Politiques, vous n’aurez pas notre haine

Quand je pense qu’il y a peu, je dénonçais vertement, comme en ma triste habitude quotidienne, depuis plus d’une dizaine d’années maintenant, ce genre de propos ignobles, d’une multi-récidiviste de la haine raciste et homophobe :

Et voilà qu’à présent, il me faut condamner ceux de l’une de ses victimes, parmi la plus obsessionnelle, comme si cette ex-macroniste là ne lui pardonnait pas son origine, jusqu’à lui prêter une religion bien commode actuellement pour asseoir sa haine… Je ne pensais pas voir cette même cible d’attaques racistes, que je condamne sans réserve malgré notre grande divergence idéologique, converger vers ce même genre d’idées xénophobes dès le surlendemain…

Ma réponse est sans appel :

Depuis tout ce temps, plus de 30 ans, que j’observe la vie politique française, et que je braque mes projecteurs si personnels vers l’extrême-droite, mon ennemi politique viscéral, je ne peux que me désoler de ce que leurs idées aient autant infusé tout le spectre politique : immigration et sécurité sont devenus de plus en plus centraux comme jamais dans tous les programmes politiques, et plus aucun camp n’est épargné par cette logique désastreuse.

Il est vrai que depuis, comme je l’écrivais encore hier, les attentats sont passés par là… qui ont créé un effet de sidération dans l’intelligentsia, comme figée par l’émotion. Mais doit-on à ce point donner raison au projet machiavélique de leurs auteurs, en faisant des migrants et de ceux que la fachosphère tentent d’amalgamer, les musulmans, en terroristes, des boucs émissaires un peu trop faciles, qui sous le coup de cet insupportable rejet national (iste), se verront à leur tour remplis de ressentiment, si ce n’est de haine ?

La haine entraîne la haine, c’est un fait majoritaire. L’exemple de Hanau n’en et qu’un triste exemple, sûrement pas le dernier… Notre société en est emplie, sur les réseaux sociaux, dans la vie publique et politique. L’irresponsabilité politique publique en la matière qui nous occupe ici est patente, quand les principaux inspirateurs de cette haine raciste et xénophobe nourrie de complotisme, qui tue, massivement, refusent leurs propres responsabilités en la matière. Cette anecdote médiatique démontre assez le déni dans lequel certains sont enfermés, dans notre pays :

Quand sortiront nous enfin de ce cercle infernal ?

Oui, Guy (ton livre est encore là, près de moi…), c’est même la seule question qui vaille, aujourd’hui. Essentielle : comment mettre un peu plus d’amour et de tendresse dans ce monde de m… (censuré).

Post-scriptum : Tu as choisi un bon chemin (ceux qui savent comprendront).

Pour la droite, les pauvres n’ont qu’à crever dehors, alors ?

indexAprès le billet de ce matin sur la colère des bourgeois du 16ème, savamment et cyniquement instrumentalisée par Goasguen, abordons à présent le sujet de fond de ce dossier du logement social sous un angle plus sérieux que le simple petit confort personnel de ces bourgeois sans intérêt, gavés de haine sociale. Pour connaitre plutôt bien le sujet de l’hébergement d’urgence, je sais combien il est difficile malgré le dispositif législatif contraignant,  dans l’intérêt du demandeur assez vulnérable comme cela,  de trouver un logement même ponctuel pour certaines catégories de population qui n’ont plus de logement. Aussi, quand j’ai vu cet article sur Respect mag selon lequel « De plus en plus de femmes à la rue ne trouvent pas d’hébergement, selon le 115« , je ne pouvais manquer de vous en faire part.

Le taux de non-attribution pour les femmes seules, de 40% dans ces 45 départements, est en très forte hausse à Paris (+52%), « en grande partie » en raison de l’ »absence de places suffisantes dans les structures », selon la Fnars.

Ancien professionnel de ce secteur, je confirme. Dans le département où j’œuvrais alors, il n’y avait qu’une seule structure qui acceptait de recueillir des femmes, une petite vingtaine….  Bien loin de la demande potentielle ! Et si l’on s’intéresse aux familles, « … ce taux de non-attribution est même de 58% », précise la fédération.(FNARS) :

Au total, au mois de février, près de 10.000 personnes ont sollicité le 115 sans succès. Pour celles qui ont eu une réponse positive, la solution reste très précaire: 82% des attributions de places en structures hivernales couvraient des séjours d’une nuit seulement  (alors que la loi en impose  minimum…).
Et compte-tenu des difficultés économiques et sociales que connait notre pays, cela n’est pas près de s’arranger… Mais des gens aisés dans leur petit cocon du 16ème préfèrent  donc interdire à la réalité de faire irruption dans leur  égoïsme… Faudra-t-il que la mobilisation sociale collective soit plus forte, et que les manants que nous sommes se fassent plus agressifs pour leur faire rendre gorge ? Cette situation est insupportable et il est de notre responsabilité collective que chacun participe à l’intérêt collectif selon ses possibilités humaines et financières. On ne peut pas d’un côté défendre son petit pré carré qu’est un ghetto de riches et de l’autre voter à droite,  pour moins de dépenses sociales, sous peine de perdre toute crédibilité, et se voir légitimement demander des comptes…  J’ai dit.

 

#RSA #DAL #SDF : la droite alsacienne s’en prend (encore) aux pauvres

Pendant que les regards médiatiques sont rivés, à juste titre tant c’est honteux, (discriminant, relève du racisme anti-pauvres tant répandu à droite… etc. Rayer la mention inutile) , sur la décision de rétablir le STO dans le Haut-Rhin, j’apprends que le Bas-Rhin fait encore mieux en prenant une autre mesure qui s’en prend encore aux plus vulnérables d’entre nous :

Le conseil départemental du Bas-Rhin, présidé, depuis avril 2015, par Frédéric Bierry (LR), a, vendredi 5 février, rayé de son budget 2016 la totalité de la ligne de 640 000 euros consacrés à l’hébergement d’urgence. Ce sont donc, outre le Centre communal d’action sociale de Strasbourg, neuf associations qui, du jour au lendemain, verront leurs moyens réduits, de 15 000 à 150 000 euros.

 

Décidément, la droite, comme son extrême, en Alsace,  a une dent contre les pauvres… Ignominie de cette politique inhumaniste là. Et quand bien même – ce que je soupçonne – cela relèverait d’un chantage envers l’état, je n’en trouve pas cela moins  infect.

le maire de #Metz, #PS, pratiquait la préférence nationale

Captureje croyais le maire de Metz, prétendûment socialiste, plus humain. je me suis trompé. J’apprends à l’instant que dans sa commune, on appliquait en effet la préférence nationale aux gens qui se trouvaient à la rue sur son territoire de compétence. Et il a fallu que la justice s’en mêle pour faire appliquer une loi, dont rien ne stipule qu’il soit impératif qu’il faille posséder une identité nationale pour ne pas crever dehors. Ce doit être cela, la gauche moderne…  En attendant, selon cet article, cette décision judiciaire ferait jurisprudence. J’en suis fort aise. Car pour moi, quand on se prétend « républicain » (terme particulièrement galvaudé de nos jours au point que même des réacs et des gens au positionnement extrêmement droitier et aux valeurs contraires à l’esprit de notre constitution puissent s’en revendiquer), il faut le prouver. Et dans ce cas, une vie en vaut une autre. Point barre. Non négociable.

N.B. Et toutes mes félicitations à ce mystérieux Collectif Mosellan de lutte contre la misère dont je partage les convictions, qui est parvenu par son action efficace à ce résultat probant. Merci pour eux… Nos frères et sœurs en humanité.

A Grenoble comme ailleurs, l’Etat expulse à tout va… ça suffit comme ça #mimosas

 

 

  

Sans titre

A Grenoble, l’Etat expulse à tout va, sans relogement… C’est pourtant totalement illégal. Vers quel modèle sociétal va-t-on, si même l’Etat se permet de violer impunément la loi, alors qu’il devrait montrer l’exemple à tous  ?

 Il n’y a pas qu’envers les Roms ou les migrants (comme ici, à Calais) que l’Etat se montre particulièrement indigent en termes de réflexion sociale (et socialiste). Comme pour eux, l’Etat français se contente dans la majeure partie des cas  de déloger les plus démunis d’entre nous sans relogement, préférant les expulsions et les persécutions à une réflexion globale sur le logement de ces personnes en difficulté. La seule politique aujourd’hui en la matière semble être de se contenter d’attendre que ces gens aillent voir ailleurs si nous y sommes, et si possible hors de nos frontières. Venant du pouvoir sarkozyste, ce n’était pas très étonnant. Mais d’un gouvernement dit socialiste, personne n’y trouve donc rien à redire ? Et bien si. Il y a enfin en France un village gaulois qui résiste à cette logique contraire à nos valeurs humanistes :

Eric Piolle, un maire qui en a…

On avait arrêté les expulsions prévues début avril. Il y avait pas loin de 900 personnes concernées, que l’État souhaitait expulser de leur logement», a indiqué le maire de Grenoble Éric Piolle (EELV) en dénonçant «la pauvreté de réflexion assez terrible» de l’État autour de la question de l’hébergement.

«On a proposé notre aide pour au moins avoir une politique» mais «l’Etat n’a pas saisi la perche que nous proposions», a-t-il ajouté. «C’est inhumain dans la réalité concrète et en termes de vision. On sous-exploite les moyens que nous avons à notre disposition», a estimé l’élu écologiste. «La ligne, c’est qu’il faut que ça soit suffisamment inhumain pour que les gens préfèrent aller ailleurs que chez nous (…) On est dans une gestion d’urgence permanente», a-t-il critiqué. (source)

L’hébergement d’urgence est pourtant l’une des premières marches d’accès au dispositif d’hébergement et de logement global. (cf articles L.345-2-2 et L.345-2-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles sur l’inconditionnalité et la continuité de l’hébergement). Cependant, depuis la fin du dispositif hivernal, et en dépit de ces lois, des centaines de personnes sont mises à la rue, de force ou sous la pression, de certains centres d’hébergement d’urgence, sans qu’aucune proposition de relogement ne leur soit faite. C’est illégal et inhumain.

Est-il normal, parce que ce gouvernement considère qu’il y a trop d’étrangers, comme le précédent, alors que nous sommes loin d’autres pays européens, de s’asseoir sur le code de la famille et les conventions internationales, droit des enfants par exemple en refusant d’héberger ?

Pourtant, la situation ne date pas d’hier… L’hiver dernier déjà, la sonnette d’alarme était déjà tirée, relayée par cet article de Rue89  (source). Mais qu’a fait l’Etat depuis ? Rien. Ou plutôt si : continuer à expulser des hommes, des femmes, des enfants….

Alors agissons. Ensemble.

Sans titre

suite et source ici…

Silence on tue… Et c’est en France

« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence ». Art L 345-2-2 du Code de l’Action Sociale. »

Cet article du code de l’action sociale rappelle les obligations de la France envers les personnes en grande difficultés.

Absence de place pour les enfants

Silence, on tue en France.

La Fnars (Fédération nationale d’accueil et de réinsertion sociale) vient de divulguer dans un rapport qu’ au mois de décembre, sur 48.618 appels reçus au 115 dans 37 départements (hors Paris), 23.867 seulement ont abouti à un hébergement. Dans deux cas sur trois, pour cause de manque de places. Au point d’atteindre un niveau critique dans certains des départements étudiés par la Fnars : 91% de réponses négatives dans la Loire, 88% dans le Rhône, 83% en Guadeloupe et 68% en Loire-Atlantique. Et statistiquement, ce sont les ménages avec enfants et les étrangers qui se sont d’abord vus obtenir une fin de non-recevoir.

De plus, dans le silence le plus total, une à deux personnes sans domicile meurent par semaine sur Paris.

Le déficit de places ne datant pas d’hier, le Groupe de Secours Catastrophe Français (GSCF) a tenté de palier partiellement ce manque en créant un sac d’accompagnement pour les SDF. Ce sac, unique en France, permet à la personne vivant dans la rue de pouvoir survivre pendant l’hiver.

Ce sac sera distribué chaque année en période hivernale. Si l’idée permet, chez nous, en France, de sauver des vies, l’association a besoin en urgence de dons. En effet, malgré de nombreux appels au soutien financier, les dons ne permettent pour le moment pas de répondre positivement à toutes les demandes, massives et croissantes.

« Si demain nous assistons à une baisse rapide des températures et à des besoins urgents en sacs, nous ne pourrons pas faire face », lance Thierry VELU. Encore une fois et comme à notre habitude en France, au lieu d’anticiper, prévenir et travailler en amont de la catastrophe, certaine et récurrente, nous devrons faire face à la mort et à la souffrance d’innocents et agir dans l’urgence.

Site : www.gscf.fr

Dons à adresser à : GSCF – BP 80 222 – 59654 Villeneuve d’Ascq

Ou

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Dossier de presse : Ici

Contact presse : 03 20 71 77 39

source du billet

L’innommable.

Décès d’un nouveau-né dans la rue : « on a touché l’innommable »

Une femme, sans domicile fixe, vivant sous une tente avec son mari dans une rue de  Paris, a accouché hier d’une petite fille dont le décès a été constaté et ce, malgré l’intervention des pompiers et du Samu. Colère des élus de gauche et des associations qui se scandalisent.

« Je veux, si je suis élu président de la République, que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid ». C’était en 2006, à Charleville-Mézières dans les Ardennes, le candidat à la présidentielle Nicolas Sarkozy promettait que s’il était élu, plus aucun sans abri ne dormirait dans la rue…

Le 31 octobre dernier, le secrétaire d’État chargé du logement, Benoist Apparu, fidèle lieutenant du chef de l’État, affirmait qu' »il n’y aura pas de places d’hébergement d’urgence supplémentaires cet hiver ». Pour Ian Brossat, président du Groupe Communiste et élus du Parti de Gauche au Conseil de Paris : « Benoist Apparu doit être tenu responsable de la situation de cette femme et de la mort de son enfant ».

Selon le collectif les Morts de la Rue, ce drame « est significatif de la politique menée actuellement en matière  d’accueil et d’hébergement et la réduction des moyens ne peut  qu’engendrer des situations comme celle ci ». « Nous souhaitons également exprimer notre colère vis a vis du gouvernement qui n’est plus à même de protéger les plus pauvres », a ajouté le collectif qui a comptabilisé 280 morts dans la rue depuis le début de l’année. Selon le collectif, le couple vivait depuis peu sous  une tente, rue de l’Observatoire dans le XIVe arrondissement et il  n’était pas connu des services habituels de maraude. « Je pense qu’on a touché  l’innommable« , a rajouté Christophe Louis, président du collectif sur RMC. (source)

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