Reconnaissance du crime d’État de Maurice Audin : la #fachosphère fulmine ? Joie !

Il est plutôt intéressant de voir comment les catholibans de la fachosphère arrangent à leur sauce plus qu’indigeste, en les récupérant à leur bien misérable profit,  plusieurs événements conjoints de l’actualité… Tant de grumeaux me laissent pantois !

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….  On reste sans voix devant un tel salmigondis et ces étranges contorsions. Un chat n’y retrouverait pas ses petits ! Seule clé de compréhension, un anti-communisme – très – primaire. Sauf que pas de bol : Mélenchon n’est pas communiste, c’est un vulgaire  réformateur, socialiste, point barre. La révolution par les urnes, pourquoi je n’y crois pas, à votre avis ? En tous cas, il est certain que Mélenchon aurait été bien inspiré ce jour là de faire moins preuve d’hypocrisie, même sous couvert de politesse… La preuve : le voilà bien facilement discrédité à l’extrême-droite, malgré tous ces efforts de redorer son blason patriotique. … Passons, il y a bien plus important :

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Il reconnaît, au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile. »

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Mais Emmanuel Macron ne s’arrête pas au cas Audin. Pour la première fois, le président va reconnaître également officiellement que l’Etat a failli en permettant le recours à la torture lors de la guerre d’Algérie. « Si la mort [de Maurice Audin] est, en dernier ressort, le fait de quelques-uns, elle a néanmoins été rendue possible par un système légalement institué : le système “arrestation-détention”, mis en place à la faveur des pouvoirs spéciaux qui avaient été confiés par voie légale à l’armée…

«Le chef de l’Etat a aussi décidé d’ouvrir « l’ensemble des archives relatives aux disparus d’Algérie »

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C’est Ménard et son électorat pro-OAS – anti-communistes très primaires comme il y en a tant à l’extrême-droite –  qui ne vont pas être contents… Et avec eux, tous les pieds noirs (dont je suis en partie descendant…) racistes colonialistes de fRance, si peu soucieux de droits humains…

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D’ailleurs, les éléments de langage fournis par la cellule propagande du Rassemblement National n’ont pas tardé à se promener sur les réseaux sociaux. En avant première, habituez y vous !

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En tous cas, je suis ravi qu’un tel tabou soit enfin levé. Cet aveu fait partie de notre histoire réelle, et non celle fantasmée par les tenants du roman national dans lequel notre pays ne serait comptable que des faits glorieux, et son armée, exemplaire. C’est faux. Mais tout cela, nous le savions déjà…

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Post-scriptum : on peut retrouver la déclaration de l’association Maurice Audin ici.

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Laurent #Bouvet, animateur professionnel de la fachosphère sur #twitter

Laurent #Bouvet et le #FN, une proximité idéologique ? #Padamalgam #Republicanistes

je ne cesse de dénoncer, billet après billet, la proximité idéologique et les pratiques récurrentes du clan de Valls et autres républicanistes, qui s’apparentent avec tant de constance têtue à celle des identitaires que je pourchasse de ma vigilante opposition. On trouvera ci-dessous, résumé en quelques tweets,  une nouvelle illustration de cette troublante position de ceux qui prétendent défendre la démocratie, en adoptant les mêmes manœuvres bien dégueulasses de nos adversaires. Inutile de vous dire que ça pue très fort. Voilà. Bouvet tombé au champ du déshonneur et de l’ignominie… Démonstration :

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Si vous voulez aller commenter, vous aussi, la pensée de ce grand intellectuel qu’est Bouvet (qui m’oblige à de grandes contorsions twittoresques  mutli-comptes, ce grand défenseur de la liberté d’expression post Charlie m’ayant bloqué, ne souffrant guère la contradiction,  il est utile de le préciser), la source est ici.

Moi, je me régale du spectacle en grignotant des cacahuètes… C’est l’heure de l’apéro.

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Post-scriptum : sur Médine, il m’est cependant impossible, cela venant d’être porté à ma connaissance, de passer sous silence sa proximité idéologique actuelle ou passée, avec Dieudonné et son antisémitisme notoire. Merci à qui se reconnaitra.

Post-scriptum : et depuis, toujours dans la même veine idéologique qui le voit sucer la roue de l’extrême-droite, on l’a vu commettre cela :

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De mieux en mieux… Vers le pire.

 

la liberté d’expression pour les nuls… (aujourd’hui, Robert Ménard)

… C’est à dire pour les  : racistes, confusionnistes, conspirationnistes, fascistes, intégristes religieux, sympathisants et militants d’extrême-droite, identitaires, homophobes, sexistes, et tous autres auteurs de pratiques et de propos discriminatoires.

Revenons encore, et encore, jusqu’à ce que cela ne soit plus nécessaire, sur la liberté d’expression à la française, telle qu’elle se vit, s’exprime, se traduit, et s’affirme dans certains milieux plus ou moins visibles et médiatisés. je suis en effet très frappé de constater à quel point cet argument est abondamment utilisé par ceux là mêmes qui sont les premiers à la bafouer dès qu’ils sont en fonction de pouvoir. Ou par des libertarés qui souffrent d’une telle inculture politique notoire, qu’ils sont fréquemment infiltrés par des malveillants des genres indiqués en tête de billet, en mode sournois. Ce phénomène est fréquemment visible dans les milieux techno geeks et dans les débats dans lesquels il s’agit de refaire le monde en dehors des partis, en prétendant se libérer de toute considération de gauche ou de droite, réputée à priori dépassée et archaïque. Cette notion de liberté d’expression est pourtant le plus souvent brandie comme un étendard, ce qui est littéralement paradoxal, par ceux qui tentent de passer la barrière de la loi Gayssot, qui les empêchent judicieusement de proférer les pires insanités.  Ce garde-fous me semble on ne peut plus sain, anti-discriminatoire et égalitaire, et éminemment nécessaire quand on vit en société, où il n’est pas question de son seul petit nombril. Lorsque l’on est préoccupé par le souci de vivre ensemble de manière la plus apaisée possible, des règles minimales sont en effet nécessaires, sous peine de violences allant de l’agression verbale à la violence physique, et du simple pugilat jusqu’aux guerres en passant par les émeutes urbaines.CBLgLY9WcAAEE8hOr l’époque est à l’insulte, gratuite, directe, sans filtre, dès le premier contact, comme c’est souvent le cas malheureusement sur le réseaux dits sociaux. On ne connait pas la personne, mais on l’insulte. Et pour peu qu’elle soit noire, asiatique, qu’elle ait un prénom à consonance arabe, qu’elle semble handicapée, homosexuelle, ou comme moi gauchiste  (« gauchiasse » pour les fachos), on ne se prive d’aucun nom d’oiseau, d’ aucune crapulerie, et le filtre de la loi est bien vite et si possible allègrement franchi. Alors, la liberté d’expression c’est aussi et surtout pour les fachos la possibilité plus aisée d’agresser quelqu’un(e), la liberté d’exposer sans honte son racisme et sa haine. Ce n’est pas tolérable, sous ce seul prétexte fallacieux là, qui relève d’une inversion rhétorique insupportable. Nul ne devrait pouvoir être inquiété en raison de sa race, de sa religion, de sa couleur de peau ou de sa sexualité, qui ne regarde d’ailleurs que lui et les adultes consentants avec lesquels il la pratique. Mais chez ces gens là, on ne pense pas Monsieur, Madame : on se plait à détester l’autre, le différent, Capture1l’étranger, le pas pareil… Un exemple très concret de ce que je veux dénoncer ici est celui d’un (autrefois) journaliste qui a (autrefois) milité activement à travers le monde pour la liberté de la presse, à la tête de Reporters Sans Frontères, Robert Ménard, aujourd’hui maire de Béziers. Ce n’est pas la première fois qu’il défraie la chronique, mais à présent, ça va trop loin, et les pratiques de cette extrême droite si soucieuse de liberté d’expression deviennent visiblement attentatoires aux libertés publiques, dont les droits du journalisme sont constitutifs. De quoi s’agit-il ? Le maire est très mécontent de la manière dont le journal local, midi-libre, relatent certains événements locaux. Il en va ainsi de la fameuse rue rue du 19 mars 1962 (date des accords d’Evian), débaptisée  en rue du Commandant Denoix de Saint-Marc,  du nom d’un putschiste de la guerre d’Algérie. Un événement que midi libre n’est pas le seul a avoir relaté et critiqué, puisque l’affaire qui a fait polémique jusqu’au plus haut sommet de l’état remet sur le tapis bien des tensions nationalistes et racistes qu »on croyait dépassées. Tenter de raviver la flamme nationaliste par le biais d’une vision colonialiste méprisable, voilà quel est l »enjeu de cet étonnant défenseur des libertés qu’est Monsieur Ménard. Et contre toute attente, ne voilà-t-il pas qu’oubliant son rôle à la tête de RSF, il jette en pâture au public dans son bulletin municipal le nom d ‘un journaliste qui a commis l’immonde méfait de se tromper (selon lui) dans le décompte du nombre de manifestants (et de contre) lors de cet acte à mon sens d’inspiration raciste.

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Dire en voyant cela qu’on revient « selon la formule consacrée « aux heures les plus sombres de notre histoire de France » n’est alors plus une image, mais une réalité. La chasse a l’homme a donc déjà commencé, et l’on ne devrait rien dire, et laisser faire ? Alors que la liberté d’expression professée par les mêmes – une liberté pour eux d’insulter, de mépriser et d’agresser, pas pour les autres d ‘informer – en sort sérieusement meurtrie. Urgent, agir.

Nb.. Le Midi-Libre l’a fait. Voici sa réponse :

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