Contre la mondialisation des nationalismes xénophobes et leurs petits producteurs de haine

[Découvert grâce à Pierre…]

Voilà une analyse globale pertinente comme je les aime, et qui gagnerait à être diffusée sur un sujet qui est le cœur de mes combats, la lutte contre l’extrême-droite et ses idées. Je n’en connaissais pas les auteurs, rassemblés par Catherine Tonero, rassemblés sur le plateau de CQFD (Ce Qui Fait Débat), une émission de RTBF Info visible ici. Je me suis dans la foulée aussitôt abonné au compte twitter de l’un d’entre eux, dont j’ai remarqué au passage l’ image d’en-tête, tellement porteuse de sens à mes yeux :

Et voilà ce qu’en débat avec Catherine Xhardez nous dit cet auteur belge (dont j’aimerais lire l’ouvrage si j’étais plus riche…), qui sait admirablement bien s’extraire de la situation politique de son seul pays pour nous apporter un éclairage qui fait sens sur la visibilité politique de ces mouvements dont je combats les idées comme leurs petits porteurs, partout en Europe :

Pour Arnaud Zacharie, ces trois mouvements répondent du national-populisme, avec des stratégies différentes: « il y a les partis d’extrême-droite traditionnels comme le Vlaams Belang, le Rassemblement National en France ou le FPÖ en Autriche, qui sont dans une stratégie de dé-diabolisation et essaient d’être plus fréquentables, paraître comme des partis de gouvernement, et puis il y a les partis qui n’ont aucune filiation avec l’extrême-droite au départ, la Lega issue de la Ligue du Nord en Italie, mais aussi le Fidesz de Viktor Orban qui est membre du PPE, qui sont des partis qui se sont radicalisés, alors qu’ils étaient de droite modérée ».

« Le courant national-populiste est à la fois un repli souverainiste et identitaire », explique Arnaud Zacharie, « il consiste à opposer les intérêts du peuple à ceux des élites et des minorités […] On cible des boucs émissaires qui profiteraient du système: les immigrés, les assistés, les homosexuels, voire les femmes. Et on essaie de remobiliser le peuple contre ».

« Leur point commun, c’est le discours anti-immigration », poursuit Catherine Xhardez, « et ils en font un problème politique de premier plan. L’offre politique joue beaucoup ici: ce sont parfois les partis eux-mêmes qui créent les problèmes politiques […] Et l’extrême-droite est un entrepreneur politique de premier plan pour politiser l’immigration et en faire un problème, alors qu’il n’y a pas toujours d’opinion publique ou d’événement contextuel défavorable. Il faut être conscient de cette construction qui a des conséquences importantes sur le débat politique, en normalisant des opinions racistes, xénophobes », explique la politologue.

Arnaud Zacharie pointe un tournant dans ce contexte: la crise de la mondialisation néo-libérale en 2008. « Jusqu’en 2008, les partis d’extrême-droite ont pu jouer un rôle contestataire mais sans avoir suffisamment d’adhésion pour accéder à des gouvernements », explique-t-il. « Après la crise de 2008, doublée des conflits au Moyen-Orient qui ont entraîné leurs lots de réfugiés, tout cela a créé un contexte favorable au discours national-populiste dont le succès est lié au fait qu’il retraduit en enjeux culturels des enjeux économiques […] Plus on parle d’immigration, et de surcroît de manière négative, plus le national-populisme va remporter de succès électoraux ».

Catherine Xhardez pointe aussi la responsabilité des autres partis: « Il y a beaucoup de partis traditionnels ou modérés qui ont pensé que se réapproprier ces termes du débat serait rentable, ce qui n’est pas le cas. Et on l’a vu avec le Vlaams Belang et la N-VA, on préfère l’original à la copie, mais il y a aussi des études longitudinales qui montrent que quand des partis plus modérés adoptent les discours des extrêmes, ça se traduit par des pertes électorales ».

La réponse des Sardines

Le mouvement des Sardines, né à Bologne après que la Lega de Matteo Salvini ait remporté les élections régionales en Ombrie, fief historique de la gauche italienne, entend s’opposer à l’extrême-droite populiste en réinvestissant les places publiques d’Italie. La manifestation de samedi dernier a rassemblé des dizaines de milliers de sardines à Rome, mais aussi à Paris, Amsterdam, Londres, Berlin et Bruxelles, où le mouvement est représenté par le groupe Facebook « 6000 Sardine in Belgio ».

Parmi ses membres fondateurs: Nada Ladraa-Krit, une jeune italienne résidant en Belgique depuis 4 mois, étudiante à la VUB, explique vouloir réveiller les consciences face aux populistes: « J’espère que les gens se rendent compte que Salvini est là parce qu’il a su donner des réponses à des nécessités vécues par les Italiens… Et qu’il faut s’engager, créer d’autres solutions et trouver une alternative à Salvini ». Le future de ce mouvement est difficile à prédire à ce stade et la jeune femme le reconnaît: « Le problème, c’est qu’on s’est rassemblés en tant qu’anti-Salvini et on le voit déjà, c’est difficile de créer des propos et de construire quelque chose avec tout le mouvement. J’espère que les gens vont profiter de ce mouvement, pas juste pour se déclarer anti-Salvini, mais aussi pour proposer des alternatives ».

« Le problème aujourd’hui, c’est que les partis extrémistes contrôlent l’agenda médiatique, mais aussi la compétition partisane », commente Catherine Xhardez, « et c’est pour ça que l’initiative des Sardines est importante, car ça montre qu’avec plus de politique, on peut aussi résoudre la question, imposer d’autres discours, débattre, s’engager, et construire un autre récit sur la société ». 

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… et je me prends alors à rêver d’un autre mouvement d’ampleur à l’image de ces sardines dans mon pays qui en aurait tant besoin, lui aussi, alors que se développent et se banalisent si insoutenablement les discours xénophobes, y compris dans certains mouvements qui se prétendent républicains, mais qui ont de plus de mal à cacher le racisme plus ou moins explicite de leurs positionnements envers l’immigration et les musulmans.

Que ce soit Catherine Xhardez ou Arnaud Zacharie, tous deux ont souligné à quel point les partis politiques (1), chacun selon le contexte spécifique de leur pays d’origine, sont en train de thésauriser sur le dos de la souffrance économique et sociale, avec pour simple levier un discours anti-immigration de plus en plus violent, en espérant cyniquement des retours électoraux sur investissement. Un point d’analyse politique qui entre en résonance particulière en moi avec ce que je nomme personnellement ici l’industrie des petits producteurs de haine : des personnalités, des espaces numériques et des structures médiatiques qui constituent, avec le personnel politique en regard, un écosystème politique certes, mais également économique, cohérent, avec une logique intrinsèque qui contribue à ce que les intérêts matériels, et en termes de pouvoirs et d’influence, de ses acteurs/trices soient étroitement imbriqués. Le tout forme un continuum qui s’est retrouvé dans mon pays, comme par hasard, fortement dérangé par l’action pourtant modeste et désintéressée des Sleeping Giants. Normal, nous touchons leur talon d’Achille, leur point névralgique : l’argent n’est-il pas le nerf de leur guerre ? Alors qu’il n’est pas le nôtre, ce qui fait notre force. Nous ne militons pas pour quelque profit, même d’estime, que ce soit. Mais parce que nous sentons tous que le danger est là, à notre porte. Quel que soit le nom dont on l’affuble, la bête est toujours aussi immonde, son haleine toujours aussi fétide, et ses projections mentales nous salissent un peu tous

Aussi, Ensemble, comme nos cousines, les sardines italiennes, nous devons donc trouver un front uni, pour lui faire mordre la poussière. Qu’importe le nom et la forme qu’on lui trouvera, j’appelle de mes vœux ce sursaut humaniste et populaire dont ce pays a tant besoin.

(1) … et pas seulement les partis politiques d’extrême-droite, il est fort utile de le souligner. Un autre point précis m’a interpellé dans les propos d’Arnaud Zacharie, c’est lorsqu’il précise que « Le courant national-populiste est à la fois un repli souverainiste et identitaire » . C’est à mon sens intéressant de s’arrêter une seconde malgré notre appétit consommatoire, empli d’immédiateté, de notre recherche d’information, qui nous fait tout dévorer un peu trop vite… Car sans cet arrêt dans l’attention, on ne comprend ni ne saisit les raisons pour lesquelles un antifasciste lambda comme moi peut éprouver le besoin de s’en prendre non seulement à l’extrême-droite, mais également aux mouvements souverainistes et nationalistes, ceux qui se disent « républicains« , tout comme aux mouvements identitaires. Ces deux notions ne s’excluent d’ailleurs pas dans certains groupuscules, y compris dans une certaine gauche qui n’est vraiment pas la mienne…

l’internationale fasciste ne passera pas… (par le Conseil de l’Europe). #AfD #Lega #FpO #RN

L’ Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) vient de rendre un avis dans lequel il refuse expressément  la création d’un groupe d’extrême droite en son sein.

« Présidé par l’Autrichien Martin Graf, du parti autrichien d’extrême droite FPÖ, ce groupe voulait rassembler des parlementaires autrichiens du FPÖ, bulgares, tchèques, estoniens, allemands de l’AfD et italiens de la Ligue.  »

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Voilà une décision qui serait particulièrement enthousiasmante à mon sens si l’avis de l’APCE était véritablement contraignant. Sauf qu’il ne l’est pas,  le Conseil de l’Europe pouvait tout à fait ne pas en tenir compte…  C’est dommage mais c’est ainsi. L’occasion toutefois m’est donnée de reprendre un argument sur lequel j’avais déjà phosphoré un  peu il y a près de deux ans,  à la demande de Bembelly. Car ce qui est intéressant dans cette décision, ce sont les motivations de l’APCE :

« Le Conseil de l’Europe a été fondé pour protéger la démocratie, les droits de l’Homme et l’état de droit. Le FPÖ, l’AfD et la Ligue veulent détruire la démocratie et l’état de droit et refuser aux hommes leurs droits fondamentaux. Beaucoup de leurs membres sont racistes, antisémites et islamophobes, ce qui va fondamentalement à l’encontre de l’organisation », a réagi Frank Schwabe, député allemand social-démocrate et membre du bureau de l’APCE. (source)

Nous sommes d’accord. Cependant, il est probable que les bas du front d’ici comme d’ailleurs rétorqueront aussitôt que cette décision est anti-démocratique, contre la liberté d’expression, toussa toussa…  tss tsss tsss… Vous pensez avoir affaire à qui ? pas de ça avec moi…Brandir l’étendard de la démocratie, alors que les mêmes dont il s’agit serait les premiers à en massacrer illico presto les fondements, voilà qui est un peu fort de café. D’ailleurs, ce point précis de l’histoire de la philosophie, un basique, nous est présenté par ce que l’on nomme le paradoxe de  la tolérance de Popper. Extrait :

 

Voilà qui entre étrangement en cohérence avec les propos de notre interlocuteur de l’APCE, ci-dessus, n’est-il pas ?

Pour approfondir le sujet, on pourra lire aussi à loisir le chapitre  : « la liberté d’expression pour les nuls« ).

Merci pour votre attention.

une leçon d’anti #racisme pour les nul.le.s… de l’Union Européenne.

On se demande vraiment qui a pu avoir une idée aussi saugrenue… Et pourquoi pas Zemmour, tant qu’on y est ?

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Ministre de l’Intérieur du gouvernement autrichien,  Herbert Kickl est considéré comme le « cerveau » du FPÖ, le parti d’extrême droite autrichien. C’était la plume  Jörg Haider, plus connu. Il est l’auteur notamment de rimes xénophobes et anti-islam sur bon nombre d’affiches électorales du FPÖ. (source)

Il a d’abord fait parler de lui en embauchant comme chef de communication un journaliste travaillant pour un site de production de « fake news » et ayant des tendances antisémites, selon Willi Mernyi, du Comité autrichien de Mauthausen, une association de rescapés des camps d’extermination. (source)

Cette renonciation de l’UNion Européenne à laisser cet intrus, évident adversaire de la cause antiraciste, intervenir dans ce colloque international est due à la mobilisation des associations fédérées par l’EGAM, qui écrit dans cette tribune  parue dans Le Monde  :

« Que le gouvernement autrichien utilise sa présidence pour tenter de laver l’infamie que représente la présence des héritiers du nazisme en son sein, c’est attendu. Que la Commission Européenne se fasse complice de ces méfaits, ce serait absurde et inacceptable ».

La possibilité du fascisme : sous Macron 1er, tant de mauvais signaux…

 

monarque Macron

 

Hier,  avec Ugo Palheta, je m’interrogeais sur …

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Entre temps, j’ai découvert ce document, qui vous fera inévitablement penser aux tares affichées par certaines têtes de gondole de la fachosphère… qui ne cessent de fustiger les bien-pensants… Encore faudrait-il penser…  :

On peut ainsi établir une liste de caractéristiques typiques de l’Ur-fascisme, le fascisme primitif et éternel. Il est par ailleurs impossible d’incorporer ces caractéristiques dans un système, beaucoup se contredisent réciproquement et sont typiques d’autres formes de despotisme ou de fanatisme. Mais il suffit qu’une seule d’entre elles soit présente pour faire coaguler une nébuleuse fasciste.

1. Le culte de la tradition. Le traditionalisme est né vers la fin de l’âge hellénistique, en réaction au rationalisme grec classique. Cette nouvelle culture syncrétique doit tolérer les contradictions. En conséquence, il ne peut y avoir d’avancée du savoir : la vérité a déjà été annoncée une fois pour toutes. Ainsi Julius Evola mélangeait-il l’alchimie avec le Saint Empire romain. On retrouve ce type de pensée actuellement dans certains courants « New Age ».

2. Ce traditionalisme implique le refus du modernisme, le rejet de l’esprit de 1789 et du siècle des Lumières. Le fascisme peut être défini comme un irrationalisme.

3. Cet irrationalisme dépend aussi du culte de l’action pour l’action : la culture est suspecte, ainsi que le monde intellectuel.

4. Ce syncrétisme ne peut accepter la critique. Dans la culture moderne, la communauté scientifique entend le désaccord comme un instrument de progrès des connaissances. Pour l’Ur-fascisme, le désaccord est trahison.

5. Le désaccord est signe de diversité. Le fascisme cherche le consensus en exacerbant la peur de la différence, il est raciste par définition.

6. Le fascisme naît de la frustration individuelle ou sociale, il fait appel aux classes moyennes frustrées, défavorisées par une crise économique ou une humiliation politique, épouvantées par la pression de groupes sociaux inférieurs. Le fascisme puisera son auditoire dans la nouvelle majorité de la petite bourgeoisie issue du groupe des anciens prolétaires.

7. Le fascisme propose à ceux qui n‘ont aucune identité sociale le privilège d’être né dans le même pays : la source du nationalisme est là. De plus, les seuls à pouvoir fournir une identité à la nation, ce sont les ennemis : d’où l’obsession du complot, si possible international. Pour que les disciples se sentent assiégés, on recourt à la xénophobie. Toutefois, le complot doit venir aussi de l’intérieur, les Juifs représentent alors la meilleure cible. Aux Etats-Unis, le livre de Pat Robertson, The New World Order, constitue un exemple d’obsession du complot.

8. Les disciples doivent se sentir humiliés par la richesse ostentatoire et la force de l’ennemi, mais ils doivent être convaincus de pouvoir vaincre leurs ennemis, jugés trop faibles ou trop forts par l’incapacité constitutionnelle du fascisme d’évaluer objectivement leurs forces.

9. Il n’y a pas une lutte pour la vie, mais bien une vie pour la lutte : la vie est une guerre permanente. Il doit y avoir une bataille finale, à la suite de laquelle le mouvement prendra le contrôle du monde. S’ensuivra une ère de paix, contredisant le principe de guerre permanente.

10. L’élitisme est un aspect type de l’idéologie réactionnaire, en tant que fondamentalement aristocratique. Ces élitismes ont impliqué un mépris pour les faibles, mais l’Ur-fascisme ne peut éviter de prêcher l’élitisme populaire : tout citoyen appartient au peuple le meilleur du monde. La force du fascisme est fondée sur la faiblesse des masses, ayant besoin d’un dominateur. Comme le groupe est organisé hiérarchiquement, chaque leader subordonné méprise ses subalternes.

11. Chacun est éduqué pour devenir un héros, et le héros est la norme. Le héros fasciste aspire à la mort, cependant, il lui arrive plus souvent de faire mourir les autres.

12. La guerre permanente et l’héroïsme étant des jeux difficiles à jouer, le fascisme transfère sa volonté de puissance sur les questions sexuelles, d’où son machisme. Puisque le sexe est aussi un jeu difficile à jouer, le héros fasciste joue avec les armes, véritables Ersatz phalliques.

13. Le fascisme se fonde sur un populisme qualitatif. Pour lui, les individus tels quels n’ont pas de droits et le « peuple » est conçu comme une qualité, une entité monolithique exprimant sa « volonté commune » dont le leader est un interprète. Les citoyens n’agissent pas, le peuple n’est qu’une fiction théâtrale. L’avenir voit se profiler un populisme qualitatif télé ou Internet, où la réponse émotive d’un groupe peut être présentée comme « la voix du peuple ». Le parlement peut être remis en cause par le fascisme.

14. Le fascisme parle une « novlangue », au lexique pauvre et à la syntaxe élémentaire, comme dans les populaires talk-show.

En conclusion, l’Ur-fascisme est toujours autour de nous, parfois en civil, sous les apparences les plus innocentes et notre devise par rapport à lui est la suivante : « N’oublions pas ».   « Reconnaître le fascisme » par Umberto Eco, Grasset 2017

(lu ici)

Aujourd’hui, je prends connaissance de plusieurs éléments du puzzle qui le rendent tellement possible…

                                              ⬇️

♠ L’autoritarisme de Macron, dénoncé par beaucoup, de plus en plus visible et mesurable, à la manière dont des manifestations pourtant tout à fait compréhensibles et légitimes sont réprimées par la force sans la moindre discussion possible, y compris pour des élus, traités sans ménagements…. Après l’épisode militariste sans précédents de l’évacuation de la Zad de NDDL, voilà qui fait tache, surtout avec la nomination du prétendu écologiste de bazar qu’est de Rugy...

♠     La banalisation des discours, mais aussi des actes terroristes d’extrême-droite, pour la plupart passés sous silence auprès du grand public, qui ne retient donc que les actes de terrorisme islamiste radical… braquant ainsi la population française sur une seule et même population, alors que tant d’actes au quotidien contredisent ce discours raciste… (cf. Boules de pétanque).

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♠  Des personnages  cyniques et corrompus à la tête des principaux rouages de l’Etat. Quelle belle représentation « nationale »…

 ♠  Le sur-armement des forces de l’ordre et la délégation du monopole de la violence à de plus en plus de sociétés – et donc à des intérêts… – privés, pour le plus grand bonheur du lobby des armes en fRance. Avec la bénédiction du mercenaire lobbyiste pro-armes conseiller de Macron,  lui qui se qualifie si volontiers de président de la NRA à la française… C’est Alain Bauer qui doit être content….

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♠    La propagation de la xénophobie, sujet déjà amplement documenté ici… avec ses relais dans la fachosphère et jusqu’au ministre de l’intérieur

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♠    Des affaires de barbouzes et de milices privées, étouffées par le chef de l’état, alors qu’elles le touchent de si près..

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♠   La convergence de plus en plus forte des mouvements d’extrême-droite européens

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  ♠   … et enfin, ce qui me touche encore plus directement, et concrètement, qui m’a concerné de si près, ( merci le Secours Pop ! ) une dangereuse augmentation de la pauvreté dans notre pays, qui voit jusqu’à près d’un tiers de la population ne pas manger à sa faim…. Inadmissible et inquiétant.

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Voilà bien trop d’ingrédients constitutifs de la montée d’un fascisme à craindre…. Tous ces mauvais signaux deviennent de plus en plus préoccupants… Jusqu’où aller trop loin ? Et encore n’ai-je pas parlé ici d’une autre forme de fascisme : il est anti-écologique, et asphyxie la planète, se moquant royalement de polluer tout ce qu’il touche, sans respect pour la vie de qui que ce soit, mais seulement pour le profit à court terme. Un monde ancien dont Macron en fRance est le symbole… et dont il faudra bien parvenir à se débarrasser un jour, ne serait-ce que pour notre propre survie.

 

En #Autriche, la rue s’oppose massivement à la prise de pouvoir du #FPÖ

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J’ai fait connaître hier mon opinion sur l’insupportable silence des institutions européennes à propos de l’inquiétante prise de pouvoir de l’extrême-droite autrichienne, alors que le FPö s’est vu attribuer des ministères régaliens de tout premier ordre (heil !). Comme j’ai honte de ce monde là, où l’on pensait pourtant que le pire était derrière nous…

Mais je tenais à me réjouir aussi, pour ne pas rester sur une note passive et négative,  de ce que les autrichiens eux mêmes ne soient pas tous à ranger dans le camp de ces fachos là. Il y a une opposition intérieure à ce retour de la peste brune, et elle s’est fait vaillamment connaitre et visibiliser hier, dans les rues de Vienne, et notamment sur la place devant le plus grand palais viennois, la Hofburg.

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Concert de sifflets et quolibets : plusieurs milliers d’Autrichiens ont manifesté ce lundi devant le palais de la Hofburg à Vienne pour protester contre l’investiture au même moment d’un gouvernement qualifié de « cabinet des horreurs » en raison de la présence de l’extrême droite.

« Avec l’Intérieur et la Défense, l’extrême droite va contrôler les principaux leviers du pouvoir », s’inquiète Claudia, un mère de famille de 45 ans venue braver le froid glacial devant le siège de la présidence de la République, où le nouveau gouvernement a prêté serment. source

Ici comme là-bas, nous pouvons tous être antifas. Il y faut seulement du courage,  des convictions, et une volonté inébranlable de sauvegarder, encore et toujours, la démocratie. Et ce n’est nullement ce simulacre que les exercices électoraux prétendument démocratiques – si peu représentatifs de la totalité de la population d’un territoire donné (tant de minorités en sont exclues…) –  que  l’on nous en donne à voir un peu partout en Europe. La démocratie, ce devrait être pour tous, toutes, et pas seulement pour quelques un.e.s parmi les plus privilégié.e.s, qui peuvent en outre induire et manipuler l’issue des scrutins grâce à leurs outils de propagande et leurs puissants moyens financiers, dont les minorités opprimées sont terriblement démunies. Faisons voter les étrangers, par exemple, qui seront les premiers à subir la politique délétère qui s’annonce en Autriche, comme ailleurs en Europe, et le résultat en sera bien différent… N’est-ce pas cela, la démocratie véritable ?

democracia réal ya !

#Autriche #FPÖ : le silence gêné de l’Europe est assourdissant #antifa

Partout, en Europe, l’extrême-droite répand ses idées détestables en se payant le luxe de surcroît de s’introduire au cœur mêmes des gouvernements et/ou des instances exécutives. Voilà qui n’annonce rien de bon pour la défense des droits humains,  ni avenir plus radieux pour les opprimé.e.s… Pourtant, en face, il n’y a pas grand chose. Pire encore,  le peu de militants dont je suis qui s’opposent à ces idées d’un autre âge sont injustement réprimés.

Comme je rejette cette Europe là, qui ne nous amène que le pire, loin du meilleur autrefois promis…

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Le parti d’extrême-droite obtient donc la défense, les affaires étrangères, l’intérieur… Des ministères sans grande importance, me direz-vous, n’est-ce pas ? Sans commentaires… j’ai déjà écrit tout ce que j’avais à dire sur le sujet. Cette Europe là, bien loin d’être l’Europe sociale tant promise, et bien loin de l’idée européenne qui devait mettre un terme aux guerres, je la vomis. #NotInMyName

 Sur l’Autriche, lire

 

#Poutine et la #fachosphère européenne, une grande histoire d’amour #antifa

Aux idiot.e.s et aux archaïques qui prétendent lutter contre l’impérialisme américain en soutenant le régime russe, et à ceux qui sont restés figés dans un passé où la Russie était encore le pays des soviets et du communisme, et croient donc benoîtement rester fidèles à cette mémoire là, je dédie tout particulièrement cette saine lecture :

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Même s’il convient de garder quelques réserves vis à vis de ce média de propagande européaniste libérale, ça vous aidera peut-être enfin à mieux comprendre pourquoi je suis aussi fermement opposé à la propagation des infaux de RT et Sputnik, ces médias d’état poutiniens, propagateurs de fake news bien connus, à la ligne extrêmement droitière, si visiblement réac, raciste, sexiste, xénophobe, et homophobe.

« Une lumière dans la nuit ». #Vienne, 2017. #NONazis

C’était à en désespérer, en regard du résultat de la dernière élection en Autriche. Le pays de naissance d’Hitler ne semblait pas avoir retiré de leçon(s) de l’histoire. Et puis, il y a eu cette douce lumière à mon cœur dans l’obscurantisme idéologique européen, à Vienne. Cette ville ne serait donc pas seulement celle des bals nazis de toute l’Europe, celle que même notre  Führer nationale fréquente visiblement avec si grande joie et tant d’ entrain. Je suis donc ravi d’assister à cette féérie nocturne dont la symbolique nous éclaire et nous invite à la bienveillance, à l’ouverture, à l’humanisme plutôt qu’au recroquevillement nationaliste et xénophobe, partout en Europe…

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Des milliers de Viennois debout, devant la chancellerie, une bougie à la main…

« Tout un symbole pour ces manifestants qui rejettent une coalition entre conservateurs et extrême droite. Une coalition qui a déjà existé en Autriche, entre 2000 et 2006.

Beaucoup ne veulent pas du FPÖ dans un gouvernement. C’est un parti qui a été fondé par d’anciens nazis, rappelle Elga, rescapée des camps de la mort. Elle est venue pour elle, mais pas seulement : « Je me dois de venir pour toutes les autres victimes. Je ferai tout ce que je peux pour éviter qu’une catastrophe se reproduise. »

Un mois après les législatives remportées par les conservateurs, l’ÖVP et le FPÖ, arrivé troisième, négocient en vue de former une future coalition de gouvernement. Les discussions devraient durer encore un mois. » (source)

 

L’Autriche n’en a pas fini avec l’héritage spirituel d’Hitler #FPÖ #antifa

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Nous étions bien peu nombreux, l’année dernière, à nous passionner pour les résultats de l’élection présidentielle, et le risque important que les fachos n’emportent le pouvoir, dans un pays pourtant si poche. Et pourtant, voilà une situation d’un pays européen qui à mon sens est tout aussi préoccupante que ne l’est le cas de la Hongrie, où les droits humains sont si notoirement niés, sans la moindre sanction des instances européennes, ce qui en dit long sur leur efficience et leurs soi-disant « valeurs ». j’aimerais bien savoir lesquelles, quand je vois ce que je vois, et que je sais ce que je sais, d’un bout à l’autre de l’Europe, de l’Ukraine à l’Espagne, et de la Grèce à l’Islande…

L’Autriche n’en a visiblement pas fini avec l’héritage spirituel d’Hitler, où il est né. Autant l’Allemagne a pu faire son méaculpa et son auto-critique à tous points de vue  à propos du nazisme, autant cela n’est visiblement pas le cas en Autriche.

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Y voir l’extrême droite ancrée si durablement dans la vie politique locale et nationale sans que cela ne pose de problème à grand monde m’apparait particulièrement préoccupant pour la santé démocratique de ce pays. Et pire encore, constater que des gens qui se positionnent comme « sociaux-démocrates » (ne pas rire) ne répugnent nullement à partager le pouvoir avec des néo-nazis et des racistes  me suffit à signer leur totale décrédibilisation. Ils ne sont définitivement  pas de gauche. Et je n’ai guère vu nos socialistes hexagonaux s’indigner  de cette incroyable compromission…

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… Alors, se sentir artificiellement et très ponctuellement soulagés d’avoir vu les fachos éloignés du pouvoir pour un temps, l’année dernière, et ne pas se préoccuper à présent de leur accession au pouvoir, voilà qui relève à mon sens d’une belle hypocrisie. Quand ce n’est pas, comme dans l’article cité abondement ici,  se satisfaire de minimiser la portée d’un tel succès des fachos en parlant du poids de la résistance des institutions… On nous disait la même chose à propos de Trump aux États-Unis… On voit bien ce que ce genre de brillante analyse a réellement donné…. La preuve par Charlottesville. Allez tous vous faire foutre. Partout, le camp du mal est en train de gagner du terrain, et j’ai l’impression que tout le monde s’en fout, tellement cela devient banalisé, normalisé, si actuel. Et même si je me bats à mon si petit niveau pour que cela n’arrive pas, j’ai honte de ce que notre monde est en train de devenir, en Autriche comme ailleurs.

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Ô Joie : les fachos du FPÖ battus pour la 2ème fois !

Image d’un petit facho repartant d’où il est venu la queue entre les jambes… Rires… je ne boude pas mon plaisir…

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A l’heure où je vous écris, près de 7 5% des votes ont été dépouillés, et Van der Bellen, le candidat écologiste, aurait remporté l’élection avec 53,3 % des suffrages (53,6 % lors de l’annonce des résultats précédente) contre 46,7 % pour Hofer, le candidat du parti d’extrême-droite FPÖ. Je communiquerai ci-dessous dès qu’ils seront connus les résultats définitifs demain dans la journée.

Quant aux socialos autrichiens, ils récoltent ce qu’ils ont semé, à gouverner certaines régions avec l’extrême droite… Et ouais… Ils ont ainsi ici bénéficié du rejet populaire.  Voilà voilà… CQFD.