Valls et Taubira démis de leurs fonctions par les instances européennes ? #AuroreMartin

Valls et Taubira auraient-ils été démis de leurs fonctions par les instances européennes ? #jeposelaquestion

je reviens vers vous à propos de l’histoire d’Aurore Martin, cette militante de Batasuna, parti autorisé en France mais interdit en Espagne, qui a été arrêtée il y a peu au mépris de toute considération morale, et sans que quiconque au gouvernement ne veuille en endosser la responsabilité. Chacun se rejette en effet depuis,  fort opportunément, beaux discours bien policés à l’appui,  le trop encombrant bébé. Et quand la boucle est bouclée, comme c’est souvent d’usage en France, on peut toujours dire que c’est la faute à l’Europe, ça ne mange pas de pain. Puisque de toute façon plus personne n’y comprend rien,  à cette usine à gaz…

Sauf que.  Quelques pièces à verser au dossier :

 » La première donnée qui pue le coup tordu, c’est le silence assourdissant de ces maniaques des micros, juste après l’arrestation. »« Aurore n’a pas été arrêtée chez elle parce qu’il aurait fallu que les sinistres assument » (source)

« la gendarmerie d’Aquitaine et le parquet général de Pau ont réaffirmé le caractère fortuit du contrôle d’alcoolémie. «A partir du moment où elle a été interpellée, il n’y avait pas d’autre solution que de la remettre» à l’Espagne, a assuré le porte-parole du parquet général. » (source)

« Nous réfutons la thèse d’un contrôle fortuit : au moment où Aurore Martin a été arrêtée, il y avait un important peloton de gendarmerie à un autre endroit où elle aurait pu passer.« ( source)

« Je n’ai pris aucune décision », assure Manuel Valls dans une interview au journal Sud Ouest. L’exécution du MAE est une décision de la justice. La décision a été appliquée sous l’autorité du parquet général de Pau. Ce n’est pas du ressort du ministre de l’intérieur que je suis ». (source)

  • Est-il possible de ne pas donner suite à un MAE ?

L’article 695-22 du Code de procédure pénal prévoit plusieurs conditions dans lesquelles un Etat peut ne pas donner suite à un MAE. Il peut ainsi être refusé « s’il est établi que ledit mandat d’arrêt a été émis dans le but de poursuivre ou de condamner une personne en raison de son sexe, de sa race, de sa religion, de son origine ethnique, de sa nationalité, de sa langue, de ses opinions politiques ou de son orientation sexuelle ».

« Comme c’est un cas de figure qui ne s’est jamais produit, le juge aurait pu interroger la Cour de justice de l’Union européenne dont le rôle est de veiller à l’application du droit de l’Union et à l’uniformité de son interprétation sur le territoire de l’Union ». (source)

Alors, non, mon opinion est faite, après mûre réflexion et examen plus attentif de cette situation aberrante aux yeux de la plupart, à droite comme à gauche. Nous sommes en effet fort nombreux à nous poser des questions, sans réponses convaincantes. Parce que rien ne me choque tant que le fait de ne pas assumer plus clairement ses responsabilités, même par défaut, ce gouvernement n’est pas (seulement) celui des couacs, mais aussi et surtout celui des couards.

«Ce que Guéant n’avait pas osé faire, le ministre Valls vient de le commettre»

Quand on est Ministre, on assume.

N’oublions pas qu’en Espagne, Aurore Martin risque une peine de 12 ans de prison. Tout ça pour avoir participé à des réunions politiques ? Dans ce cas, nous devrions être un certain nombre parmi ceux et celles qui liront ces lignes à devoir nous retrouver enfermés… pour délit d’opinion. Et maintenant ?

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coup de Tarnac en république bananière

Affaire Tarnac : une information judiciaire ouverte contre la police antiterroriste


 

Une information judiciaire pour faux et usage de faux en écriture a été ouverte dans l’affaire dite du groupe de Tarnac, accusé en 2008 d’avoir saboté une ligne TGV. Ce groupe de dix personnes, arrêtées à grand bruit dans leur village corrèzien, avait porté plainte contre sous-direction antiterroriste de la Police judiciaire.

La vapeur judiciaire s’inverse dans l’affaire de Tarnac, et cette fois, c’est la police qui est visée par une enquête. Un juge a en effet été nommé à la suite de l’ouverture d’une information judiciaire à Nanterre pour faux et usage de faux en écriture. La procédure vise la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la Police judiciaire, qui enquêtait sur le sabotage d’une ligne de TGV, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, à Dhuisy, en Seine-et-Marne.

Les dix jeunes gens du « groupe de Tarnac », qui avaient été arrêtés de manière spectaculaire dans leur village corrèzien accusent les policiers d’avoir fabriqué un faux procès verbal pour les désigner comme coupables présumés. Ce document, colonne vertébrale du dossier d’accusation, est censé relater une filature de Julien Coupat et d’Yildune Lévy la nuit des faits. « Il est bourré d’invraisemblances qui rendent impossible la présence de Julien Coupat et Yildune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là« , commente Me Assous, l’un des avocats du groupe. Et de dénoncer un dossier qui ne contiendrait aucune autre pièce, malgré les assurances contraires des enquêteurs.

Deux autres plaintes visant à blanchir les « dix de Tarnac » sont déposées dans ce dossier : la première, à Clermont-Ferrand, pour subornation de témoins; la seconde, à Brive-la-Gaillarde, pour atteinte à la vie privée. Elles en sont au stade de l’enquête préliminaire. (source)