant l’égalité républicaine des droits et des devoirs de chacun…. Ainsi,  ce député UMP, Dominique Tian, pourtant rapporteur en 2011 d’une mission parlementaire sur la fraude aux prestations et cotisations sociales, qui a fait l’objet d’un signalement au parquet de Paris par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour ses multiples dissimulations au fisc, à travers notamment un compte en Suisse. Deux poids, deux mesures, vous dis-je. Il faut que ces inégalités, qu’elles soient salariales, sociales et/ou fiscales, de même  que ces profondes injustices, de plus en plus visibles aux yeux de tous, cessent. De même que le discours archaïque de ce patron qui ne voit que midi à sa porte, ses seuls intérêts catégoriels, sans aucune autre considération pour le bas peuple dont je suis aussi. Yen a marre.

Honte à toi, Juncker ! Dehors ! #luxleaks

junckerje viens d’apprendre que, dans un total déni de démocratie absolument ahurissant et révoltant, le Parlement européen a choisi un mode d’investigation peu agressif pour ménager Juncker. Le Président de la commission européenne ne sera donc pas inquiété pour la manière dont il a permis dans son pays à de nombreuses multinationales d’échapper à l’impôt, dans le cadre du scandale Luxleaks…  contrairement au citoyen européen qui lui se fait vite rattraper par le fisc en cas d’erreur  ou d’omission, et qui a de surcroît à faire face, par delà l’intolèrable mépris de Juncker à son endroit,  aux politiques d’austérité qui détruisent ses services publics, son système de santé, de retraite, lui coupent le courant, poussent à la réduction de son salaire (français aussi !), et tentent de vendre à vil prix ses biens publics, comme le port du Pirée, en Grèce, lequel vient d’échapper de peu à la privatisation et aux chinois. Il conviendra donc de garder en mémoire dans l’histoire européenne la manière dont ses dirigeants se sont mutuellement cooptés et protégés avec une grande bienveillance mutuelle de toute inquiétude et de toute agression extérieure  pourtant subie quotidiennement par le commun des mortels… Selon que tu seras puissant ou misérable…

Si l’on rajoute à tout cela l’ignoble chantage de la BCE à l’encontre de la Grèce, cautionné par Hollande hier,  il ne faut pas s’étonner ensuite d’un tel rejet des peuples européens pour ce qui était pourtant une belle idée, l’Europe. Et de la montée des mouvements nationalistes et xénophobes, que les médias et politiques main stream préfèrent qualifier de populistes dans une sorte de réflexe prolophobe…alors qu’ils ne sont que le reflet de leurs propres turpitudes et de leur incapacité à proposer un autre projet de société qu’un modèle consumériste outrageusement capitaliste et prédateur qui les broie sans ménagements d »aucune sorte, au mépris de toute morale et de toute préoccupation de justice sociale. Ils ne réclament pourtant rien d ‘autre que cela : de l’équité minimale. Le geste de la commission européenne n’en est donc que plus injuste et impardonnable. Juncker devrait en avoir honte, et démissionner. S’il avait une conscience, ce que l’histoire n’a pas encore démontré.

Selon que tu seras le puissant ou misérable… #RemyFraisse #ChristophedeMargerie

CapturePas un mot. Pas un mot de Hollande. Pas un mot de Valls. Pas un mot de Royal. Pas un mot de Le Foll. Pas un mot de Cazeneuve. Pas un mot de Cambadélis. Pas un mot d’aucun gouvernant socialiste, après la mort de Rémi Fraisse, le jeune manifestant contre le barrage de Sivens, dans le Tarn, dont le premier rapport d’autopsie indique qu’il est mort « après une explosion », lors d’un échange de projectiles entre manifestants et gendarmes, cocktails molotov contre grenades assourdissantes. Pas un mot (ah si. On me souffle que Cazeneuve a envoyé un communiqué lundi soir, peu avant minuit, soit plus de 24 heures après la nouvelle, communiqué dans lequel il « pense à la famille et aux proches » de la victime). L’expression de la révolte et de la douleur est laissée aux écolos -il fallait entendre Cécile Duflot ce mardi matin, sur France Info. Mais peut-être n’ont-ils plus de mots. Peut-être n’ont-ils plus de larmes. Peut-être les ont-ils toutes versées pour le PDG de Total, dont les obsèques se déroulaient lundi, en présence de Hollande et Valls.(Rémi Fraisse, et le silence de l’Etat par Daniel Schneidermann le 28/10/2014)

Et oui, Monsieur Juan DE Sarkofrance (à qui j’ai répondu par ceci),  c’est bien justement tout cela qui nous indigne, nous meut, et nous émeut. Une mort n’en vaudrait-elle pas une autre, dans notre beau pays des droits de l’homme ?  Ceux qui ont soutenu Filoche ont éminemment conscience des enjeux et des disparités de traitement médiatique et politique, des luttes de classe et de conflits d’intérêts qui se trament dans notre vase monde, et cela bien avant cette mort tragique… Celle d’un jeune homme, un anonyme que nous aurions pu être, au mauvais endroit et au mauvais moment, comme d’aucuns ont tenté de l’y réduire,  fraîchement muni d’un BTS environnement qui défendait ses idées, qui n’étaient pas tout à fait celles de ceux qui ont choisi de soutenir l’ancien PDG de Total…  Monsieur Carcenac, Président du Conseil Général du Tarn ¹, où s’est déroulé la tragédie, l’illustre très bien, à sa façon si stupide et méprisable,  inconscience d’une classe qui n’est pas la nôtre  :

« Mourir pour des idées, c’est une chose, mais c’est quand même relativement bête »

Selon  que tu seras puissant ou misérable…  J’en connais, blogueurs plus connus que je ne le suis et que je déteste cordialement, qui préfèrent railler assez régulièrement dans leur antre la bêtise du militantisme, comme ce Monsieur le Président du Conseil Général du Tarn qui est très bête mais qui ne le sait pas parceque personne n’ose le lui dire. Il se reconnaîtra aisément : il est gros, grand, et frisé. Et (très) parisien.  Je préfère quant à moi défendre ce qui doit l’être, comme je le peux, et des combats plus nobles. J’ai vu par exemple quelqu’un écrire sur twitter que s’il fallait se garder dans les deux cas d’instrumentaliser la mort de l’un (De Margerie) et de l’autre (Rémi Fraisse), la manière dont on traitait l’information dans chaque cas était assez éclairante. En effet.  Les jeux de rôle, dans leur interprétation sociologique, et des enjeux politiques, économiques et sociaux, n’apparaissent que trop visiblement ici. Ainsi, les dominants pourraient donc instrumentaliser sans entrave la mort de l’un des leurs, avec pompe et majesté, sans voix contraires.  Surtout ne pas parler des errements capitalistiques mondialisés de Total, ni de sa politique de gestion du personnel, ni de ses crimes environnementaux… C’est mal, incorrect, Et de l’autre, on refuserait aux gueux de se rebeller contre la mort de l’un des leurs,  qui le serait donc pour rien, comme le voudraient tant les puissants, voyant trop bien où cela risquerait de les mener… Ne pas instrumentaliser la mort de ce jeune homme, alors qu’on en sait déjà davantage que ne le dit Cazeneuve sur l’origine de sa mort ?   Ceux qui s’émeuvent de la mort de Margerie ne se recoupent manifestement pas  avec ceux qui aujourd’hui s’indignent de celle de Rémi. La guerre des classes est en train de se réveiller, sous une autre forme, plus complexe, que de par le passé. Et contrairement au bon mot d’un milliardaire, ce n’est pas celle des riches qui est en train de la gagner (ou alors, bien provisoirement, et le seuil de tolérance est à présent dépassé), dans les médias d’aujourd’hui que sont les réseaux sociaux, les autres étant durablement dépassés et décrédibilisés par leur complicité avec l’oligarchie. Ce n’est pas un hasard si nos politiques pour beaucoup se plaisent à cracher sur nous autres, internautes, en vilipendant internet : il est à notre image, ombre et lumière, le meilleur et le pire s’y côtoyant, comme la vraie vie dont il est l’image. Et comme les dominants n’ont aucune prise ni contrôle sur cela, ils tentent de le museler, par tous les prétextes. Mais c’est trop tard. Nous communiquons, nous échangeons nos informations, nous comparons notre point de vue vis à vis de telle ou telle information et nous faisons notre opinion personnelle, indépendamment de la parole publique qui circule dans les médias officiels, à la télé, à la radio, dans les sites d’information… Et le décalage est de plus en plus visible d’autant plus que le grand public est de mieux en mieux informé. Alors, cher Juan, je t’ai pardonné la dernière fois, mais aujourd’hui, j’attends une réponse un peu plus argumentée que le poids d’une larme à géométrie variable qui ne représente que sa part exacte d’injustice flagrante, et aliénante. Celle justement contre laquelle nous avons manifesté, au détriment du politiquement correct en reproduisant ce tweet que vous autres estimez si méprisable, dans une certaine classe sociale… déconnectée de certaines réalités plus prosaïques. C’était un mouvement de révolte contre l’injustice que tu n’as pas su capter, ni toi ni ceux qui sous estiment tant le poids de la colère sourde qui trépigne en ce moment, en attendant son heure dans les coulisses de la France profonde….

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Alors, maintenant, j’attends ta réponse, de même que  celle de tous ceux et celles, en accord ou en désaccord avec ma position si personnelle,  qui souhaitent se joindre au débat, sans insultes, sans agression, sans discriminations, mais avec des arguments, des vrais. Pas des borborygmes incultes ou les défécations habituelles des bas du front auxquels nous sommes l’un et l’autre si tristement habitués… Pas de ça ! Du débat ! Il n’a jamais été aussi nécessaire et urgent. Avant l’implosion.

post-scriptum :  l’ambiance sur la ZAD du Testet, et l’étrange comportement des forces de l’ordre…. (merci à Edwy Plenel sur twitter)  :

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¹ merci à Guy Birenbaum sur twitter pour l’info.

priorités du monde moderne

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« Alors que 11 milliards d’euros ont été dépensés pour la Coupe du Monde, une frange de la population brésilienne peine à survivre. »

le contexte de cette œuvre

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