une bière à vomir (et son fournisseur @TommyFrenck avec) #NONazis

Hier, je suis tombé sur cette info :

… je suis donc allé voir l’article en question, malgré ma répugnance personnelle pour Le Point. Cette bière qui reprend à la fois l’écriture et la symbolique nazie ( écriture gothique, aigle aux ailes déployées, étiquette de couleur brune) a été commercialisée par la marque German Reich Brewery sous le nom de « Deutsches Reichsbrau ». Ele a été mise en vente vendredi à Bad Bibra, une ville située dans le Land de Saxe-Anhalt, dans un magasin de la chaîne Getränke-Quelle.

Les journaux allemands suspectent un certain Tommy Frenck, qui a mis en vente le premier cette bière, en janvier, sur Internet, d’être derrière cette affaire. « Il possède un bar à Themar, dans le Land de Thuringe, ville où se déroule chaque année un festival néonazi. » (source)

Le gars m’a l’air particulièrement sympathique… Jugez plutôt :

L’information selon laquelle il serait derrière cette bière immonde est plausible dans la mesure où il s’était déjà fait remarquer en ouvrant un commerce spécialisé dans ce genre de saloperies conformes à son idéologie insupportable :

… un magasin dans lequel il vend également des articles comme celui-ci :

C’en est trop pour moi. Je vais prendre l’air. ça schlingue trop, par ici…. ça sent vraiment le renfermé.

NB. Sur la longue carrière en dégueulasserie, en dépit de son jeune âge, de ce décérébré là, lire sa page wiki en allemand, traduite en français.

Parmi les nazis d’Iron March, un terroriste français d’extrême droite et… un poète irlandais !

 

Le journal « De Morgen » précise que « un certain nombre de nouveaux groupes néo-nazis ont émergé en établissant des contacts sur ce forum, tels que la division allemande Atomwaffen, impliquée dans huit meurtres terroristes et tentatives d’attentats. L’année dernière, un membre de la division Atomwaffen a assassiné Blaze Bernstein, un étudiant juif et homosexuel.« 

La semaine dernière, cet article nous faisait savoir qu’un mystérieux hacker avait réussi à outer un forum de nazis, dont il avait publié les noms sur la toile, et que 6 belges en faisaient partie.  je voulais en savoir plus, et notamment si des français, bien sûr,  figuraient parmi eux. Des fois qu’il y ait des noms connus, ou que d’autres souffrent d’un manque de notoriété (vous me connaissez, toujours dévolu à l’amour de son prochain… ;).

source

Or,  il se trouve que le hasard a bien fait les choses puisqu’un mystérieux informateur m’a envoyé ladite liste, avec leurs pseudos, noms et pedigrees sur Iron March.

Le premier n’est pas un inconnu, notamment des services de police français, puisqu’on le voit ici sur cette photo que j’avais déjà publiée sur ce blog à l’occasion d’un billet sur le terrorisme d’extrême-droite. Je l’avais déjà repéré comme militant de l’ Action française au moment du démantèlement de son réseau, que Collomb, alors ministre de l’intérieur, avait choisi de minimiser en les qualifiant de Pieds nickelés… sans savoir qu’il était…  son voisin de palier !  Il faisait pourtant partie d’un groupe de terroristes dénommé OAS, qui projetait de tuer notamment Castaner et Mélenchon, et de commettre plusieurs attentats contre des mosquées ainsi que d’autres violences diverses envers des musulmans.


Si je l’évoque de nouveau aujourd’hui, c’est qu’il se trouve qu’il fait partie des participants de ce forum nazi, Iron March, sous le pseudo de French Soldier :

Comme il me semble qu’il est en ce moment en zonzon, cette révélation d’identité ne le gênera probablement pas outre mesure. Passons. Son IP a été géolocalisée à Vitrolles, là où il a été arrêté. Des mentions de l’Oas figurent dans ses messages sur le site en question. Sa dernière connexion a eu lieu  2 jours avant son arrestation. On y trouve des éloges envers Anders Breivik. Il tenait également une page Facebook qui en faisait l’apologie. Il cherchait à se fournir en armes de guerre et a contacté un autre membre (Moonlord, un militaire serbo croate) pour acheter des armes de poing (Ak et Rpg7), et avait rendez vous  en Bosnie durant l’été suivant. Des informations qui font froid dans le dos. Un simple branquignole, pour reprendre les termes de l’ancien ministre de l’intérieur, vraiment ? Pour l’anecdote, il avait également un compte sur le réseau des bas du front boutonneux harceleurs de JVC.com ici, banni depuis (http://www.jeuxvideo.com/profil/darkrai13127?mode=infos)

Le second, plus surprenant,  c’est lui :

Il se nomme John Anthony Fingleton, il se présente comme artiste (poète) irlandais, et a vécu quelques temps à Rennes (où pointe son IP) et vit maintenant au Paraguay. Il a notamment publié ses poèmes dans plusieurs revues/journaux en France.

source [at]https://inbetweenhangovers.wordpress.com/2018/03/16/a-burial-of-tears-by-john-anthony-fingleton/
Fan de culture celtique et de Vikings, religieux tendance néo paganisme. On trouve sa trace un peu partout sur le net, comme ici, en commentaire sous une vidéo à propos de… la famille de Hitler, dont il conteste la crédibilité. What else ?!

Pour le moment, mon contact a réussi à isoler seulement ces deux personnes, mais ce n’est déjà pas si mal, non ? La liste détaillée des hackés d’Iron March est de toute façon visible ici sur Pasterbin pour que je ne sois pas le seul à bosser et prendre des risques pour peanuts, comme dab. (Dépêchez vous de l’enregistrer, elle risque fort de disparaitre assez rapidement…). Pour ma part, je vais l’étudier de plus près dès que possible.

Bien le bonjour par chez vous…

#Amazon vend de tout, jusqu’à l’horreur #antisemitisme

Faut avoir le cœur vraiment bien accroché pour visualiser même brièvement ces produits qu’Amazon a été contraint de retirer de la vente, suite au signalement d’un correspondant européen de Channel 12 news, Elad Simchayoff. Si la plateforme de blogging que j’utilise proposait la fonction « masquer un contenu sensible« , comme le fait Mastodon, je l’aurais utilisée bien volontiers pour ménager votre sensibilité personnelle, qui le mérite bien…

Même la simple description de cette production si vomitive est difficilement supportable. Il s’agit d’ une ligne de vêtements arborant une reproduction de la célèbre photo d’une victime juive assassinée pendant l’Holocauste, «Le dernier Juif de Vinnitsa», imprimée sur des pulls à capuche, des t-shirts et des chemises, vendus de 9 £ à 20 £.

Et pour ajouter de l’ignoble à l’horrible, la société qui commercialise ces vêtements, Harma Art, n’a rien trouvé de mieux que d’écrire …

Cette société n’en n’est pourtant pas à son coup d’essai, et il ne s’agit pas d’une simple « erreur », puisqu’elle n’hésite nullement à vendre aussi ceci :

L’article par lequel j’ai eu connaissance de cette information , que j’ai creusée un peu, nous signale que ce n’est pas la première fois qu’Amazon propose à la vente des produits plus que discutables :

Retirer de la vente au dernier moment, quand il est souvent trop tard, et sous la pression de lanceurs d’alerte, des articles incitant à la haine, faisant l’apologie du nazisme, de l’antisémitisme, du racisme, voilà une politique commerciale bien médiocre en vérité. L’année dernière encore, Amazon basait sa politique de communication sur le même procédé, arguant du fait qu’on ne pouvait rien lui reprocher puisqu’elle avait retiré dès qu’elle en avait eu connaissance les produits incriminés, comportant des symboles nazis ainsi que des références au Ku Klux Klan.

Pourtant, dans une société hyper-technologique où tout est numérisé, il n’est pourtant pas très difficile techniquement de supprimer de tels produits en amont, avant même leur commercialisation, avec un logiciel performant de détection de mots clés et d’images prohibées. Mais il faut croire que l’appât du gain est trop fort, pour ces gens là, qui ne répugnent à rien…

Une raison de plus pour se passer des services, bien cher payés en termes de coûts humains, d’un tel site.

#YouTube, grand receleur de haine en ligne, abrite toujours le nazi @MarkACollett

S’il était encore besoin d’illustrer la duplicité, si ce n’est la complicité de You Tube avec certaines personnalités propageant des publications peu suspectes d’humanisme, pour ne pas dire carrément délictueuses dans la plupart des pays dits démocratiques, en voilà encore un triste exemple que je viens d’expérimenter aujourd’hui. Alors que je prenais connaissance de cette information sur twitter grâce à ce compte vigilant, entraîné par ma curiosité naturelle, j’ai soudain été pris par la velléité de creuser la chose…

… je suis donc allé vérifier de visu  si ce résidu de fond de capote qui aimait tant chanter les louanges d’Hitler était toujours présent sur cette plate-forme que je sais d’avance si complaisante avec la merde raciste, sexiste et LGBTQphobe, comme avec les contenus apologistes de la haine de tous bords. Et… Bingo : le petit youtubeur nazi y est toujours :

Voilà qui est donc, de la part de You Tube, se donner bonne conscience à peu de frais… Voir pire : continuer à se faire du beurre grâce à de pareilles vermines fascistes.  Mais si pour ces gens là, le profit à court terme de cet argent sale n’a pas d’odeur, comme disait Prévert, « L’argent n’a pas d’odeur mais pas d’odeur vous monte au nez. « 

Pourtant, l’individu n’a rien d’un inconnu en Angleterre, où son positionnement plus que discutable est de notoriété publique. Il a en effet été président du Young BNP, la division jeunesse du  British National Party ( BNP ), un parti politique d’ extrême droite ouvertement  fasciste du Royaume-Uni. Voilà entre autre joyeusetés ce que peut déclarer cet individu plus que méprisable :

De passage en France l’année dernière, voilà le genre de contenu que ce petit professionnel de l’apologie de la haine partageait encore sur son compte twitter :

ça vous suffit où faut-il que je creuse encore ? Moi, je vais aller me rincer la cervelle ailleurs, ce sale type schlingue vraiment trop fort…

 

l’incroyable histoire d’Hessy Levinsons Taft (le parfait petit bébé aryen)

« Je peux en rire maintenant… » mais si les nazis avaient su qui j’étais, je ne serais pas en vie.  » (Hessy Levinsons Taft)

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je ne connaissais pas cette anecdote, que j’ai découverte au hasard de mes pérégrinations sur fesses de bouc grâce à ce camarade antifa de Corrèze Limousin. Pourtant, le moment où l’histoire a fait la Une des médias français remonte à 2014, ce qui ne date pas d’hier, et enfreint mes usages ici de commenter une actualité plus récente. Mais je pense qu’elle vaut franchement d’être remontée à la surface, tant elle est jouissive. Faire chier des nazis par une pareille provocation n’a pas de prix.

Le nom d’Hessy Taft ne vous dira probablement rien. Pourtant, elle a fait la Une de Paris Match il y a 5 ans, jour pour jour.

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… En 1935, âgée de six mois, cette octogénaire de confession juive a servi bien malgré elle à la propagande nazie, qui était à la recherche du «parfait bébé aryen». Un cliché d’Hessy, pris par un photographe berlinois, s’est retrouvé en couverture du magazine familial «Sonne ins Hause» («Le soleil dans la maison»), périodique dépendant des autorités nazies.

Lorsque Pauline Levinsons, sa mère, a vu son bébé en couverture, l’effroi la saisie: si les nazis découvraient la confession de leur «parfait petit aryen», la famille Levinsons risquait gros. C’est en interrogeant le photographe que la mère a compris, a raconté Hessy Taft au journal allemand «Bild»: Hans Ballin avait soumis la photo d’Hessy au concours du plus beau bébé aryen, en ayant parfaitement conscience de sa religion. «Je voulais ridiculiser les nazis», lui a-t-il expliqué. L’image avait finalement été choisie par Goebbels en personne. Outre la couverture du magazine, Hessy Taft s’est retrouvée sur une série de cartes postales.

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Après cette histoire, la famille Taft était repartie en Lettonie avant de rejoindre Paris, puis Cuba et enfin les Etats-Unis. Hessy Taft y est devenue professeure en chimie et y vivait toujours au moment de la publication de cet article.

La raison pour laquelle les médias ont évoqué ce sujet en 2014 précisément provient du fait qu’Hessy Levinsons taft avait remis alors une copie de «Sonne ins Hause» au mémorial de Yad Vashem, en Israël:

«Je me sens un peu revancharde. C’est comme une satisfaction».

Elle est amplement partagée. Merci Madame. Vous êtes vraiment une grande dame, au sens le plus noble du terme. J’avoue avoir été très ému en écoutant votre  témoignage ici :

Dans cet autre document, Hessy Levinsons Taft décrit les tentatives de son père pour obtenir des visas afin que sa famille émigre de Nice, dans le sud de la France. Et je me dis alors au fond de moi, assez amer,  que si l’on avait appliqué à ce moment précis de l’histoire les mêmes modalités concrètes d’immigration auxquelles celles d’un Ciotti (et consorts) voudrait contraindre les migrants d’aujourd’hui, il est probable que la famille d’Hessy n’aurait pas connu le même destin…

Mais ceci est une autre histoire, dont je m’emploie à combattre la funeste orientation politique désastreuse, avec mes petits outils personnels favoris, dont ce modeste blog. Merci pour votre attention quotidienne, mes plus fidèles lecteurs/trices. Le combat continue…

27 SS belges toujours indemnisés par l’Allemagne… soutenus par l’extrême-droite

Cela se passe en Belgique, le 20 février 2019, et non dans un univers parallèle ou une autre dimension. Et non, cela n’est pas une fiction, ou une fake news, j’ai vérifié. Le sujet ne date d’ailleurs pas d’hier…

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Composé d’anciens prisonniers de guerre et de déportés, le Groupe Mémoire dénonce cette situation, problématique à plus d’un titre. D’une part, cette pension montre que ces collaborateurs belges sont considérés comme n’importe quel travailleur et cela même s’ils ont été condamnés pour leur participation active à la guerre. D’autre part, le groupe pointe également une « véritable fraude fiscale.« 

Une pension nette d’impôts

L’Allemagne ne transmet pas à la Belgique les noms des bénéficiaires de cette pension, ni les montants versés. Résultat: ces sommes ne sont pas prises en considération dans le calcul des revenus imposables en Belgique.

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Découvrant cela, on tombe des nues. Qu’il y faille une commission parlementaire pour mettre fin à pareil scandale me laisse sans voix :

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Pourtant plus que démuni financièrement, je ne comprends même pas comment  un être doué de raison peut de nos jours continuer à percevoir une somme dont l’origine est aussi entachée d’ignominie, et tellement associée à pareil crime contre l’humanité. je préférerais crever, vraiment.

On notera au passage, et comme c’est étonnant, que l’extrême-droite belge, nationaliste et raciste, s’est opposée à l’arrêt de cette indemnisation honteuse.

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Post-scriptum : peu te temps après avoir publié ce billet, je suis tombé sur ce thread sur twitter dont je n’ai pu faire autrement que de l’épingler ici, compte-tenu de sa particulière utilité. Comme l’histoire d’hier rejoint celle d’aujourd’hui… #PesteBrune

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a happy new year… without #Wish ! #BoycottWish

J’apprends par une campagne de SOS racisme que la plate-forme Wish, dont facebook notamment nous inonde de pubs agressives, vend des produits néo-nazis.

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Alors, même si je n’apprécie pas particulièrement SOS racisme pour des raisons déjà exprimées ici, et notamment et surtout à cause de son antiracisme à géométrie si variable, je me joins néanmoins  à cette campagne de boycott. Impossible pour un antifa qui se respecte de passer à côté de cela, n’est-ce pas ? 😉

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je n’en ai pas fini de recenser les traces de brun sur les #giletsjaunes…

Après avoir essayé de recenser ici l’ensemble des merdes sexistes, racistes, xénophobes, antisémites, homophobes, islamophobes, anti-migrants et autres dégueulasseries en tous genres, on en arrive donc à un point ultime, du genre « au delà de cette limite, votre ticket poru notre commun humanisme n’est plus valable« …  Même pas besoin de dépasser le Point Godwin, puisqu’ils s’en chargent eux mêmes.  Leur maarque de fabrique. Le titre de mon dernier billet n’était donc finalement pas si exagéré que ça

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L’article est ici.

A oui, j’ai failli oublier… j’ai vu aussi ça :

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Apolitiques, qu’ils disaient… Pur bulshit. #PesteBrune

Sur @d_schneidermann d’ @arretsurimages : je suis comme une truie qui doute…

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Effaré, je découvre ceci :

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source : J’ai lu « L’Enculé » sur l’affaire DSK. L’ami Nabe, il faut bosser                      Par Daniel Schneidermann

Puis, encore, cela :

Question parmi cent autres que pose l’affaire Dieudonné : que se passe-t-il donc dans le cerveau, pas forcément malade, de ses spectateurs ? Mise à part l’escouade des antisémites pathologiques, des militants antisionistes, des obsédés de la concurrence mémorielle, que pensent donc tous les autres, tous ces braves gens qui s’en vont rire de bon cœur à ses facéties, tous ces insouciants de la quenelle ? Le plus simple est sans doute de s’immerger dans la dieudosphère, et de se plonger dans les copieuses archives en ligne de Dieudonné. Et comme pour toute expédition vers l’extrême, s’imprégner d’abord de son histoire, de son parcours, de ses codes. Se replonger dans le moment originel du dieudonnisme des marges, ce sketch dans lequel, en 2003, il campait un colon israélien extrémiste sur le plateau de Marc-Olivier Fogiel et qui lui valut de premières poursuites, qu’il gagna. Les rires du public, à l’époque. Le rire de Jamel Debbouze, présent sur le plateau. La standing ovation. La grimace gênée de Fogiel, réalisant que l’humoriste est allé trop loin, a franchi une limite, même s’il ne comprend pas très bien laquelle.A l’époque, interrogé à chaud sur cette première transgression, Dieudonné, bien loin de ses savantes provocations d’aujourd’hui, répond étrangement qu’il était quasi obligé de mettre en boîte un colon israélien, venant de consacrer un sketch entier à un terroriste islamiste. Question de dosage, de pluralisme, de comptage des temps de moquerie. Lequel sketch, beaucoup plus drôle soit dit en passant, campe avec une sorte de tendresse la naïveté du kamikaze, qui salive d’avance devant les mille vierges promises au paradis. Innocence originelle du dieudonnisme. Et pour le spectateur, plaisir insouciant de savourer un sketch dans lequel la haine ne se dresse pas entre l’humoriste et son personnage, mais est tout entière contenue dans le personnage, et comme enfermée en lui par la bienveillance du regard. Et s’il s’était fourvoyé depuis dix ans, dans un humour pas drôle contaminé par la politique ?Tiens, à propos de rire. Tomber ensuite sur un sketch en ligne, une conversation de Dieudonné avec Robert Faurisson, oui, le vrai Faurisson, le professeur négationniste des années 80, aujourd’hui octogénaire, et à qui Dieudonné a offert une seconde vie sur la Toile, en le promouvant comparse occasionnel de ses spectacles. On est beaucoup plus tard. S’il ne fait pas encore trembler la République, Dieudonné est déjà le maudit qu’il est aujourd’hui. Il a donné des coups, en a reçus. Dans la parodie, Faurisson joue Me Simon Krokfield, président de l’association des «beaux-frères et belles-sœurs de déportés de France», titulaire de «la médaille de la reconnaissance éternelle», caricature évidente de Serge Klarsfeld. Il est coiffé de la kippa. Et Dieudonné se coule dans la peau du journaliste bien-pensant tel qu’il le fantasme, à la Arte ou France Culture, confit de révérence devant «le tabou de la Shoah», saluant «l’œuvre indispensable de traque aux nazis» de son interlocuteur.Le dispositif est donc particulièrement pervers. Dieudonné vilipende l’infâme Dieudonné. Faurisson conchie l’horrible Faurisson. Dans cet imparable dispositif, les deux comparses s’en donnent à cœur joie. Et voilà qu’on rit. On rit de l’ignoble culot de ces deux desperados contre les bien-pensants. Et on se surprend là, riant avec Dieudonné, ayant rejoint la grande cohorte de tous ceux qui, tout de même, malgré tout, lui reconnaissent un certain talent. Evidemment, on s’effraie de rire. C’est bien moi, là, qui ris à un sketch de Dieudonné ? Mais cet effroi même surprend. Pourquoi avoir peur ? De quoi ai-je peur ? Qu’ai-je à craindre, de cet autre moi qui rit ? Qui rit certes de ce dont il ne devrait pas rire. Dont on lui a appris à ne pas rire. Si longuement appris. Non pas interdit, non jamais, pourquoi une interdiction eût-elle été nécessaire ? Mais appris, avec de belles images, Schindler, Holocauste. Avec des textes poignants, Anne Frank, Primo Levi. Et voici que, des décennies plus tard, on se découvre capable de rire de ça, de deux salauds culottés piétinant ce que l’on a de plus sacré, tellement sacré qu’on ose à peine le nommer. Voici que l’on découvre en soi une sorte de monstre d’innocence et d’insoumission.Réfléchir à ce conditionnement, à sa force, à sa fragilité. Se haïr d’ailleurs d’appeler cela conditionnement, d’oser ce mot. Se dire à cet instant qu’on a le choix, comme on ne l’a jamais eu. Le choix de ses convictions, de ses refus, de ses hontes. Et rien que pour cette raison, estimer cette affaire, aussi, bénéfique. Daniel Schneidermann

Par Daniel Schneidermann, dans Libé, ici

Que dois-je en conclure ? Qu’il y a ici une effarante libération de la parole raciste, notamment antisémite, jusqu’à l’immonde ? Et que – tiens, osons –  Schneidermann serait antisémite ? Moi qui ne le connait pas ou si peu ¹, je suis donc allé voir comme c’est le réflexe de nombre d’entre nous, au moins dans un premier temps, sa fiche wiki. On y apprend que sa mère était juive, renvoyant à cet intéressant document :

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Mais alors, si ce n’est pas de l’antisémitisme, qu’est-ce donc là, cette étrange indulgence avec la parole et les positionnements personnels et politiques réellement antisémites, eux ? Qu’est-ce donc, cette abracadabrante position, le cul entre trois chaises, à tenter de laisser croire qu’il faudrait se déconditionner de l’horreur factuelle de la Shoah, comme dans ce deuxième texte, ici ?

Voilà qui ne peut qu’interroger… Je n’ai pas de réponse, si ce n’est une hypothèse : celle des méfaits du chouardisme, ou plus sérieusement, des excès de la lecture à la lettre de ChomskyLiberté d’expression à tout prix. Même de celui de rire d’une victime d’un camp d’extermination, alors ? Rire, jusqu’à l’horreur du rire, même ?

Ce n’est évidemment pas la voie que j’ai choisi, mais force m’est de constater qu’elle interroge… Surtout quand on sait comme moi que Daniel Schneidermann vient justement de publier un livre (écouter notamment ceci pour se faire une petite idée) dans lequel il s’interroge sur ce qui a rendu possible le nazisme, au travers du biais bien spécifique  du monde journalistique d’alors.

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Aussi, seul face à mes interrogations, devant ces deux textes du début de ce billet, qui soulèvent ma totale incompréhension, si ce n’est de la répulsion (forcément, que ce soit à propos de Nabe ou de Dieudonné, dont on connait les œuvres et les positionnements dégueulasses…),  je vous prends à témoins publiquement, pour quémander votre opinion, qui me serait fort utile, pour me forger une idée, du genre de celles que j’assène plus frontalement ici d’ordinaire, tant elles sont déjà toutes faites…

Je compte sur vous pour me remettre sur la bonne voie, et les bons rails. Fils de cheminot, ça ne s’invente pas. Merci. Et si vous avez des conseils de lecture, pour me permettre de cerner plus précisément l’énigmatique Schneidermann à ce sujet, je vous en serais également vivement reconnaissant. ( Il me reste par exemple une  trace dans la mémoire, très confuse, à propos  d’une polémique concernant son émission dans le milieu antifa, dont je ne retrouve plus la trace. Si quelqu’un/e peut m’y aider… Encore merci.).

 ¹ … si ce n’est,  comme la plupart d’entre nous je suppose, seulement par le biais de ses émissions emblématiques d’ @si, qu’ont regardé avec attention tous ceux qui comme moi sont vivement intéressés par la critique des médias.

 

En Belgique comme en fRance, les idées d’extrême-droite sentent la merde #NONazis

Entre l’histoire d’Eric Bertrand, candidat MR d’Andenne, qui a posté sur Facebook un photo-montage anti-migrants bien dégueu, et la présence de sympathisants nazis au Vlaams Belang, que leur groupe a refusé d’exclure malgré leur positionnement plus que discutable, nos voisins n’ont franchement rien à nous envier en matière de dégueulasseries….

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Dix des candidats du parti extrémiste Vlaams Belang, dont deux têtes de liste, se livrent sur les réseaux sociaux à des sympathies pour Tomas Boutens, un ancien militaire qui a été reconnu coupable de terrorisme il y a cinq ans. Il a dirigé le groupe néo-nazi « Bloed, Bodem, Eer en Trouw » et a planifié des attaques afin de garder la Flandre « blanche ». Il voulait également assassiner Filip Dewinter (Vlaams Belang) afin de déclencher une guerre civile qui devait mener à un gouvernement de droite.(source)

Pas seulement stupidement racistes, donc, mais également admirateurs d’un terroriste néo-nazi ? On avance…