la loi des lobbies pharmaceutiques plus forte que l’intérêt collectif ?

 

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J’avais envie d’écrire ce billet non seulement parce que je suis révolté par la manière dont certaines multi-nationales s’affranchissent de toute règle éthique et de tout sens de l’intérêt collectif, mais également en pensant à un ami, qui se reconnaîtra. Il est atteint d’une leucémie, et le sujet le concerne directement : celui du prix des médicaments. Son traitement, me rappelait-il encore récemment, coûte 4000 euros par mois à la collectivité, ce dont il est terriblement conscient. J’avais déjà été alerté et sensibilisé plus précisément sur ce sujet par un appel de 110 signataires il y a quelques mois, pointant des marges exorbitantes sans commune mesure avec la réalité des coûts de fabrication, d’investissement et de recherche et développement des entreprises pharmaceutiques concernées. Là comme ailleurs, mais de manière probablement encore plus criante, certain(e)s se gavent, sans se préoccuper des conséquences… J’ai été particulièrement sensible pour ma part à l’argument, directement lié à une question de responsabilité collective, selon lequel notre régime assurance-maladie risquait d’être mis à mal par ce type de pratiques et de ne plus pouvoir supporter le remboursement de traitements aux prix aussi élevés. Mais il semblerait que les lobbies de cette industrie soient particulièrement efficaces et convaincants puisqu’ils ont réussi à faire interdire une campagne de Médecins du Monde pourtant tout à fait appropriée… à moins de prendre les consommateurs de médicaments que nous pouvons tous être un jour ou l’autre pour des idiots. C’est manifestement le cas à la fois de l’industrie pharmaceutique et des diffuseurs qui ont refusé de relayer cette campagne (JC Decaux, Insert et Médiatransports), ce qui justifie que les réseaux sociaux, dont ce blog fait partie à sa modeste mesure, se doivent d’informer le grand public sur le contenu de cette campagne, afin de se substituer à une information collective défaillante que des gens aussi mal intentionnés, puisque mus par le seul profit, ne sauraient enrayer. Pour seul exemple, l’article de Bastamag que j’ai lu donne le cas du Sofosbuvir, un traitement innovant contre l’hépatite C qui coûte aujourd’hui près de 41 000 euros par patient, alors qu’il ne coûterait que 102 euros à produire. Tout est dit.

Alors, si toi aussi, comme moi et plus de 130 000 autres, tu es sensible à cette cause, signe cette pétition, et emmerde ces pourris de pognon qui en veulent toujours plus, au détriment le plus clair de la morale et de l’intérêt collectif. Basta !

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la République (très) reprochable de François Hollande.

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… Mais ça, c’était avant.

« Conflits d’intérêts et rapports troubles du #fauxcialisme avec l’industrie pharmaceutique : ça continue... »

La « gauche » de gouvernement à peine sortie de l’affaire Aquilino Morelle pourtant pris la main dans le sac ( qui vient d’ailleurs de produire aujourd’hui une victime collatérale) , et un an après celle de Cahuzac dont on sait à présent les rapports troubles qu’il entretenait avec l’industrie pharmaceutique, voilà que Marysol Touraine ne trouve rien de mieux que de nommer  » la nouvelle numéro 2 de la Direction Générale de la Santé. Françoise Weber vient d’être nommée, ce matin, en conseil des ministres. Les deux parlementaires de Haute Garonne pointent du doigt son passé dans les laboratoires pharmaceutiques et son parcours aux côtés de Roselyne Bachelot. »

« quand on est de gauche, on ne nomme pas quelqu’un comme cela. Françoise Weber a été aux côtés de Roselyne Bachelot au moment de la grippe H1N1 [ un désastre financier suite à la commande contestée de 94 millions de doses inutiles de vaccins ]. C’est elle qui lui a fourni des argumentaires. Et elle a été responsable de la pharmacovigilance dans des laboratoires. Quand on sait à quoi correspond ce genre de travail… (source)

Gérard Bapt  (l’un des députés dits « frondeurs » du pacte d’austérité de Valls)  et Catherine Lemorton, qui sait très bien de quoi elle parle puisqu’elle est à la foi pharmacienne de formation et très engagée dans la lutte contre les conflits d’intérêts, ont quelques raisons d’être en colère… Mais cela suffira-t-il à faire plier un clan d’oligarques détaché de toute réalité sociale et de toute considération d’ordre morale, nécessitant un minimum de prise de distance avec les milieux économiques et lobbyistes ? J’en doute fortement.

Nota bene : le titre de ce billet est un clin d’œil à celui d’un confrère, à propos de Sarkozy…

Aquilino Morelle, le #fauxcialiste à qui nous devons Valls

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 » Aquilino Morelle a même fait privatiser un salon de l’hôtel Marigny afin de se faire cirer les chaussures seul au milieu de cette pièce toute en dorures. « Il y avait une urgence apparemment. » (source)
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CaptureNon Monsieur BRP, ce n’est pas seulement une boule puante et votre entêtement à toujours vous faire bien voir d’une certaine caste fauxcialsite en finit par devenir plus que suspect, rapport à votre déontologie professionnelle. Ne devriez vous pas plutôt être inspiré par la recherche de la vérité ? Or, qu’apprenons nous dans l’article de Michaël Hajdenberg sur Médiapart que plusieurs twittos ont eu l’amabilité de m’offrir en intégralité vu que je n’ai pas les moyens en temps que blogueur totalement bénévole de me payer des tas d’abonnements à des sites payants… ? (ici merci à @Polocartes et @totolezheros). Que ce modeste conseiller de François Hollande (ancienne plume de Lionel Jospin, et directeur de campagne de  Montebourg)  a trempé dans des conflits d’intérêts en travaillant simultanément pour l’industrie pharmaceutique alors qu’il était inspecteur de l’Igas (vous savez, cette officine para-publique d’exfiltrés politiques). Oh, certes, je n’ignore pas qu’un fonctionnaire peut tout à fait avoir des activités professionnelles en plus de sa fonction, mais celles-ci sont strictement réglementées, et n’y figurent certainement pas celles qui sont incriminées dans cet article, qui représentent à mon sens un exemple typique de conflit d’intérêt, de ceux que ce gouvernement n’a pas voulu d ‘avantage circonscrire, se contentant d’une simple déclaration de patrimoine. Son administration ne s’y est pas trompée, qui a menti dans un premier temps.  On apprend aussi qu’il a travaillé pour EuroRSCG, avec le brave Stépane Fouks donc, copain comme cochon avec ce brave DSK. Autrement dit,  de la pure gauche de combat. Ses (mauvaises) manières s’en ressentent :

« à l’Élysée, ce sont les manières qui choquent. La façon dont il s’adresse au petit personnel, l’utilise, le terrorise. Et les abus multiples. Aquilino a obtenu que ses deux chauffeurs ne soient pas versés au pool commun. Ils sont donc à sa disposition… et à celle de ses proches. Par exemple, le mardi en fin d’après-midi, comme nous avons pu le vérifier, un des deux chauffeurs véhicule son fils pour des activités personnelles dans le XVe arrondissement.

Au su de tous, Aquilino Morelle n’hésite pas non plus à demander à ses secrétaires de s’occuper de ses affaires personnelles, par exemple quand il a un souci avec un de ses nombreux locataires. D’après nos recherches dans différents cadastres de France, Aquilino Morelle, qui vit dans le Ve arrondissement à Paris, possède en effet des biens immobiliers à Paris, Saint-Denis, Sarlat, Périgueux ou encore Perpignan, la plupart acquis en indivision avec sa femme, elle-même directrice de cabinet de la ministre de la culture. »

Cette confusion de la sphère publique/professionnelle et privée m’apparaît typique de ces politiques hors sol qui s’égarent à dilapider l’argent du contribuable pour leurs propres intérêts. Quand on en arrive à ce genre d’errements, on ne sait jamais trop où cela commence et où cela finit.

Mais ce que je lui reproche par dessus tout, et que nul se revendiquant sincèrement de gauche, par conviction ne saurait accepter, c’est ce que je viens de lire et d’apprendre  grâce au travail de Fabrice Arfi :

« Artisan du rapprochement Montebourg/Valls, il n’a de cesse de militer pour que Manuel Valls remplace Jean-Marc Ayrault. Ce qui advient le 31 mars 2014. Quinze jours plus tard, plus que jamais, il est parvenu à se placer au centre du dispositif et règne en maître à l’Élysée.« 

Homme de gauche, pour de vrai, je ne le lui pardonnerai jamais. Ce sont des gens comme lui qui dégoûtent les gens de la politique, les détourne de cette gauche plus chère à mon cœur qu’ils salissent , décrédibilisent, et qui en poussent d’autres dans les bras du FN pour cause de « tous pourris ».

Et donc, Mr BRP, une simple boule puante ? Ou l »illustration par des exemples très concrets  de ce dont les français ne veulent plus ?

Pour aller plus loin :

le « Droit de réponse » d’Aquilino Morelle sur facebook

la réponse du journaliste de Médiapart

Pourquoi l’Union Européenne se plante (faut qu’elle se soigne !)

source du billet 

 

Madame, Monsieur,

Après le 30 avril 2011, de nombreux produits et compléments alimentaires à base de plantes vont devenir illégaux en France.

Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle directive européenne, la THMPD (Traditional Herbal Medicinal Products Directive) va être transposée en droit français.

Cette directive impose aux produits thérapeutiques à base de plantes de passer par une procédure d’agrément simplifiée par rapport aux médicaments normaux, mais néanmoins extrêmement lourde pour des petits producteurs qui n’ont pas les moyens financiers, ni les bataillons d’avocats des grands groupes pharmaceutiques.

Cette directive, qui date de 2004, a déjà été partiellement transposée dans notre droit en 2008, en imposant cette procédure aux nouveaux produits entrant sur le marché européen.

La Médecine traditionnelle Chinoise (MTC) et l’Ayurveda (médecine indienne), ont été particulièrement touchés. Les patients et citoyens européens ont été privés de centaines de produits, qui auraient pu potentiellement soigner leurs maladies, sans qu’ils s’en aperçoivent.

Mais cette directive épargnait jusqu’à présent les produits qui étaient déjà commercialisés depuis longtemps sur notre continent, en particulier évidemment les plantes européennes bien connues.

Or, à partir du 30 avril, tous les produits à base de plantes, et portant des allégations thérapeutiques, même reconnues depuis des centaines ou des milliers d’années, vont devoir passer par cette procédure. On estime que cela coûtera aux fabricants entre 100 000 et 150 000 euros de faire agréer un seul produit.

Sans aucun doute, des centaines, voire des milliers de plantes vont disparaître des rayons des distributeurs. Et pour quel bénéfice ? A qui profite le « crime » ?

Toujours est-il que les multinationales pharmaceutiques peuvent se frotter les mains.

C’est pourquoi des patients et des citoyens se sont organisés pour résister et nous avons lancé une pétition que vous pouvez signer en cliquant en bas de cette page.

En Angleterre, c’est l’Alliance for Natural Health (ANH) qui mène le combat. Au niveau européen, une fondation a été créée la European Benefyt Foundation, pour la défense de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

En France, de nombreux sites Internet et groupes de militants ont diffusé l’information. Pour notre part, nous avons créé un Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle.

Nous voulons simplement défendre notre droit de nous soigner autrement. Au départ, nous avions créé une vidéo, qui a beaucoup circulé sur Internet.

Mais nous avons décidé de la retirer parce que nous nous sommes aperçus que certains critiquaient notre action, au motif que la directive THMPD n’aurait pas des effets aussi radicaux que nous le disions.

Ont-ils raison ? Nous ne le pensons pas. On peut toujours discuter les détails juridiques de cette directive, et chercher à imaginer comment les administrations des différents pays européens décideront de l’appliquer.

Mais il faut bien être conscient d’une chose : il s’agit incontestablement d’une arme de plus, dans la main de nos gouvernements, pour restreindre notre liberté de choisir nos thérapies.

Aujourd’hui, les thérapeutes alternatifs, la médecine naturelle, font déjà l’objet de soupçons exagérés de la part des autorités sanitaires, selon nous.

S’il existe des charlatans, cela ne justifie pas les persécutions que subissent de nombreux producteurs de plantes et de compléments alimentaires. Toute cette vigilance profiterait plus au bien collectif si elle servait à mieux vérifier ce qui se trouve dans les médicaments issus de la pétrochimie, dont les effets secondaires sont, pour le coup, incontestables et parfois gravissimes.

Faut-il rappeler l’affaire du Vioxx, de l’Avandia, du Médiator, et, aujourd’hui, du Buflomédil ?

  • Nous pensons que la directive THMPD impose une procédure administrative trop lourde et trop coûteuse pour de nombreux traitements naturels qui existent depuis longtemps, et qui ne sont pas dangereux.
  • L’argument de notre « sécurité » nous semble être une fois de plus utilisé pour justifier des atteintes à nos droits humains fondamentaux.
  • Nous ne voulons pas de cette nouvelle restriction de notre liberté à nous soigner autrement.

C’est pourquoi nous vous encourageons à signer notre pétition vous aussi. (cliquez en bas de cette page)

Bien entendu, nous vous encourageons à faire toutes les recherches nécessaires sur Internet concernant cette affaire, afin de vous faire votre propre opinion, sans vous arrêter aux personnes qui affirment un peu vite qu’il n’y a pas de danger !!

A notre avis, il est plus que jamais urgent de signer notre pétition.

Ainsi qu’il est spécifié, vos coordonnées resteront strictement confidentielles et ne seront jamais communiquées.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

Le Collectif pour la Défense de la Médecine Naturelle

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