Hollande aurait-il enfin entendu le message du front de gauche et des verts ?

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Aahhhh, Enfin ! Le candidat socialiste a entendu notre demande et ma supplique  ! Une porte s’ouvre…. Enfin un référendum sur le sujet ?

 « Dans une tribune au Monde, François Hollande annonce ainsi une « loi de programmation de la transition énergétique » votée par le Parlement après la tenue d’ « un grand débat sur l’énergie en France »,  associant « acteurs » et « citoyens ». (source)

Peut-être que les citoyens français vont enfin pouvoir prendre la parole jusqu’ici confisquée, sur un sujet qui les concerne pourtant directement ? Ce ne serait pas un mal… depuis le temps. Ce ne serait pas trop tôt !

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Un nucléaire sûr en France ? AREVA condamnée !

Une victoire juridique sans précédent !

Vendredi 30 septembre, la Cour d’appel de Nîmes a condamné AREVA-SOCATRI pour pollution des eaux.

Situé entre Valence et Avignon, le site nucléaire du Tricastin regroupe à la fois des installations de traitement du combustible et 4 réacteurs électronucléaires en fonction. La société SOCATRI, localisée sur ce site, assure la maintenance et le démantèlement de matériaux radioactifs, ainsi que le traitement des effluents nucléaires et industriels des sociétés AREVA du Tricastin. Une importante fuite radioactive avait été détectée, dans cette usine SOCATRI, en juillet 2008.


Rappel des faits

Le 8 juillet 2008 au matin, les employés de l’usine SOCATRI se sont aperçus qu’il existait une fuite au niveau du système de rétention de la cuve. Une partie du liquide radioactif s’est répandu sur le sol et dans le canal adjacent. Plus de 74 kg d’uranium ont ainsi été rejetés dans les cours d’eau avoisinants. 30 m3 d’effluents chargés d’uranium ont contaminé les eaux superficielles, privant la population d’eau potable, et polluant des lieux de baignade fréquentés. Selon une évaluation effectuée à l’époque par la CRIIRAD, la pollution correspondait à 27 fois la limite annuelle des rejets autorisés.

Procédure

Le Réseau “Sortir du nucléaire“, de même que de nombreuses associations et citoyens, ont déposé plainte et se sont constitués partie civile. Le 14 octobre 2010, le tribunal correctionnel de Carpentras a condamné AREVA-SOCATRI pour retard de déclaration d’incident mais l’a relaxée du délit de pollution des eaux. Cette décision a donc été contestée en appel.

L’audience a eu lieu le 17 juin 2011, à la Cour d’appel de Nîmes. Elle a permis, à nouveau, de mettre en lumière les graves négligences qui sont à l’origine de l’accident de 2008. L’affaire a été mise en délibéré et le verdict a finalement été rendu le 30 septembre 2011. AREVA-SOCATRI a enfin été reconnue coupable du délit de pollution des eaux, en plus de sa condamnation pour retard dans la déclaration d’incident à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Elle est condamnée à payer une somme d’un total de plus d’un demi-million d’euros : 300 000 euros d’amende et 230 000 euros de dommages et intérêts soit 160 000 euros à l’ensemble des associations et 70 000 euros aux particuliers. Un communiqué concernant cette condamnation sera également diffusé dans plusieurs journaux et notamment dans Le Monde.

Nous nous félicitons de ce verdict, et espérons que cette décision ouvrira la voie vers la fin de l’impunité des pollutions nucléaires

Source : Réseau sortir du nucléaire.

Organisations écologistes à vendre pour du greenwashing ! (via Mes coups de coeur)

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Par Simon Gouin   Jusqu’où les organisations environnementales sont-elles prêtes à se compromettre pour conclure des partenariats avec des grandes entreprises ? Basta ! a recueilli le témoignage accablant d’une ancienne salariée de la puissante ONG états-unienne Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc. En échange de généreuses donations, cette organisation aide des multinationales comme Monsanto, … Read More

via Mes coups de coeur

gaz de schiste : le mépris des sénateurs de droite

Gaz et huile de schiste :

le Parti de gauche dénonce le mépris des sénateurs UMP et du Centre

Marie Agnès LABARRE, Corinne MOREL DARLEUX

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Après le vote à l’Assemblée Nationale le 11 mai, le Sénat devait se prononcer mercredi 1er juin sur le projet de loi concernant les gaz et huiles de schiste. Faute de sénateurs UMP et du Centre présents, la séance a du être ajournée et le vote repoussé à une date ultérieure.

 Alors que depuis des mois des dizaines de milliers de citoyen-ne-s manifestent avec leurs élu-e-s, ce manque d’assiduité des sénateurs de la majorité gouvernementale est un signe de mépris inacceptable !

C’est pourtant bien le gouvernement de Nicolas Sarkozy qui, après avoir autorisé en catimini l’extraction en mars 2010, a déclaré en avril 2011 qu’il annulerait tous les permis en cours, qu’il interdirait la fracturation hydraulique, qu’il réinstaurerait une procédure de consultation publique avant toute prospection minière, et que pour ça il fallait une loi, décidant de la faire voter en procédure d’urgence !

Non contents d’avoir vidé le texte de tout contenu, en ôtant l’abrogation des permis à l’Assemblée Nationale, puis en permettant l’extraction et la fracturation hydraulique tant décriée « à des fins scientifiques » en commission sénatoriale, voilà maintenant que les parlementaires de l’UMP et du Centre ne viennent même pas voter leur loi scélérate.

Messieurs dames les parlementaires de la majorité gouvernementale, un peu de cohérence et de respect ! Assez de retournements de veste ! La prochaine fois, soyez au moins présent-e-s !

Le Parti de Gauche continue plus que toujours, par la voie de ses parlementaires, de ses élu-e-s et de ses militant-e-s de réclamer l’abrogation des permis accordés. No Gazaran !

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« Le nucléaire, c’est bon pour la santé ! »

 

 

L’arrogance nucléaire n’a pas de limites… Ni de morale. Ainsi, cette information de la Criirad qui dénonce le mensonge des autorités nucléaires japonaises, tendant à minorer l’impact des fuites de Fukushima Daïshi, vient de mettre me semble-t-il  un bémol  aux savantes certitudes des porte-parole des lobbyistes nucléaires qui répandent leur mépris de la démocratie et de la réalité à travers de nombreux médias complaisants.

 Anne Lauvergeon en est l’une des plus brillantes figures,  non seulement en France, mais de par le monde, qu’elle parcourt allègrement pour répandre la bonne parole : le nucléaire, c’est bon pour la santé (et accessoirement pour l’économie…). Le fait qu’elle ait été classée parmi les femmes les plus influentes par le magazine Forbes en est l’une des plus visibles démonstrations.

 Que n’a-t-on entendu, de sa bouche pérorant avec assurance sur de nombreux plateaux de télé et de radio auprès desquels elle n’a manifestement pas de problèmes d’accès immédiat, depuis que l’Allemagne a annoncé sa décision de sortir du nucléaire d’ici à 2022 (décision courageuse que j’ai bien entendu saluée comme il se doit).  

  Pourtant, c’est un fait entendu, indubitable, partagé par toutun chacun en France selon l’avis commun,  l ’Allemagne serait donc  irresponsable, hypocrite, et la décision d’Angela Merkel ne serait motivée que par des soucis purement électoralistes destinés à s’accaparer les votes écolos qui l’ont  mis en  difficulté lors des dernières élections outre-Rhin. Nos voisins ne se rendraient pas compte des effets néfastes de leur retrait du nucléaire sur les émissions de co2 dont on apprend magiquement en totale simultanéité avec la décision allemande qu’ils ont connu un record en 2010… Ces salauds d’allemands vont de surcroît polluer l’atmosphère avec leurs usines à charbon et nous acheter en lousdé de l’électricité nucléaire, leurs moyens énergétiques de remplacement ne leur suffisant évidemment pas… Les cons !

Cette opinion est tellement partagée par tous, dans notre beau pays, si fier de son intelligence supérieure, que la vérité s’est répandue ausssitô (en seulement deux jours ?), au point que le doute va jusqu’à s’insinuer dans les esprits les plus critiques, et acquis à la cause environnementale, comme l’ami Juan. Pourtant, accuser de manière péremptoire comme on le fait en France du haut de nos certitudes nos voisins d’irresponsabilité,  n est-ce pas un peu… léger, pour le moins ? Ne pourrait-on pas au moins convenir ensemble plus froidement – sous peine de passer pour de bien mauvaise foi –  que l’Allemagne a un bilan plus conséquent en matière de réflexion sur le sujet que ce n’est le cas en France, par delà les passions, comme le propose d’ailleurs  à juste titre Nicolas, bien que n’étant pas forcément du même avis que moi ?

 L’Allemagne n’a-t-elle pas une plus longue tradition de débat démocratique sur le sujet, à travers son parlement, où les députés « Grünen » (verts) sont en nombre plus important que ce n’est le cas chez nous ?

 Un excellent best-off des réactions françaises publié par Greenpeace vient mettre à mal la plupart des contre-vérités propagées par les médias (blogs de gauche compris…), et rétablir l’exactitude des faits, comme il se doit. N’hésitez pas à le propager. Mon modeste blog ne risque pas d’y suffire, face à une telle unanimité sur un sujet que si peu de gens maîtrisent… pour le plus grand dam de la démocratie. C’est un constat pourtant connu : à force de laisser tant de places et de décisions aux experts, nos politiques participent d’un phénomène de démocratie confisquée, comme l’expliquent très bien des gens comme Todd…

 Il me semblait donc utile de le rappeler, notamment pour des confrères emportés bien davantage par ce qu’ils lisent en général que par ce que leur sens critique, qui s’exerce pourtant si bien par ailleurs, devrait leur commander de chercher en particulier.

 

Ps. : Nicolas, si tu me lis (sinon, je fais confiance àd ‘autres pour te le répéter…), je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout d’accord sur ta position quant au fait de sortir ce thème de la campagne. Je pense au contraire qu’il faut donner du débat à moudre sur ce point  à tout un chacun pour qu’il puisse s’approprier le sujet. N’est-ce pas cela, la démocratie ? je me positionnerai quand à moi en mon âme et conscience au moins autant sur ce sujet que sur celuid e l’économie (libérale ou non) et du social pour choisir mon candidat. Cela fait partie pour moi des incontournables.

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Aubry sur le nucléaire : une position qui va faire la différence

Source

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Martine Aubry, première secrétaire du PS, a estimé lundi à propos de l’annonce par l’Allemagne d’une sortie du nucléaire en 2022 que la « méthode » était « à suivre ».

« Je pense que la méthode est à suivre. Angela Merkel a pris le problème à bras-le-corps. Elle n’a pas pris une position comme si Fukushima n’existait pas », a-t-elle déclaré à la presse, à son arrivée aux Lilas pour une réunion consacrée au projet. « Nous avons dit il y a un avant, il y a un après. Elle a réuni des scientifiques, des experts, elle a porté un débat avec l’ensemble du pays après que les experts se sont exprimés », a affirmé la patronne du PS, faisant valoir qu’il y avait 17 centrales en Allemagne alors que la France en a « une cinquantaine ».

« Les socialistes ont pris une décision commune de sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole, et nous pensons qu’au lieu de faire comme le président, de faire comme si rien ne s’était passé, nous pensons qu’il faut discuter rapidement avec les experts, les scientifiques, a-t-elle affirmé. Nous, nous disons : foncer sur les énergies renouvelables, travailler avec les experts et les scientifiques pour voir dans combien de temps nous pouvons arriver à produire suffisamment pour notre propre indépendance, et il faut continuer le travail sur le danger de certaines centrales parce que j’ai l’impression qu’aujourd’hui on a laissé cela un peu sous le boisseau. »  (Le Point, aujourd’hui)

Rappelons cependant que dans le projet du PS, approuvé ce week-end, le mot d’ordre est plus ambigu : non pas sortir du nucléaire, mais du « tout nucléaire », ce qui peut s’interpréter comme on veut… au gré des candidats à la primaire. Mais cette déclaration permet tout de même à la première secrétaire du PS de faire un signe à ses futurs alliés d’EELV….

Pour info, des socialistes ont ouvert un site pour la sortie du nucléaire. C’est ici.

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Nucléaire : la France à la traîne…

L’Allemagne vient donc officiellement d’abandonner le nucléaire à l’horizon 2022. Tout le monde à conscience de ce que Mme Merkel, extrêmement fragilisée par les dernières élections, soit contrainte d’aller dans ce sens. Cependant, je salue ce choix courageux.

 Mais comme je suis amer de ce que cela ne soit pas en France ! Ce qui ne risque pas d’arriver, quand on connaît l’importance du travail de lobbying dans ce pays, sachant qu’Anne Lauvergeon, patronne d’Areva, a régulièrement été classée parmi les femmes d’affaires les plus influentes du monde. Et combien ce sujet divise fortement la classe politique française…

 J’en profite d’ailleurs pour m’interroger sur la position de chacun des partis sur le sujet :

 PS : cultive l’ambiguïté, à l’image des frictions internes que ce sujet entraîne, en proposant dans son projet pour 2012 de sortir du tout nucléaire… C’est-à-dire de laisser faire co-exister des industries plus ou moins polluantes et dangereuses. Une réponse de normand, quoi…

 EELV : Cécile Duflot et Eva Joly (Europe Ecologie-Les Verts) saluent la « volonté politique » de l’Allemagne et y voient un impératif pour la France, d’ici 20 à 25 ans. (source)

Parti de Gauche : position pas encore définitive, puisque le programme du Front de gauche doit être adopté par ses différentes composantes. Mais Jean-Luc Mélenchon estime que  « Sortir du nucléaire est un impératif. Cela demandera du temps. Raison de plus pour ne pas retarder les décisions. La planification écologique que je propose est désormais une question centrale du débat pour l’avenir de la France ».(source)

PCF : position pas encore connue à ce jour, pour les mêmes raisons que pour le PG. Mais contrairement à ce que d ‘aucuns se plaisent à laisser croire, le PCF évolue sur le sujet, et son avis n’est pas si tranché que ses détracteurs ne se plaisent à le laisser accroire (voir ici, notamment).

NPA :  Nucléaire civil + nucléaire militaire = Barbarie capitaliste (source ici. Est-ce assez clair ou faut-il développer ?). En attendant, le NPA propose de nationaliser l’industrie nucléaire, ce qui ne serait pas si idiot, plutôt que de laisser un domaine d’activités aussi stratégique à des intérêts privés… On voit en effet ce que cela a donné au Japon.

 Modem : Nucléaire : le MoDem souhaite que la France se soumette aux tests européens Oui, mais encore ?

 UMP : « Moi j’y suis, pour la France, totalement défavorable » (J.F.Copé, ici)

 FN : toujours plus de nucléaire… A moins que là aussi, Marion-Anne-Perrine n’ait décidé de se refaire une virginité… comme sur le sujet des retraites, où elle a enlevé de son site la référence aux 65 ans, redoutant l’impopularité de cette position auprès de son électorat.

 Espérons que, conformément aux vœux de beaucoup, (dont moi),  le nucléaire face l’objet d’un débat politique national,  et soit fortement présent dans les enjeux des présidentielles de 2012, pour que les électeurs puissent se positionner de manière consciente. Pour le moment, cela semble encore bien difficile… tant le positionnement des uns et des autres est flou. Hormis celui de l’UMP, qui a au moins ce mérite là… à défaut du souci écologique.

Quelques réactions suite à cette décision ici.

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la campagne dans le métro, c’est écolo

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France Nature Environnement estune fédération française d’ associations de protection de la nature et de l’environnement. Créée en 1968 sous le nom de Fédération française des sociétés de protection de la nature et de l’environnement (FFSPNE), elle est reconnue d’utilité publique en 1976 et regroupe aujourd’hui environ 3 000 associations membres ou affiliées (Pour en savoir plus :  Wikipédia).

Aujourd’hui, dans le métro parisien, elle lance une campagne de pub (dont l’affiche ci-dessus est tirée) qui a pour objectif  d’alerter l’opinion et de créer du débat, à l’approche du Salon de l’Agriculture (ils sont futés) ,  autour de ces trois sujets :

LES IMPORTATIONS D’OGM :

LES ALGUES VERTES :


LES PESTICIDES :

Vous pouvez trouver davantage de précisions sur ces sujets, la position de FNE et bien d’autres choses encore (notamment d’autres photos de cette campagne) chez Influence éthique, ici.

Sensible à ce thème, mais peu formé (on ne peut pas être partout…) je passe donc la parole à ceux qui savent, comme celui-ci... Moi, je cours emmener le gamin à l’école. Bonne journée, que vous soyez dans le métro… ou pas.

Lire aussi : le blog de big browser (Le Monde)

 

PS. j’ai appris aujourd’hui que la campagne choc de FNE avait été censurée, et provoquais des remous jusque dans le gouvernement… C’est ici.

Et le lendemain, que la région Bretagne porte plainte contre FNE… Diantre ! Comme on voudrait qu’ils soient aussi efficaces contre les autonomistes bretons ! Décidément, toute vérité n’est pas bonne à dire… Les forces de l’argent seraient-elles plus fortes que la morale de l’histoire ? la suite au prochain épisode.

Le masque vert de Nicolas

Il est toujours instructif, en matière de politique, de vérifier l’adéquation ou l’écart entre le discours et les actes. Et, pour seul exemple très significatif, entre les paroles et les budgets réels… Tous les décideurs le savent (trop)  bien.

Ainsi, ce gouvernement qui s’est rendu célèbre par sa pléthore de Grenelle (envie d’effacer le général, trop grand pour lui ?), va baisser significativement le budget de la mission écologie.

CQFD. Et Mr Hartmann, porte-parole de  France Nature Environnement, que j’ai entendu ce matin sur France Info (voir son interview ici) a bien raison de déplorer la contradiction qu’il y a de prétendre faire de la défense de l’environnement une priorité tout en baissant les crédits dudit ministère… Quel jeu de dupes !

J’espère qu’un autre Nicolas tirera à l’avenir les conséquences de cette humble constatation…

Car pour moi aussi, l’écologie, ça (aurait pu) commence(r)  a bien faire ! Mais sans lui. Et ses industriels qu’il protège si ostensiblement, au mépris de la planète et des plus démunis, comme nous le démontre si clairement l’affaire, malgré toutes les dénégations des vierges effarouchées de l’UMP… qui usurpe son sigle, en nous retournant l’argument du populisme, alors qu’il a tant dragué sur les terres du front National.

Encore un exemple de rhétorique inversée comme en est si coutumière une certaine droite… peu encline à faire respecter « une certaine idée de la France ». Qui commence par le respect de ses engagements. Ainsi, en 2007, au chapitre Environnement, on pouvait lire dans les promesses de campagne du candidat Nicolas :

« Le développement durable doit devenir une dimension essentielle de toute l’action publique. Ce n’est pas un choix, c’est une urgence, une nécessité

Comme aime à l’écrire l’ami Juan, dont je vous invite à lire l’intéressant abécédaire des promesses non tenues de NS :

« ami Sarkozyste, où es-tu ? »

A qui profite la taxe carbone ?

Qui a dit que le parti de gauche ne faisait que revendiquer et tempêter sans avoir d’idées et de propositions concrètes ? La preuve du contraire ci-après…

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Une occasion manquée pour la taxe carbone !



Communiqué du PG



Annoncée à grand renfort médiatique lors du Grenelle de l’environnement, la taxe carbone proposée par la « commission Rocard » présente malheureusement de nombreuses insuffisances. Non seulement elle manquerait sa cible – permettre la réduction des émissions de gaz à effet de serre – mais en plus elle pénaliserait une fois encore les ménages au profit des entreprises.

En premier lieu, cette proposition de taxe ne concerne pas les entreprises les plus fortement émettrices, sous prétexte qu’elles sont déjà soumises à des quotas de CO2. Or ces entreprises bénéficient surtout pour l’instant de quotas gratuits, et peuvent en outre acquérir des « droits à polluer »  supplémentaires sur le marché des émissions de gaz à effet de serre, à des prix inférieurs à ceux annoncés pour les particuliers et les PME ! Gros pollueurs, petits payeurs ?

Ensuite, cette taxe carbone exclut l’électricité d’origine nucléaire et risque donc d’entraîner un report vers le chauffage électrique dont le rendement énergétique est très faible et qui grève chaque hiver le budget chauffage des Français. Sans compter que ce périmètre réduit encore la probabilité que la France envisage enfin la nécessaire sortie, à terme, du nucléaire.

En apparence, la logique de cette taxe est limpide, elle s’appuie sur l’hypothèse hélas bien connue d’un marché libéral vertueux : « hausse du coût = baisse de la consommation ». Que n’y a-t-on pensé avant ! Sauf que cette hypothèse néglige un fait essentiel : aujourd’hui, la plupart des consommations énergétiques des particuliers sont contraintes. En milieu rural et péri-urbain notamment, l’insuffisance du réseau des transports en commun ne permet guère de se passer de voiture. Surtout quand le gouvernement relance, comme avec la loi de modernisation de l’économie, l’ouverture des supermarchés en périphérie et le travail du dimanche !

Quant à la facture énergétique liée au logement, les locataires risquent de se retrouver à en supporter les frais, tandis que les petits propriétaires n’auront pas tous les moyens d’investir suffisamment pour que la réhabilitation de leur logement ait un effet sur leur facturation. Or, le mécanisme de redistribution vers les particuliers, volet pourtant essentiel de ce projet de taxe carbone, reste dans un flou complet.

Enfin, sous prétexte de ne pas augmenter les charges des entreprises, la droite exige que la « taxe Rocard » s’accompagne de nouvelles exonérations de cotisations sociales ; on en entend même certains proposer qu’elle compense la suppression de la taxe professionnelle… Mais si les cotisations sociales permettent de financer la sécurité sociale, la taxe carbone, elle, ne le permettra pas !

Voilà la vision qu’a la droite de l’écologie : faire payer la facture aux plus pauvres, tout en augmentant encore les profits des entreprises. On ne peut que déplorer qu’un ancien Premier Ministre « socialiste » se prête au jeu et qu’un dirigeant « écologiste » qualifie cette taxe de révolutionnaire !
Parce que l’accès à l’énergie est un droit fondamental, et qu’une politique conséquente de lutte contre le dérèglement climatique ne peut pas se résumer à une « taxe miracle », le Parti de Gauche se prononce pour une politique énergétique plus globale, ambitieuse, en rupture avec le système capitaliste et la logique productiviste :

1/ une planification écologique permettant, par une réorientation profonde de nos modes de production et de consommation, à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre, de préparer la sortie progressive du nucléaire et d’anticiper la raréfaction des ressources naturelles en articulant les conditions sociales et environnementales nécessaires à la mutation écologique ;

2/ l’ouverture d’un large débat public sur les politiques énergétiques en France et en Europe, qui permette de sortir des débats techniques réservés aux experts, et favorisent l’implication populaire sur des choix d’avenir qui engagent la société toute entière ;

3/ l’organisation de tables rondes réunissant organisations écologistes et partenaires sociaux, syndicats et représentants du personnel sur la planification de la reconversion des industries les plus polluantes ;

4/ un plan d’investissement massif dans les énergies renouvelables, la recherche en matière d’efficacité énergétique et la promotion de la sobriété en matière de consommation ;

5/ la mise en place d’un service public de l’énergie, avec le retour d’EDF et GDF à 100% public, permettant à la fois de réduire la fracture énergétique et de planifier, sur le long terme et de manière volontariste, la nécessaire transition énergétique ;

6/ la mise en place d’un vaste plan de rénovation et d’isolation des logements ainsi qu’un plan de développement des transports les moins polluants à l’échelle du territoire (transports en commun de passagers, frêt ferroviaire et navigation fluviale) ;

7/ la réorientation des aides de la Politique Agricole Commune vers une agriculture paysanne relocalisée, pourvoyeuse d’emplois et plus sobre en matière énergétique ;

8/ la mise en place d’une fiscalité écologique aux frontières de l’Union Européenne  permettant, dans le cadre d’accords de coopération avec les pays du Sud, de réduire les importations des marchandises les plus lointaines et les plus polluantes.