Quand les villes #RN jettent l’argent du contribuable par les fenêtres … des tribunaux

A côté du racisme, de la xénophobie et du discours anti-immigration qui font sa spécialité, il en est une autre moins connue du grand public, non initié aux coutumes des Onéchénous : l’intimidation judiciaire systématique. Comment faire taire ses opposants, surtout lorsqu’ils ne sont pas très fortunés ? Très simple : les traîner abusivement en justice. Un article du Point, bien que je ne porte pas vraiment dans mon cœur ce torchon  aux Unes racistes racoleuses, vient nous illustrer aujourd’hui utilement le sujet. Pour une fois qu’ils font dans le sensationnel pour de bonnes raisons… On y apprend ainsi qu’à Béziers, les frais de justice s’élèvent à la modique somme de…. 878 787 euros.

En tête, la bataille de Robert Ménard contre le journal Midi libre : 55 206 euros ; ses procédures contre la Ligue des droits de l’homme : 45 190 euros, dont 21 820 euros pour la défense de sa crèche de Noël ; ou encore ses litiges avec des associations antiracistes : 28 214 euros.

Fréjus se placerait juste derrière Béziers avec plus de 700 000 euros de frais d’avocats depuis 2014.

À Hénin-Beaumont, on aurait dépensé « au moins 30 000 euros » en honoraires d’avocats depuis 2014 dans divers contentieux face à plusieurs opposants et à La Voix du Nord. Si l’on en croit les comptes de la ville, 608 928 euros auraient été déboursés en « frais d’actes et de contentieux » entre 2015 et 2018.

A Beaucaire, la note pourrait dépasser 360 000 euros sur la période 2014-2018. C’est en tout cas l’estimation qu’on obtient en additionnant les « honoraires » déclarés par la ville.

à Hayange. Le maire RN, Fabien Engelmann, « use et abuse de tous les recours pour attaquer les gens qu’il considère comme des ennemis », dénonce Gilles Wodebo, membre du collectif Hayange au cœur. Selon Jean-Marc Marichy, élu d’opposition et ancien adjoint aux finances, la facture pourrait s’élever à « 270 000 euros », dont environ « 110 000 euros » pour les contentieux de la ville contre quatre anciens élus de la majorité, plusieurs opposants et le Secours populaire.

À Cogolin,   « vingt-cinq contentieux » pour des frais qui pourraient osciller « entre 80 000 et 100 000 euros »,

Facteur aggravant, les édiles ont parfois fait appel à de grands ténors du barreau parisien aux services très onéreux. Robert Ménard reconnaît avoir payé « 18 300 euros » au très médiatique Me Gilles-William Goldnadel. Et cela uniquement pour le dépôt d’une plainte dans une affaire de publication Facebook qui a finalement été abandonnée.

ces villes gérées par un air de haine #RN

* sur le titre, je développe ici

En observateur attentif de l’extrême-droite de ce pays, je ne manque jamais une publication du site VISA de la Conex,  et plus particulièrement celle des chroniques « lumière sur mairies brunes«  (qui ont déjà donné lieu à plusieurs publications papier)  :

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cliquez sur le lien...

Que ce soit à Hénin-Beaumont ou Hayange, à MarseilleBéziers ou Beaucaire, j’ai vu très concrètement et factuellement au quotidien pendant toutes ces années comment étaient et sont encore gérées les villes sous emprise du FN, maquillé en RN. Tout n’y est que haine, mensonges et trahisons, conflits entre bandes rivales ou/et conflits d’intérêts, racisme et exclusion, attaques contres l’opposition, y compris contre les associations humanitaires et d’entraide sociale, comme on l’a vu si tragiquement pour Hayange, dont le maire s’en est pris nommément aux membres du Secours Populaire.  Pour le parti des pauvres et des sans voix (soi-disant), voilà qui fait tache… Et bien que je le sache déjà pour les observer de suffisamment près (et purée, ce que ça schlingue), ça va encore mieux en le voyant écrit par un autre. Surtout quand il s’agit de sa spécialité universitaire : l’observation de la gestion municipale par l’extrême-droite. C’est une qui connait son sujet pour habiter dans une ville gérée par le FN/RN qui partage avec nous cet article (j’espère qu’elle se reconnaitra. Courage à elle)

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Extraits significatifs :

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CQFD. Merci Monsieur.

Sur les méthodes de la gestapo frontiste #FN d’ #HeninBeaumont #antifa

Quand on n’est pas très regardant sur les moyens, et qu’on ne peut pas réduire au silence un opposant politique par des arguments pragmatiques et posés, rationnels, défendables, on utilise d’autres méthodes. Hé oui, ça existe. A mon âge, forcément,  militant de longue date, on les connait : décrédibilisation par tous les moyens de son ennemi.e politique, colportage de ragots et rumeurs en tous genres, même et surtout les plus basses et ignobles, attaques sous la ceinture, tentatives d’atteinte au porte-feuilles, intimidation judiciaire, dénonciations calomnieuses, allusions douteuses en tous genres… La  liste est longue en matière d’ignominies. L’être humain semble plus apte en effet à exercer sa créativité  dans l’ignoble que pour exercer sa bienveillance, hélas, foi d’antifa (et j’en vois !).

Aussi, ce qui est en train de se passer à Hénin-Beaumont, bien que cela ne me surprenne pas outre-mesure,  me révolte profondément. Je suis le dossier depuis le début, pensez vous, ennemi « héréditaire » du FN que je suis depuis aussi loin que je m’en souvienne… (ah, les premières manifs de Ras l’front !). Or, je viens de prendre connaissance grâce à Marine Tondelier, élue écologiste d’opposition à Hénin-Beaumont,  de la mise en examen par un juge d’instruction du tribunal de Lille d’un adjoint Héninois, conseiller départemental FN et ex tête de liste bleu marine pour les élections sénatoriales :  Christopher Szczurek. Déjà, se faire mousser dans la presse en se présentant comme petit fils d’immigré et soutenir si activement le FN, faut vraiment pas avoir la lumière à tous les étages. Passons. La raison de sa mise en examen est beaucoup plus intéressante car elle met à jour les procédés habituels tellement médiocres et amoraux de son parti dans bien d’autres endroits que j’observe quotidiennement. Il est accusé d’avoir nourri une page facebook, « La Voie d’Hénin », créée en décembre 2015, que Marine Tondelier qualifie de  » machine à insultes et à propos diffamatoires gérée en ligne directe par la mairie frontiste. » J’y suis allé voir. Je me demande d’ailleurs pourquoi elle n’est plus réactualisée depuis fin 2016, si elle était vraiment irréprochable. Mais ces quelques vestiges glanés rapidement confirment les propos de l’élue héninoise et permettent de situer la médiocrité du registre :

 Selon Marine Tondelier, cette page facebook ordurière qui traîne dans la boue la plus immonde tous ceux qui ont le malheur de ne pas adhérer à leurs idées puantes et osent les contredire était gérée par les élus FN de la commune :

Les élus FN avaient toujours nié en être à l’origine et la gérer « en direct » mais sa date de création après des menaces lourdes de sens en Conseil municipal et le fait par exemple que des vidéos de ce même Conseil Municipal y ait été publiées dès le lendemain, dont l’angle de la prise de vue correspondait pile poil à celui de la caméra officielle de la mairie, ne laissaient aucun doute à ce sujet.

la presse révèle en effet aujourd’hui qu’un lien a été établi entre les adresses informatiques (IP) du créateur de la page La Voie d’Hénin et celle de l’ordinateur de Christopher Szczurek, President du groupe frontiste au Conseil municipal d’Hénin-Beaumont et Adjoint à la vie associative et culturelle. Depuis l’élection de Bruno Bilde, alors adjoint à la communication, Crjstopher Szczurek a en outre repris cette délégation. (source : blog de Marine Tondelier ici).

Marine Tondelier propose la signature d’une pétition demandant la démission de cet adjoint municipal indélicat (c’est le moins qu’on puisse dire…). Je vous la soumets bien volontiers :

signer ici

Nous ne sommes pas du même bord politique du tout, Marie et moi, mais je tiens à la soutenir dans ce noble combat. Total respect. Je sais ce qu’il en coute en effet personnellement de s’opposer à cette racaille là, qui ne recule devant aucune vilénie pour détruire ses opposants, comme ce billet vient si clairement de le démontrer factuellement …  No pasaran.

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à Hénin-Beaumont, le #FN instrumentalise une fausse victime de #Nice

Le FN ne recule décidément devant rien pour instrumentaliser le terrorisme à ses détestables fins. A Hénin-Beaumont, le maire n’a ainsi pas hésité à utiliser une fausse victime de l’attentat terroriste de Nice pour convaincre son conseil municipal et ses administrés de la nécessité d’armer ses policiers municipaux. Allons toujours plus loin dans l’abaissement moral… La fausse victime semble en outre être une habituée de la victimisation intensive, ayant été tour à tour enfant de la DDASS (selon son livre publié en 2014),  handicapée en fauteuil à cause de mauvais soins, victime des attentats du Batacclan et de celui de Nice (source). Quelle endurance…

Quand le #FN ne déteste tant rien que la vérité, nos libertés sont menacées. (Solidarité avec la #VDN)

arton13974-1ad63NON à la propagandastaffel du FN. NON aux alternative facts et à l’ère de la post-vérité. Les méfaits du trumpisme ne doivent pas venir nous polluer.

Le combat contre le FN se résume bien souvent à celui de la lutte contre son racisme consubstantiel. Certes, cette opposition à la discrimination est importante. Elle m’est personnellement intolérable. Pourtant, d’autres éléments sont également à prendre en compte dans le combat contre un parti comme le FN, dont la nature est d’essence fasciste. Sont constitutifs en effet du fascisme non seulement le racisme et la xénophobie, mais également le rejet des libertés fondamentales, l’autoritarisme et l’ultra-nationalisme. Son pendant est une  violence d’État, menée contre les opposants assimilés à des ennemis intérieurs. Sa variante contemporaine, le néofascisme (comme si un fascisme pouvait réellement être néo… avec de si vieilles idées détestables) a pour caractéristique de tenir un discours violemment anti-communiste et anti-gauchiste et se prévaut d’un fantasme exacerbé, sans commune mesure avec la réalité, d’une glorieuse lutte de ces croisés contre le grand remplacement et un supposé phénomène majeur que serait le racisme envers les blancs.

Quand on revient dans la réalité, la concrétisation de l’action de l’extrême droite en général et du FN en particulier, par delà sa dimension raciste, xénophobe et islamophobe,  consiste à durcir son opposition à la manifestation de toute vérité qui le dérange à son endroit. D’où le recours si massif aux fake news pour créer un écran de fumée de nature à décrédibiliser ses adversaires et à vider tous leurs arguments même sérieux et factuels de leur substance. Les fameux alternative facts ou faits alternatifs, de la post-vérité. Le règne du mensonge nous est advenu. Des progressistes, sans doute. Tout cela est grotesque.  La liberté de la presse est constitutive d’une démocratie réelle et sérieuse. Partout où des pouvoirs autoritaires se mettent en place, ses premières actions consistent à museler les journalistes, à les harceler, à les agresser et à les emprisonner, quand ce n’est pas à les faire assassiner comme on l’a vu en Russie. La manière dont la Turquie traite ses journalistes est également patente. En France, je vois,  en observateur attentif, très informé et durable, avec le recul que me confère mon âge, la manière dont le droit de la presse recule dans notre pays. Je vois comment le journalisme est déconsidéré, méprisé, traité de tous les noms d’oiseau (y compris dans ma propre famille politique), voire carrément agressé, ce qui m’est intolérable. On s’attaque là à notre liberté collective, que l’on tente de museler, par la force s’il le faut, comme on le voit bien à l’occasion de chacun des événements à la gloire du parti fasciste français, son image fut-elle ripolinisée outrancièrement quand on connait son arrière salle comme moi. Après les épisodes d’exclusions musclées de journalistes de Médiapart et du Quotidien (d’autres journaux sont également concernés, dont j’ai perdu la mémoire), j’ai été littéralement sidéré par l’épisode de ce photographe indépendant molesté et emprisonné sans raison valable à Hénin-Beaumont, par le seul bon plaisir du petit Führer local.  Le peu d’intérêt que cela a provoqué dans la profession me dérange. Pourtant, l’étrange collusion d’intérêts que j’ai pu observer entre le DPS, service de « sécurité’ (quand on les voit, on ne se sent nullement en sécurité)  du FN et la police nationale m’a réellement troublé, et inquiété. Cela veut en effet dire que plus personne dorénavant n’est à l’abri des exactions de ces fous, et que la place des violences et de l’arbitraire ne peut plus être contenue par ceux là même, justement, qu’on charge d’ assurer notre propre sécurité personnelle. Ils perdent par là même tout crédit, en se mettant à la disposition d’un ordre privé, et injuste. Qui me dit que cette part importante de l’extrême droite dans notre police ne viendra pas demain me spolier de mes droits à circuler librement à titre professionnel ou personnel simplement en vertu de ma seule opposition bien connue à ces fachos là ? Beaucoup parmi les moins sensibilisés à ce sujet ne comprennent pas et négligent ce qui leur semble être pour eux un détail.  C’est pourtant un détail crucial, nos libertés publiques, à tous, et pas seulement celle des journalistes, est en jeu. Un pays dont l’information n’est pas libre est un pays autoritaire dont je ne veux pas, ni pour moi, ni pour personne.  C’est de cela dont il s’agit quand une trentaine de Sociétés de journalistes (SDJ) publient, ce vendredi 28 avril, un communiqué pour dénoncer les méthodes du Front national pendant la campagne présidentielle.

« Le FN a décidé de choisir les médias qui sont autorisés à suivre Marine Le Pen », écrivent-ils. Plusieurs titres de presse ont vu leurs représentants tenus à l’écart de toute information et de toute possibilité de suivre sur le terrain la candidate. Les SDJ estiment qu’il y a une entrave à la liberté de la presse.

Bien que satisfait de ce communiqué, je ne comprends pas qu’il ne s’assortisse pas de sanctions, sans lesquelles le FN peut continuer à perpétrer ses exactions en souriant ironiquement sur la faiblesse de notre soi-disant démocratie qui laisse de tels partis violer nos lois. Tant que les journaux ne seront pas plus fermes, et ne menaceront pas le FN,  qui comme l’histoire nous l’a si cyniquement démontré instrumentalise si bien nos médias qui ont fait sa fortune, de ne pas couvrir ses événements, se montrant ainsi solidaires des autres journaux, le petit manège détestable pourra continuer son petit bonhomme de chemin, de plus en plus loin. Ne pas réagir quand il sera trop tard, et que tout le monde se sera habitué à certains ignobles et sournois procédés d’intimidation. Apprendre qu’une responsable de com de la Mairie d’Hayange, pour seul exemple notable, se permet de fouiller les conversations sur facebook de certains opposants pour leur demander de retirer tel ou tel mot m’apparait proprement hallucinant. Et personne ne bouge ? Ils sont où, nos si glorieux, intègres et purs castors, dans l’histoire ? Dernier avatar de la chose dont je veux parler ici, cette insupportable sortie d’une petite ordure fasciste, collabo de la première heure de la dictature qui vient.

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Le FN officiel a beau jeu ensuite de nier, botter en touche comme il le fait toujours si bien même dans les affaires les plus attentatoires à nos libertés fondamentales et à la réalité historique. Cela n’en demeure pas moins constitutif d’un certain climat à l’intérieur du FN et de sa curieuse conception de la démocratie. On vient d’ailleurs de m’informer que cette proposition ne doit rien au hasard

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IL faut voir le traitement que subissent au quotidien les journalistes de la Voix du Nord.

Sur franceinfo, vendredi, Jean-Michel Bretonnier, directeur de la rédaction et rédacteur en chef de La Voix du Nord a évoqué les « intimidations » du maire frontiste qui souhaite que les journalistes fassent « la communication » de la ville. Il s’inquiète de ce que serait la « liberté de la presse en France si Marine Le Pen devenait présidente de la République ». (source)

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Bien sûr, le FN nie, ridiculise et raille, botte en touche, décrédibilise. Mais les faits sont têtus pour les petits trafiquants de la réalité comme elle va :

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Si rien n’est fait pour lutter un peu plus efficacement que ce n’est le cas actuellement contre les méthodes fascistes de ce parti qui soi-disant pour certains ne le serait pas, qui se cachent derrière leur petit doigt, notre pays court à sa perte  Et je ne compte guère sur l’accession de la marionnette des marchés qu’est Macron pour résoudre cela. On sait bien à quel point l’ultra-libéralisme s’accommode si bien de  la restriction des libertés fondamentales

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Grave atteinte à la liberté d’informer à Hénin-Beaumont #FN. Police collabos. #violencespolicieres

j’ai été,  comme d’autres, extrêmement choqué en apprenant l’arrestation particulièrement violente du journaliste de l’agence Hans Lucas, Jacob Krist, dont on peut voir les images ici.

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je ne peux que déplorer l’étrange complicité qui visiblement s’illustre à cette occasion entre la Police Nationale et le service de sécurité du FN, comme par hasard, à Hénin-Beaumont, où les militants fascistes de ce parti se substituent en outre aux forces de l’ordre publiques, jusque dans le bureau de vote.

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Cette intimidation grossière, dont je m’étonne que les services de l’état ne l’empêchent pas, va  à l’encontre des règles les plus élémentaires dans un pays qui se prétend démocratique. La bête immonde, visiblement n’est pas morte. Qu’une milice politique privée interfère dans le cours normal d’élections dites « démocratiques » m’est proprement insupportable.

Cela fait deux événements qui viennent perturber le cours normal des élections dans cette commune, après l’arrestation également particulièrement musclée des femens que le journaliste suivait.

Et pourtant, j’ai surpris pas plus tard qu’à midi, alors que l’information était connue de ces « journalistes »,   france2 la main dans le sac en ne faisant nul état de ceci.  Et voilà ce que me répond le chef (adjoint) de la direction du service politique de France 2, à mon étonnement de pas voir cette information traitée   :

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Le lecteur appréciera (la suite est ici). Et après, les mêmes s’étonnent que le complotisme prolifère, en omettant volontairement des informations. On peut compter sur eux, je suppose, pour faire preuve de solidarité ce soir au journal de 20 heures  avec leur collègue agressé dans le cadre de son travail…

Pourtant, nous savons pour beaucoup que ce n’est pas un cas isolé. Quand on voit comment se comportent certaines brebis galeuses de la police,  visiblement politisées à l’extrême droite,   avec les journalistes indépendants en général, on n’est pas très étonnés… je me souviens encore de la manière dont a été traité un autre journaliste indépendant, Gaspard Glanz, qui a été l’objet d’un traitement plus qu’étonnant de la part de la police en particulier et du ministère de l’intérieur en général, allant jusqu’à l’assigner à résidence pour l’empêcher de faire son travail, qui visiblement gênait en introduisant davantage de transparence sur certaines pratiques condamnables vis à vis des migrants, par exemple. Est-ce que cela justifie les menaces de mort de la part de plusieurs soutiens de la police sur facebok, ainsi que d’un gendarme,  à visage découvert,  dont il a été l’objet ? Plus récemment encore, voilà ce que l’on apprend (voir ici et dérouler pour plus de détails) :

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Notre soi-disant démocratie ne cesse de prendre des coups dans l’aile, en ce moment… On peut bien sûr compter sur le grand démocrate qui sortira des urnes pour lutter contre cette peste brune…. #oupas.

Réactualisation au 25.04.2017 : Jacob Khrist relate sa détention sur sa page facebook ici. Voilà ce qu’il écrit :

Dimanche dans la ville FN d’Hénin-Beaumont, on m’a retiré le droit de travailler, retiré ma liberté et, par extension, retiré le droit de vote !

Convaincu que toute forme de stigmatisation et d’inégalité est un frein à l’évolution de notre société, je travaille depuis quelques années sur ces sujets en suivant notamment le travail du mouvement féministe Femen et d’autres collectifs militants non-violents. Ce travail au long court m’a déjà valu par le passé nombre de critiques, mais je pense que le seul moyen d’avoir un regard juste, à distance, est précisément de s’y atteler dans la durée.

À ce titre, je suis clairement identifié par les différents acteurs que mes idées combattent. Ce qui ne me pose aucun problème ; au contraire, je trouve cela sain.

Dimanche matin, depuis une petite heure, je me trouve sur le site de l’école communale d’Hénin-Beaumont à couvrir les élections présidentielles avec des dizaines d’autres reporters. Je me suis senti repérer par des agents en civil avec oreillette et/ou talkie (service de sécurité, police…), mais n’ayant rien à me reprocher et désireux de faire mon travail je n’y prête pas attention. Puis Steeve Briois, maire de la commune et député européen frontiste, apparait devant l’école, fait un tour puis repart dans les rues adjacentes. Comme à l’accoutumée, il est accompagné d’une horde de journalistes qui le suit pour réaliser des images. Je ne fais que suivre le mouvement.

À 10h19, je réalise un cliché de lui en contre-champ, puis je vois sortir d’une limousine des militantes Femen affublées de masques. Je détourne donc mon appareil vers elles, comme d’autres confrères.

À 10h20, je suis en train de réaliser une rafale de clichés quand je sens qu’on me saisit violemment sur le côté et par derrière. Deux individus en civil m’intiment l’ordre de ne pas bouger et cherchent à me traîner en retrait. J’ai mon appareil dans les mains, un gros sac de 10kg sur le dos, je pense immédiatement à une intimidation ou à un lynchage. Je leur demande qui ils sont, ils ne répondent pas. J’appelle à l’aide mes collègues, puis la Police, mais rien ne semble bouger. J’entends mes agresseurs parler de me mettre à l’abri derrière un véhicule vers lequel ils tentent de m’entraîner. Je résiste, sans user de violences, ni physiques ni verbales. Je me contente d’appeler à l’aide. Ils me mettent face contre terre quand deux policiers en uniforme débarquent. Soudain, je suis soulagé. Mais ils me menottent et m’emmènent dans un véhicule de police avec une militante Femen.

Je me laisse faire. Il est 10h40.

Je me retrouve au commissariat de Lens en garde à vue. Quand on est bien traité, la GAV, ça ne se passe pas trop mal. J’ai de la chance, c’est le cas. La plupart des policiers présents ne comprennent pas ce que je fous là. Pour eux je ne suis pas un délinquant.

Je reste une heure menotté avant d’être placé en cellule. Le même sort est réservé aux militantes Femen.

Dans l’après-midi, lors de ma notification de garde à vue de 24H, j’apprends que je suis accusé de complicité d’exhibition sexuelle ! C’est là que je commence à flipper. Ils cherchent à m’intimider, à m’empêcher de faire mon job. Si l’on accuse de complicité les journalistes qui prennent des images d’actions punies par la loi, c’est que la presse n’est pas libre.

Vers 22h30, tandis que j’obtiens les premiers résultats de l’élection présidentielle et que je fais ma déposition, j’apprends de la bouche de l’inspecteur que, soi-disant, je me serais adressé de manière véhémente à Steeve Briois au moment où je le photographiais. Je réfute fermement. Alors, il me demande pourquoi je n’ai pas de carte de presse. Je suis habitué à la question, comme la plupart de mes comparses photoreporters (qui ne parviennent pas gagner 50% de leurs revenus via des piges presse)

Ensuite, on me reproche d’être complice d’exhibition sexuelle, en voulant m’associer aux militantes Femen. Il passe assez rapidement sur le sujet, faute d’éléments et enfin, me parle de rébellion lors de mon arrestation. J’apprends à ce moment que les deux individus qui m’ont interpellé en civil sont des policiers et ce, malgré le fait qu’ils n’aient pas de brassard et qu’ils ne m’aient ni décliné leur appartenance à la police, ni répondu lorsque je leur demandais qui ils étaient. Oui, j’ai bien résisté comme précisé plus haut mais sans aucune violence, mes mains étaient agrippées à mon matériel photo, j’ai cru qu’ils allaient me lyncher… Sur ce point, c’est ma parole contre la leur et, jusqu’à preuve du contraire, je sais que c’est la police
qui a raison.

En attendant, on me remet en cellule pour la nuit.

Le lendemain matin, à 10h, j’ai droit à une entrevue par visio avec le Procureur de la République. Visiblement, il n’est plus question de complicité d’exhibition sexuelle, mais de rébellion.
Le proc me dit qu’il veut comprendre ce qui s’est passé, les tenants et les aboutissants de la rébellion, et qu’il envisage une confrontation. Il me précise que ma GAV est reconduite pour un délai maximum de 24 heures. On me fait ensuite signer ma notification de garde à vue qui comprend toujours le motif de complicité d’exhibition sexuelle, auquel a été ajouté celui de rébellion !

L’avocat, demandé la veille n’ayant pas pu se déplacer, on me demande à nouveau si je souhaite parler à un avocat, je refuse, persuadé que je vais en finir et que je pourrais me défendre une fois sorti. Erreur de jugement.

Finalement, peu de temps après, un agent vient me dire que ma famille m’envoie un avocat, j’accepte.

Quelques heures plus tard, je rencontre l’avocate qui ne comprend pas. Pourtant, mes déclarations sont claires, les faits sont là. Elle n’a que peu d’espoirs, elle pense que c’est sans appel.

Pourtant, elle m’annonce que le proc souhaite me faire faire une nouvelle déposition… S’en suit une longue attente, puis vers 20h30, une sortie de garde à vue.

À ma sortie je retrouve mon matériel. Les policiers à qui j’ai à faire sont visiblement désolés, me disent que j’ai été arrêté sur la base d’informations qui tendaient à pouvoir m’inculper pour complicité d’exhibition sexuelle. Heureusement, faute d’élément, j’ai été relâché. Ils n’ont malgré tout pas le droit de me transmettre aucun des éléments justificatifs que j’ai dû signer.

Alors qu’ils m’ont privé de liberté pendant 36h, empêché de réaliser mon travail, empêché de prévenir les personnes pour lesquelles je devais travailler, notamment ce lundi, empêché de voter, je n’ai aucun recours. Il m’est impossible de contester cette arrestation abusive et arbitraire, suivie d’une privation de liberté tout aussi abusive et arbitraire, car il n’y a pas de poursuite contre moi !

Je peux comprendre la réaction de ceux qui trouvent que ce n’est qu’une garde à vue, qui plus est en France, et que le buzz est un peu fort me concernant.

Sur le plan personnel, c’est gratifiant de voir le nombre de personnes que cela touche et qui m’apprécient. Je tiens d’ailleurs à remercier chaleureusement toutes les personnes qui m’ont témoigné de leur soutien y compris par la pensée.

Mais l’essentiel du problème n’a rien à voir avec moi, et c’est cela qui est vraiment grave. Mon expérience a démontré qu’il était possible d’accuser un photojournaliste, un journaliste, de complicité lorsqu’il travaille sur un sujet qui peut tomber sous le coup de la loi. Exactement comme dans ces pays qui ne vivent pas en démocratie.

Ce qui est aussi très gênant, c’est d’avoir été arrêté de manière arbitraire sur la base de soupçons, d’accusations. Mais venant de qui ? Pour quoi ? Et après avoir été accusé de complicité, l’être de rébellion. Avoir l’impression que cela peut arriver à n’importe qui.

S’il n’y avait pas eu ce battage médiatique, autant de soutien, si je n’étais pas membre du collectif de photographes HansLucas, que serait-il arrivé ?
Dans un cas comme celui-là, l’on se demande toujours qui cela dérange-t-il ?

Qui a intérêt à nous réduire au silence ?

Les militantes Femen sont convoquées au tribunal le 20 septembre 2017 pour troubles des opérations d’un collège électoral et exhibition sexuelle dans un lieu accessible au regard du public.

Visiblement, le militantisme pacifique n’est pas dans l’air du temps. Et cela laisse un sentiment amer et un doute profond sur ce qu’il va advenir de la liberté de la presse et de la liberté d’expression dans notre pays

Jacob Khrist / Hans Lucas

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« Lumières sur mairies brunes » ? Pas à tous les étages ! #FN #antifa #VISA

Vlumiere-sur-mairies-brunesVILLERS-COTTERÊTS  –  HAYANGE –  HÉNIN-BEAUMONT –  MANTES-LA-VILLE – BÉZIERS – BEAUCAIRE – LE PONTET – BOLLÈNE – ORANGE –  CAMARET-SUR-AIGUES –  LE LUC EN PROVENCE – FRÉJUS – COGOLIN  – 13ème et 14ème arrondissements de MARSEILLE – La Seyne sur Mer

je tiens à porter votre attention sur cette dernière livraison parue aujourd’hui sur le site de VISA ¹, le numéro 8 des chroniques « lumières sur mairies brunes« . Toutes les actions anti-sociales, discriminatoires, xénophobes, et relevant de la corruption et des conflits d’intérêts des communes gérées par l’extrême droite y sont passés au crible de manière particulièrement méthodique.  Avec en prime un dossier spécial :  « .QUAND LES MAIRES FN SE FONT LEUR PUB SUR LE DOS DES REFUGIÉ-E-S ». La peste brune comme elle va,  en sa pleine lumière (bien noire en vérité). Du bon boulot, particulièrement exhaustif. Admiratif. Félicitations les syndicalistes ! Chapeau bas. Travail utile et (hélas ) hautement nécessaire pour démystifier le comportement réel, bien loin des beaux discours, qui se prétend frauduleusement du peuple, des couches les plus défavorisées et des familles les plus modestes, alors que toute son action prouve le contraire. On en a ici clairement la démonstration.

¹ VISA est « une association intersyndicale composée d’une cinquantaine de structures syndicales, dont les militants recensent, analysent, dénoncent, les incursions de l’extrême droite et plus particulièrement du Front national sur le terrain social. VISA se veut être un outil d’information et de réflexion pour toutes les forces syndicales qui le souhaitent afin de lutter collectivement contre l’implantation et l’audience de l ’extrême droite dans le monde du travail. »

le #feminisme du #FN, c’est donc ça, @SteeveBriois ?

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On comprend que le film de Lucas Belvaux puisse en déranger certains, à l’extrême-droite… Les vampires de la tribu (très) primaire des « Onéchénous » n’aiment guère la pleine lumière. Bande annonce :

Voilà ce qu’en dit le Huffington Post :

FRONT NATIONAL – Si le film « Chez Nous » de Lucas Belvaux ne porte pas spécialement sur la vie de Marine Le Pen, difficile de ne pas voir sous les traits du personnage Agnès Dorgelle (incarnée par Catherine Jacob) l’ombre de la présidente du Front national.

Et pour cause, le long métrage, dont le trailer est sorti ce vendredi 30 décembre, est largement inspiré de la progression du parti d’extrême droite. À l’affiche, seront également présents André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Emilie Dequenne

Cette dernière incarne Pauline, une infirmière à domicile travaillant dans le Nord, entre Lens et Lille, qui va se faire approcher par le « Bloc Patriotique » (ressemblant étrangement au Front national) afin qu’elle se porte candidate aux municipales, dans ce territoire miné par la crise de la métallurgie. Selon le réalisateur, le film décrit cette « parole qui se libère, disséminant une odeur abjecte qui dérange de moins en moins ».

On comprendra donc aisément que je ne puisse passer à côté du propos  dans cette nouvelle formule de ce blog. Surtout quand je vois la réaction d’un maire FN qui pourrait être éventuellement directement concerné… s’il prenait ce film pour autre chose qu’une fiction…  (mouarfff ! le con ! 😉

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(ce à quoi je fais allusion :

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Le féminisme selon Saint Neuneu consiste donc à qualifier une femme de « Pot à Tabac », qui se dit d’une  » Personne grosse et courte, petite et obèse, bouffie, contrefaite ».  Voilà voilà… La preuve par l’absurde. Le roi est nu. Et c’est (très) moche.

#FN : Images de la fRance apaisée : Menaces de mort contre le maire de #Sevran. (Merci #DossierTabouse)

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[devoir de suite].  Dans les traces (brunes, les traces) d’une émission d’un pseudo journaliste manifestement très prisé de la fachosphère (il s’y emploie avec un zèle certain) qu’on sait maintenant bidouillée (voir ici, en fin de billet, les pièces à conviction), j’apprends que le maire de Sevran a décidé de porter plainte contre deux personnalités du FN, David Rachline et Steeve Briois, respectivement maires de Fréjus et d’Hénin-Beaumont, pour menaces et provocation à la haine :

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…En cause, le fait que les élus en question laissent négligemment traîner sur leurs comptes facebook respectifs (alors qu’ils en sont responsables, et s’en font complices en ne les supprimant pas) des messages auxquels je suis pour ma part, malheureusement, tristement habitué, genre  :

« Une belle ordure à exterminer avec le reste », « démission du maire qui a vendu son âme aux mécréants salafistes. Une petite bombe sur l’école le dimanche quand les responsables sont réunis. Et une bastos pour le maire »…

Je suis de tout cœur, malgré nos profondes divergences politiques, aux côtés de Monsieur Gatignon, et j’ approuve tout à fait cette plainte qui me semble de nature à continuer la lutte éminemment nécessaire contre cette peste brune qui nous envahit et salit tout ce qu’elle touche. No pasaran. Une plainte à mettre en relief, sur le registre de la dédiabolisation et de l’image lisse dont le parti en question se pare, se revendiquant si frauduleusement du peuple (rire…) avec cette autre information qui la contredit si terriblement…

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Aux côtés de l’islamophobie consubstantielle au FN, l’antisémitisme, une autre tare consanguine… Il faut que ça se sache. (moi, je n’avais déjà plus aucun doute… (voir ici). On se souvient pour beaucoup des liens qui unissent si fort le FN et un certain Dieudonné….

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Hénin-Beaumont #FN capitale mondiale de la pédophilie ?

On attend le bal des pleureuses et son festival de ces hypocrites indigné(e)s d’extrême droite qui se sont levés en masse à l’occasion du concert de Black M à Verdun… Deux poids, deux mesures. Voir le FN si complaisant avec la pédophilie, c’est pas joli, joli….

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(l’information est confirmée ici)