Votez pour la liste « à gauche vraiment ».

Jacques Chirac

Brigitte Girardin

Martin Hirsch.

Corinne Lepage.

Fadela Amara.

Martin Hirsch.

Valérie Damidot.

Azouz Begag.

 

PS. ET zut ! j’avais oublié Jean-Jacques Aillagon. Merci qui ? Merci Nath !

le Front de Gauche fait remarcher ceux qui ne marchent plus

Nassurdine Haidari, élu PS à Marseille, est à l’origine d’un appel intitulé « Nous ne marcherons plus! », visible ici. Il demande aux candidats à la présidentielle de présenter un projet politique « qui mette enfin en application le principe constitutionnel d’égalité ». Extrait :

Nous ! Citoyens de la République de toutes origines, refusons les inégalités, défendons une certaine idée de la politique consistant à être au service de tout citoyen, quelle que soit sa condition sociale, ses croyances, sa religion, ses appartenances politiques ou son pays d’origine.

Nous ne marcherons plus dans les calculs politiques à court terme qui instrumentalisent la différence, qui installent le désespoir et la déshérence au cœur de nos cités.

Nous ne marcherons plus dans ces politiques de la ville annoncées en fanfare, « plans Marshall » ou « antiglandouille »…

Nous ne marcherons plus pour demander ce qui devrait nous revenir de droit : une égalité réelle garantie par la loi et vérifiée dans les faits.

[…]

Nous les appelons à réparer les injustices sociales subies par toute une génération oubliée, lassée et déçue par une politique qui a dénaturé et trahi les valeurs de notre pays en disqualifiant ses propres citoyens.

Nous y voilà. L’oubli des quartiers. L’oubli des zones sensibles. Le peu de cas que l’on fait dans les discours politiques actuels et les programmes de nos principaux partis à propos de ce que l’on nomme si pudiquement « politique de la Ville », tout aussi oubliée par Nicolas Sarkozy que nous avons déjà oublié ce qu’a concrètement réalisé Fadela Amara… et qui l’a remplacée. Ou pas.

Le Collectif « Nous ne marcherons plus ! »  émet plusieurs propositions concrètes :

1. « créer un ministère de l’Egalité »

2. « favoriser la mixité sociale » en rendant anonymes les dossiers de logement

3. « lutter contre les contrôles au faciès » en instaurant des reçus pour chaque contrôle d’identité.

4. « assurer une représentativité politique et diplomatique conforme à l’image de la France », en limitant à trois le nombre de mandats électifs successifs

5. « conditionner l’accès aux marchés publics aux entreprises qui ont une vraie politique de lutte contre les discriminations ».

Pour l’instant, seul le Front de Gauche est d’accord avec l’ensemble de ces 5 propositions, qui sont en adéquation avec son programme électoral. Bayrou ne s’est engagé que sur une seule d’entre elles, la création d’un Ministère de l’Égalité.

Il m’apparaît pour le moins paradoxal que le Parti auquel appartient l’élu  à l’origine de ce Collectif  – qui a réalisé un travail aussi remarquable – s’intéresse si peu à la Politique de la Ville et donc  à l’amélioration concrète de la vie des quartiers… Cela ne le rend-il pas un peu amer ? Dans ce cas, il lui est toujours possible de rejoindre le Front de Gauche !

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Intox 2007

9782020992299

Lu dans « Transformer, à gauche« ,  de Clémentine Autain, ces mots que je partage entièrement, m’y associant pleinement pour l’avoir déjà maintes fois souligné dans mes billets, autrefois…  :

Si des personnalités prétendues de gauche ont pu faire la campagne de la candidate socialiste à la présidentielle de 2007 puis, une fois l’élection perdue, participer au gouvernement de la droite sarkozyste, ce n’est pas un hasard. Contrairement à ce qui a pu être abondamment écrit ou dit, il ne s’agit pas de simples déroutes individuelles : de telles trajectoires sont possibles parce que les frontières idéologiques ne sont plus vraiment étanches. Ce qui sépare les deux grandes « offres politiques » – pour reprendre le vocable à la mode emprunté au monde marchand…- est désormais loin d’être abyssal, au point que l’on peut donner un coup de main, prétendre se rendre utile en s’alliant avec l’adversaire d’hier. Ainsi, certains socialistes comme Bernard Kouchner ou Eric Besson, des figures réputées de gauche comme la fondatrice de Ni Putes Ni Soumises Fadéla Amara ou l’ancien Président d’Emmaüs Martin Hirsch, mais aussi de nombreux collaborateurs de cabinets ministériels, ont pu franchir tranquillement le Rubicon. Même Michel Rocard ou Jack Lang ont accepté des missions gouvernementales ! Une fois actées les passerelles politiques, ce qui semble compter avant tout pour chacun d’eux, c’est d’obtenir son strapontin et de figurer au côté des grands (sic) de ce monde. Comme si l’on pouvait enfiler des œillères pour réaliser sa petite réforme technique ou son petit rapport indépendamment du projet politique que l’on sert… Si les convictions ont l’air secondaires, c’est qu’elles ne reposent plus sur des options idéologiques clairement identifiées et distinctes. L’identité socialiste et, plus généralement, celle de la gauche sont en cause. Comment Sarkozy est-il parvenu à s’annexer, pour anéantir la gauche, Jean Jaurès et Guy Môquet ? En attendant, de tels transferts contribuent à décrédibiliser la politique, à accroître la confusion.

Sans commentaires.