#sarkozy, la « pute de luxe » du #FN

On doit cette citation d’une profondeur admirable à un élu nîmois du FN, Thierry Jacob, sur sa page facebook, reproduite ici par les bons soins du Midi Libre qui fait état de cette attaque d’une sauvagerie inouïe  :

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Mis à part le fait que j’ai beaucoup plus de respect pour les prostituées qui remplissent une mission sociale et qui elles font du bien, on ne saurait malheureusement contredire dans le fond ce que dit ce Monsieur malgré le rejet que m’inspire son parti. Quelqu’un qui vend une parole si sujette à caution morale pour quelques centaines de milliers d’euros ne saurait être qualifié autrement. Mais là où la vision de cet extrémiste de droite est un peu hémiplégique, c’est quand elle occulte une autre facette de la réalité, plus politique cette fois, sans quoi je ne me serais pas abaissé au niveau d’abjection de ce petit Thierry… Un regain d’analyse un peu plus poussé nous fait en effet prendre en compte, dans les discours de Sarkozy, le pompage quasi intégral des éléments de langage du FN, comme le décrit très bien la capture d’écran ci-dessus, dans bien des domaines. Ce qui fait donc de l’ancien président, pour reprendre les termes de cet élu là, la pute de Marine Le Pen…. Et la boucle est bouclée. Dans la même fosse à purin, ces ennemis de nos valeurs républicaines…

Guaino, un peu trop… (je vais vomir)

Merci à l'ami Pourrito qui j'espère ne m'en voudra pas de cet emprunt intempestif...
Merci à l’ami Pourrito qui j’espère ne m’en voudra pas de cet emprunt intempestif…

A l’heure où j’ouvre inopinément ma télé sur Public Sénat après avoir fait mes petites courses et que l’énervement me prend à la vision de ce sale type, je me remémore ce billet dans lequel j’attirais l’attention de mes lecteurs sur le danger d’intoxication qui consistait de la part de certaines chaînes ou stations de radio à programmer un peu trop régulièrement un autre personnage politique, du FN cette fois mais qu’importe,  qui m’horripile au plus haut point. On appelle cela de la dédiabolisation. Dans la même veine, je pourrais m’agacer aussi de la fréquence à laquelle certains médias se complaisent dans la production un peu trop fréquente à mon goût de ce (petit, si petit..) personnel politique qui a tendance à hanter nos chaînes de télévision alors qu’il ne représente plus rien si ce n’est son simple rôle de député dont il me tarde qu’il prenne fin. Mais il est vrai qu’il fut autrefois conseiller (très) spécial de Nicolas Sarkozy et que de par le fait, lesdits médias ont une certaine inclinaison à se montrer plutôt faibles étant donné la couleur politique de ceux qui possèdent en France la plupart des groupes médiatiques… Et donc voilà pourquoi Guaino est si présent sur nos chaînes de télévision et que l’overdose nous guette. Je serais d’ailleurs très désireux d’obtenir des chiffres qui me permettent de mesurer la visibilité médiatique en termes d’occurences de ce Monsieur que, vous l’avez bien compris, je n’apprécie guère.

Clash Guaino versus Joly : deux visions de la France…

Pasqua, un grand républicain ? Nous n’avons pas les mêmes valeurs, Mr Guaino… Merci à Eva Joly de tenter de sauver l’honneur perdu de la France en s’opposant si fermement à vous, avec des arguments crédibles et fondés : n’était-ce pas son métier ? En un mot comme en cent, bravo, Madame Joly.

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Charles Pasqua : criminel ou grand républicain? par franceinter

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à l’UMP, même la connerie est nucléaire

Toujours à propos de Fukushima… Quand la morale de l’histoire atteint des points culminants !

J’avais déjà relevé hier l’indécence qu’il y avait à spéculer sur la faillite du Japon dans les milieux financiers, et noté également qu’il me semblait étrange que le gouvernement français n’ait rien de plus pressé que de convoquer une réunion ministérielle exceptionnelle samedi (voir « Nucléaire : une réunion ministérielle organisée en urgence à Paris… pour protéger l’industrie nucléaire » ici) pour mettre en place un plan de communication manifestement bien suivi par NKM et Besson qui consiste à dire en substance que la France a une industrie nucléaire qui, elle, est hors de soupçon. Mais bien sûr. Et avec ça, la marmotte et la papier d’alu se retrouvent prestement emballés…

A ce niveau là, c’est même plus que de l’indécence, mais du cynisme carnassier, puisque je viens d’apprendre par le biais de Rimbus que Guaino va jusqu’à déclarer que non seulement les accidents japonais ne devraient pas mettre en péril notre « propre » industrie nationale mais que cela va « jusqu’à  favoriser notre industrie nucléaire par rapport aux industries d’autres pays où la sécurité est passée un peu plus au second plan. »

La diplomatie internationale jugera une fois de plus de la qualité de nos propos, et de l’orgueil méprisant de nos élites dirigeantes… droitières ô combien.

Aller voir là où l’air est plus sain : Météo-Mulhouse,  « On peut vivre sans nucléaire« .

j’en suis moi aussi convaincu : nous avons déja  vécu sans… qu’il ne soit nécessaire de retourner à la bougie, contrairement aux propos raccourcis de nos détracteurs faciles. La vérité est ailleurs. Il suffirait de vouloir la construire. Ensemble.

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cause toujours, Elisabeth !

Ce matin, je me suis malencontreusement foulé les derniers neurones qui me restaient en tombant sur un article du causeur, site bien nommé, sur lequel on admire semble-t-il bien davantage qu’on ne réfléchit, malgré le titre usurpé de salon de réflexion. Faut-il le prendre au sens de la diffraction lumineuse ou acoustique ?

Car modeler ainsi une statue à la gloire de Guaino, cet être malfaisant qui ne cesse de plonger notre pays dans les dérapages historiques les plus incontrôlés qui soient (puisque celui qui les retransmet n’a de toute évidence pas la culture nécessaire pour les appréhender et les rediffuser sans quelque distance critique), voilà qui me laisse pantois…

Examinons ses titres de gloire tels que décrits dans ce fin billet aux effluves délectables :

«  Cet électron libre même pas passé par l’ENA » : ce n’est pas faute d’avoir essayé, puisqu’ il a échoué trois fois au concours d’entrée… Si Mme Lévy faisait correctement son boulot, et se montrait plus objective, elle aurait eu l’amabilité de proposer ce menu détail dans son billet pour le soumettre à la sagacité de ses lecteurs… Et puis ce n’est pas un argument. Et alors ? Moi non plus ! Et bien d’autres encore, plus éminents et respectables, à droite comme à gauche.

« Guaino, qui a aussi la tête bien faite… » : si c’était pour nous sortir le discours de Dakar, et donner ainsi de la France l’image d’un pays raciste, aux valeurs contraires à la déclaration universelle des droits de l’homme, beaucoup auraient très certainement préféré qu’il s’abstienne d’utiliser un tel potentiel ! Sans parler du discours de Latran qui met à mal avec tant d’inconséquence le principe de laïcité sur lequel s’est bâti notre pays au cours du dernier siècle avec tant de sagesse…

Je rappelais il y a quelques temps de cela (voir ici et là) que la ligne idéologique de Guaino, d’inspiration Maurassienne (les lecteurs jugeront sur pièce), fut très justement condamnée autrefois… Ce Monsieur n’est donc qu’un vieux réac contre-révolutionnaire au sens le plus strict du terme (rappelez vous les diatribes de Sarko sur mai 68…) qui n’a vraiment pas inventé la poudre ! Ainsi, pour seul autre exemple, rappelons de nouveau qu’il a reçu le Prix Busiris sur le blog de Maître Eolas pour avoir déclaré que la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est de la philosophie du droit, que le droit à internet serait mieux défendu que le droit à l’eau ou à l’électricité et qu’en 1789 les révolutionnaires n’ont pas entendu défendre l’accès à internet… (cf. Wikipédia). Pauvre type prétentieux…

« d’autres, sensibles à son verbe flamboyant, lui reprochent (…) d’être l’alibi républicain d’un Nicolas Sarkozy qui ne le serait point. » Là, c’est le comble du grand n’importe quoi ! Comment peut-on qualifier de Républicain quelqu’un qui ne cesse de bafouer les fondements et les symboles sur lesquels s’est construite notre République : Liberté ? Égalité ? Fraternité ! Mon cul ! Pardonnez ma vulgarité mais quelqu’un qui a tant fait pour que la France ne soit plus cette terre d’asile et des droits de l’homme qui nous était si chère ne mérite ni égards ni patience, au risque de paraphraser l’ami René.

« il faut espérer que Guaino gagnera la partie contre les professionnels de l’amnésie, appelés aussi les visiteurs du soir. » Je suppose que l’on tente ici de faire une innocente référence sous-jacente sans l’avouer toutefois au commun des mortels à la célèbre mesure de Châtel quant à la suppression de l’histoire en classe de terminale scientifique… Juan nous en décrit très bien les circonvolutions gouvernementales dans l’un de ses derniers billets, dans lequel vous pourrez découvrir qui sont ces nocturnes intrigants…

Je laisserai quant à moi par simple choix, conscient et éclairé, le mot de la fin à un chanteur plutôt qu’à un historien, surtout du calibre de Guaino :

« Si l’histoire a ses modes, ses donneurs de leçons

Elle a pour certains snobs des retours de bâton. »

[Pierre Bachelet]

Le concept de transparence totalitaire chez Henri Guaino

Loin de me prendre au sérieux, je me suis beaucoup amusé en choisissant le titre de ce billet, à me prendre ainsi pour le brillant intellectuel que je ne suis pas.

Cependant, il semblerait que ce brave Henri, lui, soit davantage beaucoup plus assuré de ses grandes compétences neuronales en étroite proportion avec ses hautes fonctions, pour employer de telles références qui dépassent nécessairement l’entendement de la plupart d’entre nous.

Car comment justifier auprès du commun des mortels, aux revenus si sévèrement ponctionnés et à l’existence professionnelle si aléatoire actuellement, ponctuées de plans sociaux, de peur du chômage et de postes précaires, un salaire aussi exorbitant que le sien (290.000 euros) sans avoir recours à de telles formules intellectuelles qui masquent bien mal son embarras idéologique ? Là où sa fonction républicaine de premier plan devrait lui imposer davantage de retenue et une plus grande exigence d’exemplarité face aux contribuables que nous sommes, Monsieur Guaino choisit donc le mépris et l’invective, à connotation anti-communiste primaire de surcroît, ce qui est très également très mesquin.  Je suis certain qu’il aurait pu mieux faire,  en prenant par exemple les accents maurassiens qu’il affectionne… et dont certains bons mots lui ont fait gagner à juste titre (excusez moi du peu) le grand prix Busiris attribué par Maître Eolas et le big brother awards…

Je préférerais quant à moi qu’il s’intéresse davantage à une autre notion, bien plus passionnante, surtout par temps de crise : celle de partage des richesses, ou d’économie solidaire… cela n’aurait rien de déshonorant.

Mais on ne peut pas être à la fois conseiller à la Cour des Comptes et ne pas être à l’abri du besoin il est vrai. Sinon, sur qui d’autre compter pour se retrouver à l’abri des tentations ?

On n’est jamais si bien servi que par soi-même, n’est-ce pas, Monsieur le Conseiller spécial, par ailleurs rédacteur des discours du (si petit) Président…

Avant de clore là ce billet, une question me brûle les doigts : dites-moi donc, Henri, est-ce vous qui lui avez soufflé cette célèbre tirade qui le gravera à tout jamais dans le marbre de la postérité pour son inspiration éminemment culturelle ?

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Guaino, on aura ta peau !

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Bouclier fiscal et injustice sociale

J’ai entendu hier en fin d’après midi sur France-Info Jean-Marc Ayrault, au titre de Président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, se faire le chantre de la fronde contre le bouclier fiscal, et je me suis dit à part moi : « Tiens, en voilà un combat qu’il est noble et juste ! ».


Pourquoi devrais-je retenir ma joie ? Tout simplement parce qu’il s’agit d’un socialiste, par pur esprit partisan ? Ce genre de comportement m’est étranger. Pour moi, la chose est entendue : il y a des cons partout, à droite comme à gauche. Et puis faut se méfier, on est toujours le con d’un autre…


Par ailleurs, il nous faut retrouver le sens des priorités, et le combat contre l’injustice sociale me semble de premier plan. Quoi de plus symbolique en effet que cette histoire de bouclier fiscal ?


Pour faire court sur ce sujet, il apparaît que les plus fortunés, concernés par cette disposition, se voient dispensés de contribuer à l’effort collectif en n’étant pas concernés par la CRDS (Contribution au Remboursement de la Dette Sociale), alors que tous les autres revenus le sont, ce qui est particulièrement choquant, vous en conviendrez. A fortiori par temps de crise où cette dette augmente de manière conséquente… On ne voit donc pas sur le principe de quel privilège éhonté une élite se verrait épargnée.


Même l’UMP s’interroge, notamment par la voix de Luc Warsmann, qui a proposé mercredi dans un rapport de retirer la CRDS du bouclier fiscal. Même la vertueuse Cour des Comptes, en mars de cette année, a pointé ses effets pervers, en évoquant également de manière très pudique « une faible équité et une efficacité économique incertaine ».


Mais le gouvernement, comme à son habitude, fait la sourde oreille et reste droit dans ses bottes en la personne du sympathique Monsieur Guaino qui estime en son fort intérieur « qu’il ne serait pas cohérent d’exclure la CRDS du bouclier fiscal », et que dans ce cas, pourquoi ne pas supprimer purement et simplement la totalité de celui-ci…


En effet, pourquoi pas ?


Les français jugeront de la teneur de ce qui nous apparaît de plus en plus, par delà l‘autisme caractéristique de notre (petit) Fuhrer, comme une posture idéologique de plus en plus déconnectée de la réalité de tout un chacun et de la nécessaire équité qui devrait présider aux décisions publiques, qui seule peut garantir une forme de pacte de stabilité sociale.


Sans ce sentiment d’égalité républicaine, la tentation de l’insoumission, de la révolte, y compris violente hélas, est grande, et ne pourra pas plus longtemps se voir jugulée autrement que par des moyens coercitifs qui feraient de notre pays une dictature.


Vive la Résistance !

Ceci dit, BHL ne dit pas que des conneries…

… notamment quand il qualifie Guaino, conseiller de notre si cher (bling, bling !) président,  de raciste,

à propos d’un discours qu’il a écrit pour Sarkozy,   le fameux « homme de Dakar« 

BHL  n’est donc ni tout a fait blanc, ni tout à fait noir. CQFD.

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