In mémoriam, José Montero, mort au champ d’honneur syndical

José Montero, à droite sur l'image

Dehors, de retour devant l’usine des Still, une centaine d’employés l’attendent dans un silence de deuil. Drapeaux en bernes noués d’un bandeau noir. Le portrait de José Montero accroché en haut d’une banderole au-dessus de la scène. D’une voix grave, Mélenchon se lance dans un hommage au syndicaliste, présent derrière lui lors de son discours sur la grande scène de la Fête de l’Humanité. Il conclut, lyrique et touché, sur une référence au Chant des partisans: «Amis sortez de l’ombre et prenez la place de celui qui est tombé.» Il y a des moments de campagne qui marquent un candidat. (source)

Peugeot, tous les jours un bruit nouveau…

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Les grands patrons seraient-ils dorénavant obligés de mentir pour éviter les représailles en période de guerre économique ? Pour comprendre ce que je veux évoquer ici, je vous propose de suivre la récente épopée de Peugeot en France.

 1. Une rumeur prétend que deux sites représentant 6400 emplois, celui d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui emploie 3600 salariés (intérimaires compris) d’ici 2014 et celui de Sevel Nord (Houdain), en 2013 (2800 personnes).

2. La direction de Peugeot dément officiellement en prétendant que « ce n’est pas un sujet d’actualité »…

  1. Pourtant, la CGT reste dubitative. Ses doutes s’appuyent notamment sur un document interne du groupe, dont le communiqué de Peugeot, précédemment cité, réfute la validité. Un vieux truc, bien sûr…

  2. Le maire d’Aulnay-sous-Bois, Gérard Ségura (PS), affirme de son côté qu’il avait obtenu il y a quatre mois des engagements de la direction de l’usine PSA Peugeot Citroën « quant au maintien de l’activité », selon un communiqué diffusé jeudi par la mairie. (source).

  3. En dernier lieu, au moment de la clôture de ce billet, les dénégations de PSA n’empêchent nullement le Ministère de l’Industrie de convoquer illico presto le président du directoire de PSA, Philippe Varin, pour qu’il s’explique sur le sujet… ce soir.

 Moralité : vous croyez franchement qu’un rigolo comme Besson peut convoquer un mec comme le ponte de PSA sur un coup de fil pour une simple rumeur ?

 La suite le dira et comptez sur moi pour vous informer de la suite dès que je la connaîtrai (j’ ai mis une alerte dans mon reader). Mais bon, cette histoire est vraiment cousue de fil blanc….

 Et en prime, je vous le donne en mille (mais voilà une nouvelle qui n’en est hélas plus une en période de notoire cupidité actionnariale…) :

 Le chiffre d’affaires 2010 du constructeur français  est en hausse, et Peugeot figurait parmi les rares satisfactions des cotations en Bourse, à Paris, début juin… On ne cherchera plus l’erreur : on a compris. On n’est pas cons : la chair humaine est devenue une simple variable d ‘ajustement qui permet aux requins de se goinfrer encore plus en période de crise…  pour « maximiser leurs profits ». N’oublions pas en outre que l’industrie automobile française a fait l’objet d’un plan de sauvetage gouvernemental sans contrepartie… Pas même environnementale. Alors vous pensez, sociale…  Faut pas rêver : la droite ne connait pas.

 Besson pourra toujours calmer le jeu en rassurant les syndicats, les salariés et la populace française en prétendant qu’il s’agissait effectivement d’une fausse information, demandera à Peugeot de patienter un peu, lâchera à la rigueur sur SevelNord en présentant cela comme un moindre mal,  et on verra les licenciements poindre à l’horizon de la présidentielle, peu après, comme la pratique en est malheureusement trop courante chez les élus peu scrupuleux de tous poils … (Il y en a malheureusement dans tous les partis). Et comme on connaît bien la moralité de Besson, et celle de Sarkozy en la matière, on sera bien rassurés !

 Mais en Lorraine, on se souvient encore des promesses du gouvernement. On ne nous y reprendra plus. Et surtout pas à Gandrange.

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