chiffres de l’observatoire de l’#antisemitisme 2019 : tant de haine m’est un crime (contre l’humanité)

On va bien voir si les mêmes hypocrites qui réfutent la légitimité de l’observatoire de l’islamophobie vont faire de même avec celui de l’antisémitisme, porté par le Crif. On peut en effet penser ce que l’on veut de ce Conseil, à mon sens pas plus représentatif que ne l’est son homologue musulman, il n’en demeure pas moins que les chiffres avancés sont particulièrement alarmants.

Savoir que 19 000 publications, rien qu’en 2019, appellent à la violence, au viol, à brûler ou tuer des juifs en général, ou des personnes qualifiées comme juives, à aider ou justifier le meurtre ou la violence envers des juifs, à voler, vandaliser ou brûler des biens ou propriétés d’institutions juives ou de personnes qualifiées comme juives, sur fonds de menaces, d’insultes, de discriminations, le tout allant jusqu’à l’apologie d’attaques terroristes envers des juifs, voilà qui ne requiert aucun débat, et ne souffre aucune contradiction, aucune justification : pour moi, c’est tout simplement dégueulasse, en mille mots comme en un seul, point à la ligne.

Toutes celles et ceux qui prétendent utiliser un racisme pour en justifier un autre ne méritent aucune réponse de ma part. Juste du mépris, l’indifférence m’étant impossible, et insupportable en pareil cas.

#antifa

le droit à l’anonymat est constitutif des droits humains, Robert (Je répète EN PARLANT FORT…) #OKBoomer

Assez régulièrement apparait, ici et là, cette polémique généralement initiée par des mous du bulbe – pour certains d’ailleurs faussement ingénus (la duplicité une marque du macronisme) – qui consiste à laisser penser que l’anonymat (et le pseudonymat) seraient le prétexte à se lâcher immodérément sur les réseaux sociaux en disant tout et nawak. Ce point nodal serait sensé expliquer l’essence même du phénomène de haine en ligne, ce poison anti-démocratique qui me préoccupe au plus haut point et dont j’observe attentivement les derniers développements (1). Ces gens là sont au choix : grotesques, idiots, incultes numériquement parlant, malveillants, anti-démocratiques et autoritaires, ne supportent pas la contestation, sont hostiles au principe de l’information libre et non faussée par des intérêts économiques, sont des non-sensibilisés au sujet dont on cause pourtant sur les zinternets, etc.etc.etc. (liste non exhaustive).

Car c’est un fait malheureusement insuffisamment perçu du grand public : le droit à l’anonymat est reconnu par plusieurs organisations internationales représentatives en matière de droits humains.

Le dossier complet est ici.

Seuls ceux qui n’ont pas préalablement creusé ce sujet l’ignorent encore. Ou alors, hypothèse également permise, ils le savent mais ont un intérêt personnel, politique, plus largement idéologique, ou matériel, financier, en termes de pouvoir et/ou de domination, d’influence, à faire croire que toutes celles et ceux qui ont choisi l’anonymat ou le pseudonymat sont de vulgaires trolls sans éthique personnelle, de dangereux asociaux, et des imbéciles et des incultes ivres de haine et de violence, prêts à sauter sur le quidam pour l’égorger sans autre forme de procès ni état d’âme. C’est à mon sens en effet une sorte de pensée magique assez régulièrement à l’œuvre dans l’inconscient des internautes, alimentée qui plus est par des événements réels, hélas. Car les pensées fausses ont souvent une origine, même ténue, qui elle ne l’est pas : on a tous été avertis des dangers d’internet, et des risques d’être interpellés IRL par des individus malveillants qui profiteraient de votre particulière naïveté, crédulité ou vulnérabilité intellectuelle ou psychique pour vous attirer dans un guet-apens, vous ou votre (notre) chère progéniture, il ne faut pas être imprudent. Les dangers sont bien réels, mais l’œuvre d’une minorité qui ne saurait édicter la règle ni sa loi.

Internet est à l’image de notre société, dont les maux y sont simplement parfois sur-représentés, ou rendus plus aigus, et certains aspects parfois outrageusement amplifiés, par la capacité de démultiplication démesurée (à une échelle internationale même, je préciserais, pour les irréfléchis) qu’apporte l’outil numérique. Tout peut donc y prendre une proportion hors normes qui n’existait pas à l’époque où cet outil était absent et où même les débats les plus suivis physiquement, dans telle ou telle salle des fêtes (allez, soyons fous, allons dans les cas les plus probants pour un quelconque palais des congrès parisien) n’avaient pas l’impact d’un sujet lancé aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Internet a un effet loupe, grossissant certes, mais aussi déformé, plus ou moins volontairement selon les cas étudiés. Des biais cognitifs y sont très présents et installés, comme les travaux de Gérald Bronner m’y ont dans un premier temps initié, eux qui m’ont permis d’affuter davantage encore mon sens critique en lui donnant précisément des outils cognitifs, avant que je ne me détache de sa réflexion pour cause de militantisme divergent, et de conflit d’intérêts évidents. Sur ces réseaux sociaux que je connais bien, des groupes de pression plus ou moins visibles, plus ou moins masqués, voire carrément outrageusement trafiqués (les fakes), plus ou moins politisés et organisés sont à l’oeuvre, et certains se sont fait unespécialité de monter certains sujet en épingle pour assoir à la fois leur visibilité médiatique et leur influence idéologique. Il convient donc de n’en être point dupe, comme j’en vois à l’instant certains pris sur le fait. A moins de prendre le risque de croire que Damien Rieu est représentatif de l’ensemble du monde civilisé (je m’esclaffe, sachant à qui précisément j’ai affaire… ). Et dire que certain.e.s jugent bon de suivre les provocations racistes fortement toxiques de ce Damien Lefèvre pour l’état civil, en les prenant pour argent comptant, au point qu’elles en deviennent virales, et alimentent la turbine à lisier grâce à laquelle il vit si bien, visiblement… (payé par l’argent du contribuable européen via les emplois fictifs de son parti et les innombrables combines et affaires politico-judiciaro-financières dans lesquelles le parti corrompu jusqu’à la moelle qu’il sert si bien est embourbé…).

moi, gars, j’ai un pc antique à 150 euros d’occase qui ne m’empêche nullement de faire le job, vu que je n’ai pas besoin de trafiquer la réalité pour faire des photomontages de nature à me permettre d’assoir mon idéologie dégueulasse par le biais de fakenews en tous genres et une honteuse instrumentalisation du moindre fait divers pour satisfaire vos médiocres petits appétits électoraux. Et toc. Tu viens d’expérimenter le fusil a un coup Pandanslagueule.

L’exemple Mila en est la triste illustration, hélas. Et ceux qui se sont emmanchés dans cette polémique contemporaine là sont les dupes d’une escroquerie médiatique de gens mal intentionnés qui en internautes avertis en tirent à la fois les ficelles et les bénéfices électoraux. Car c’est mal connaitre le fonctionnement des réseaux sociaux que de penser que l’expression y est si spontanée que cela, certaines têtes de réseaux et comptes influents ayant un pouvoir d’attraction, et de capacité de conviction qu’ils n’auraient pas en réalité, physiquement, avec leur seule petite parole personnelle, et même suffisamment argumentée. Internet est le règne de l’illusion, et il faut y être armé à la fois sur le plan cognitif, intellectuel, affectif et en termes d’éthique pour y agir positivement. Car on ne le répétera jamais assez, sur internet, il y a vraiment de tout, et pas seulement le pire comme certains voudraient nous le faire croire. Comme disait je ne sais plus qui « on est contre la société mais pas contre l’annuaire du téléphone ». Pareil pour internet, qui à la fois nous simplifie considérablement la vie quotidienne, au point que certaines professions puissent en être entièrement dépendantes aujourd’hui, ce qui n’est pas sans poser d’autres problèmes, et engendrer des phénomènes (pas toujours positifs en termes de bouleversements de nos schémas mentaux et de nos capacités d’attention, de mémorisation, de gestion de nos émotions), qui ne sont pas tous encore correctement cernés précisément, de manière scientifique.

Et donc, où voulez-vous en venir, mon bon Monsieur Gédécé ? Me direz vous. Et bien, tout simplement au fait que je viens de rencontrer sur twitter une certaine personnalité publique et médiatique (dont il n’est pas anodin de connaître la longue carrière médiatique et le positionnement politique exact) qui nous tance donc ainsi vertement , en remettant une pièce dans la turbine à merde :

Voilà ce que je répondais déjà il y a 10 ans à l’un de ces tenants de la suppression de l’anonymat, qui en outre voulait aller plu loin en l’inscrivant dans une loi :

(On lira avec profit ce commentaire là, qui en dit déjà assez long sur un registre un peu brut de décoffrage il est vrai mais néanmoins bien concret et opérationnel sur les dangers de se trimballer sur les zinternets à visage découvert)

Mais depuis, sur ce sujet, ma réflexion, étroitement liée à ma pratique particulière et toute personnelle de l’usage d’internet, a significativement évolué, tout comme mon positionnement de vie professionnelle et personnelle ont changé, le tout me semblant étroitement lié et imbriqué, comme souvent chez moi. Une forme de cohérence personnelle. Je suis, défaut ou/et qualité, quelqu’un de plutôt entier. Sur le plan politique, mon engagement antifasciste est passé par là, qui a tout bouleversé, et certains combats frontaux laissés des traces encore présentes, qui m’ont valu de voir circuler mon pedigree complet sur certains réseaux de groupuscule nazifiants, le tout assortie de moult menaces de sévices physiques plus ou moins élaborés allant jusqu’à des menaces de mort sous les formes les plus tortueuses et cruelles qui soient.

Avec ces gens là, le pire est toujours certain. je ne peux donc plus vivre comme avant, dénué de toute considération pratique : même si je ne suis pas parano (un danger qui guette tous les antifas), il convient d’être (au moins, un peu, ma non tropo) prudent, et de ne pas faire n’importe quoi. j’ai ainsi commis dans ma trajectoire ici un petit manuel de survie numérique, histoire d’en prémunir d’autres contre mes propres erreurs de jeunesse. ..Si ça peut servir, je parle d’expérience… faites passer).

je sais que je contrarie par mes écrits et mes informations délivrées ici, pas tant sur les informations qui y sont diffusées, disponibles ailleurs (3), mais surtout dans sa dimension d’archivage méthodique, qui peut voir certains individus peu scrupuleux se retrouver confrontés à leurs actes passés, ce qu’ils/elles n’apprécient pas trop quand ils veulent se refaire une virginité drapée dans une certaine posture morale, et éthique, ces hypocrites (d’où ma sentence sur mon compte twitter ; « je suis l’accroc sur votre story telling »). Si vous saviez le nombre de personnalités connues, impliquées dans mes billets, qui m’ont demandé de retirer telle ou telle référence à leur nom, pour ne pas figurer sur les moteurs de recherche internet… ce qui nuisaient à leur carrière…. Ainsi, l’un des jeunes homophobes impliqué dans l’agression homophobe de la Roche sur Yon… Ou cette militante historique du FN canal hystérique qui m’a demandé de retirer une célèbre photo de quenelle en famille… sous le fallacieux prétexte que des enfants y figuraient, mais qu’elle ne voyait aucun inconvénient à instrumentaliser pour les besoins de sa cause détestable, mâtinée d’antisémitisme..

A ces tentatives de pression diverses et variées, plus ou moins sournoises, je reconnais mon efficacité : si mon blog est si anodin, alors pourquoi tout ça ?

Ce long préambule qui pourrait paraitre fastidieux à certains m’était éminemment nécessaire à la fois pour me préciser à moi-même les raisons du choix de mon anonymat, et de mon pseudonymat en fonction des circonstances, mais aussi pour expliquer à d’autres les raisons circonstancielles de mon choix conscientisé. J’ai mes raisons, d’autres ont les leurs : risques de perdre son travail, sur ses fonctions publiques ou privées, appréhension en raison de son appartenance ethnique, religieuse (donc susceptible d’agressions), idéologique, de ses dificultés psychiques, de son orientation sexuelle…. En outre, tout le monde n’a pas une assise personnelle et financière suffisante pour se prémunir contre les procédures baillon destinées à faire taire toute contestation, comme cela est un peu trop le cas sous l’ère macroniste, un autoritarisme. Le fait que cette demande de levée de l’anonymat précisément quand le contexte est si tendu, et tout si aisément criminalisable par un pouvoir aux abois en dit assez long sur l’état de notre société…

Une parenthèse encore, à propos du choix de mon titre. #OKBoomer... Une fois, alors que je me disais que je n’étais plus tout jeune et que les vrais pourraient à juste titre m’attribuer cette interjection contemporaine, il m’a été répondu en substance que ce n’était pas tant l’âge qui était visé qu’une certaine manière de penser, en fonction de contraintes et d’une culture valable à une certaine époque, mais plus très efficientes à la nôtre. Ces jeunes là ont en partie raison, nonobstant le fait que certains jeunes raisonnent déjà comme de vieux réacs tous pourris, avec des idées toute faites, des clichés jamais questionnés, des discriminations plein la tête, et une posture face au monde particulièrement rigide. Dans ce cas, du haut de ma cinquantaine passée, je peux leur dire, décomplexé : OK Boomer… 😉

(Alors, les djeuns, l’ai-je bien descendu, cet escalier, vers la victoire de nos idées ?

A vous de ouar… moi, je vais satisfaire un besoin urgent, après avoir répondu comme il se doit, de la manière la plus circonstanciée qu’il me soit permis, à ce médiacrate là… qui se prend pour le nombril du monde.

Faut relativiser gars. Twitter, c’est pas ton monde, visiblement. ET l’Irène, elle est médecin, pas précaire chez Cora, malgré tout le respect que je lui dois pour son combat contre l’industrie pharmaceutique, en effet. Et puis, dernier argument utile, comme dit l’autre, à qui j’aime à laisser le dernier mot pertinent pour passer le flambeau…

(La culture de l’excuse, vous dis-je, ma bonne dame… ;).

(1) d’autant plus préoccupant qu’il est susceptible de pénétrer profondément jusque dans nos cercles intimes et personnels, si l’on n’y met pas des garde-fous efficaces, opérants. Et parfois, même malgré cela.

(2) Son positionnement personnel et « scientifique » sur le principe de précaution m’est par exemple insupportable. J’ai du mal à considérer en effet qu’il n’y a aucun lien d’aucune sorte, ne serait-ce que sur le plan idéologique, entre son appartenance au Conseil Scientifique d’Areva et l’avancement de sa pensée sur ce concept à mon sens plus que pertinent, ce qu’il continue pourtant de nier en vertu du principe d’antériorité, son livre ayant été écrit avant. Et donc ? Qui de la poule a fait l’œuf ?

(3) j’utilise en général ici la presse main stream volontairement, afin d’utiliser des supports auxquels tout un chacun peut avoir accès, histoire de me mettre à dessein dans un bain de connaissances et d’information commune, non élitiste, pour parler au plus grand nombre et en être compris… ce qui ne dit rien de mes lectures par ailleurs.

Qui a bloqué la turbine à lisier de @KTHopkins sur Twitter ? #NOHaters

Il était une fois un mouvement nommé Sleeping Giants dont certains osaient dire qu’ils ne servaient à rien (vraiment ?), et que même ils portaient atteinte à la liberté d’expression, qu’il s’agissait de dangereux censeurs, voire même de fascistes tant qu’on y est. Juste des intolérants mus par une logique autoritaire qui leur commanderait de faire taire tous leurs opposants en vertu d’une doxa du politiquement correct, du refus de la parole alternative.

J’exagérerais ? C’est pourtant exactement le discours que certains réacs et fachos tiennent à notre propos. Dis moi donc qui est la cible de tes ennemis, je te dirais qui tu es…

Alors, histoire de leur montrer qu’ils ont tout à fait raison, les fachos, et que nous sommes encore pires qu’ils ne le pensent, puisque nous sommes de surcroît de monstrueux délateurs (;) , voilà l’histoire que je voulais vous raconter aujourd’hui et qui fait mes délices, à moi (notamment mais pas seulement) qui privilégie l’efficacité.

Katie Olivia Hopkins est une personnalité des médias anglais, chroniqueuse et ancienne femme d’affaires. Selon sa fiche wiki, traduite en français, elle a commencé à écrire pour The Sun en 2013 et le site Web du Daily Mail, MailOnline, de 2015 à 2017. Elle a animé sa propre émission de discussion télévisée If Katie Hopkins Ruled the World en 2015, et l’année suivante, elle est devenue présentatrice pour la station de radio talk. LBC .

Tout au long de sa carrière, la présence et les opinions franches de Hopkins sur les réseaux sociaux , en particulier en ce qui concerne la politique britannique , la classe sociale , l’ obésité , les migrants et la race , ont suscité la controverse, les critiques, l’examen des médias, les protestations et les pétitions.

Elle est fréquemment présentée par les médias comme une commentatrice politique d’extrême-droite.

source

On peut en effet s’en convaincre aisément et valider ce positionnement, sans trop de risques de se tromper, en lisant simplement cet extrait de sa fiche wiki, aux références sourcées :

Pourtant, comme l’évoque un tweet officiel du compte de Sleeping Giants France, qui m’a mis au courant de l’histoire, malgré  » Des milliers de signalements de tweets racistes de l’abjecte Hopkins (celle qui veut tirer à balles réelles sur les réfugiés qu’elle appelle « cafards ») sont demeurés sans résultat. (source)

Aussi, quelqu’un a décidé un beau jour, enfin, de prendre le taureau par les cornes…

Une personne très connue (média UK) est allée avec Imran Ahmed du « The Centre for Countering Digital Hate » voir les responsables Twitter pour discuter de l’incitation à la haine raciale et religieuse pratiquée par Hopkins jour après jour. (source)

Et voilà le résultat :

De la censure, vraiment ? Non. La simple conséquence de l’application un peu plus stricte des CGU de twitter, qu’il ne met pas toujours de la bonne volonté – ou les moyens humains ? – à appliquer consciencieusement, c’est le moins qu’on puisse écrire.

Toute société, sur internet ou ailleurs, ne survit-elle pas que par les règles communes qu’elle s’impose, auxquelles nulle (c’est le cas de l’écrire 😉 ) ne saurait se soustraire sans en subir la sanction ? Pour en revenir à l’accusation liminaire de nos détracteurs de la fachosphère, j’aimerais simplement répondre qu’il y aurait un curieux paradoxe, quand on se veut défenseur de la démocratie (ou plutôt, à mon avis, de ce qu’il en reste) que de laisser nos principaux ennemis, que sont les fascistes, les racistes, les antisémites, les xénophobes, les LGBTQphobes, détruire de l’intérieur notre société. C’est pourtant ce que sont en train de faire les haineux sur internet et dans nos rues, de plus en plus visiblement, et parfois en totale impunité. Il convient donc que cela cesse, pour le bien-être de tous.

J’en profite pour faire un point sur un autre protagoniste de cette histoire, qui vaut certainement bien plus sûrement qu’on s’y attarde, en tous cas bien davantage que cette immonde Katie Hopkins là. Il s’agit de Imran Ahmed. C’est lui, ici :

Il se présente sur sa bio twitter comme administrateur du Center for Countering Digital Hate , basé à Londres :

Enfin quelqu’un d’apparemment qualifié pour s’attaquer à ce phénomène qui relève à mon sens ( 1) non seulement de la politique ou des médias, y compris sur internet, mais aussi et surtout de la santé publique : la haine en ligne est en effet à mon sens un poison démocratique et mental un peu trop puissant actuellement, auquel certaines personnalités vulnérables sont trop surexposées. Et j’aimerais beaucoup collaborer à ma façon au traitement de son éradication. Je vais donc de ce pas creuser ce que propose Imran Ahmed en termes de modalités comme de philosophie. Ce sera l’occasion d’un billet pour plus tard, quand j’aurai recueilli suffisamment de matière. En tous cas, d’ici là, merci à lui pour ce premier résultat. La turbine à lisier raciste doit impérativement être bloquée d’urgence, les dégâts collatéraux sont déjà immenses, les risques de passages à l’acte jamais à exclure, et les petites mains qui tentent de colmater les brèches, trop peu nombreuses, et sur-sollicitées. Merci pour votre attention.

Lire une autre réaction que la mienne au sujet de cette affaire, sur ce blog… In english

(1) … pour l’avoir maintenant observé, analysé et tenté de le contrecarrer, maintenant depuis plusieurs années, d’où ma collaboration active avec les Sleeping Giants France depuis le début.

#Laïcité : la #LDH victime des trolls de la fachosphère sur twitter #NOHaters

Ici, et là, la LDH vient de publier un appel concernant le respect de la laïcité dans notre pays. Le texte évoque notamment la manière dont certains utilisent ce concept respectable à des fins partisanes, électoralistes, pour ne pas dire purement et simplement racistes, xénophobes et en haine des musulmans, comme c’est le cas de l’extrême-droite, mais aussi du Printemps Républicain par pur conservatisme et volonté de préserver une identité nationale figée, raison essentielle pour laquelle je combats personnellement ce groupuscule réactionnaire, dont j’archive ici les exactions les plus courantes et symptomatiques, tout comme je le fais pour l’extrême-droite. Aussi, lire cet appel m’a fait grand plaisir, dans un premier temps, tant il semble entrer en convergence avec mes propres préoccupations :

Ce qui est intéressant, par delà et peut-être encore plus que le contenu sur lequel je ne m’étendrai pas davantage mais qui me semble aller dans le bon sens (même si en temps qu’antifasciste je peux éprouver des réserves sur tel ou tel des signataires), c’est comment il a été reçu sur les réseaux sociaux, à travers le prisme spécifique que je sais si biaisé de l’un de mes angles de vision favoris : j’ai nommé twitter.

On peut en effet y observer très factuellement et sans grands discours intellectualisants et déseséchés ou trop hermétiques un phénomène que je n’ai cessé d’observer depuis des années, et que je ne peux que condamner, tant il relève de la propagande de nos ennemis politiques, ce dont bien peu de gens ont visiblement conscience, puisque les parades tardent fort à se mettre en place, face aux haineux dont il s’agit. En effet, il apparait évident à la lecture des commentaires de celles et ceux qui ont réagi à l’annonce de la publication de ce texte sur twitter, si peu représentatifs de la pluralité politique de ce pays, que, contrairement à nous autres, l’extrême-droite et ses suivistes (dont le Printemps Républicain) sont beaucoup mieux organisés que nous. Je n’ai aucun doute en effet personnellement sur le fait qu’ils agissent en bandes organisées, sous l’influence et le commandement de certains groupuscules activistes d’extrême droite et.ou d’essence vallsiste, et qu’ils pourrissent sciemment les fils d’info qui leur déplaisent en vue de donner l’illusion aux néophytes que leur opinion est majoritaire, ce qui bien sûr est faux. Mais chassez la rumeur, il en reste les traces… Trop tard, le mal est fait :

Il suffit tout comme moi de vous rendre compte par vous mêmes du positionnement politique plus que discutable des comptes qui ont réagi ici, ce dont on peut avoir une idée par le biais des publications qu’ils partagent, pour vérifier que ce que j’écris est juste : la plupart des auteurs des commentaires négatifs qui conspuent ce texte sont d’extrême-droite, et publient des contenus haineux envers les musulmans, mais aussi racistes, xénophobes, et homophobes. Aussi, je vous le dis, là comme ailleurs : on vous voit, les haters. Et c’est pas joli, joli… (En plus, vous êtes très cons : vous illustrez très précisément par votre comportement grotesque visant à désinformer ce que le texte dénonce. Des abrutis finis, point barre. Gravés qui plus est ici pour votre ignoble postérité. )

haine en ligne : l’impunité totale, ça suffit. Dernier avertissement #homophobie #NoHaters #LGBT

j’avais vu passer cette information quelque part, mais je ne me souvenais plus où. Heureusement, l’arrière-cour des blogueurs qu’est Paperblogs (sur lequel je suis aussi publié) permet de rafraichir la mémoire de celles et ceux qui se croient tout permis derrière leur écran…

Et comme je soutiens personnellement l’action de ce Monsieur, et celle de son association pour le droit à mourir dans la dignité, je m’en serais voulu de passer à côté de ça.

Vous voilà prévenus, les haters.

GrandFacho, un clone de Le Lay ? Ou le cousin génétiquement modifié de Soral ? #NONazis #NOHaters #antisemitism

source

je me suis souvent demandé ce que des gens comme Le Lay, ou son succédané tout aussi médiocre, le si petit suisse qu’est Alexandre Bender (1) pouvaient bien avoir dans le ciboulot pour passer l’essentiel de leur médiocre petite vie à balancer des horreurs par leur lucarne numérique. Le fait qu’ils soient si soigneusement planqués derrière leur écran, dans leur petit canapé, sans jamais prendre le risque d’être confrontés à la réalité de leurs ignominies et à leurs potentielles victimes habituelles, les juifs ou ceux et celles réputés tels par lesdits nazis, y est certainement pour quelque chose. Sans quoi ils se seraient bien vite pris un coup de poing dans la gueule amplement mérité. (Pour ma part, ce serait plutôt le manche de pioche, avec ou sans. Et encore, qu’ils s’estiment heureux, je suis non-violent (mais faut pas me chercher, j’ai les moyens de répondre).

Mais j’ai une autre petite idée sur leurs motivations plus ou moins conscientes. Je pense qu’il faut bien qu’ils compensent par leurs outrances (insupportables pour le commun des mortels dont je suis) leur infériorité intellectuelle bien réelle. Sans quoi, ils se livreraient plutôt (avec la même assiduité à laquelle ils s’astreignent pour produire des contenus si négatifs) à la recherche sociologique, politique ou philosophique, ou à d’autres travaux intellectuels un peu plus plus approfondis que ces grossièretés scatologiques habituelles qu’ils ont pour habitude de livrer à notre (non) réflexion. Mais sur ce terrain là, la recherche conceptuelle, ils se savent si cruellement impuissants, les pauvres… d’où leur hargne, et la violence de leurs propos, si ce n’est de leurs actes. Tragiquement dépourvus d’arguments, ils le sont de toute évidence, quand bien même leur mélasse ordurière tenterait de le dissimuler par une projection de brume raciste si désespérément ordinaire chez eux. C’est peine perdue : leur imbécillité évidente donne le vertige, et ne peut que provoquer des vomissements chez tout être doué de raison, de rationalité et de stabilité affective et émotionnelle. Tout ce dont ces deux individus, le bien nommé Le Lay et cet Alexandre Bender (que j’avais le bonheur de ne pas connaître avant cette affaire), comme bon nombre de fachos de la même espèce d’ailleurs, sont généralement dépourvus. Sans quoi, ils arrêteraient d’emmerder le monde, et de tenter obstinément de répandre leur toxicité mentale pour en accabler leurs cibles obsessionnelles : les juif (ve)s.

J’en veux pour preuve, à l’appui de mon propos, la manière tellement idiote et méprisable avec laquelle ledit bas de plafond qui tient Grand Facho – un summum dans la dégueulasserie humaine qui nous fait terriblement douter de notre commune humanité – a tenté d’attirer l’attention d’un plus grand nombre de spectateurs (que cette minorité groupusculaire de nazillons qui le suivent si docilement d’ordinaire) sur sa bêtise d’une crasse immonde.

Pour cela, il a cru bon de cibler un certain nombre de personnalités publiques spécialistes de l’extrême-droite en seule raison de leur judéité supposée, avec des termes bien dégueulasses, aveuglément empli qu’il est d’un plaisir d’autant plus jubilatoire qu’il sait jouir d’une totale impunité. On m’a dit en effet la justice suisse particulièrement laxiste et permissive sur le sujet. Et ça se voit, sans quoi l’affaire serait vite réglée, vu le peu d’ambiguïté que ses propos recèlent. (Pour le même genre de propos orduriers, sur le même registre, Le Lay n’a-t-il pas du quitter la France et se réfugier à l’étranger (un comble pour un « patriote », qui plus est régionaliste breton) pour échapper tant à ses responsabilités qu’à la justice ?)

Mais qu’est-ce qui a bien pu provoquer l’éruption vomitive de ce petit aigri dévoré par ses obsessions haineuses ? Ceci :

(l’enquête en question est visible ici. On comprend bien qu’elle puisse gêner la galaxie antisémite… : elle s’attaque au financement de leur petit commerce répugnant)

Encore un complot juif, forcément, pour ce producteur d’insultes nazifiées… Un complot auquel, bien qu’athée (encore une preuve de leur bêtise hallucinante), je participe de toute évidence, puisque non seulement je combats frontalement Soral atteint par la même maladie – la peste brune – que ledit furoncle nommé Bender, mais je soutiens également activement et visiblement l’initiative de Stop Hate Money tout comme celle des Sleeping Giants, ainsi que de toutes celles et ceux qui tentent de mettre un terme à l’impunité totale dont jouit la haine en ligne à travers ce genre d’individus à forte valeur toxique ajoutée, véritables poisons de l’humanité. Et cela, tenez vous bien (je me dois de devancer les habituels arguments antisémites de ces gens là) sans le moindre intérêt personnel ou financier, d’aucune sorte. Mais parce que mes seules convictions humanistes et viscéralement antifascistes m’y ont conduit, inexorablement. On ne se réveille pas du jour au lendemain chasseur de nazis, en effet… (Que ce soit sur internet ou dans la rue, d’ailleurs. Des engagements personnels qu’il est à mon sens particulièrement idiot d’opposer).

Il n’est en outre pas anodin que ce genre d’individus immondes se voient pousser des éruptions cutanées ou se sentent remonter quelques embarras gastriques chaque fois qu’on s’attaque au nerf de leur guerre : l’argent. Surtout quand il est généré par l’industrie de la haine en ligne, ce petit trafic sur lequel ils vivent, parfois si bien, comme leur maître à dépenser à tous, Soral, l’a amplement illustré. Toute volonté de modération des propos tenus en ligne est donc forcément perçue par eux comme un danger, puisqu’il risquerait de ruiner leur petit commerce, devenu si rentable ces derniers temps, mais sur lequel pèse un danger de mort imminente. ( Méfiez-vous, le recours tellement facile à la censure et à la liberté d’expression n’est jamais loin… qui cache pourtant tout autre chose. Avis aux gogos porteurs de valises de ces gens là…).

Par exemple, déjà, lorsqu’il avait vu poindre le danger d’une loi en France qui contrarierait ses activités méprisables, la loi Avia, le même mono-neuronal était déjà sorti de ses gonds en la qualifiant si sobrement de… (je vais vomir) :

Voilà, voilà. A la suite de quoi, après l’article qui suit de Times of Israël (dont la vue seule doit suffire à le mettre en rage…), il avait dû faire émigrer son blog vers le paradis des bas de plafond (je veux dire, après la Russie… 🙂 ) : le pays de son ami Trump, tout aussi indulgent que Poutine envers ce genre d’ idées suffocantes et vomitives…

Sauf que. Depuis le discours de Sacha Baron Cohen pour l’ADL, le vent est en train de tourner sur un plan véritablement international pour ce genre de provocateurs racistes sans la moindre valeur intellectuelle ajoutée. L’acteur a littéralement tapé dans le mille, et les Gafam vont devoir dans les prochaines années démontrer un plus efficacement qu’aujourd’hui leur volonté de lutter réellement contre ce fléau moderne qu’est la haine en ligne. Ils y sont d’ailleurs déjà fortement incités et de plus en plus par les lois nationales d’une cohorte de pays toujours de plus en plus nombreux. Et même certains fonds de pension, et non des moindres, s’inquiètent de voir leurs investissements dans Twitter ou Facebook fragilisés par les discours de haine et les fake news qui s’y propagent et dont ils se font le si puissant relais, comme je l’évoquais ici. Voilà qui n’est pas inintéressant, même pour un anticapitaliste, et même davantage pour moi qu’un autre ; cela veut dire en effet que même ce système économique que je condamne est obligé d’inventer des contre-pouvoirs et des contre-poisons pour lutter contre ce fléau, sur la base de sa propre logique, et de ses propres contraintes, et non selon mon seul avis politiquement centré, que si peu partagent. Et comme la société alternative dont je rêve, ce n’est pas pour demain, observer que même dans ce monde là, les nazis, on en veut pas, voilà qui m’est encourageant.

Mais déjà, certaines plateformes sont obligées de mentir pour dissimuler l’impensable, et l’inanité de leur modération quasi inexistante, ce qui serait éminemment choquant pour la plupart des internautes : la généreuse hospitalité offerte aux groupes haineux, comme les groupes ouvertement nazis, par twitter, facebook ou You Tube, ce que nous avons été plusieurs à révéler ici. . Pour ces entrepreneurs numériques, les propos haineux ne sont pas un simple inconvénient qu’il s’agirait d’éradiquer. La directrice de You Tube elle-même nous a déjà avoué à demi-mot, grâce au fait qu’elle s’empêtre dans son discours particulièrement hésitant, que leurs algorithmes pouvaient conduire à soutenir ce genre de propos haineux, qui leur génèrent du trafic par leur côté aussi tabou que spectaculaire, source d’adrénaline et garantie de fight pour certains imbéciles que ces haineux là, les Le Lay, les Binder, manipulent.

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Un jour, que j’espère le plus proche possible – tant le déluge de merde des haters si tristement ordinaire m’insupporte au plus haut point et offense ma vue – les Gafam seront obligés de modérer plus sérieusement (en y mettant les moyens matériels – et humains, surtout) les propos contrevenant si évidemment à leurs CGU. Non pas pour des raisons morales ou éthiques, non pas par philanthropie ou en fonction de considérations militantes anti-discriminatoires, mais parce que ces entrepreneurs numériques y auront un intérêt financier qui s’imposera, plus important et plus générateur de profit que celui qui consiste à laisser faire des algorithmes qui, par association, vous enverront vers des contenus de plus en plus hardcore. Tout cela pour satisfaire l’appétit de nouveauté et de contenus sous tension maximale d’une minorité ? Visiblement, nous sommes de plus en plus nombreux à penser, quels que soient nos clivages partisans et nos intérêts politiques, économiques et sociaux, que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Surtout quand ce n’est plus un jeu, et que ce genre de contenus, qui ne sont pas que des mots, mais des déclencheurs d’actes, conduisent au pire.

Lorsque les internautes se détourneront des plate-formes numériques de services, qu’elles soient d’information ou de réseaux (a) sociaux et autres, parce qu’ils/elles ne supporteront plus ce qu’ils/elles y voient, entendent et lisent, alors les entrepreneurs numériques réagiront, c’est certain. Les premiers signaux sont déjà là. Et encore là. Lorsque les usagers des réseaux sociaux en auront ras le bol de manger de la merde raciste, sexiste, machiste, homo, bi, transphobe, grossophobe, pauvrophobe et tutti quanti, entre la poire et le fromage, en grignotant des cacahuètes, ou au petit déjeuner, alors, Grand Facho, toi et tous les petits producteurs de la grande industrie de la haine, vous partirez tout docilement, de vous mêmes, la queue entre les jambes, et tout le monde pourra rire de votre inconsistance, que vos sempiternelles grossièretés, si évidemment attentatoires à la dignité humaine, ne parviendront plus à cacher. Et alors, ce sera chacun son tour… Chacun.e pourra dire :

P’tite bite.

Nota bene : ce billet en particulier m’a demandé un effort particulier. je l’avais abandonné en soirée, hier, lassé et écœuré, saturé mentalement par tant de haine, de merde raciste, de médiocrité intellectuelle de ces gens auxquels je ne cesserai de m’attaquer ici. Et puis, j’ai vu ça, et je suis reparti pour un tour. Tout mon soutien, Tristan. Ma façon à moi de te dire , à toi tout particulièrement, mais aussi à toutes les cibles habituelles de ces gens là, contre lesquels nous luttons tous, chacun avec nos outils et moyens favoris, que nous sommes, ensemble, plus forts qu’eux, isolés. Tout mon soutien, courage à toi et à tes proches.

… Le combat continue. Next.

(1) Bender tient un autre site du même acabit que celui de Le Lay, Démocratie Participative, intitulé modestement Grand Facho, à qui je ne ferai pas le plaisir du moindre lien qui m’enchaînerait à cette petite vermine nazie.

Une fois de plus, les trolls de la fachosphère salissent tout ce qu’ils touchent (I.m. Kewi et Djadge) #Aubervilliers #NOHaters

En peu de temps, le lycée technologique d’Alembert, d’ Aubervilliers, a perdu deux de ses élèves. C’est tout d’abord Kewi, un jeune de 15 ans, qui a été poignardé à mort le 4 octobre aux Lilas.

Puis ce fut le tour de Djadje, 19 ans, qui a succombé ce week-end à ses blessures, après avoir reçu un coup de couteau mortel dans la nuit du 17 au 18 novembre à Saint-Ouen.

Suite à ces morts tragiques inacceptables, voici la lettre que les personnels de cet établissement ont envoyé au rectorat de leur académie, celle de Créteil, décrivant un quotidien qui m’a littéralement bouleversé, jusqu’aux larmes :

Cette lettre a fait le tour des réseaux sociaux, sous différentes versions. je vous présente ci- dessus celle que les personnels voulaient présenter finalement. Cette personne, sur twitter, une parmi d’autres, en a fait circuler également un exemplaire…

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Et c’est sur la suite sur laquelle je voudrais faire porter votre attention : les commentaires. Tous plus abjects les uns que les autres. Mais qui illustrent parfaitement, et si caricaturalement le phénomène que je veux dénoncer ici, celui des propos de ces haters dont on aurait tort de penser qu’ils sont de nature spontanée… et qui n’ont pas la moindre considération pour les jeunes victimes, tant ils sont occupés à satisfaire leur idéologie répugnante, instrumentalisant si grossièrement cette situation, comme ils le font un peu trop systématiquement pour toutes les autres auxquelles ils s’attachent comme des morpions, véritables suceurs de sang de la misère humaine…

Un problème auquel j’assiste, en observateur, depuis longtemps, et qui ne cesse de se reproduire sans que personne ne songe à y mettre fin alors qu’il pourrit tout ce qu’il touche : celui de ces haters à présent tristement habituels sur des réseaux de plus en plus asociaux. Je ne sais pas comment ils s’organisent, bien que j’eusse ma petite idée. Le problème, c’est qu’ils changent régulièrement de réseaux et de supports pour éviter d’être repérés par des gens comme moi. Mais la méthode demeure. Le processus est bien rôdé. Des groupes politiques affinitaires d’extrême-droite se donnent rendez-vous par messagerie instantanée sous des publications sur internet, en fonction de leurs thèmes obsessionnels favoris, et les investissent avec des propos bien choisis pour faire croire qu’ils sont nombreux et pensent tous peu ou prou la même chose, et cela avec des comptes créés la plupart du temps pour l’occasion, qui disparaissent aussitôt le mal fait . Peu importe que ce qu’ils écrivent soit sensé, objectif, intelligent, constructif, spontané. Tout est bon pour dénaturer le fil de la discussion et le tirer irrémédiablement vers la destination que leur orientation politique toxique a choisi. Et c’est toujours l’immigration, les étrangers, les noirs, les arabes, les juifs, et les gauchistes la source de tous les maux de ces trolls professionnels qui ne répugnent jamais en outre aux comportements et aux agressions sexistes et LGBTQphobes en ligne…. Certains poussant même le vice jusqu’à adopter de faux profils – musulman ou féminin, alors que ce sont des hommes (ce que l’on nomme des fakes) – pour tromper l’ennemi… (Un comportement raciste ou sexiste en ligne qui a pourtant des conséquences dans la réalité).

Je dis donc aux tenants inconditionnels de la liberté d’expression (à tout prix, vraiment ? Celui que nous sommes en train de payer m’apparait fort élevé) que je ne connais aucune société humaine qui ne se soit imposé des codes de bonne conduite, sous peine d’être amenée à disparaître. Il n’est acceptable pour personne d’être l’objet d’une telle haine, et de telles discriminations allant jusqu’au cyber-harcèlement, aux menaces de mort et/ou de viol, comme c’est un peu trop souvent le cas ces derniers temps, de manière si tristement habituelle, sans que les plateformes de réseaux sociaux ne se donnent la peine de modérer plus avant, conformément à leurs CGU, ce genre de propos attentatoires à la dignité humaine, allant jusqu’à tolérer sans honte des publications nazies.

Le combat continue. #NOHate.

Discours de Sacha Baron Cohen à l’#ADL : aux racines de la haine, la responsabilité des entreprises d’Internet #NOHaters

S’il y a un discours dont la retranscription vaut d’être lu en ce moment, c’est celui-là, assurément. Il reprend en grande partie un ensemble de préoccupations qui sont  également les miennes en leur donnant une audience que je n’aurai jamais. Pourtant, je suis franchement ravi que l’on fasse savoir – de manière visible et je l’espère fortement médiatisée –  à quel point il existe des intérêts financiers importants qui dépendent du développement des discours racistes et qui, plus largement, soutiennent les discriminations en général, quelle que soit la manière dont on doive les nommer (ce que je nomme « l’industrie des petits producteurs de haine » ici).

Que cette réalité  soit davantage connue de tous, et que d’autres que nous (les convaincus, les sur-informés, les politisés et conscientisés…) en prennent conscience enfin, avant qu’il ne soit trop tard, surtout parmi les plus vulnérables que cela touche en premier lieu est une question de santé et de sécurité publique. Il faut le faire savoir, haut et fort, que les réseaux dits sociaux sont un outil central dans l’expansion des idées racistes et des actes terroristes, un phénomène sur lequel j’ai encore insisté dans cet article récemment ici. Il s’agit d’une véritable propagande installée par nos ennemis, anti-humanistes, avec ses mots clés, sa novlangue et sa stratégie de conquête, politique, économique, mais aussi lexicale. Elle est basée sur la généralisation des fakenews et du complotisme, d’une dimension en effet exponentielle et sur-multipliée rendue possible par l’usage d’Internet,  comme l’évoque Sacha Baron Cohen, car rien ne les dérange plus, les haineux dont il s’agit,  que la vérité.  Elle repose aussi sur la lutte, le rejet  voire l’exclusion systématique de l’information objective,  de qualité, qui ne se résume pas à une simple propagande en leur faveur,  comme on peut le voir en France avec la couverture médiatique des meetings d’extrême-droite, où des journalistes sont régulièrement empêchés de faire leur métier. Elle se structure enfin sur la  généralisation de l’ironie, de la raillerie et de la mise au placard des propos, des textes et des idées positives, car rien ne les freinerait davantage – nos ennemis communs, ceux de la démocratie réelle –  que l’emprise de  l’empathie sur l’indifférence, qui ne risque pas quant à elle de freiner leurs projets autoritaristes, d’essence fasciste, qui ne supportent aucune opposition, fut-elle passive, mais terriblement efficace comme peut l’être la bienveillance usuellement.

Voici donc un discours fort et dense, tout en étant personnalisé, que je vous laisse découvrir ci-dessous :

 

Discours de Sacha Baron Cohen au sommet sur l’antisémitisme et la haine « Plus jamais ça, c’est maintenant » de l’ADL, 2019

(voir le discours original en anglais ici : https://www.adl.org/news/article/sacha-baron-cohens-keynote-address-at-adls-2019-never-is-now-summit-on-anti-semitism )

 

Merci Jonathan pour vos propos aimables. Merci, #ADL, pour cette reconnaissance et pour votre travail dans la lutte contre le racisme, la haine et le fanatisme. Et pour être clair, quand je dis “racisme, haine et fanatisme”, je ne fais pas référence aux noms des Labradoodles de Stephen Miller.

Maintenant, je me rends compte que certains d’entre vous doivent penser : pourquoi diable est-ce qu’un comédien intervient dans une conférence comme celle-ci ? J’en suis un, assurément. J’ai passé l’essentiel des deux dernières décennies dans la peau de personnages. En fait, c’est la première fois que je me tiens debout et que je prononce un discours en incarnant mon personnage le moins populaire, #SachaBaronCohen. Et je dois l’avouer, c’est terrifiant.

Je me rends compte que ma présence ici peut aussi être inattendue pour une autre raison. Parfois, certains critiques ont dit que ma comédie risquait de renforcer les vieux clichés.

En vérité, j’ai combattu passionnément le #fanatisme et l’#intolérance tout au long de ma vie.

Adolescent au Royaume-Uni, j’ai défilé contre le Fascist National Front et pour l’abolition de l’Apartheid.

Étudiant de premier cycle, j’ai voyagé aux États-Unis et écrit ma thèse sur les mouvements pour les droits civiques, avec l’aide des archives de l’ADL. Comédien, j’ai essayé d’utiliser mes personnages pour que les gens baissent la garde et révèlent ce qu’ils pensent vraiment, y compris leurs propres préjugés.

Maintenant, je ne vais pas prétendre que tout ce que j’ai fait l’a été dans un but supérieur. Oui, une partie de ma comédie, d’accord, probablement la moitié de ma comédie a été absolument juvénile et l’autre moitié complètement puérile. Je l’admet, il n’y avait rien de particulièrement enrichissant à mon sujet – en tant que Borat du Kazakhstan, le premier journaliste de #fakenews – courant au milieu d’une conférence de courtiers en hypothèques complètement nu.

Mais quand, en Arizona, Borat réussissait à faire chanter à tout un bar “Balancez le Juif au fond du puits”, ça révélait l’indifférence des gens à l’#antisémitisme. Quand, – en tant que Bruno, le reporter de mode gay venu d’Autriche – je commençais à embrasser un homme dans un combat en cage en Arkansas, manquant déclencher une émeute, je montrais le potentiel violent de l’#homophobie. Et quand – déguisé en promoteur immobilier antiraciste – je proposais de construire une mosquée dans une communauté rurale, amenant un résident à admettre fièrement “Je suis raciste, contre les musulmans”, cela montrait l’acceptation de l’#islamophobie.

C’est pour cela que j’apprécie l’opportunité d’être ici avec vous. Aujourd’hui dans le monde, les démagogues font appel à nos instincts les plus bas. Les théories du complot autrefois confinés à la marge deviennent “mainstream”.

C’est comme si l’âge de raison – l’ère des preuves tangibles – s’achevait, et que maintenant la connaissance devenait illégitime et le consensus scientifique rejeté.

La démocratie, qui dépend de vérités partagées, bat en retraite, et l’autocratie, qui dépend de mensonges partagés, est en marche. Les crimes de #haine explosent, de même que les attaques meurtrières sur les minorités ethniques et religieuses. Qu’est-ce que toutes ces tendances dangereuses ont en commun ? Je suis juste un comédien et un acteur, pas un universitaire. Mais une chose me paraît assez claire. Toute cette haine et cette violence sont facilitées par une poignée d’entreprises de l’Internet qui constituent la plus grande machine de propagande de l’histoire.

Réfléchissez-y. #Facebook, #YouTube et #Google, #Twitter et les autres atteignent des milliards de gens. Les #algorithmes dont ces plateformes dépendent amplifient délibérément le type de contenus qui captent l’attention des utilisateurs – des histoires qui font appel à nos bas instincts et suscitent l’indignation et la peur. C’est pourquoi YouTube a recommandé les vidéos du conspirationniste Alex Jones des milliards de fois. C’est pourquoi la popularité des “fake news” dépasse celle des véritables informations, parce que les études montent que les mensonges se diffusent plus vite que la vérité. Et c’est sans surprise que la plus grande machine de #propagande de l’histoire a diffusé la plus ancienne théorie du complot de l’histoire – le mensonge prétendant que les juifs sont dangereux d’une manière ou d’une autre

Comme un journal l’a titré “Imaginez seulement ce que #Goebbels aurait pu faire avec Facebook”

Sur Internet, tout apparaît comme également légitime. #Breitbart ressemble à la BBC. Le fictif “Protocole des Sages de Sion” semble aussi valide qu’un rapport de l’ADL. Et les vociférations d’un aliéné semblent aussi crédibles que les découvertes d’un lauréat du Prix Nobel. Il semble que nous ayons perdu le sens partagé des faits de base dont dépend la #démocratie

Quand, en tant que Ali G, aspirant gangsta, j’ai demandé à l’astronaute Buzz Aldrin “Comment qu’c’était de marcher sur le soleil ?”, la blague a fonctionné parce que nous, les spectateurs, partagions les même faits. Si vous croyez que l’alunissage était un canular, la blague n’est plus marrante.

Quand Borat parvient à faire admettre à ce bar de l’Arizona que “les Juifs contrôlent l’argent de tout le monde et ne le rendent jamais”, la blague fonctionne parce que les spectateurs partagent le fait que dépeindre les juifs comme avares est une théorie du complot qui remonte au Moyen-Âge.

Mais quand, grâce aux médias sociaux, les #complots prennent corps, c’est plus facile pour les groupes de haine de recruter, plus facile pour les services secrets d’interférer dans nos élections, et plus facile pour un pays comme le #Myanmar de commettre un #génocide contre les #Rohingyas.

C’est en fait assez choquant de voir combien c’est facile de convertir la pensée conspirationniste en violence.

Dans ma dernière émission “Who is America”, j’ai trouvé un gars normal, instruit, avec un bon travail, mais qui sur les médias sociaux avait répété beaucoup des théories du complot que le Président #Trump, sur Twitter, avait diffusé plus de 1700 fois à ses 67 millions d’abonnés. Le Président a même twitté qu’il envisageait de qualifier les antifas – les antifascistes qui manifestent contre l’extrême-droite – d’organisation terroriste.

Donc, déguisé en expert de l’anti-terrorisme Israélien, le colonel Erran Morad, j’ai dit à la personne que j’interrogeais que, à la Marche des Femmes de San Francisco, les antifas projetaient de mettre des hormones dans les couches pour bébés pour les “rendre transgenre”. Et il l’a cru.

Je lui ai montré comment poser de petits appareils sur trois personnes innocentes participant à la marche et lui ait expliqué que quand il appuierait sur un bouton, il déclencherait une explosion qui les tuerait toutes. Ce n’étaient pas de vrais explosifs, bien sûr, mais lui, le croyait. Je voulais voir s’il allait vraiment le faire.

La réponse a été oui. Il a appuyé sur le bouton et cru qu’il avait vraiment tué trois êtres humains. Voltaire avait raison, “Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités”. Et les médias sociaux laissent les #autoritaristes nourrir d’absurdités des milliards de personnes.

À leur décharge, ces entreprises de médias sociaux ont pris quelques mesures pour réduire la haine et le #complotisme sur leurs plateformes, mais ces mesures ont été superficielles pour la plupart.

Je m’exprime aujourd’hui parce que je crois que nos démocraties pluralistes sont au bord du gouffre et que les douze prochains mois, et le rôle des médias sociaux, pourraient être déterminants. Les électeurs britanniques se rendront aux urnes alors que les #conspirationnistes en ligne promeuvent la théorie abominable du “#GrandRemplacement”, qui prétend que les chrétiens blancs sont délibérément remplacés par des #immigrés #musulmans. Les américains vont élire leur président alors que les #trolls et les bots perpétuent le mensonge répugnant de “l’invasion hispanique”. Et depuis les années que les vidéos Youtube qualifient le changement climatique de “canular”, les États-Unis prennent le chemin, dans un an, de se retirer formellement des accords de Paris. Un égout rempli de #fanatisme et de théories du complot qui menacent la démocratie et notre planète, ce n’est certainement pas ce que les créateurs d’#Internet avaient envisagé.

Je pense qu’il est temps de repenser en profondeur les médias sociaux et la manière dont ils propagent la haine, les complots et les mensonges.

Le mois dernier cependant, #MarkZuckerberg de Facebook a prononcé un discours majeur qui, sans surprise, nous alertait contre les nouvelles lois et réglementations imposées à des compagnies comme la sienne. Et bien, certains de ces arguments sont simplement absurdes.

Examinons-les.

Premièrement, Zuckerberg essaie de dresser un portrait de tous les problèmes comme “des choix … autour de la #liberté d’expression”. C’est ridicule. Il ne s’agit pas de limiter la liberté d’expression de quiconque.

Il s’agit de donner aux gens, y compris à certaines des personnes les plus répréhensibles sur terre, la plus grande plateforme de l’histoire permettant d’atteindre un tiers de la planète.

La liberté d’expression n’est pas la liberté d’atteindre. Malheureusement, il y aura toujours des #racistes, des #misogynes, des #antisémites et des #pédophiles.

Mais je pense qu’on sera tous d’accord qu’on ne devrait pas donner aux fanatiques et aux pédophiles une plateforme gratuite pour amplifier leurs points de vue et cibler leurs #victimes.

Deuxièmement, Zuckerberg a affirmé que des nouvelles limites à ce qui pouvait être posté sur les médias sociaux seraient “une régression dans la liberté d’expression”. C’est une ineptie complète. Le Premier Amendement stipule que “le Congrès ne fera aucune loi” qui limite la liberté de parole, toutefois ça ne s’applique pas à des entreprises privées comme Facebook. On ne demande pas à ces entreprises de déterminer les limites de la liberté d’expression dans la société. On demande juste à ce qu’elles soient responsables sur leurs plateformes.

Si un néonazi entre au pas de l’oie dans un restaurant et commence à menacer les autres clients, en disant qu’il veut tuer les juifs, le propriétaire du restaurant est-il tenu de lui servir un repas gastronomique raffiné ? Bien sûr que non ! Le propriétaire du restaurant a légalement le droit et moralement l’obligation de ficher le nazi dehors, et ces entreprises de l’Internet l’ont aussi.

Troisièmement, Zuckerberg a semblé assimiler la réglementation des entreprises comme la sienne aux agissements “des sociétés les plus répressives”. Incroyable. Ceci, de la part de l’une des six personnes qui décident des informations qu’une si grande partie du monde peut voir. Zuckerberg à Facebook, #SundarPichai à Google, à sa maison-mère #Alphabet, #LarryPage et #SergeyBrin, l’ex-belle-soeur de Brin, #SusanWojcicki à YouTube et #JackDorsey à Twitter.

Les “Silicon Six” – tous milliardaires, tous américains – qui se soucient plus de faire grimper leurs actions que de protéger la démocratie. C’est un impérialisme idéologique, six individus non élus de la Silicon Valley imposant leur vision au reste du monde, n’ayant de compte à rendre à aucun gouvernement, et agissant comme s’ils étaient hors de portée de la loi. C’est comme vivre dans l’Empire Romain et Mark Zuckerberg serait César. Au moins ça expliquerait sa coupe de cheveux. Voici une idée.

Au lieu de laisser les “Silicon Six” décidé du destin du monde, laissons nos représentants élus, pour qui les gens ont voté, dans toutes les démocraties du monde, avoir au moins leur mot à dire.

Quatrièmement, Zuckerberg parle d’accueillir une “#diversité d’idées”, et l’année dernière il nous en a donné un exemple. Il a dit qu’il avait trouvé des posts niant l’#Holocauste “profondément offensant”, mais il ne pensait pas que Facebook doive les supprimer “parce que je pense qu’il y a des choses sur lesquelles différentes personnes se trompent”. En ce moment même, il y a encore des #négationnistes de l’Holocauste sur Facebook, et Google vous amène encore d’un simple clic sur les sites négationnistes les plus répugnants. Un des responsables de Google m’a dit une fois, c’est incroyable, que ces sites montraient simplement “les deux cotés” du problème. C’est de la folie.

Pour citer Edward R. Murrow, on ne “peut pas accepter qu’il y ait, pour chaque récit, deux faces égales et logiques à une discussion.” Nous avons des millions de preuves de l’Holocauste, c’est un fait historique. Et le nier n’est pas une opinion comme une autre.

Ceux qui nient l’Holocauste ont pour but d’en encourager un autre.

Pourtant, Zuckerberg dit que “les gens devraient décider ce qui est crédible, pas les entreprises de technologie.” Mais à une époque ou les deux tiers des millenials disent qu’ils n’ont jamais entendu parler d’#Auschwitz, comment sont-ils supposés savoir ce qui est “crédible” ? Comment sont-ils supposés savoir que le mensonge est un mensonge ?

La vérité objective n’existe pas. Les faits existent. Et si ces entreprises du net veulent vraiment faire la différence, elles devraient embaucher suffisamment de contrôleurs pour contrôler, travailler en relation étroite avec des groupes comme l’ADL, insister sur les faits et nettoyer leur plateforme de ces mensonges et complots.

Cinquièmement, quand il discutait de la difficulté de supprimer du contenu, Zuckerberg a demandé “où place-t-on la limite ?” Oui, placer la limite peut être difficile. Mais ce qu’il disait vraiment : supprimer plus de ces mensonges et complots revient juste trop cher.

Ce sont les entreprises les plus riches du monde, et ils ont les meilleurs ingénieurs du monde. Ils pourraient corriger ces problèmes s’ils le voulaient. Twitter pourrait déployer un algorithme pour supprimer plus de discours de haine suprémacistes, mais ils ne l’auraient pas fait parce que ça aurait éjecté certains politiciens influents de leur plateforme. Peut-être ne serait-ce pas une si mauvaise chose !

En fait, ces entreprises ne changeront pas fondamentalement, parce que leur business model entier s’appuie sur la génération de plus d’engagement, et rien ne génère plus d’engagement que les mensonges, la peur et l’indignation.

Il est temps de finalement considérer ces entreprises comme ce qu’elles sont vraiment : les plus grands #éditeurs de l’histoire. Et voici une idée pour elle : respectez les normes et pratiques de base que les journaux, magazines et infos télévisées appliquent tous les jours; il y a certaines choses qu’on ne peut pas dire ou faire. En Angleterre, on m’a dit qu’Ali G ne pouvait pas jurer quand il était diffusé avant 21h. Ici, aux USA, la Motion Picture Association of America régule et évalue ce qu’elle voit. Certaines scènes de mes films ont été coupées ou réduites pour respecter ces normes. S’il y a des normes et pratiques pour ce que les cinémas et chaînes de télévision peuvent montrer, alors certainement que les entreprises qui publient du matériel à l’attention de milliards de personnes devraient respecter également des normes et pratiques de base.

Prenez le problème des #publicités politiques. Heureusement, Twitter les a finalement bannies, et Google est également en train de procéder à des changements. Mais si vous les payez, Facebook diffusera toutes les pubs “politiques” que vous voulez, même s’il s’agit de mensonges. Et il vous aideront même à micro-cibler ces mensonges vers leurs utilisateurs pour un effet maximal. Avec cette logique tordue, si Facebook avait été là dans les années 30, il aurait permis à #Hitler de poster des pubs de 30 secondes sur sa “solution” au “problème Juif”. Donc voici une bonne norme et pratique : Facebook, commencez à faire du fact-checking des pubs politiques avant de les diffuser, arrêtez immédiatement les mensonges micro-ciblés, et quand les pubs sont fausses, rendez l’argent et ne les publiez pas.

Voici une autre bonne pratique : ralentissez. Tous les posts n’ont pas besoin d’être publiés immédiatement. Oscar Wilde a dit “nous vivons à une époque où les choses inutiles sont notre unique nécessité”. Mais voir chaque pensée ou vidéo postée en ligne immédiatement, même si c’est raciste, criminel ou meurtrier, est-il vraiment une nécessité ? Bien sûr que non !

Le tireur qui a massacré des musulmans en Nouvelle-Zélande a diffusé en direct son atrocité sur Facebook, d’où elle a été propagée sur Internet et a été vue probablement des millions de fois. C’était un “snuff movie” mis à disposition par les médias sociaux. Pourquoi ne peut-on pas avoir plus de délai pour que cette saleté traumatisante puisse être capturée et stoppée avant qu’elle soit postée au départ ?

Enfin, Zuckerberg a dit que les entreprises de médias sociaux devraient “assumer leurs responsabilités” mais il est totalement silencieux sur ce qui devrait arriver si elles ne le font pas. Il est assez clair à présent qu’on ne peut pas leur faire confiance pour s’autoréguler.

Comme avec la Révolution Industrielle, il est temps que la #régulation et la #législation jugulent la cupidité de ces barons voleurs de la high-tech.

Dans toutes les autres industries, une entreprise peut être tenue responsable quand son produit est défectueux. Quand un moteur explose ou qu’une ceinture de sécurité ne fonctionne pas bien, les entreprises de l’automobile rappellent des milliers de véhicules, ce qui coûte des milliards de dollars. Cela semblerait assez juste de dire à Facebook, YouTube et Twitter : votre produit est défectueux, vous êtes tenus de le réparer, quel que soit le coût et quel que soit le nombre de modérateurs que vous deviez employer.

Dans toutes les autres industries, vous pouvez être poursuivi pour le dommage que vous avez causé. Les éditeurs peuvent être poursuivis pour calomnie, les gens peuvent être poursuivis pour diffamation. J’ai été poursuivi plusieurs fois ! Je suis actuellement poursuivi par quelqu’un dont je ne dirai pas le nom, car il pourrait à nouveau déposer plainte contre moi ! Mais les médias sociaux sont bien protégés de toute responsabilité concernant le contenu des posts de leurs utilisateurs – peu importe quelle en soit l’indécence – par la section 230, accrochez-vous, de la Loi sur la Décence des Communications (Communications Decency Act). Absurde !

Heureusement, les entreprises du net peuvent maintenant être tenues responsables lorsque des pédophiles utilisent leur sites pour cibler des enfants. Je dis, rendons aussi ces entreprises responsables lorsque certains utilisent leur site pour appeler au meurtre d’enfants en raison de leur race ou religion. Et peut-être que des amendes ne sont pas suffisantes.

Il est peut-être temps de dire à Mark Zuckeberg et les PDG de ces entreprises : vous avez déjà permis à une puissance étrangère d’interférer dans nos élections, vous avez déjà facilité un génocide au Myanmar, faites-le encore et vous irez en prison.

Au final, tout revient à se demander quel type de monde nous voulons. Dans son discours, Zuckerberg a dit que l’un de ses principaux objectifs est de “défendre une définition de la liberté d’expression aussi large que possible”. Pourtant, nos libertés ne sont pas une fin en soi, elles sont également le moyen d’atteindre un autre but – comme vous dites ici aux USA, le droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Mais aujourd’hui, ces droits sont menacés par la haine, le complotisme et les mensonges.

Permettez-moi de terminer avec une suggestion d’un objectif différent pour la société. L’objectif ultime d’une société devrait être de s’assurer que les individus ne sont pas visés, pas harcelés, et pas assassinés en raison de qui ils sont, d’où ils viennent, qui ils aiment ou comment ils prient.

Si nous faisons de cela notre objectif, si nous donnons la priorité à la #vérité sur les #mensonges, à la #tolérance sur les #préjugés, à l’#empathie sur l’#indifférence et aux #experts sur les #ignorants, alors peut-être, seulement peut-être, pourrons-nous stopper la plus grande machine de propagande de l’histoire, sauver la démocratie, conserver une place pour la liberté de parole et d’expression, et le plus important, mes blagues continueront à fonctionner.

Merci beaucoup.

… et merci aux Sleeping Giants France pour leur traduction. On comprend bien pourquoi certains sont si pressés de les voir disparaître : ceux dont les intérêts non seulement politiques et idéologiques, mais également matériels, financiers et le petit pouvoir personnel intrinsèquement lié sont visés ici par ce discours éclairant et utile.
Continuons de les toucher là où ils sont le plus fragiles, leur talon d’Achille : au porte-monnaie. Car force m’est de constater tous les jours qu’ils ne sont guère perméables aux arguments, même les plus puissants et s’appuyant sur des raisonnements factuels. Et l’argent étant le nerf de leur guerre…  Sectionnons le !
D’ailleurs, ironie du sort, à peine ai-je écrit ce billet que je vois paraître cette information, qui nous donne si cruellement raison… A qui profite le crime ?
je m’exprimerai sur ce que m’inspire cet article et ses informations dans un autre billet. A  suivre…

Internet et ses réseaux (a)sociaux, une arme de construction/destruction massive #stophatemoney

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Mon ami Bembelly (l’est-il encore, depuis que nous nous sommes perdus de vue, éloignés par les aléas de l’existence et les divergences de positionnements politiques, et de centres d’intérêts ?) a partagé sur twitter l’information qui suit, qui me parle, fait profondément sens en moi. Je vais essayer de vous faire comprendre succinctement, mais sans trop de caricature et de raccourcis faciles toutefois,  pourquoi :

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Voilà en effet une occasion qui m’est donnée d’éclaircir et d’expliciter la place de plus en plus prépondérante, dans la vie de mes concitoyens,  d’Internet dans leur perception du monde, ou du moins celui dans lequel ils pensent vivre. Cela me semble être un élément essentiel pourtant laissé de côté par bon nombre de mes contemporains, dont en premier chef ceux qui prétendent détenir (assez illusoirement) les commandes de notre avenir plus ou moins radieux : les politiques.

Un écart de perception important me semble constitué,  par ce biais cognitif là précisément, entre un phénomène en particulier et sa réalité.  Et cela est encore plus vrai pour celui que j’étudie ici prioritairement, le racisme et les discriminations, plus que tout autre probablement.  Si les gens se lâchent – pour l’instant – beaucoup moins IRL que derrière leur écran, les pensées, émotions et propos qu’ils déversent sur la toile ne sont pas vraiment toujours d’un humanisme triomphant (1), et dictés par de hautes valeurs morales, intellectuelles, et même émotionnelles positives, c’est le moins qu’on puisse écrire. Je pense même que certains médias, comme les réseaux sociaux, et plus particulièrement twitter, sont formatés et conçus pour obtenir le maximum de clashs, de confrontations, et de propos virulents, spectaculaires, tout comme dans les médias plus mainstream, à la télé par exemple, où le règne de l’émotion et du buzz plus que du contenu intellectuel et ou informatif est flagrant. Seuls  ces passages à forte valeur polémique ajoutée permettent d’animer une ambiance sans eux trop mollassonne, de générer du trafic, de l’audimat, de la bande passante, et donc du pognon.  Sur internet comme sur les plateaux de télé, l’industrie des petits producteurs de haine se porte (très) bien. Je ne peux expliquer autrement la quasi absence de modération de ce réseau  à l’oiseau bleu que j’affectionne et auquel je m’adonne aussi assidûment, qui laisse passer certaines publications d’une violence insupportable, quels que soient les sujets abordés. On y voit bien que sont à l’œuvre des meutes d’internautes organisés pour pourrir certaines des discussions qui ne leur plaisent pas, dont la teneur ne vas pas dans leur sens, celui de LEUR intérêt politique, économique, stratégique… ou simplement grégaire. Oui, des meutes…

Connaissant bien ce phénomène, celui de ces haters qui ne répugnent jamais au cyber-harcèlement, dont j’ai compulsé ici un certain nombre de comportements de masse proprement détestables, j’en ai expérimenté moi-même pas plus tard qu’hier la réalité virtuelle (oui, je sais, mais l’ oxymore n’est qu’apparent pour qui n’a pas creusé la chose…). A peine y ai-je exposé ce sujet, si propice à provoquer toutes les dérives et les provocations conspirationnistes les plus inimaginables (2), que des trolls au front particulièrement bas pointaient leur sale museau pour venir répandre leurs excréments idéologiques grotesques, d’essence révisionniste ou négationniste, visant à banaliser, minorer ou exporter sur un autre plan les propos antisémites incriminés.  Ces gens sont tellement ivres de la toute puissance que leur confère leur pré-supposée impunité conférée par l’abri illusoire de leur écran et de leur (très) (et de plus en plus) relatif anonymat….

Alors, ils se lâchent, et souvent dans le pire plutôt que dans le mieux, qui serait un dépassement de soi, une exigence de qualité des propos relayés, de réflexion, de bienveillance, de sens critique étayé par des arguments sérieux, des sources fiables.  Il y faudrait, pour celles et ceux qui ne répugnent pas au commentaire haineux  quel qu’il soit (raciste, sexiste, LGBTQphobe, pauvrophobe, ou visant à railler violemment le physique des gens) trop d’efforts, de recherche, de précision, et parfois, visiblement, de vocabulaire immédiatement disponible…

Aussi, pour en revenir enfin à l’information partagée par Bembelly, le sentiment de racisme ressenti par les croyants de cette religion en particulier plutôt qu’une autre n’est pas dû exclusivement à ce qu’ils peuvent percevoir dans leur vie au quotidien, à l’extérieur de chez eux, mais aussi, ce qui est beaucoup plus insidieux, pervers et terriblement toxique, jusqu’aux tréfonds de leur domicile, quand ils regardent la TV, et même quand ils/elles sont aux toilettes,  en train de regarder les actus ou leur réseau social favori sur leur smartphone… Nous y voilà : Internet. Celui-ci n’est il pas à l’image de ce que politiciens et médiacratie en font, alors qu’ils l’accusent souvent de bien des maux dans une totale duplicité qui ne  renforce pas  franchement leur crédibilité ? Et que donnent-ils à voir, précisément ? Nous y voilà encore : les fruits vénéneux de l’industrie des petits producteurs de haine, et leurs énièmes polémiques incessantes sur le port du voile, le hijab, la nourriture halal, les prières de rue, la violence dans les cités dues bien sûr, c’est de notoriété publique, aux seuls jeunes musulmans vendeurs de shit et violeurs de femmes blanches, de véritables barbares qui viennent nous submerger avec leurs coutumes incompatibles avec notre identité européenne.  Je caricature si peu, hélas. Ajoutez à cela la peur compréhensible du terrorisme djihadiste radical, et ses trop nombreuses morts insupportables, ainsi que les risques induits par la propagation banalisée des propos haineux en ligne, dont les effets déclencheurs sur des personnes à la santé psychique et mentale altérée peuvent être désastreux (j’en sais quelque chose, compte-tenu de mon expérience professionnelle antérieure…), et cela sans que les gouvernements ne se donnent les moyens malgré les risques évidents de passage à l’acte de faire fermer les sites qui les diffusent,  si orduriers, sans qu’ils ne soient stoppés net comme le sont pourtant les sites islamistes radicaux appelant à la même haine et la même violence,  et la recette de cet amalgame devient explosive à coup sûr.

C’est pourquoi, en raison de tous ces éléments, de toutes ces dimensions du problème du racisme dans notre pays, que je me suis toujours attelé à le documenter, en informant, réfléchissant avec vous  et agissant, avec ou sans vous,  selon mes petits moyens personnels limités, dont ce modeste blog, sur ce point précis de mon combat personnel : la haine en ligne. Car ce ne sont pas que des mots, sur des sites, qui font mal. Ces mots ont pour prolongements possibles des actes, comme on l’a vu avec les multiples affaires de terrorisme d’extrême-droite que j’ai archivés ici, en France et ailleurs. Internet y a une place centrale dans la construction personnelle allant jusqu’à la radicalisation de ses auteurs et dans l’évolution exponentielle de leur haine raciste,  au point de passer à l’acte et de décider d’aller massacrer des musulmans dans une mosquée ou des juifs dans une synagogue, exactement comme l’ont fait des djihadistes radicaux au Bataclan et au stade de France… 

Christchurch n’ est telle pas l’exacte réplique de cette série de secousses sismiques dont l’épicentre idéologique semble bien être situé dans notre pays, avec des Zemmour et des Renaud Camus ?  Une onde de violence terroriste qui risque fort de tous nous submerger si nous ne mettons pas un terme à cette énième guerre de religions internationalisée . On ne peut pas exclure en effet que ce type de haine là, celui que je ne cesse de dénoncer ici, aux mêmes causes (radicalisation sur internet) entraîne les mêmes effets, surtout sur des personnes aux structures psychologiques et personnelles rendues plus vulnérables et perméables à ces messages et propos haineux : des attentats terroristes d’extrême-droite. Donc racistes.

L’attentat de la mosquée de Bayonne n’en est que l’une des prémisses visibles.   Si l’on n’agit pas sur les racines du mal, dont le déluge de merde raciste qui irrigue les canaux d’internet, le pire est à venir.  Et avec tous ces gens, politiques et internautes identitaires, ces Damien Rieu, ces Julien Rochédy et autres Le Lay ou « prince de l’amour » (rire jaune) que je vois souffler sur les braises, de véritables pyromanes à mon sens (qui prétendent pourtant hypocritement lutter contre les terroristes… de l’autre bord), sans que quiconque ou si peu ne s’en émeuvent, y compris lorsqu’ils paradent publiquement dans nos rues, j’avoue n’être pas très rassuré. Qui dans ce pays prend conscience, vraiment, de ce que je suis en train de décrire et de dénoncer ici ? J’en vois bien peu. Ils se comptent probablement sur les doigts de mes seules mains. Et je n’en ai que deux…

Post-scriptum ; je ne suis visiblement pas le seul quidam à être préoccupé par la situation actuelle…

 

 

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(1) je m’inclus personnellement dans cette accusation. Je n’échappe en effet que très, trop partiellement à cette règle, et de manière très insatisfaisante malgré, pourtant, mon endurcissement et ma pratique aguerrie en la matière, hélas. En cas de confrontation immédiate  et souvent très abrupte, très et trop directe, sans préalables socialisants, bien malin qui peut prétendre ne pas être emporté par l’émotion, et l’envie de cogner quand il se sent agressé…

(2) La « haine du juif », cette matrice de tous les complots de la terre…  et qui en porte tous les stigmates répugnants, en vue de détruire si ce n’est physiquement, du moins moralement et mentalement l’adversaire politique qui dérangerait un peu trop ses plans de conquête idéologique, à visée hégémonique, colonialiste, comme on a pu le voir à travers l’épisode visant Benjamin Stora dans Valeurs… tellement inactuelles, passéistes, rétrogrades, immondes.

Où les petits producteurs de haine abandonnent leurs créatures… #Bayonne #RN #FDesouche #Islamophobie

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Suite à l’attentat raciste visant la mosquée de Bayonne, perpétré par un ancien candidat du FN/RN, Claude Sinké, il est intéressant de noter que même les personnalités et sites d’extrême-droite, débordés par les commentaires haineux, ouvertement racistes et faisant l’apologie du terrorisme, sont obligés de supprimer leurs publications pour ne pas encourir les foudres de la loi…

Ce mercredi 30 octobre, le post de Robert Ménard a disparu de sa page officielle, comptabilisant plus de 41 000 abonnés. Le maire de Béziers, contacté par CheckNews, confirme être à l’origine de cette suppression. La raison ? Un trop grand nombre de commentaires haineux.

La page officielle du Rassemblement National semble avoir connu le même problème. Hier, plusieurs captures d’écran publiées par des journalistes sur Twitter et sur le site de France Info indiquaient que le communiqué du parti, qui «condamne avec la plus grande fermeté l’attaque de la mosquée de Bayonne» était reçu de manière particulièrement négative sur Facebook. De nombreux propos y minimisent voire légitiment l’attaque. «Rien à faire de la mosqué.Je vote RN mais gaffe de pas pousser le bouchon au risque de s’y perdre.Avec ces propos je vais finir par douter à savoir de quel côté vous êtes réellement ??» lance un internaute. Un autre se contente d’écrire : «Je ne condamne pas.»

Idem pour Fdesouche : la page du site d’extrême droite a dans un premier temps relayé un contenu sur l’attaque de Bayonne sur sa page Facebook, avant de faire machine arrière et de le supprimer. Là aussi des internautes ont relevé des propos haineux particulièrement violents qui auraient été tenus sur la publication avant suppression. Un compte aurait ainsi écrit : «Souhaitons qu’ils meurent ça fera deux étrons de moins», en référence aux deux personnes gravement blessées dans l’attaque. Contacté, le créateur de Fdesouche, Pierre Sautarel, s’est contenté de nous indiquer qu’il ne «s’occupait pas de Facebook».

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Voilà qui s’appelle assumer ses responsabilités…

Ménard, le RN , FDesouche, submergés par les monstres qu’ils ont créés… Cela nécessitait bien évidemment d’être souligné ici. S’ils pensent qu’ils vont se défausser si facilement… Je serai toujours là – avec d’autres – pour leur mettre le nez dans leur caca. Les archives de ce blog sont là pour étayer le dossier d’accusation.

Ici, par exemple, l’auteur de l’attentat raciste de Bayonne, Claude Sinké, sur une photo aux côtés de Marine Le Pen.

La vérité est cruelle, pour les bas du front.