@gerardfiloche est irrécupérable

Résumons. Voilà donc un type qui relaie une caricature antisémite mais ne voit pas où est le problème. Qui donne des interviews à une chaîne d’extrême-droite qui a reçu le nazi Ayoub, mais ne voit pas où est le problème. Qui propage un multi-récidiviste de la haine raciste, l’antisémite et suprémaciste blanc Boris Le Lay et son site bien ordurier si mal nommé Démocratie Participative,  lui aussi antisémite, mais ne voit toujours pas où est le problème. Qui devise volontiers avec Gaccio, dieudonniste invétéré, de dossiers aussi peu chargés et périlleux en la matière que celui de la Palestine, mais ne voit encore et toujours aucun point commun ni aucune raison de s’émouvoir…  Sans parler de Russia Today, dont on sait ce que j’en pense ici

Mais Gérard Filoche est un (soi-disant) gauchiste qui, lorsque quelqu’un ose pointer ces étranges coïncidences qui ont un peu trop tendance à  tourner autour d’un même point névralgique, y voit pour le coup un vrai problème nécessitant de prendre la plume en bonne et due forme pour un simple tweet,  et à mordre le doigt plutôt que de regarder la lune… bien noire en vérité.

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Après tout ça, Gégé, ça va être franchement difficile de passer pour un antifasciste, hein… je dis ça, je dis tout.

la vieillesse de @gerardfiloche est un naufrage

Mai 68, je n’avais pas vu ça comme ça…. Gérard a la vue qui baisse tellement qu’il confond sa gauche et son extrême-droite…

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Sur TVLibertés, c’est par ici. (Et sur Filoche, c’est par là).

 

Popoche Filoche privé de cantoche ?

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Poses étudiées, colère affectée, cris de vierge outragée…  L’effet voulu de victimisation sous l’effet du grand complot destiné à le réduire au silence (alors que personne ne l’écoute plus) est total. Rien ne manque à la panoplie du parfait petit gauchiste qu’adopte la caution morale radicale de gauche que joue Gégé depuis bien trop longtemps pour paraître encore crédible. Et pourtant, il continue de jouer, inlassablement, la grande scène du 2, afin de tenter encore, et encore, une antépénultième fois, d’attraper dans ses filets les gogos au cœur gros. Des fois qu’il parviendrait encore, même une toute petite fois, à  en faire rentrer un, même un seul, mais qui sente la rose,  au bercail de son cher petit parti si fauxcialiste, tant il n’a plus du S de son PS que le nom, au point qu’il faille le mettre entre guillemets, et qu’on soit obligé, couverts de honte, d’écrire en totalité Post-Scriptum à la fin de ses articles, tant on est dégoûtés de ce PS là… Mais il s’obstine, le bougre, comédien de troisième zone décati, à la déglutition aussi pénible que visible, à l’état alcoolique avancé, les habits de scène visiblement rapiécés, à se prendre pour un premier rôle qu’il n’a pourtant jamais été, et dont plus personne ne veut… On sait bien, dans le métier, qu’il faille parfois grossir le trait pour tenter d’exister, et se faire remarquer. mais là, trop, c’est trop. Saisir la justice pour obtenir un rôle de figurant, était-ce bien nécessaire ? Et la pitié cède alors le pas à la colère. Comment peut-on tomber si bas, et se mentir ainsi, sans la moindre trace de superbe, à soi-même ? Vite, metteur en scène, fait tomber le rideau, que la tristesse d’assister à pareille déchéance nous épargne…

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#Présidentielle2017 : la soupe est bonne… #oupas

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Depuis ma mise au vert dans les Côtes de Meuse, particulièrement bénéfique pour la décontraction de mes neurones soumis à des cadences infernales pour cause d’actualités quotidiennes soutenues, les candidatures à la candidature suprême s’égrainent de manière monotone. Les plus récentes, celles de Hamon, Duflot, Montebourg, viennent s’ajouter à celle, encore floue, de l’actuel Président. La liste était pourtant déjà bien longue, rien qu’ aux primaires du seul PS : Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Benhamias, François de Rugy… sans compter Filoche qui se déclare candidat «  de toute la gauche » (rires). Ne manquent plus que les fantoches Macron  et pourquoi pas le spartiate Valls ou la gangrène DSK tant qu’on y est ? Je ne sais pas pourquoi (suis-je le seul?), mais j’ai vraiment du mal à considérer aucune de ces candidatures comme réelle et sérieuse. Peuvent-ils encore convaincre quelqu’un, hormis leurs proches ? Pathétique et introuvable démocratie… Devant tant d’inanité politique, la place semble libre pour un homme ou une femme forts, candidats providentiels d’un passé qu’on pensait révolu … Notre société mérite pourtant mieux, un autre modèle plus conforme aux attentes populaires, et plus respectueux de l’esprit démocratique. Mais comme d’habitude, nos « élites » (sic) politiques sont en retard d’une innovation, à laquelle la majorité me semble pourtant acquise. En tous cas bien davantage  qu’à ses candidatures étriquées qui ne provoquent globalement, au mieux, qu’un silence gêné ou une indifférence – à peine – polie.

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Quand le bras armé de Manu Militari s’en prend à une icône de gauche

J’avoue, je n’ai aucune espèce de compassion pour cet individu, grotesque caution morale d’un Parti si peu socialiste  en  pleine dégénérescence : j’ai ri :

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Comme je le disais à l’instant sur twitter, c’est ce qui s’appelle se voir confronté à ses contradictions…

Quand les sans-dents tapent des pieds dans les gradins de tweeter #fauxcialisme

tweet FilocheFace à tant d’injustice sociale, il fallait bien ça, même si cela peut vous paraître bien dérisoire… Hier soir, dans un grand élan spontané qui faisait plaisir à voir, des centaines de comptes twitter se sont mis sans que l’on sache trop pourquoi à dupliquer le fameux tweet de GG Filoche qui a horrifié le bourgeois au cul serré et  aux lèvres pincées qui trône à présent au Parti Dominant, et aux figures interchangeables (UMP et PS, même combat économique : saigner les classes populaires jusqu’à l’os ?). Leur discours est toujours le même : le patron le salarié est trop payé, le smic devrait être supprimé ou contourné, les employés ont trop de droits et les patrons pas assez, trop de contraintes, le code du travail est un frein à l’emploi, les fonctionnaires sont trop nombreux,  coutent trop cher à la nation, le CDD et le CDI doivent disparaître, il faut contrôler plus sévèrement les chômeurs, les gauchistes sont des monstres préhistoriques qui empêchent de faire des profits colossaux sur le dos des salariés qui n’ont plus aucun droit sinon celui de se taire la société d’évoluer et de se diriger vers davantage de modernité en dépassant les clivages partisans. Nous ne sommes plus dupes de toutes ces belles paroles qui bien que souvent dites de manière doucereuse par Valls ou Macron comme par Copé ou Lemaire, n’en sont pas moins porteuses d’une violence sociale inédite. Le peuple qui ne se reconnait plus dans ces partis et ces discours dominants, et pas davantage nécessairement, contrairement aux idées reçues (que fait-on dire aux abstentionnistes, à présent le parti le plus populaire de France ?), dans les idées à vomir du FN et de ses conjoints, se sent abandonné. Aussi, quand il voit avec effarement cet emballement médiatique et politique, les deux à l’unisson dans une confondante complicité, se répandre dans une touchante unanimité en discours larmoyants sur la bonté et la grandeur du grand patron de l’une des sociétés les moins éthiques qui soit,  et de plus fondre comme un seul homme sur sa proie, le bouc émissaire pourtant (malgré lui)  parole du peuple qu’est Filoche, il a peut-être le droit de ruer (un peu) dans les brancards,  en se sentant injustement désigné à la vindicte médiatique. Pire, il est révolté par l’injustice qui consiste à envoyer le soldat Filoche au tribunal militaire alors que les plus coupables et responsables de ce parti, la bande de la MNEF, les Le Guen, Les Cambadélis plusieurs fois condamnés, les Guérini et autres socialistes bon ton en délicatesse avec la morale et la justice, eux, ne sont jamais inquiétés.  Le dernier communiqué d’Ensemble, la formation politique à laquelle j’appartiens dit tout cela bien mieux que moi.  Alors, oui, nous nous reconnaissons dans le combat de GG à travers son tweet, malgré ses outrances, malgré l’incompréhension de le voir encore et toujours dans ce parti si éloigné de nos idéaux communs, et nous le faisons savoir, sur twitter, par centaines (et non quelques poignées, Juan), en reprenant en écho le tweet de notre GG national, à qui l’on fait dire ce qu’il ne dit pas. Non, nous ne crachons pas sur les morts, mais sur Total, ses magouilles, son fonctionnement capitalistique prédateur et incontrôlé, et le fait qu’il ne paie aucun impôt en France. Pire, malgré cela, l’Etat devrait peut-être lui faire un chèque pour les bons services qu’il a rendu à l’économie française. En ne payant aucun impôt. Et il faudrait se taire, ne rien signifier, ne pas broncher. Et ben non, nous avons nous aussi une morale, une conscience, un combat. Nous en avons marre que la lutte des classes soit gagnée chaque jour un peu plus par les riches, dont Monsieur De Margerie était un représentant. Et nous le faisons savoir comme nous pouvons, puisque nous ne sommes plus entendus. Il ne faut pas le dire, mais la guerre est là : elle est économique, et nous en faisons les frais chaque jour un peu plus, en plus grand nombre. L’ex patron de Total est mort dans un accident d’avion, pendant que des milliers de paysans se suicident, des centaines de salariés sont victimes de burn-out sous des pressions insupportables, vont jusqu’à s’immoler… Des milliers d’emplois sont supprimés, les trains de licenciements n’émeuvent même plus… Et nous pleurerions la mort d’un homme, un seul, fusse-t-il grand patron et « capitaine d’industrie » ? La mort de Margerie en vaut une autre, surtout quand elle est sacrifiée sur l’autel du grand profit international. Et de cela, nul ne pipe mot parmi les nantis, les ceusse qui ont une bonne conscience malgré les dégâts sociétaux et personnels irréparables. Et donc, dans ce contexte, dans ce flot de tweets nourris de tout ou partie de cela à la fois, voir paraître ce tweet raisonne comme une provocation à notre conscience de classe :

Juan

Monsieur De Sarkofrance, tu ferais mieux d’avoir honte de ce que ceux qui ont choisi le camp de Margerie font de sa mort. Tu ferais mieux d’avoir honte de commettre la même erreur que ceux de ta classe et de ton champ idéologique font en réduisant le combat d’un homme à un malheureux tweet, dont je ne partage pas nécessairement la forme, mais le fond. Tu commets la même en réduisant l’ami Pourrito, que tu balances comme ça en place publique (mais il est assez grand pour se défendre tout seul) à un seul tweet. Si tu ne le comprends pas, c’est que tu n’es pas franchement du même monde….. Sais tu ce que c’est seulement, de rechercher un emploi, de connaitre la galère de se voir désigné par les pouvoirs en place comme l’ennemi à abattre bien davantage que le grand patron qui fait des profits incommensurables et part tranquilou en retraite avec son parachute doré et sa retraite chapeau malgré les pertes considérables de son groupe et les milliers de licenciements ? n’est-ce pas plutôt ça l’insulte faite à notre société, et à notre pays ? Tu as choisi ton camp, permets nous de choisir le nôtre. Nous ne sommes pas du même monde. ce qui ne m’empêche nullement, comme tu le vois, de communiquer. Paix à ton âme.

Ah ?! Le PS ne serait pas libre ? Fichtre !

t-dictature_democratieC’est Arnaud Mouillard qui nous en informe, en publiant sur son blog un communiqué de Maintenant la Gauche signé par  Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Jerome Guedj ainsi que d’autres membres du BN du PS :  Julien Dray, Anne Ferreira, Gérard Filoche, Marianne Louis et Jonathan Muñoz. Ils osent bravement se rebeller – les courageux ! –  contre leur appareil en critiquant le fait que soit désigné à la tête de leur parti, suite à la désignation d’Harlem Déésir au gouvernement,  « Jean-Christophe Cambadélis, choix qui n’aurait plus qu’à être ratifié par le Conseil national du 15 avril ». Choqués par les méthodes staliniennes de leur direction, ils souhaiteraient que soit tiré le bilan de l’échec cuisant du PS aux municipales, qu’une direction collégiale temporaire soit chargée d’organiser la campagne européenne, et enfin qu’à l’issue de ces élections les militants socialistes désignent leur nouveau premier secrétaire général.  Quoi de plus normal ?

Pourtant, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils sont bien naïfs… Un début de démocratie au PS ? ça se saurait… Pour un parti qui a mis à la tête de son gouvernement un premier ministre (extrêmement droitier…) qui ne représente que 5 % de ses militants, ça ne me parait pas très plausible… Alors, rendez vous fin mai, Arnaud ? Je fais le Charles… 🙂

le cynisme ordinaire de François Hollande

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« Ils votent tout. Il faut voir ce qu’on leur a fait avaler: pacte de compétitivité, budget européen, baisse des dépenses… « 

(François Hollande, à propos de l’aile gauche du PS et d’EELV, source)

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Alors, Hamoniens, Lienemaniens, Maureliens et autres Filochiens… Heureux ?

Quand la gauche du PS part en Filoche

Comme je viens de recevoir une invitation fort cordiale à participer à une petite sauterie pour fêter à la fois le 200ème numéro et les 20 ans de la revue Démocratie&Socialisme, et le 50ème Numéro de la revue Offensive socialiste (un peu moins connue), tous deux dirigés de main de maître il me semble par Gérard Filoche, voilà l’occasion toute trouvée pour vous parler du cas d’école de la gauche du PS. Voilà donc des gens qui, derrière l’étendard de la motion « Maintenant la gauche » et son porteur Emmanuel Maurel crient victoire suite à ce qu’ils estiment représenter un immense succès de la gauche du PS au Congrès de Toulouse : leur score à deux chiffres…. 13.28 %… Effectivement, belle victoire. On comprendra donc dans ce cas que cette magnifique efficacité ait été traitée par le mépris des instances dirigeantes du PS, qui ne leur accordé qu’une place plus que limitée : pas même un strapontin ! Si l’on rajoute à cela le fait que les représentants de cette aile gauche du PS doivent passer leur temps depuis l’élection de Hollande à manger leur chapeau, et avaler bien des couleuvres, entre la ratification du TSCG, le budget 2013 et l’histoire de Notre Dame des Landes (sur laquelle on ne les entend pas beaucoup) on se demande vraiment pourquoi, et au moins tout autant que les deux zigotos d’EELV, ils soutiennent ce gouvernement ! Feraient mieux de rejoindre le Front de Gauche, bon sang, ce serait bien plus logique, et conforme aux convictions qu’ils affichent ! 

 

Une bonne nouvelle pour la gauche (de combat, hein ;)

 

 

 

 La fin d’une épopée judiciaire qu’on aurait pu lui épargner, tant la mauvaise foi du plaignant était évidente… Heureux dénouement.

PARIS, 12 oct 2011 (AFP) (source) – Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé mercredi l’ancien inspecteur du travail Gérard Filoche, qui était poursuivi pour entrave au fonctionnement d’un comité d’établissement dans le cadre de ses fonctions.

A l’audience du 7 juillet, le parquet avait requis contre lui une amende de 2.000 euros.

Parti à la retraite en décembre 2010, Gérard Filoche était accusé d’avoir entravé le fonctionnement du comité d’établissement de l’entreprise de cosmétiques Guinot à Paris qui devait statuer en juillet 2004 sur le licenciement d’une salariée protégée.

Il avait menacé de dresser un procès-verbal pour entrave à la liberté d’un délégué syndical. La société avait déposé par la suite une plainte avec constitution de partie civile pour « chantage » à son encontre.

Lors de ce CE, M. Filoche s’était rendu sur place, selon lui, pour « mener une enquête contradictoire » sur une employée protégée, déléguée du personnel et de retour de congé maternité, qui faisait « pour la troisième fois l’objet d’une demande d’autorisation de licenciement ».

Dans son jugement, la 31e chambre du tribunal correctionnel a jugé qu’il ressortait bien des débats que Gérard Filoche avait « assisté au comité d’entreprise du 23 juillet 2004 pour défendre une salariée protégée« .

« Il a participé à la réunion avec son tempérament affirmé, tacle le tribunal, mais reconnaît-il, « le vote a bien eu lieu, son attitude n’ayant pas influencé les membres du CE« , ceux-là ayant « tous voté en faveur du licenciement ».

« Si la fougue déployée par Gérard Filoche au cours de cette réunion a pu paraître aux membres du comité comme déplacée, de la part d’un inspecteur du travail, observe le tribunal, aucune sanction disciplinaire de la part de sa hiérarchie, en l’espèce le ministère du Travail, n’a été prise à l’encontre de Gérard Filoche ».

A ce titre, le tribunal l’a relaxé du délit d’entrave au fonctionnement d’un comité d’entreprise. Le CE Guinot a immédiatement fait appel de cette décision.

Quelque 38.000 personnes avaient signé une pétition pour soutenir Gérard Filoche, qui est par ailleurs membre du PS et soutien de Martine Aubry à la présidentielle.

 

                   Il en parle sur son blog :

Je suis relaxé dans l’affaire Guinot

Le tribunal correctionnel m’a relaxé ce jour dans l’affaire dite Guinot. c’est évidemment une victoire juridique et politique. Pas seulement pour moi, mais pour toute l’inspection du travail, qui, au-delà de ma modeste personne, était visée. Cela dit, ce procès n’aurait jamais du avoir lieu. On s’interroge encore sur la combinaison entre un patron délinquant de l’entreprise Guinot, le directeur gé…néral du travail, Jean-Denis Combrexelle, qui a poussé à fond l’accusation, et le ministère de la justice qui a relayé avec un improbable « réquisitoire supplétif » cette affaire qui aurait dû être classée sans suite dés le premier jour.

L’avocat de Guinot, M° Varaut a annoncé son intention de faire appel : ce patron de combat condamné un nombre incalculable de fois pour de nombreux délits s’acharne. Pourtant la salariée concernée depuis2003 agagné 12 procédures sur 12 et, elle a été ré intégrée en 2010 parla Courd’appel du tribunal administratif. C’estla Cour d’appel qui, par un jugement devenu définitif, a établi que la salariée avait été discriminée, et qui a cassé les décisions de ma hiérarchie (le DDTE de Paris Ricochon, le directeur général du travail Combrexelle) et rétabli les miennes comme étant juridiquement fondées. La salariée a dû subir 7 ans de procédure à cause de la façon dont l’administration s’est montrée incompétente et de mauvaise foi, ne reconnaissant pas la validité de mes interventions et décisions. Guinot a été obligé de concéder une transaction très avantageuse pour les 7 années d’injustice vécues par cette déléguée syndicale CGT, discriminée à son retour de congé maternité. De ce côté-là, justice est faite. Pas encore suffisamment réparée cependant, car les patrons de chez Guinot ne sont pas jugés comme il l’aurait fallu, alors qu’ils ont continué d’empêcher tout fonctionnement indépendant des institutions représentatives du personnel, toute action syndicale, et, entre autres, de ne pas payer les heures supplémentaires (ils font faire 41 h à leurs salariés payées 35 h sur le bulletin de paie…)

Le parquet a établi en 2008 un « réquisitoire supplétif » commutant l’invraisemblable plainte initiale du patron Guinot pour « chantage envers » le CE en « entrave au CE ». On se demande comment un tel réquisitoire aussi invraisemblable a pu surgir.
Ou bien on ne se le demande pas, si on lit la non moins invraisemblable lettre d’accusation rédigée par Jean Denis Combrexelle et envoyée au procureur : elle m’accuse d’avoir manqué a toute règle professionnelle, à toute déontologie, le matin du 24 juillet 2004 où j’étais pourtant venu, dans le strict cadre de mes missions, rétablir l’ordre public social dans une entreprise où une femme de retour de congé maternité était victime d’une troisième demande de licenciement monté de toute pièce, sur un complot démonté depuis, mise à pied sans salaire, discriminée et harcelée ! En fait, Combrexelle est désavoué, il a fait preuve d’incompétence en cassant mes décisions fondées, d’arbitraire politique en ne me défendant pas face à un patron délinquant, en m’accusant et en me refusant de m’accorder une légitime protection fonctionnelle.

Autant que le patron Guinot, Jean-Denis Combrexelle et le procureur qui a cru bon de le suivre, ont à s’interroger ce soir sur leur propre déontologie dans cette affaire qui me persécute depuis 7 ans et me poursuit même en retraite.
J’ai une pensée pour tous mes collègues, en gagnant ce procès, j’ai le sentiment de les défendre encore dans leurs difficiles missions de faire respecter l’état de droit dans les entreprises. J’adresse un grand merci à chacun de celles et ceux qui m’ont soutenu, les 40 000 signatures de la pétition, les milliers de messages émouvants, à tous ceux qui ont eu la gentillesse et la solidarité de m’adresser des chèques de soutiens bienvenus et encourageants, aux huit témoins qui sont intervenus à l’audience du 6 juillet, à ceux qui se sont déplacés au tribunal et… à tous les militants de toute la gauche qui m’ont appuyé.

Gérard Filoche, mercredi 12 octobre 2011, 16 h

 

Content pour lui, le GdeC…

🙂 

 

 

 

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