Effets du confinement : les fachos Made In France s’en prennent… à une marque de glace ! 😅

Puisque c’est de ce genre de micro-événements que semblent se tisser les (rares) joies du confinement, lançons nous vaillamment sur la trame de la superficialité… A l’image d’ une araignée tissant sa toile, patiemment, avec ce genre de petits riens-là, qui finiront bien, un jour, par faire un tout savamment assemblé…

Tout a commencé par cette surprenante prise de position du CM (Community Manager) d’une célèbre marque de glace :

Le CM de Ben & Jerry’s veut parler de cette initiative qui devrait faire chaud au cœur de tout humaniste, à un moment où la tendance en Europe est plutôt au repli nationaliste… (et les errements que l’on connait) :

Aussitôt, bronca dans la fachosphère, qui y va de ses tweets de haut niveau, à base de « d’abord ta glace elle est pas bonne » et de « on va vous boycotter » (à force, ils vont finir par manger de la terre, ces gens-là…).

(Précision utile, ce Monsieur est responsable du RN 38, Conseiller municipal d’Echirolles et métropolitain de Grenoble. C’est dire assez le niveau…)

Suite à la publication de Ben&Jerry’s, réaction du CM d’une autre marque de glace :

On attend avec impatience les réactions des glaces Magnum et de Carte d’Or… 😅

Politiques, vous n’aurez pas notre haine

Quand je pense qu’il y a peu, je dénonçais vertement, comme en ma triste habitude quotidienne, depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, ce genre de propos ignobles, d’une multi-récidiviste de la haine raciste et homophobe :

Et voilà qu’à présent, il me faut condamner ceux de l’une de ses victimes, parmi la plus obsessionnelle, comme si cette ex-macroniste là ne lui pardonnait pas son origine, jusqu’à lui prêter une religion bien commode actuellement pour asseoir sa haine… Je ne pensais pas voir cette même cible d’attaques racistes, que je condamne sans réserve malgré notre grande divergence idéologique, converger vers ce même genre d’idées xénophobes dès le surlendemain…

Ma réponse est sans appel :

Depuis tout ce temps, plus de 30 ans, que j’observe la vie politique française, et que je braque mes projecteurs si personnels vers l’extrême-droite, mon ennemi politique viscéral, je ne peux que me désoler de ce que leurs idées aient autant infusé tout le spectre politique : immigration et sécurité sont devenus de plus en plus centraux comme jamais dans tous les programmes politiques, et plus aucun camp n’est épargné par cette logique désastreuse.

Il est vrai que depuis, comme je l’écrivais encore hier, les attentats sont passés par là… qui ont créé un effet de sidération dans l’intelligentsia, comme figée par l’émotion. Mais doit-on à ce point donner raison au projet machiavélique de leurs auteurs, en faisant des migrants et de ceux que la fachosphère tentent d’amalgamer, les musulmans, en terroristes, des boucs émissaires un peu trop faciles, qui sous le coup de cet insupportable rejet national (iste), se verront à leur tour remplis de ressentiment, si ce n’est de haine ?

La haine entraîne la haine, c’est un fait majoritaire. L’exemple de Hanau n’en et qu’un triste exemple, sûrement pas le dernier… Notre société en est emplie, sur les réseaux sociaux, dans la vie publique et politique. L’irresponsabilité politique publique en la matière qui nous occupe ici est patente, quand les principaux inspirateurs de cette haine raciste et xénophobe nourrie de complotisme, qui tue, massivement, refusent leurs propres responsabilités en la matière. Cette anecdote médiatique démontre assez le déni dans lequel certains sont enfermés, dans notre pays :

Quand sortiront nous enfin de ce cercle infernal ?

Oui, Guy (ton livre est encore là, près de moi…), c’est même la seule question qui vaille, aujourd’hui. Essentielle : comment mettre un peu plus d’amour et de tendresse dans ce monde de m… (censuré).

Post-scriptum : Tu as choisi un bon chemin (ceux qui savent comprendront).

#Thuringe : c’est pas en fRance, sous Macron 1er, qu’on verrait ça…

On pourrait presque se ravir de ce qui se passe en Allemagne sur le front de la lutte contre l’extrême-droite, qui connait là- bas une plus grande virulence encore qu’ici, en fRance. Voilà des événements spectaculaires et des décisions radicales en haut lieu, comme on en voudrait bien voir lus souvent ici,où la présence de l’extrême droite la plus radicale est si ouvertement tolérée, comme ici, à Angers, où ils prennent un peu trop la confiance. (Et devinez où se situe le maire ? Tout comme à Lyon, l’une de leurs autres places fortes, avec un si peu regardant sur l’extrême-droite que Collomb, et ses complaisances connues avec l’extrême droite..).

Les événements actuels en Allemagne suite à l’élection de Thuringe ont à mon sens une très forte valeur symbolique ajoutée, notamment en raison du passé nazi de ce pays voisin. Là bas, l’extrême droite s’appelle l’ AfD, pour Alternative für Deutschlandun, un parti frère consanguin de notre RN. La preuve nous en est apportée factuellement par le fait que l’antisémite du RN nommé Pradoura, ex-attaché parlementaire de Nicolas Bay, n’a eu aucun mal à y être transféré aussitôt après son outing antisémite, ce qui démontre l’existence de réseaux entre les deux partis à l’idéologie si voisine. D’ailleurs, M. Le Pen herself n’a-t-elle pas adressé ses félicitations à l’ AfD après sa percée aux élections législatives allemande de 2017 ?)

On pourrait s’en réjouir, disais-je, de ces soubresauts allemands vis à vis de l’hydre (néo, vraiment ?) fasciste si la coalition qui a permis l’élection d’un président de la région de Thuringe n’était aussi symptomatique d’un mal plus profond qui mine actuellement ce pays voisin, qu’on aurait pu penser épargné grâce à son long, durable et profond travail de mémoire. Car il s’agit de l’alliance non pas d’une carpe et d’un lapin, mais d’un type de droite,Thomas Kemmerich (FDP, parti libéral démocrate, membre de la coalition avec la CDU, le parti de Merkel) élu grâce aux voix de l’AfD, ce qui a provoqué un tollé général dans ce pays, forcément, pour les raisons que l’on sait. Le nouvel élu a aussitôt été contraint à la démission, et de nouvelles élections seront probablement nécessaires.

Bien que la situation dans notre pays soit différente, est-il si exclu que ce risque là nous advienne, en France, sous les auspices d’un Macron , bien peu regardant sur le respect des libertés publiques (entre affaire Benalla et visites éclairs dans des villages Potemkine) comme en matière d’immigration, et si peu suspect de vouloir établir un cordon sanitaire avec l’extrême-droite et ses satellites médiatiques desquels il a choisi d’ignorer l’antisémitisme.… Et cela, malgré la posture affichée, celle d’un soi-disant rempart contre l’extrême-droite que ses actions ne cessent de démentir au quotidien, tant elles illustrent la convergence des idées… Et puis, le libéralisme et le néo-fascisme ne sont pas véritablement des adversaires politiques, et peuvent même trouver des intérêts communs à nier les libertés fondamentales pour sauvegarder leurs intérêts économiques respectifs. Car en fRance, l’industrie de la haine se porte bien, que le macronisme n’inquiète guère. Au contraire : ses affaires n’ont jamais été aussi florissantes que sous son règne…

Et puis, pour mettre le fer dans la plaie en martelant par cette illustration mon propos sous jaccent (à peine 😉 ) ici, les plus anciens se souviendront de l’élection d’un président de région nommé Millon, dans des circonstances similaires à celles qui ont permis l’élection controversée, à juste titre, de Thuringe. Et ce Millon là n’aurait vraiment pas paru étranger, dans le parti macroniste, LREM… Même genre d’idées libérales affairistes confuses, réactionnaires, sous couvert de pseudo-modernité, si chère à Macron. N’a-t-il pas lui aussi tenté une aventure similaire, mais elle avortée, avec sa tentative de création de L’Avant-Garde, en 2015 ? Tout aussi cathos réacs que les réseaux de Macron, justement. Et aussi infiltrés par LMPT que LREM, là encore. Une réelle convergence, et concentration de fafs.

D’où le danger, imminent.

Alors, en cet instant, mon regard et mes pensées vont vers ce compte :

Son action doit être terriblement efficace, pour que certains apparaissent si fébriles…

et devinez d’où il parle ?

Voilà, vous y êtes. CQFD. Belle convergence idéolique, n’est-ce pas ? A la croisée des chemins idéologiques, dans une totale confusion politique que je réprouve (le confusionnisme marqué par le fait de se dire soi disant de gauche? Quelle escroquerie !), LREM, le Printemps républicain, le libéralisme, la défense des intérêts des catholibans. Tout ce contre quoi je lutte ici. Ce genre d’individus qui font véritablement le lit de l’extrême-droite.

#Municipales : au #RN, la chasse aux (rares) neurones est ouverte

En ce moment, une courte vidéo circule abondamment sur twitter que vous n’avez peut-être pas vue si vous n’êtes pas un.e assidu.e des réseaux sociaux. Ce serait pourtant dommage de vous priver de ce plaisir d’anthologie (de la bêtise…) :

Pour résumer, il s’agit d’une très courte séquence d’un reportage du 19/20 National de France TV. On y interroge assez classiquement, selon un schéma récurent en fait assez pauvre méthodologiquement ( qu’il s’agirait de questionner quand on est un vrai pro, et qu’on a le temps de faire sérieusement son travail, mais là n’est pas le sujet) plusieurs têtes de listes aux élections municipales, en se donnant cependant la bonne conscience, pour faire bonne mesure, d’interroger deux passants trouvés là (par hasard ? On ne sait pas) qui alignent des propos sans intérêt. L’essentiel n’est pas là. Le maire de la commune sur laquelle se passe cette scène, Port-La-Nouvelle, nous dit qu’il ne craint absolument pas ce candidat d’extrême-droite…

« le challenger du Front national (1) est « un jeune homme parachuté de Clermont-Ferrand, donc ce n’est même pas quelqu’un d’ici qui va guider la liste, c’est quelqu’un qui vient de l’extérieur. C’est vous dire que, ici, ce foisonnement du FN sur des scores beaucoup plus élargis n’a aucun effet sur la politique locale.

Pourtant, le Rn a fait un carton lors des dernières élections..

Je trouve sur ce coup là ce Monsieur (de droite, alors forcément.. l’extrême droite, ce n’est peut-être pas trop un problème pour lui…) bien superficiel sur un sujet qui selon moi relève pourtant d’une préoccupation démocratique, tant l’extrême droite et ses idées m’apparaissent comme un poison fortement toxique, qui mine toute notre société. Bref, passons… Car quand on voit le candidat, on comprend mieux…. « Le candidat en question, le voilà, un jeune rugbyman auvergnat de 20 ans.  » :

A la première question qu’on lui pose, qui est plutôt une observation (« vous êtes un parachuté, ici, à Port-La-Nouvelle »), il répond du tac au tac, sanguin :

« un parachuté ? A Port-La-Nouvelle, je ne suis pas un migrant, hein, je suis français, Port-La-Nouvelle ça m’appartient, moi j’aime Port-La-Nouvelle, je viens à Port-La-Nouvelle depuis que je suis tout petit, donc pourquoi la liste serait pas pour un parachuté comme moi. Moi je suis le sauveur de Port-La-Nouvelle… « .

Tout un programme, sans doute…

Sans commentaire.

(1) on voit en passant que la ripolinisation du RN et de ses effets escomptés en termes de pure com n’a pas véritablement fonctionné dans le grand public, et même chez les élus… 🙂

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Zemmour, l’histoire d’un aveuglement idéologique absolu… qui n’a rien à envier à celui du nazisme (#CNews complices !)

J’ai déjà beaucoup dit et beaucoup écrit sur ce golem idéologico-médiatique d’une société paranoïde, comme je le titrais alors à l’occasion de mon dernier billet sur cet être ignoble. Mais j’éprouve encore le besoin d’en ajouter un autre. Car quand on en arrive à ce point là de déliquescence morale, d’absence totale de scrupules à prononcer l’insupportable, en pleine conscience de l’horreur de ses propos, mérite-t-on encore le si beau, si bon qualificatif d’ « humain » ? Je m’interroge, encore et encore…

Comme si être raciste, xénophobe, islamophobe et sexiste , d’une manière si violente et de manière exponentielle qui plus est, ne lui suffisaient plus… Faut-il encore qu’il aille jusqu’à s’en prendre à des enfants pour que son ignominie soit totale et absolue ? Quelle folie est-ce là ?

Comment peut-on, après avoir prononcé ces phrases si horribles, regorgeant d’inhumanisme, avoir l’outrecuidance et l’incroyable duplicité de s’en référer à la Cour Européenne des droits humains ? Pour aller défendre son droit de vomir impunément des horreurs de cette sorte ?

Mais le temps n’est plus aux questions sans fin, qui n’ont guère de réponses rationnelles, devant un tel engagement durable et répété à s’enfoncer dans le pire aveuglement idéologique qui soit. Si encore il n’était pas si complaisamment relayé en masse par une industrie médiatique sans éthique, au risque de polluer mentalement des populations entières, vulnérables et perméables comme jamais sous l’effet du terrorisme à ce genre d’idées détestables. Il convient à présent d’empêcher cet être éminemment toxique de nuire. Et qu’on ne se trompe pas sur mes propos, que des esprits mal intentionnés comme il en existe tant chez mes ennemis politiques pourraient mal interpréter, jusqu’au comble de la mauvaise foi qui les caractérise assez, simplement pour nous nuire : je suis résolument contre la peine de mort, même pour ce genre d’individus qui quant à lui n’y répugnerait probablement guère,vu la nature des propos visés ici, qui vont jusqu’à souhaiter la mort d’enfants innocents, dans lesquels il ne voit certainement que de vulgaires terroristes ou envahisseurs en puissance, comme il le dit d’ailleurs lui-même. Le stopper, c’est juste une question de justice sociale. Toute société doit savoir trouver les moyens de se protéger contre ses propres venins, en l’espèce de tels individus malfaisants.

Pour ma part, sa mort médiatique me suffirait amplement. Cet être immonde ne vit que par le scandale qu’il provoque, c’est même son fonds de commerce comme je l’ai maintes fois commenté de manière circonstancielle, analysé et martelé ici. Sachant cela, on sait quel traitement adopter pour stopper sa turbine à ordures.

Et si l’on ne fait rien, on est complices, point barre.

NB. Si le cœur vous en dit…

Signalez les propos ci-contre au CSA, lien ci-dessous

Catégorie « La déontologie de l’information et des programmes” émission Face à l’info CNews 22/1 à 19H 00 ( n’oubliez pas les minutes, sinon cela bloque)
https://www.csa.fr/Mes-servi…/Alertez-nous-sur-un-programme

le grand remplacement, ce concept d’ has been (l’immigration, c’est bon pour la santé !)

C’est une réalité démographique que bien peu de gens cherchent à mettre en lumière. Pourtant, je me souviens que plusieurs enseignants, dans ma jeunesse, nous y avaient déjà préparé.e.s, depuis de nombreuses années… Compte-tenu notamment du faible taux de fécondité dans les pays occidentaux, nous allons avoir besoin de main d’œuvre étrangère pour continuer à produire à un niveau équivalent de celui d’alors… qui s’est en outre significativement accentué depuis, avec un niveau de consommation exponentiel. Aussi ne suis-je pas étonné de ces propos d’un ministre espagnol, qui peuvent s’appliquer tout aussi bien en France :

Un discours qui va à l’encontre des propos alarmistes sur un soi-disant envahissement, résumé dans la théorie complotiste délirante du grand remplacement de Renaud Camus, qui justifie pourtant tant de violences et de massacres de masse, et contre lequel, bien sûr (c’est là son fond de commerce), la fachosphère s’insurge, puisque j’ai retrouvé cet article sur le torchon raciste qu’est Valeurs actuelles… avec les commentaires bien vomitifs qui vont avec, que l’on devine.

CQFD.

encore une défaite pour les nazidentitaires de #DefendEurope

j’avais rendu compte ici du fait que les nazillons de Génération Identitaire avaient traîné en justice Yannis Youlountas et Jean-Jacques Rue, avec le concours de leur entité transnationale, Defend Europe, suite à l’épopée si grotesque, qui les a tant ridiculisés, du C Star en méditerranée.

j’apprends par YY que lesdits bas de plafond ont encore perdu une bataille… juridique. Vous m’en voyez ravi.

… La suite et les détails sont ici. Je savoure ma joie en grignotant des cacahuètes…

Contre la mondialisation des nationalismes xénophobes et leurs petits producteurs de haine

[Découvert grâce à Pierre…]

Voilà une analyse globale pertinente comme je les aime, et qui gagnerait à être diffusée sur un sujet qui est le cœur de mes combats, la lutte contre l’extrême-droite et ses idées. Je n’en connaissais pas les auteurs, rassemblés par Catherine Tonero, rassemblés sur le plateau de CQFD (Ce Qui Fait Débat), une émission de RTBF Info visible ici. Je me suis dans la foulée aussitôt abonné au compte twitter de l’un d’entre eux, dont j’ai remarqué au passage l’ image d’en-tête, tellement porteuse de sens à mes yeux :

Et voilà ce qu’en débat avec Catherine Xhardez nous dit cet auteur belge (dont j’aimerais lire l’ouvrage si j’étais plus riche…), qui sait admirablement bien s’extraire de la situation politique de son seul pays pour nous apporter un éclairage qui fait sens sur la visibilité politique de ces mouvements dont je combats les idées comme leurs petits porteurs, partout en Europe :

Pour Arnaud Zacharie, ces trois mouvements répondent du national-populisme, avec des stratégies différentes: « il y a les partis d’extrême-droite traditionnels comme le Vlaams Belang, le Rassemblement National en France ou le FPÖ en Autriche, qui sont dans une stratégie de dé-diabolisation et essaient d’être plus fréquentables, paraître comme des partis de gouvernement, et puis il y a les partis qui n’ont aucune filiation avec l’extrême-droite au départ, la Lega issue de la Ligue du Nord en Italie, mais aussi le Fidesz de Viktor Orban qui est membre du PPE, qui sont des partis qui se sont radicalisés, alors qu’ils étaient de droite modérée ».

« Le courant national-populiste est à la fois un repli souverainiste et identitaire », explique Arnaud Zacharie, « il consiste à opposer les intérêts du peuple à ceux des élites et des minorités […] On cible des boucs émissaires qui profiteraient du système: les immigrés, les assistés, les homosexuels, voire les femmes. Et on essaie de remobiliser le peuple contre ».

« Leur point commun, c’est le discours anti-immigration », poursuit Catherine Xhardez, « et ils en font un problème politique de premier plan. L’offre politique joue beaucoup ici: ce sont parfois les partis eux-mêmes qui créent les problèmes politiques […] Et l’extrême-droite est un entrepreneur politique de premier plan pour politiser l’immigration et en faire un problème, alors qu’il n’y a pas toujours d’opinion publique ou d’événement contextuel défavorable. Il faut être conscient de cette construction qui a des conséquences importantes sur le débat politique, en normalisant des opinions racistes, xénophobes », explique la politologue.

Arnaud Zacharie pointe un tournant dans ce contexte: la crise de la mondialisation néo-libérale en 2008. « Jusqu’en 2008, les partis d’extrême-droite ont pu jouer un rôle contestataire mais sans avoir suffisamment d’adhésion pour accéder à des gouvernements », explique-t-il. « Après la crise de 2008, doublée des conflits au Moyen-Orient qui ont entraîné leurs lots de réfugiés, tout cela a créé un contexte favorable au discours national-populiste dont le succès est lié au fait qu’il retraduit en enjeux culturels des enjeux économiques […] Plus on parle d’immigration, et de surcroît de manière négative, plus le national-populisme va remporter de succès électoraux ».

Catherine Xhardez pointe aussi la responsabilité des autres partis: « Il y a beaucoup de partis traditionnels ou modérés qui ont pensé que se réapproprier ces termes du débat serait rentable, ce qui n’est pas le cas. Et on l’a vu avec le Vlaams Belang et la N-VA, on préfère l’original à la copie, mais il y a aussi des études longitudinales qui montrent que quand des partis plus modérés adoptent les discours des extrêmes, ça se traduit par des pertes électorales ».

La réponse des Sardines

Le mouvement des Sardines, né à Bologne après que la Lega de Matteo Salvini ait remporté les élections régionales en Ombrie, fief historique de la gauche italienne, entend s’opposer à l’extrême-droite populiste en réinvestissant les places publiques d’Italie. La manifestation de samedi dernier a rassemblé des dizaines de milliers de sardines à Rome, mais aussi à Paris, Amsterdam, Londres, Berlin et Bruxelles, où le mouvement est représenté par le groupe Facebook « 6000 Sardine in Belgio ».

Parmi ses membres fondateurs: Nada Ladraa-Krit, une jeune italienne résidant en Belgique depuis 4 mois, étudiante à la VUB, explique vouloir réveiller les consciences face aux populistes: « J’espère que les gens se rendent compte que Salvini est là parce qu’il a su donner des réponses à des nécessités vécues par les Italiens… Et qu’il faut s’engager, créer d’autres solutions et trouver une alternative à Salvini ». Le future de ce mouvement est difficile à prédire à ce stade et la jeune femme le reconnaît: « Le problème, c’est qu’on s’est rassemblés en tant qu’anti-Salvini et on le voit déjà, c’est difficile de créer des propos et de construire quelque chose avec tout le mouvement. J’espère que les gens vont profiter de ce mouvement, pas juste pour se déclarer anti-Salvini, mais aussi pour proposer des alternatives ».

« Le problème aujourd’hui, c’est que les partis extrémistes contrôlent l’agenda médiatique, mais aussi la compétition partisane », commente Catherine Xhardez, « et c’est pour ça que l’initiative des Sardines est importante, car ça montre qu’avec plus de politique, on peut aussi résoudre la question, imposer d’autres discours, débattre, s’engager, et construire un autre récit sur la société ». 

source

… et je me prends alors à rêver d’un autre mouvement d’ampleur à l’image de ces sardines dans mon pays qui en aurait tant besoin, lui aussi, alors que se développent et se banalisent si insoutenablement les discours xénophobes, y compris dans certains mouvements qui se prétendent républicains, mais qui ont de plus de mal à cacher le racisme plus ou moins explicite de leurs positionnements envers l’immigration et les musulmans.

Que ce soit Catherine Xhardez ou Arnaud Zacharie, tous deux ont souligné à quel point les partis politiques (1), chacun selon le contexte spécifique de leur pays d’origine, sont en train de thésauriser sur le dos de la souffrance économique et sociale, avec pour simple levier un discours anti-immigration de plus en plus violent, en espérant cyniquement des retours électoraux sur investissement. Un point d’analyse politique qui entre en résonance particulière en moi avec ce que je nomme personnellement ici l’industrie des petits producteurs de haine : des personnalités, des espaces numériques et des structures médiatiques qui constituent, avec le personnel politique en regard, un écosystème politique certes, mais également économique, cohérent, avec une logique intrinsèque qui contribue à ce que les intérêts matériels, et en termes de pouvoirs et d’influence, de ses acteurs/trices soient étroitement imbriqués. Le tout forme un continuum qui s’est retrouvé dans mon pays, comme par hasard, fortement dérangé par l’action pourtant modeste et désintéressée des Sleeping Giants. Normal, nous touchons leur talon d’Achille, leur point névralgique : l’argent n’est-il pas le nerf de leur guerre ? Alors qu’il n’est pas le nôtre, ce qui fait notre force. Nous ne militons pas pour quelque profit, même d’estime, que ce soit. Mais parce que nous sentons tous que le danger est là, à notre porte. Quel que soit le nom dont on l’affuble, la bête est toujours aussi immonde, son haleine toujours aussi fétide, et ses projections mentales nous salissent un peu tous

Aussi, Ensemble, comme nos cousines, les sardines italiennes, nous devons donc trouver un front uni, pour lui faire mordre la poussière. Qu’importe le nom et la forme qu’on lui trouvera, j’appelle de mes vœux ce sursaut humaniste et populaire dont ce pays a tant besoin.

(1) … et pas seulement les partis politiques d’extrême-droite, il est fort utile de le souligner. Un autre point précis m’a interpellé dans les propos d’Arnaud Zacharie, c’est lorsqu’il précise que « Le courant national-populiste est à la fois un repli souverainiste et identitaire » . C’est à mon sens intéressant de s’arrêter une seconde malgré notre appétit consommatoire, empli d’immédiateté, de notre recherche d’information, qui nous fait tout dévorer un peu trop vite… Car sans cet arrêt dans l’attention, on ne comprend ni ne saisit les raisons pour lesquelles un antifasciste lambda comme moi peut éprouver le besoin de s’en prendre non seulement à l’extrême-droite, mais également aux mouvements souverainistes et nationalistes, ceux qui se disent « républicains« , tout comme aux mouvements identitaires. Ces deux notions ne s’excluent d’ailleurs pas dans certains groupuscules, y compris dans une certaine gauche qui n’est vraiment pas la mienne…

Delevoye, un droitard xénophobe décomplexé #retraites

Il semblerait que le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, ne se soit pas seulement rendu coupable de pas moins de 13 omissions dans sa déclaration d’intérêt, ce qui est un comble pour celui qui s ‘était si souvent fait le défenseur de « l’exemplarité » et de la « transparence » de la vie publique, comme ici, en 2010 :

« Mon angoisse, c’est de voir aujourd’hui la remise en cause de la confiance dans les décisions publiques parce qu’il y a un manque d’éthique, un non-respect de l’éthique. Et c’est vrai aujourd’hui sur l’ensemble d’un certain nombre de comportements qui se doivent d’être exemplaires. L’exemplarité est aujourd’hui un élément de construction de la confiance. La transparence est aujourd’hui aussi quelque chose de tout à fait déterminant. »

source

Le moins que l’on puisse écrire, c’est que ses actes ne sont pas franchement en conformité avec ces propos. Mais n’est-ce pas là précisément la marque caractéristique de ce pouvoir là, l’hypocrisie et la duplicité d’un si grand nombre des représentants de ce mouvement d’arrivistes qui osent sans honte le soutenir envers et contre tous, avec des éléments de langage d’une indécence absolue, relevant d’un déni de réalité hallucinant ?

Mais ce n’est pas tout…

Sur le terrain de chasse qui est le mien, il y a encore plus moisi… Voici le petit bijou de xénophobie totalement décomplexé et de pensée réactionnaire typique de la droite chiraquienne d’alors, qui n’a pas pris une ride même plus de 30 ans après, qui m’a été envoyé par l’un de mes lecteurs, indigné à juste titre par ces propos :

Voilà des considérations xénophobes que ne renierait pas le clan Le Pen aujourd’hui. N’y manque même pas la référence à l’atteinte civilisationnelle qui serait constituée par l’immigration, un thème si cher aux grand remplacistes d’aujourd’hui, dont se prévaut par exemple si volontiers Génération Identitaire ou Dupont-Aignan.

Tout pour plaire, le cumulard…

Archivé.

Post-scriptum : ah ben ça alors ! Je ne pensais pas mes articles si efficaces… A peine ai-je écris ces mots que le Monsieur Retraites de Macron démissionne !

La Cocarde Etudiante n’est pas d’extrême-droite mais. (voilà : #fachosphere ).

En ce moment, j’observe le niveau de cette marée brune qui est en train de monter un peu partout, et qui me donne la nausée, au propre comme au figuré.

Aujourd’hui, je m’intéresse plus particulièrement à ce qui est en train de se dessiner dans les facs, malgré mon âge mur, et qui me préoccupe tout particulièrement après avoir lu cet article de La Nouvelle République, qui n’est pas vraiment pour ce que j’en connais un journal de gauchiste…

Ce qui m’inquiète quant à moi, à ce sujet, c’est cette stratégie adoptée par tous les mouvements d’extrême droite que j’observe habituellement de tenter de mailler le plus localement possible ce pays. C’est une stratégie observée à la fois chez les (ex, vraiment ?) Bastion Social et autres identitaires, pour ne pas dire nazillons.

La Cocarde Etudiante (dont j’ai déjà épinglé ici une partie des gentils bisounours dans ma petite photothèque personnelle (1) ) est en effet en train de tenter de s’infiltrer un peu partout dans les universités françaises, et cela n’est pas sans créer quelques frictions… Quand ce n’est pas purement et simplement des bastons musclées en complicité avec l’extrême-droite locale, comme ici à Montpellier, (où je suppute l’action en sous main du clan Roudier) générée par ses idées d’une violence (pas seulement symbolique) inouïe. Ce thread sur twitter d’un camarade de combat dont le travail m’a déjà été précieux ici illustre très factuellement cette trainée de poudre pré-fasciste en milieu estudiantin :

source

Pourtant, ces gens réfutent l’appellation d’extrême-droite, tout comme le fait d’ailleurs l’égérie nationale de ce genre de racistes, la patronne du RN, qui menaçait de procès tous ceux qui lui appliquaient cette appellation. J’attends toujours mon procès, les valeureux « patriotes« … (financés par la Russie et les Emirats Arabes Unis. 😂 ).

Pourtant, il n’y a guère d’ambiguïté selon moi, puisque j’ai déjà évoqué ici certains des hauts faits d’armes de ce mouvement de « jeunesse » (sic. Leurs idées sont tellement vieilles, d’un autre âge) pré-fasciste. Car ce mouvement étudiant d’extrême-droite (je maintiens, en conscience), n’est pas vraiment raciste mais :

Voilà. Fin du game. Chacun jugera selon son intime conviction. Les mêmes qui se planquent derrière le fallacieux argument de la liberté d’expression pour soutenir Valeurs actuelles dans son combat contre les Sleeping Giants, et contre ceux qui comme moi refusent l’extension du domaine de la haine raciste et xénophobe sous couvert d’une identité figée, immuable, à savoir blanche, catholique, nationaliste et patriarcale, d’essence colonialiste. Les mêmes dont les idées dégueulasses inspirent les terroristes d »extrême-droite partout dans le monde.

Moi, sachant ce que je sais – notamment que certain.e.s des leurs font partie d’un groupe aussi répugnant que Némesis ou qu’un autre des leurs, et non des moindres puisqu’il s’agit de leur ex-président, Luc Lahalle, a été embauché comme assistant parlementaire par Jordan Bardella au Parlement Européen – cela me suffit amplement pour les situer là où il faut, sur l’échelle des mes combats personnels. Inutile de vous dire qu’ils ne sont pas vraiment du bon côté de ma ligne rouge ( et noire…. ).

source : l’Incorrect, journal des amis de Marion Maréchal Le Pen.

(tiens ? J’ai déjà vu ça quelque part…)… A suivre.

(1) (si je peux aider… ya du boulot, pour compléter le panorama de la fachosphère : voir ici … puisqu’il nous propose gentiment leurs bonnes bouilles de gens bien propres sur eux, prenons les à leur propre piège : sur-médiatisation à laquelle, tellement narcissiques et égo-centrés, ils ne parviennent pas à résister… La preuve, le matériau est riche :