#PCF #FDG complices de l’extrême droite et de #Daesch à #Aubervilliers ?

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Sans commentaires… J’apprécie beaucoup Daeninckx comme écrivain. Et j’aurais aimé contextualiser ce billet, par des noms, des visages et des sources… Que penser de ces déclarations ?

Post-scriptum : la réaction du PG local :

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#presidentielle2017 : gauchistes, demandez le plat du jour !

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Petite cuisine fauxcialiste à la sauce hollandaise : les ingrédients d’un plat qui sent le réchauffé… et risque fort d’être particulièrement indigeste pour le peuple de gauche…

  • d’un côté, un premier secrétaire du parti fauxcialiste qui tente vainement d’atermoyer les uns et les autres en les plongeant dans un bain-marie qui les attendrira dans les eaux tièdes d’un libéralisme convenu. Emmener EELV, le PS et le PCF – qui ( comme je suis surpris !;) vient de déclarer qu’il se joindra à ce bel effort de rassemblement national –  jusqu’en décembre 2016 ou janvier 2017 sans que les gauchistes les plus virulents ne puissent moufter, voilà qui relève d’un esprit stratégique admirable… On y aurait presque vu que du feu si Mélenchon, que je rejoins au moins sur cette préoccupation là, ne nous avait pas mis en garde quand à cette manœuvre destinée à nous abuser, et nous livrer pieds et poings liés au candidat du PS. Voilà qui explique en partie son départ en solo.
  • de l’autre côté de la scène, une tambouille gouvernementale pas très digeste, les restants  de la veille, qui se bouffent le nez au plus haut sommet de l’Etat. Franchement, ça fait tache, et l’on n’est pas très rassurés sur leur capacité à gérer encore en toute sérénité les affaires du royaume pays. Mais le scénario que je prévoyais est en train de se mettre tout doucement en place…
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Devant un tel plat, on a le droit, et même le devoir, de faire la fine bouche si l’on respecte un minimum ses convictions. Accepter une primaire qui inclurait le PS, dans ces conditions, est inacceptable. Vous vous voyez, vous, compte-tenu de toutes le avanies qu’ils nous ont fait subir, voter pour un Valls ou un Hollande ? Le poids respectif des  forces en présence ne peuvent en effet conduire ces primaires grotesques à un autre résultat. Et encore… Faudrait-il qu’ils s’y plient. L’autre serait de me joindre à Mélenchon. J’ai déjà dit ce que je pensais de cette hypothèse. Le voir et l’entendre de plus dans l’émission de Ruquier hier soir soutenir Poutine, ce dictateur sans foi ni loi, dont les idées d’extrême droite m’obligent à le combattre (je n’ai pas l’indignation à géométrie variable….) ne fait que rajouter à ma suspicion à son endroit. Quant aux relents nationalistes qui imprègnent certains de ses propos, ils m’insupportent.

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Si rien ne bouge d’ici là, je suis fermement résolu à voter blanc. Considérant de surcroit que des élections ne sauraient changer notre situation économique et sociale, et que seule une insurrection massive, à laquelle je ne crois pas tant les gens m’apparaissent ankylosés, pourrait nous sortir de ce guêpier… Bref, on n’est pas sorti de l’auberge. Qui n’est même pas espagnole.

«On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit !» #presidentielle2017

je viens  de prendre connaissance, un peu tardivement je l’avoue, par le biais d’une réponse qui l’est beaucoup moins, d’un texte véritablement  intéressant comte tenu d’un contexte politique particulièrement affligeant (dont tout le monde voit bien à quel point il est anti-démocratique et anti-social), de Julien Coupat et Eric Hazan, dans Libé.

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Inutile de présenter le premier, auteur présumé du comité invisible qui a rédigé l’Insurrection qui vient (et « ultra-gauchiste » patenté du groupe « anarcho-libertaire » de Tarnac), dont il est utile de rappeler qu’il est toujours mis en examen depuis tout ce temps malgré l’absence totale de preuves. L’acharnement politico-judiciaire est à mon sens manifeste. Le second est un peu moins connu du grand public peu politisé et/ou peu lecteur. C’est un écrivain et éditeur français, fondateur des éditions La Fabrique, au parcours  pour le moins atypique avec lequel je vous invite à vous familiariser sur sa fiche wiki. J’ai sélectionné pour vous quelques extraits de ce texte qui me semblent significatifs :

[…] ils veulent encore croire à la politique. Ils n’ont pas eu vent de la nouvelle pourtant retentissante : toute cette politique est morte. Comme sont morts les mots dans lesquels se dit la chose publique – la France, la Nation, la République, etc. Comme est morte la pompe institutionnelle dont s’entoure le vide gouvernemental. La politique a poussé son dernier râle l’été dernier là où elle était née, il y a plus de 2000 ans, en Grèce ; Aléxis Tsípras fut son fossoyeur. Sur sa tombe sont gravés ces mots prononcés en guise d’oraison funèbre par le ministre allemand de l’Economie, Wolfgang Schäuble : «On ne peut pas laisser des élections changer quoi que ce soit.» Voilà. Tout est dit. Et sobrement.

[…]Qui écoute encore les journalistes, en dehors des jours d’attentat ? Qui a cure de l’opinion des «intellectuels» ? Qui se soucie, de nos jours, des déclarations des ministres ? Imaginez qu’un Premier ministre ait cette phrase orwellienne : «L’état d’urgence, c’est l’Etat de droit». Si quelqu’un prêtait encore attention à ses propos, on en plaisanterait encore au bistrot. Mais, tout le monde s’en fiche. Le vote FN et l’abstention de masse sont des  symptômes d’un système électoral rendu au point de rupture. […]

Nous en sommes là, en effet. Et je ne suis pas du tout certain que l’initiative dite #JLM2017 change grand chose à ce système ici précisément et judicieusement dénoncé, puisqu’elle emprunte au système dont elle prétend se démarquer le même chemin creux, qui ne mène nulle part, si ce n’est à la désillusion, et à l’échec. Certes, cela permettra à d’authentiques militants comme je le fus pour le même la fierté de travailler ensemble, de construire ensemble et de lutter ensemble dans un espoir commun.  j’ai connu cela, ce plaisir nécessaire, irremplaçable, de militer par delà les clivages partisans, aux côtés de militants d’origines politiques et sociales diverses, au sein du FDG. C’est un bon point, particulièrement positif, dans ma mémoire. Rien que pour cela, je ne dis pas que l’initiative de Mélenchon est inutile, loin de là. Mais comme Coupat et Hazan, je me dis que les chaînons essentiels de ce système vide de sens à part pour quelques uns qui  y ont des intérêts personnels  ne se laissera pas si facilement dépouiller. Et en tous cas, pas par les urnes, j’en ai acquis la certitude. Il nous faudra nous unir dans un élan bien plus efficace, et radical, pour l’emporter. Quelle en sera la forme ? je ne le sais pas encore. J’y réfléchis. Mais certainement pas en empruntant des chemins qui ont fait la preuve de leur impuissance à améliorer le sort de ceux qui ne sont pas au dessus de la pyramide. Or, ce ne sont pas eux qui font et défont les lois. Ni sous la droite, ni sous la gauche, ni au centre.

la gauche du PS peut-elle rassembler (et se) ? #JLM2017

[suite] Bon, voilà, chose promise, chose due, j’ai fait le job. Cela m’a coûté, car je connais par cœur le registre des discours de Mélenchon, pour y avoir assisté en personne, et en avoir décortiqué et analysé bien d’autres en replay. J’ai également pris connaissance des travaux du M6R dont je prévoyais hier (dans mon billet préalable,  indispensable à une meilleure compréhension de celui-ci) à juste titre qu’il s’inspirait. Mais il me fallait répondre aux arguments en faveur de sa candidature que j’ai vus exprimés ici et là. je me suis donc coltiné sa prestation (réussie, comme dab, il n’est pas usurpé de dire que c’est un bon orateur, et pédagogue de surcroît) à Dejazet (cf. La vidéo en préliminaire de ce billet). On m’a dit en effet qu’il y répondait à des objections sur sa candidature, comme j’en ai moi-même. J’ai d’ailleurs apprécié de constater que je n’étais pas le seul, et que même des militants de longue date, qui connaissent Mélenchon de manière plus proche apparemment que je ne saurais l’être, ce sont émus de sa démarche de cavalier seul. Je veux parler de cette lettre de Gérard Piel à Mélenchon.  Cet ancien conseiller régional du Pcf des coins d’Antibes, d’autant plus respectable qu’il s’est opposé à une expulsion locative, y développe une perception que je rejoins. C’est pourquoi j’ai tenté de lui adresser un commentaire qu’il n’a pas daigné retenir. Libre à lui. Le voici. Vous verrez qu’il n’y a là rien d ‘insultant.Je tente simplement de mettre cartes sur tables :

je ne suis pas communiste, quoi qu’il n’y ait pas de honte si l’on est fidèle à ses convictions, en paroles comme en actions, au quotidien. Je fus au PG, puis à Ensemble. Aujourd’hui, je ne suis plus nulle part, et je tiens comme à la prunelle de mes yeux à cette liberté que je me suis donnée par cette distance volontaire, afin de conserver ma liberté de pensée, de parole, et d’action, loin des mamailleries électoralistes de bas étage. Pourtant, je suis d’accord avec vous, et nos positions se rejoignent : https://gauchedecombat.net/2016/02/10/martelons-lerreur-melenchon/. J’aurais attendu de l’ensemble de la gauche du ps une autre attitude plus responsable et démocratique, qui ne mette pas ainsi l’ensemble des militants de gauche devant le fait accompli. Moi non plus, comme le peuple de France, et celui de gauche, j’ ai besoin de bien des choses mais surtout pas  » d’un sauveur suprême ». J’ai tué mon père, symboliquement, à l’adolescence, par mes arguments, mes idées, mes convictions, et mon mode de vie, et je ne ressens nul besoin, contrairement à certains mélenchonistes sectaires avec lesquels je me frite assez régulièrement sur les réseaux sociaux, plus aptes aux insultes qu’à l’argumentation froide et à l’analyse, de père à suivre… C’est pourquoi j’aurais souhaité qu’une primaire de toute la gauche du ps puisse avoir lieu, afin de désigner un candidat de la gauche alternative non libérale. Mais dans un souci d »objectivité, il faut dire aussi que l’attitude du PCF, qui m’a habitué depuis des dizaines d’années, à un comportement totalement schizophrène (qui à mon sens a contribué à l’écœurement de la chose politique) consistant à n’avoir pas de mots assez forts avant le 1er tour d ‘une élection envers le PS pour le rejoindre au deuxième tour, ce qui fait un peu tache, vous l’avouerez. La position totalement incohérente du PCF lors des dernières élections, et le comportement si peu moral de Monsieur Laurent, n’est pas étranger à mon avis, tout comme la déconfiture regrettable du PCF, à la décision de Mélenchon. Les torts me semblent donc partagés, et l’on ne peut courir le risque de laisser faire une primaire à gauche avec le PS, comme semble s’y résigner le PCF, au risque de devoir soutenir quelqu’un d’aussi peu socialiste et même de gauche qu’Hollande. Aussi, je vous demande personnellement dans quelle direction, personnellement, vous allez vous dirigez dans la perspective des prochaines élections présidentielles. Merci pour votre réponse.

On peut voir que,  bien que je partage l’avis de ce Monsieur avec lequel je converge, je n’en conserve pas moins mon libre arbitre, et je ne dis pas autre chose que ce que Mélenchon présente comme un cafouillis du front de gauche. Mais non, comme il le prétendait lundi soir à Dejazet, nous ne saurions nous voir confondus avec Cahuzac. Peut-on dire ce que l’on pense sur un registre purement politique sans se voir aussitôt insulté, comme le font si volontiers les soutiens de Mélenchon sur les réseaux sociaux, lorsque par exemple je partage sur twitter la lettre de Monsieur Piel, alors que je ne suis pas communiste, et que l’on ne saurait par conséquent me suspecter de je ne sais quel calcul politicien auxquels je suis viscéralement étranger  ?  A se mettre à dos leurs propres camarades de lutte et de combat, qui ont sensiblement les mêmes convictions malgré quelques désaccords, en les qualifiant de socio-traîtres, de collabos ou d »‘idiots utiles du libéralisme » (mouarf ! Pas à moi !) qui selon eux se rangeraient sous la coupe, avec le PCF et Ensemble, de la fausse gauche qu’est le PS, comme je l’ai vu écrit par un certain  sur twitter hier, je ne suis pas certain que cela soit très productif pour assurer l’avancement de nos idées… Ils ne sauraient en effet prétendre sans ridicule à l’hégémonie de représenter les seuls insoumis à un certain système dont tout le monde constate qu’il est à bout de souffle. Ce que je veux dire enfin, c’est que malgré l’écœurement légitime provoqué par le hollandisme/Vallsisme qui mettent tant à mal nos valeurs de gauche, la démarche de la candidature de Mélenchon (dont j’ai bien noté qu’il la concevait non comme une candidature mue par des intérêts personnel mais comme un déclencheur pour reprendre ses mots), ne risquait pas d’aboutir si elle se faisait contre son propre camp. c’est une erreur stratégique de prendre à rebrousse poil le Pcf et Ensemble comme certaines têtes brûlées le font. Pour que la démarche de Mélenchon aboutisse, il y faudra qu’on le veuille ou non une assise partisane et militante suffisante, et des appuis de sympathisants d’autres camps, d ‘autres rangs. je doute en outre fortement que la démarche #JLM2017 puisse mordre sur l’abstention, ce qui pourrait lui faire gagner des voix, pour la même raison qui m’a fait abandonner le M6R, auquel je ne croyais plus : la démarche nécessite trop d’investissement personnel, de culture politique, de vigilance militante pour qu’on espère voir mordre des gens pour une grande part dépolitisés. D’où la nécessité d’être dans une position de rassemblement, de conciliation, d’explication, d’ouverture sur l’autre, ses attentes, ses souhaits, et non d’exclusion comme des  militants de clavier sont en train de le faire actuellement. Mais bon, ce que j’en dis moi, hein.. je m’en fous. je me place délibérément hors jeu de cette aventure là pour des raisons précises que j’ai évoquées hier. Mais puisque certain(e)s préfèrent les ignorer, je ferai de même. je ne me livre pas à cet exercice bénévole  quotidien sur ce blog pour être agressé et insulté. Je me contente juste de livrer modestement mes impressions sur cette démarche, comme je le fais pour n’importe quel autre projet à gauche. Et donc, après avoir visionné la vidéo de Dejazet, j’évoquerai dès que possible, dans la même logique, mon sentiment sur ce que je pense du site de JLM2017. Mais pour l’instant, je ne sais toujours pas pour qui je voterai en 2017, mais certainement pas, contrairement à certaines affabulations humiliantes et diffamantes, blessantes à dessin, donc malveillantes,  pour les primaires hollandaises dont j’ai déjà dit qu’elles ne me concernaient pasni pour Hollande, ni pour tout autre candidat du PS. J’ai donné. Je suis de gauche, vraiment, et définitivement.

NB. je suis d’accord cependant sur un point avec Mélenchon : s’il avait attendu que le Pcf et Ensemble se mettent d’accord pour désigner un(e) candidat(e) de la gauche radicale en  2017, l’élection se serait déjà faite sans eux… Mais moi, je suis seul, indépendant, et libre, d’aucun parti, d’aucune chapelle, et c’est le luxe que je me suis choisi, pour mieux rendre compte ici de ce que je lis, vois et entend, en échos de la gauchosphère. Et donc, fort de ce luxe, je choisirai au dernier moment, après mûre réflexion. Chacun sa place.

moi aussi, je suis un insoumis. C’est justement pourquoi je ne soutiendrai pas #JLM2017

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Petites précisions liminaires utiles pour celles et ceux qui ne me connaissent pas et débarqueraient sur ce blog avec la ferme intention de me faire la peau sur la base d’une méconnaissance totale d’où je parle, sans même tenir compte de mon antériorité politique, me prenant sans doute pour un vulgaire anti-mélenchoniste primaire, comme j’en ai tristement l’habitude dans ce monde virtuel dans lequel on agresse avant de réfléchir  :

je ne suis pas au PCF

je ne suis pas au PG

je ne suis pas au NPA

je ne suis pas à Ensemble

je ne suis pas anarchiste (ni à la FA ni à AL).

Pour tout dire, je ne suis encarté nulle part, et je me trouve très bien comme cela. Après un parcours personnel qui m’a mené du milieu associatif militant, au ¨PG, puis à Ensemble, j’ai en effet préféré reprendre ma liberté. Celle-ci m’est indispensable pour continuer à rester fidèle à mes convictions, telles qu’exprimées fidèlement, sincèrement et bénévolement ici depuis 7 ans. Je veux absolument pouvoir continuer à exercer mes capacités d’analyse, et ma liberté de perception de l’univers politique,  social  et économique (l’ordre à une importance) hors de tout carcan idéologique pré-déterminé. C’est pourquoi j’ai préféré quitter le front de gauche, dont tout le monde sait dans quel état de décomposition il est. J’en ai déjà expliqué les raisons. Chacun(e)s ses priorités, dans ses combats politiques et personnels. La mienne prend très clairement la forme d’une ligne rouge à ne pas dépasser : le refus de toute expression et de toute compromission envers le racisme, la xénophobie, l’homo ou la transphobie,  le sexisme, et toute autre forme de discrimination portant atteinte à la dignité humaine. C’est pourquoi je veux pouvoir être en capacité et en liberté de les dénoncer où qu’ils se trouvent. Ces précautions étant prises, abordons à présent le vif du sujet. J’ai déjà écris ici  ce que je pensais de la candidature à marche forcée de Mélenchon, sans le consentement de personne d’autre que lui-même. J’ai  aussi écrit à quel point m’insupportait le fait de se choisir des têtes de gondoles, qu’elles se nomment Laurent, Mélenchon ou Autain, avant même l’existence d’un programme et d’une assise politique, électorale et militante suffisante pour assurer son succès. L’ami Des Pas Perdus a répondu point par point à l’ensemble de mes objections, formulées ou non, dans un excellent billet dont je vous conseille la lecture. J’apprécie en effet qu’on soit en désaccord avec moi du moment qu’on ne choisisse pas de m’agresser ou de me juger avant même d’apporter des arguments, si possibles intéressants et novateurs. Je suis pour le débat, pas pour l’invective, dont j’estime  d’ailleurs que devrait me dispenser un minimum de  respect pour le travail accompli ici totalement bénévolement pendant toutes ces années. J’ai soutenu en 2012, sur ce blog et sur le terrain, la candidature de Mélenchon. J’y ai consacré tout mon temps personnel, au point d’avoir eu à rogner sur mon sommeil, et d’y avoir perdu plusieurs compagnes, qui ne supportaient pas cette façon de vivre et de s’investir sans compter. Alors, quand je vois les leçons de morale, de bienséance, de fidélité au peuple de gauche, de certain(e)s mélenchonistes hystériques dont Mélenchon lui-même renierait les excès, j’ai envie de leur claquer le baigneur beignet. Mais il y a un obstacle, et de taille : je suis non-violent. Aussi vais-je plutôt répondre à la question de mon refus de soutenir la campagne de Mélenchon avec mon instrument favori : l’écriture. J’ai déjà dit que je voulais rester libre de dire et de penser ce que je veux. Je veux aussi dire que j’ai déjà donné, et plus que de raison. Cette fois, je préfère rester en retrait. C’est mon choix et j’entends qu’on le respecte, sans avoir à subir je ne sais quelle attaque grotesque hors de propos, qui ne me concerne nullement, la plupart du temps.

CaptureCertain(e)s ne semblent pas avoir encore compris (ou ne semblent pas être en capacité de comprendre…), que ma répugnance à soutenir Mélenchon n’est nullement une question de personne, mais de stratégie.  Je n’ai aucun intérêt caché dans l’histoire. Je pense avoir fait ma part. Je crois connaitre  le sens de la démarche de Mélenchon pour avoir participé (bien que parfois interloqué par l’entrisme de certains mouvements bien peu démocrates, voire carrément complotistes), au sein du M6R, à l’élaboration d’une constituante, dont je suppose qu’il s’inspire, ou qu’il prolonge. J’analyserai cependant dans un autre billet la matière qui m’est proposée pour dire objectivement et sincèrement (je ne sais pas faire autrement)  ce que je pense, en toute liberté,  de la démarche, que ce soit par rapport au  site JLM2017, ou ce qui s’est dit hier à Dejazet, et tout autre support. Pour l’instant, c’est un bon début, j’ai écrit ce que j’avais à dire. Un long préambule à mon avis indispensable pour éviter tout malentendu que les réseaux sociaux provoquent hélas si aisément. Si vous m’avez lu jusqu’ici, merci. Sujet suivant.

Martelons l’erreur Mélenchon

D’aucun(e)s, esprits binaires, préfèrent penser que je pratique le « Mélenchon bashing ». C’est en effet beaucoup plus facile pour les suivistes qui répugnent à se fabriquer leur propre chemin politique de se réfugier ainsi dans leur petit confort idéologique. Pourtant, tel n’est pas le cas, à moins de me renier, moi et  mon passé. Il est utile de rappeler en effet que je ne fus pas le dernier à le soutenir contre vents et marées, autrefois. Sans compter ni ma peine, ni mon temps. Ni mes échecs et mes ruptures sentimentales qui ne toléraient pas un tel rythme de travail… Mais quoi qu’il en soit, je reste fidèle à mes convictions, par delà les personnalités politiques qui s’offrent à nous. Et je ne saurais tolérer qu’on puisse prétendre défendre la démocratie, et les intérêts populaires, en se désignant aussi unilatéralement, sans la moindre légitimité, candidat de la « vraie gauche » sans passer par l’assentiment de la majorité. Il est bien beau de dénoncer des primaires qui consacreraient l’hégémonie socialiste, ce sur quoi  je suis d’accord. Encore faudrait-il accepter de recueillir l’assentiment des siens, et plus largement de l’autre gauche.. Et à ce que je sache, je n’ai pas été consulté. Aussi, la question est centrale et  d’importance, si l’on tient comme moi à la cohérence de la forme et du fond. Que vaudrait en effet une position politique qui ne serait pas confirmée par les actes ? J’ai trop connu le fonctionnement, pour seul exemple, du Parti de gauche de l’intérieur pour ne pas refuser des pratiques qui vont à l’inverse de ce qui est énoncé officiellement, c’est à dire totalement anti-démocratiques, et vont à l’encontre de mes convictions. De plus, la candidature de Mélenchon est isolée, contrairement à ce qui s’est passé en 2012, où il avait été désigné candidat de l’ensemble du front de gauche, malgré quelques mécontents, notamment au PCF, parmi les orthodoxes préhistoriques. Cette fois, ce sera très différent, à moins d’être aveugle. Ma divergence est donc, contrairement à ce que certains préfèrent penser, non pas personnelle (je n’ai pas pour habitude de me dédire), mais stratégique. Rationnellement, on ne peut présager que Mélenchon pourra faire un score honorable qu’il n’a pas su faire en 2012  avec plus de rassemblement à gauche sur son nom. De plus, depuis, les attentes électorales ont changé, et il est évident que les français souhaitent avant tout un renouvellement que Mélenchon ne saurait incarner. Et je ne parle pas là de son âge, mais de son antériorité en terme de professionnalisme politique, ce contre quoi je lutte. Et l’on voudrait me faire croire que cette fois l’écœurement, voire la révolte  qui règnent à gauche face à une politique hollandaise  si peu socialiste pourraient renforcer la pertinence de sa candidature radicale ? Désolé, mais au risque de décevoir mes plus fidèles lecteurs, ce sera sans moi. Je n’y crois pas. Et je persiste à penser que sa candidature, de la manière dont elle se pose, est illégitime et suicidaire.

Nota bene : il m’apparait en outre particulièrement fallacieux de prétendre qu’il n’y a aucun autre candidat de l’autre gauche qui pourrait tenir la route si l’on ne s’est pas mis en condition d’essayer d’en faire émerger un. Quelle mauvaise foi !

la violence de Mélenchon sert-elle encore la cause du peuple ?

Est-il permis d’exprimer librement mes divergences d’avec celui que j’ai autrefois intésément soutenu sans être aussitôt insulté par ses groupies aigries ? j’en doute fortement, mais qu’importe. Il me faut écrire ici ce que j’ai sur le cœur, pas moins respectable que les aveuglements confortables de ces gens là. Je veux parler de l’interview que celui qui se présente si unilatéralement comme le seul candidat providentiel de l’autre gauche a donné  dans le JDD. On en connait quelques citations, qui ont fusé ici et là :

  1. « La situation est pire que sous Sarkozy »

  2. Maintenant que tous les dégoûtés sont partis, il ne reste que les dégoûtants »

  3. François Hollande est le nom de toutes nos misères et de toutes nos désillusions.

J’ai parcouru l’article scrupuleusement. Sur « l »isolement sectaire de François Hollande« , je ne peux qu’être d’accord, ayant déjà explicité ce matin à quel point il s’agit d’un calcul tactique regrettable de la part  de son entourage, destiné à nous marginaliser. Que la situation soit pire que sous Sarkozy, je ne sais pas. J’ai tendance à le penser également, mais il convient de prendre en compte le fait que des circonstances particulières rendent les décisions de ce gouvernement encore plus regrettables et contraires aux valeurs de gauche communément admises, notamment sous l’angle sécuritaire. Par contre, je me dois de regretter publiquement cette petite phrase tellement reprise par des médias hostiles à nos idées, qui fait le buzz il est vrai, mais va à l’encontre de nos intérêts politiques. C’est ce genre d’outrances à tout prix, la marque de fabrique de Mélenchon, que je ne supporte plus. Nous avons tous plus ou moins des amis, des connaissances, de la famille, nous connaissons  même des militants qui sont encore au PS, à moins d’être totalement sectaires et repliés sur nos seules idées politiques exclusives de toutes autres. Cette sortie médiatique de Mélenchon m’est donc insupportable de mépris et de rabaissement. Il savait qu’elle allait être reprise.  Ce que ne disent pas ses lassantes et violentes attaques contre les médias, c ‘est qu’il les maîtrise très bien, et sait taper là où ça fait mal.  Je n’oublie pas l’un de ses premiers métiers…. Comme je n’oublie pas à quel point c’est un  vieux routard de la politique professionnelle.    Sauf que cette stratégie éculée ne va pas dans le sens de nos intérêts politiques, et il effraie plus qu’il ne rallie. Or, c’est de cela dont nous avons besoin : plus de consensus, de sympathie et de convergence populaire. On ne peut pas avoir raison tout seul, à moins de 10 % des votes.  A force de tant d’agressivité et de mépris de tout ce qui ne lui ressemble pas, de tant d’outrances médiatisées et de violence difficilement supportable par le commun des mortels, Mélenchon creuse notre tombe. Si seulement ceux qui s’en revendiquent pouvaient enfin le comprendre… je m’use à tenter d’expliciter à quel point cet individu, après nous avoir si magnifiquement et triomphalement servi,  est devenu contre-productif pour la diffusion de nos idées. Mais serai-je entendu un jour ? j’en doute. Il y faut du recul, des nuances, et une pensée stratégique que les suiveurs/euses ne m’ont pas démontrés.  L’échec de la prise en compte populaire de nos idées n’en devient donc que de plus en plus prévisible. Cet homme est porté par une meute de laquelle je me sens de plus en plus étranger.

 

le candidat du #PS en 2017 ne peut pas être #Hollande

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J’ai déjà exprimé ici ce que je pensais de l’idée de participer à une primaire de toute la gauche. Cela ne ferait que satelliser un peu plus, sur le mode ambigu du PCF ou d’EELV tendance  UDE – et donc affaiblir – l’opposition de gauche. En outre, c’est faire l’impasse sur ses convictions profondes en choisissant d’ignorer qu’il y a deux gauches, dont l’une est incompatible avec mes valeurs et l’autre, à laquelle j’appartiens, lutte contre le libéralisme,  ce courant prédateur inhumaniste qui soutient le système économique et financier actuel. Avec toutes les violences sociales et les atteintes environnementales qui en découlent. Toutefois, j’ai été attentif à la demande de ceux que l’on qualifie de « frondeurs »  (vous savez ce que j’en pense…) hier. J’ai entendu Marie-Noëlle Lienemann sur France info exprimer son désaccord ferme et définitif sur le fait que Hollande soit en capacité de représenter la gauche. En effet, il la représente si peu que cela ne pouvait que me plaire. Extraits :

« Nous refusons que l’on nous court-circuite le débat politique en nous disant : « Il y a un candidat obligatoirement reconduit puisqu’il est le sortant. Si [François Hollande] ne se sent pas en situation de convaincre le peuple de gauche, je ne vois pas comment il arrivera à convaincre le peuple français. Nous ne pouvons pas avoir un président qui se prend pour un monarque républicain, il n’y a pas d’infaillibilité du président, ce serait absurde dans une démocratie ».  « Nous nous sommes engagés unanimement à exiger de notre parti que des primaires y soient organisées, comme c’est prévu dans les statuts, parce que nous pensons qu’il est fondamental que le débat ait lieu sur les grandes orientations d’avenir du pays. Ce débat doit avoir lieu entre la gauche et la droite, mais encore faut-il que la gauche présente un bilan sérieux, un projet, et un candidat qui porte ce projet et qui la ressemble. » Marie-Noëlle Lienemann est également revenue sur les primaires organisées par le Parti socialiste en 2011 : « Il y a eu deux tours, et le premier tour a été éclairant. Je crains que François Hollande n’ait pas tenu compte du premier tour puisqu’il a choisi le plus minoritaire à gauche pour en faire son Premier ministre.« 

Malgré ma position personnelle sur le sujet, je pense en effet que pour le PS, Hollande serait le plus mauvais candidat qui soit, et sa défaite hautement prévisible entrainerait dans sa chute l’ensemble de la gauche.  Ceci écrit, c’est de toute façon déjà un peu le cas, lui qui a choisi avec son entourage politique  de l’affaiblir et de la diviser volontairement, ostracisant outrancièrement une gauche vraiment de gauche qu’il a tout fait pour minorer, ne répugnant à aucun mensonge et stratagème  pour renforcer ses chances de l’emporter en 2017. Nous aurions donc intérêt dans notre camp à ce que ce personnage si droitier disparaisse de l’horizon, quitte à prendre le risque d’un Macron ou d’un Valls. Au moins, les choses seraient plus claires… Et le besoin de gauche s’en trouverait accru. Marre de ce confusionnisme politique ambiant. Tout ne se vaut pas. Et moi, je sais clairement où je me situe. Clivant ? Oui, mais aussi cadrant et posant des limites claires devant lesquelles se situer plus honnêtement. J’ai horreur de l’ambiguïté. Elle est en train de tuer ce qui nous reste de démocratie et de faire le désespoir des classes populaires, pour lesquelles je lutte et j’agis au quotidien.

Jorion a trouvé le candidat providentiel de toute la gauche pour 2017

je me suis frité hier sur twitter avec des groupies hystériques de Mélenchon, qui ne supportent absolument pas que l’on émette la moindre critique à propos de leur gourou. Toutes ses paroles sont sacrées. Toutes ces positions hautement respectables. Ses moindres mots bus comme du petit lait, et hautement inaccessibles au mécréant socio-traître que je suis devenu, prenant de la distance avec cette personnalisation excessive qui m’insupporte au plus haut point. Il n’est pas dans ma nature en effet de me comporter ainsi en fan absolu, totalement départi du moindre sens critique, et je m’en honore. Me faire des ennemi(e)s de ce genre m’est bien plus une gloire qu’une honte. Ce genre de positionnement aveugle rempli d’aigreur et d’agressivité pour tout ce qui diverge de leur vision étriquée du monde ne fait rien avancer au débat. On n’est plus là dans le registre de la raison et de l’analyse politique, mais dans l’ordre du fantasme et de l’émotion. On ne peut aujourd’hui raisonner dans son petit coin partisan en pensant chacun(e) avoir raison tout seul. Sans quoi le candidat Mélenchon se retrouvera avec un score minable qui l’écrasera une fois de plus…. Stratégiquement, c’est une erreur, qu’il parte seul à la curée présidentielle, d’autant plus que nous ne sommes plus dans les conditions de 2012, avec un front de gauche plus large et un peu plus uni, du moins en façade. La formidable dynamique d’alors, que j’ai appréciée, et soutenue, n’est plus là. Aussi, j’ai été intéressé cet article de Paul Jorion, qui aborde dans un premier temps la tenue du Congrès du Plan B, ce week-end à Paris :

J’ai participé samedi et dimanche au Sommet internationaliste pour un Plan B qui se tenait à Paris à l’initiative du Parti de Gauche. La réunion était initialement prévue les 14 et 15 novembre mais les attentats de Paris la veille au soir avaient conduit à un report en janvier.

[…] Quoi qu’il en soit, de « grand projet européen », le « Sommet » s’est vu rétrogradé au rang de congrès du Parti de gauche agrémenté de la présence de nombreux sympathisants internationaux.

C’est bien ce que je pressentais, à ce sujet, et qui fonde profondément ma divergence d’avec les fanatiques mélenchonistes pré-cités.. Je n’ai pas quitté le PG pour m’y retrouver de nouveau englué, dans une voie sans issue. Aussi, je suis content de trouver un point de vue qui confirme le mien, et prenne enfin de la hauteur :

Ceci étant dit – et comme je l’ai déjà affirmé – que de salamalecs pour affirmer deux choses pourtant très simples : que les chances sont nulles que M. Mélenchon se retrouve au second tour des présidentielles de 2017 comme candidat de gauche face à Mme Le Pen, et qu’au cas où M. Hollande se retrouverait face à celle-ci, les chances sont nulles qu’il opère d’ici-là une telle volte-face qu’on puisse à nouveau le considérer comme un homme de gauche.

Les français attendent un renouvellement, qu’il ne saurait incarner, en vieux routard de la politique professionnelle qu’il est, quelles que soient ses qualités par ailleurs.  Après avoir écrit ce qu’il pensait du sommet pour le plan B, auquel il a participé, Paul Jorion pose une question assez simple que nous nous posons tous :

« Qui pourrait à gauche se retrouver face à Mme Le Pen en 2017 avec une réelle chance de l’emporter ? »

Jorion a trouvé SA réponse, que je respecte, bien que j’éprouve quelques réserves à son endroit  :

Pourquoi ne pas réfléchir plutôt à qui pourrait être la candidate ou le candidat, la donne étant celle qu’on connaît ? La réponse, je le répète, est Thomas Piketty.

Pourquoi pas en effet. Une candidature pas pire qu’une autre…

Madame Irma examine par la gauche les #presidentielles2017

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Après une « œuvre » de pure fiction, examinons à présent la réalité telle qu’elle se dessine aujourd’hui. Hollande se présentera coûte que coûte, quoi qu’il arrive. Avec l’aide de Valls, qui y a grand intérêt personnel, et d’autres personnalités de la droite du PS, qui ont étouffé et réduit à néant toute contestation (laquelle se réduit à l’Assemblée Nationale à faire passer pour une rébellion extraordinaire ce qui n’est qu’une abstention), ils ont réussi à marginaliser toute la gauche du parti jusqu’au FDG, rendu inaudible par sa fragmentation et ses querelles de personnes, et  ses divergences fortes de stratégie. L’instrumentalisation à outrance d’une logique sécuritaire inflexible a grandement aidé cette aile droite du PS  dans cette entreprise, au point que les défenseurs de nos libertés fondamentales apparaissent comme de doux rêveurs, que l’ont se plait dans certains milieux policés à ridiculiser, alors qu’ils sont tout aussi pragmatiques, examinant quant à eux une autre réalité. Comme cela est prévisible, Hollande va se servir de tous les outils à sa disposition pour faire croire à l’illusion que sa promesse de conditionner sa candidature au serpent de mer qu’est « l’inversion de la courbe du chômage » a été tenue. 500 000 personnes en formation, 500 000 contrats aidés, et le tour est joué. La ficelle est grosse, mais dans le domaine politique, qu’importe les moyens… S’il se présente, ce sera une catastrophe pour toute la gauche, malgré sa tentative éculée de se présenter en sauveur de la démocratie, face au FN. Le vote utile devient de plus en plus vote futile,  ne fonctionne plus, brouille les cartes, ne fait qu’apporter du confusionnisme préjudiciable au débat démocratique. Dans le cadre de l’appel de ces primaires de toute la gauche qui me font bien rigoler (on prend vraiment les français pour des gogos absolus), Pierre Laurent (PCF) va évidemment se présenter, quelles que soient ses chances de l’emporter. Il sera grotesque et pathétique, comme à son ordinaire. Mais il joue sur deux tableaux : certains (dont je suis) souhaitent également une primaire de la gauche « pour de vrai », c’est à dire sans le PS. Il devient de plus en plus évident que Pierre Laurent se voit déjà en seul candidat de cette gauche là. Sans moi : s’il se présente aux présidentielles (et je suis d’ores et déjà convaincu qu’il s’y voit déjà), il fera pire que M.G. Buffet : 2.5 %. Car les gens de gauche ne sont plus dupes. Ils voient clair dans la stratégie bas de gamme du PCF, simple supplétif du PS, qui tempête contre  avant, et s’y rallie après. Or, une majorité des français, comme de l’électorat de gauche, ne veulent plus du PS, ni de Hollande, et préféreront s’abstenir que de voter pour quelqu’un qui va baisser pantalon devant cet adversaire politique, manœuvre qui ne cesse de nourrir l’abstention.  Mélenchon s’y voit aussi, et maintiendra également sa candidature coûte que coûte, dans une obstination coupable que je ne saurais cautionner, étant fermement opposé à la personnalisation comme à la professionnalisation du politique. Cet homme n’est nullement consensuel, et se prendra lui-aussi une branlée, même s’il est probable qu’elle sera moins sévère. Il est indubitable qu’il a une autre étoffe, une autre épaisseur que le trop lisse et fade Laurent. Mais le souhaitable serait qu’il y ait d’autres candidats de cette gauche là, hommes et femmes, qui contribuent à satisfaire une attente forte des français : du renouvellement, à la fois des têtes d’affiche et des pratiques, des propositions concrètes. Alors, comme beaucoup, j’attends, j’espère, déjà écœuré de ce que l’on nous propose comme alternatives… Et si tout ce que je viens d’écrire ici reste en l’état, et que j’estime qu’aucun candidat  et aucun programme ne représente mes idées, ma résolution est déjà prise : je voterai blanc. [Inutile de tenter de me culpabiliser avec le monstre FN : vous avez trop tiré sur la ficelle. Elle est usée, s’est cassée ].  Mais pour l’instant, Madame Irma ne voit que beaucoup de fumée, d’un brouillard sombre et trop épais, dans lequel se débattent des initiatives bien dispersées… J’attends donc que tout cela s’éclaircisse. Certains en effet jouent à des jeux bien troubles…