guerre des gangs au Centre

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Ca flingue dur chez les centristes!

Nicolas Sarkozy a peut-être tort de s’inquiéter trop vite de la menace centriste. Jean-Louis Borloo et ses « amis » consacrent autant d’énergie à se détester qu’à s’unir…

Pourtant, l’occasion est unique. La présidentielle bipolarise la vie politique. Le FN aimante l’UMP comme le Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon et les écologistes d’Eva Joly (si Hulot est battu) aimantent le PS privé de DSK. Au centre s’ouvre un vaste espace à conquérir qui représente entre 15 et 20%.
Seulement voilà: François Bayrou a une trop haute idée de lui-même pour marcher derrière Dominique de Villepin. DDV est trop grand pour se tenir dans l’ombre de Bayrou.
Borloo suspecte Morin de vouloir manigancer une alliance pas claire dans son dos. Morin suspecte Borloo de conclure, en douce, un accord avec Nicolas Sarkozy. Borloo et Morin suspectent Arthuis de vouloir jouer les faiseurs de rois (et même d’être roi) lors des sénatoriales de septembre et refusent d’aller à son congrès, le week-end dernier à Angers. Arthuis n’y invite pas Hervé de Charette, jugeant qu’il joue contre lui, aux sénatoriales. Morin déteste Arthuis qui met des concurrents dans ses roues en Maine-et-Loire et en en Loire-Atlantique. Et il déteste autant Bayrou qui fait alliance avec l’UMP dans les Pyrénées-Atlantiques et le Pas-de-Calais, après l’avoir fait avec Martine Aubry dans le Nord.
Morin suspecte Borloo d’utiliser l’Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES) pour sa propre promotion. Borloo suspecte Morin, inspiré par le duel Joly-Hulot, de vouloir une primaire interne pour être candidat-calife à la place du calife. Borloo, mieux porté par les sondages que Morin, anonncera ses intentions entre la fin de l’été et l’automne. Mais Morin, qui pense disposer de plus de militants, annoncera les siennes – les mêmes! – début novembre et imagine une primaire pour les départager: « La popularité, ça ne fait pas forcément des voix, et les sondages des résultats dans les urnes. »
« Je veux être certain que la bonne candidature, c’est la sienne« , dit Morin à propos de Borloo. « Je ne suis pas la roue de secours. » « Jean arthuis, je n’ai plus rien à lui dire, jusqu’au jour où il arrêtera d’être tordu. »
Vive le parti de la mésalliance centriste!

Michel Urvoy, politiquement chaud, Ouest France, ici.

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La maison Borloo, un rêve à deux balles ? Ou à trois têtes..

« ni droite, ni gauche »… Alors rien, Nini peau de chien (battu) ?

  Comme j’assume mon côté gros con de gauche (bien que l’on ne puisse certainement pas me résumer à cela, gaffe !) je n’ai jamais compris comment on pouvait se revendiquer du Centre. Pour moi, cela relève d’une incapacité à choisir son camp, comme le serait un agnostique en d’autres champs… A toujours vouloir ménager la chèvre et le chou, et dans la difficulté de trancher, on peut y perdre son latin… Non, vraiment, pour moi, voter au centre, décidément, ce n’est pas très catholique. Mais puisque le Centre a, paraît-il, ses extrêmes, gardons nous d’ironiser. Et de sourire.

Oui, trêve de railleries faciles, on pourrait penser ( et d’autres le font aussi…) qu’aujourd’hui un Centre fort, en France, pourrait renouveler l’histoire de VGE¹, faisant ainsi mentir les analystes actuels avec leurs sondages à deux balles sur l’émergence indubitable et irrépressible du FN, contre lequel je suis le premier à lutter, à ma façon. Un vrai pôle centriste pourrait effectivement jeter le trouble dans les forces politiques en présence.

 C’est à ce projet bien périlleux en période de crise, où les extrémismes de tous poils se cristallisent au détriment d’orientations politiques plus mesurées, que semble s’atteler Borloo, avec sa tentative de confédération des centres, déjà évoquée ici.

 L’un de ses plus actifs soutiens actuels, Hervé Morin, fustigeait il y a peu « le style brutal de Sarkozy ». Pour quelqu’un qui fut son Ministre de la défense pendant plus de trois ans, l’Hérétique a raison, il est « gonflé » ! Vous pouvez consulter le pedigree de ce gugusse dans le rôle du non-candidat qui fait dans la politique de cuisine ici.

 Mais bon, dans la logique du « qui se ressemble s’assemble », Borloo, c’est pas mieux.  S’ils n’avaient pas été virés, auraient-ils songé l’un et l’autre à construire cette confédération centriste ? Pour des gens qui ont pour ambition de représenter «  l’aile sociale, l’aile humaniste de la majorité », ils se seraient montrés plus crédibles si nous les avions entendus avant, notamment pendant l’épisode des Roms, le débat sur l’identité nationale et autres débats sur l’Islam rebaptisé laïcité par la magie (noire) de l ‘influence Lepéniste !

 Pour ce qui concerne Borloo, rappelons tout de même qu’il a été ministre de gouvernements de droite successifs depuis… 2002, soit 9 ans,  sous la tutelle de Raffarin, Villepin et Fillon ! Comme virginité sarkozyste, on peut mieux faire !

 Comme je l’exprimais si justement (lançons nous des fleurs, personne d’autre ne le fera !) dans mon précédent billet sur le sujet :

 « Fallait-il attendre si longtemps que la France touche le fond pour réagir et s’émouvoir si tardivement de la droitisation de l’UMP et de ses dérives lepénistes ? »

 On verra comment cette brillante initiative destinée à reconstruire un parti d’autrefois, belle leçon de modernisme, va se poursuivre et avorter. Ou pas. Car après l’aval du nouveau centre de Morin, qui doit se décider aujourd’hui, il restera encore à convaincre la Convention démocrate d’Hervé de charrette le 25 mai , la Gauche dite moderne (tellement moderne qu’elle est à droite) de Jean-Marie Bockel le 28 mai et l’Alliance centriste de Jean Arthuis début juillet. Sans parler du parti de l’agitée anti-Pacs dont on ne sait même plus comment il s’appelle. Quelqu’un a dit que la gauche était divisée ? Non, sans rire !!!

 Et ce n’est pas fini ! Après toutes ces étapes de montagne, demeure en cette trajectoire qui risque bien, même si elle aboutirait, de se terminer par le retour à la maison mère au deuxième tour, un gros écueil, qui ressemble à un iceberg, malgré la pointe d’accent qui sent bon le soleil : celui-ci, dont on connait les dispositions particulièrement… démocrates.

 Bonne chance, les soc-dem ! Vous voilà rhabillés pour l’hiver, taillés pour la compétition, repartis au combat…. Un seul problème, toutefois : le front, c’est de l’autre côté. Et puis, tant qu’à faire, si vous vous faisiez représenter par  DSK ou Hollande ? Et pourquoi pas ?

Post-scriptum : on jettera utilement un œil aux statuts et à la charte des valeurs de la Maison Borloo, sur lesquels nous a aiguillé Laurent de Boissieu.

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¹ qui était lui bien mieux coiffé que Borloo !

la droite française est une vraie porcherie !

mainEncore un putain d’article certainement trop long pour être lu jusqu’au bout…

Sur l’inélégant sac à vomi actuel  de l’UMP

Ça vomit, ça éructe, ça dégueule, ça glapit et se vautre dans la fange la plus infecte de la délation… Pour s’étaler ensuite en de déplaisantes déjections sur les trottoirs du grand Paris jusqu’à déborder dans nos provinces… Oui, vraiment, ça se répand de partout, dans cette droite immonde, et pas seulement dans n’importe quelle section locale de l’UMP ou du FN ! Non, dans les plus hautes sphères droitières…

Après ce gros nul de Raoult, qui voudrait empêcher les prix Goncourt de s’exprimer autrement que selon le bon vouloir de son altesse sérénissime, et réclame à (gros) corps et à (petits) cris le rétablissement des autodafés à ce brave Mitterand qui s’en rend complice par son silence aveuglant, voici dans l’ épisode suivant de notre monstrueuse porcherie l’impayable Laporte et ses glapissements légendaires.

Non content de bavasser sur ses anciens collègues, ce qui n’est pas très fair-play (mais depuis l’histoire Dati, on savait bien qu’il ne faisait pas dans le velours), cet homme intègre et sportif de haut niveau déballe sec à présent dans son livre à la promotion si bien assurée par la bienveillante attention des médias. Grâce à cet éminent critique de la vie intellectuelle française, on peut ainsi apprendre (c’est écrit partout) que Rachida Dati « est fausse », Bernard Kouchner « condescendant », les « politiques » en général, « des médiocres, des gens lâches, étroits d’esprits et privilégiés ».

 

Pourtant si l’on se donne la peine de gratter un peu derrière le vernis vendu par les journaux qui ont principalement retenu de ce grand homme là qu’il n’était pas le père de l’enfant de la petite Rachida, on peut également découvrir sans peine que ses » liaisons dangereuses » ne concernent pas Madame Dati autrement qu’en qualité d’ancienne ministre de la justice et garde des sceaux…. Mais en écrivant cela, je ne voudrais pas avoir d’ennuis avec une certaine famille du Var bien connue pour ces activités purement sportives, et ses œuvres de bienfaisance.

Comme nous venons de l’illustrer, Monsieur Laporte est donc bien fondé pour juger de la qualité de ses congénères… Et la gauche gagnerait effectivement à s’attacher les services d’un homme d’une telle moralité, comme nous l’ont si souvent porté à notre connaissance nos gazettes nationales…

Mais ce Monsieur fait pâle figure et de surcroît de seconde main en comparaison de celui qui suit dans notre épopée porcine… Son pédigree prête à froncer le sourcil. Jugez plutôt :

Principaux chefs d’Inculpations : [/source]

– complicité et recel d’abus de biens sociaux dans le transfert du siège de GEC-Alstom ;

– financement illégal de campagne éléctorale, abus de confiance, faux, et corruption passive dans l’affaire du casino d’Annemasse ;

– trafic d’influence aggravé et corruption d’agent public étranger dans l’Affaire Pétrole contre nourriture;

– prise illégale d’intérêt dans l’Affaire de la Fondation Hamon ;

– trafic d’influence dans l’Affaire des ventes d’armes à l’Angola ;

– Recel d’abus de biens sociaux dans l’Affaire de l’Association France Afrique Orient

 

Notre gros Charles national, puisque c’est lui dont il s’agit, non content de tout faire pour figurer dans le who’s who des plus célèbres malfrats dont le comportement aura tant discrédité la fonction politique, se double à présent d’une tonitruante balance qui se vante un peu trop en voulant « faire sauter la République ». Tonton Charly jette ses boules puantes et ses grenades en noble résistant qu’il n’est plus dans toutes les salles de rédaction de France et de Navarre, sous forme de listes gratinées au bon goût relevé par les noms illustres glanés ici et là : Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Jacques Foccart, Bertrand Landrieu, Hervé de Charette et Charles Millon… N’en jetez plus !  Cela devient nauséabond.

 

Ne manque plus hélas que le doux patronyme de notre atrabilaire névropathe à talonnettes… et notre joie serait complète… s’il n’y avait notre identité nationale.

Non, vraiment, cette France là n’est pas la mienne.