en Macronie, « la précarité détruit nos vies ». Agissons. #pauvreté #anticapitalisme #antifa

Quand j’ai pris connaissance de cette information, un sentiment d’horreur mêlé de révolte m’a saisi. Quelle souffrance et quel désespoir il fallait endurer pour se livrer à pareille extrémité face à laquelle les mots paraissent bien faibles… J’ai aussitôt repoussé mon clavier, fermé mon portable, et suis allé me changer les idées ailleurs, touché par pareille information.

Mais alors qu’en temps ordinaire, je ne l’aurais pas évoqué, les motivations de cet acte m’ont obligé à le relater ici, par solidarité avec ce jeune homme. Voilà de quoi il s’agit :

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Certains journaux peu scrupuleux ont prétendu qu’on ne connaissait pas les raisons de cet acte désespéré. Elles ne souffrent pourtant guère d’ambiguïté, et je comprends que certains ne se soient pas empressés de les exposer en public. Silence gêné en Macronie, où le seul être digne de survie serait celui qui « s’en donne la peine » et bosse pour se payer un costume, à l’instar de la polémique engendrée par une certaine chroniqueuse de l’Incorrect et la violence de sa vision ultra-libérale, ça ferait tache, ce genre de message en effet éminemment politique :

D’aucuns préféreront balayer l’acte d’un fou, ou plutôt d’un « déséquilibré », comme l’ont dit plus pudiquement aujourd’hui. Pourtant, dans ces mots, je ne vois rien qui ne soit déraisonnable, mais plutôt une analyse à froid de notre monde comme il va (: mal), et de la situation de trop grande précarité financière imposée à nos jeunes étudiant(e)s, ainsi qu’à l’absence de perspectives d’avenir, si ce n’est…

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C’est pourquoi je ne peux que relayer ce communiqué des Solidaires :

le chiffre du jour : 89 #antisémitisme

J’ai beau avoir une confiance plutôt limitée dans les sondages, en voilà un que je ne pouvais décemment pas passer sous silence, qui me fait froid dans le dos :

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Une société qui n’est pas fichue de protéger ses jeunes a de sérieuses questions à se poser, dont nul(l)e ne devrait être exempt. Visiblement, certaines campagnes ne suffisent plus.  Quelle solution(s) concrètes, face à ce fléau ? Je n’ai pas de réponses, rien que des questions, des soupçons, des hypothèses… Et la constance durable de dénoncer en archivant chaque acte antisémite que je verrai porté à ma connaissance, au jour le jour, comme à mon ordinaire (et si triste) habitude.

#Bordeaux : l’Etat brise la contestation pacifique de la #Loividal par la violence

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On en est donc là, dans ce beau pays de la Macronie triomphante. Les derniers tabous sont en effet en train de tomber, et la banalisation du mal suit son cours. Tellement désolé de constater que des CRS qui viennent tabasser nos gamins dans les amphis, cela ne choque plus personne…. Et pourtant, les faits sont là :

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(Ce compte twitter là reprend la gradation des événements qui ont conduit à cette situation sur place de manière détaillée. Il démontre très clairement que la présidence de cette université est complcie de cette répression insupportable).

Un pays qui laisse ses jeunes se faire tabasser par les flics sans broncher est condamné à mourir de froid. Ce n’est pas l’idée que nous nous faisons de la démocratie. Le droit à la contestation a toujours été garanti. S’il ne l’est plus, comme c’est le cas visiblement ici, et plus globalement dans maintes autres situations qui par leur accumulation nous alarment fortement, nous le dire.  Nous agirons en conséquence.  Mais faudra pas venir se plaindre ensuite si le recours à la violence va crescendo, comme s’en émeuvent les nobles âmes…

Car face à cette violence d’Etat, ce qui est nouveau pour moi,  je refuse à présent d’en condamner une autre, populaire et légitime,  face à tant d’injustice et de protestations sociales  qui pourtant s’accumulent dans notre pays, sans que le gouvernement ne daigne en prendre acte autrement que par la répression. ça suffit comme ça. Le ton doit monter, et la peur, changer de camp.

Post-scriptum : et ça continue… Toujours cette même logique sécuritaire mortifère…

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Détournement de fonds au Ministère de l’éducation nationale

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Madame @najatvb, les handicapé(e)s et les professionnels qui les entourent ne vous disent pas merci !

La polémique est d’ampleur. Nul doute que la ministre de  l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche y trouvera une justification toute droite sortie de derrière les fagots, et bien huilée par d’habiles communicants. Mais nul n’est dupe, et il sera bien difficile d’expliquer à tous ceux qui sont concernés de près ou de loin par le handicap un tel détournement de fonds. Explications :

la ministre de l’Enseignement supérieur Najat Vallaud-Belkacem a promis le 30 août, à l’Université d’été de la Conférence des présidents d’universités (CPU), de débloquer 30 millions d’euros pour sécuriser les campus universitaires. Et comme l’a repéré le blogueur Olivier Ertzscheid, cette somme sera piochée… dans les caisses du Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap dans la fonction publique (FIPHPF).

Le FIPHFP a une double fonction. D’une part, il collecte les amendes dont doivent s’acquitter les administrations publiques qui ne respectent pas l’obligation légale – valable dans le public comme dans le privé – d’atteindre 6% d’employés handicapés. Avec cet argent, il finance ensuite l’adaptation des lieux de travail au handicap. Comme les universités n’ont pas atteint la barre fatidique, elles sont censées lui payer chaque année 45 millions d’euros d’amende. Finalement, donc, le FIPHFP devra se contenter cette année de 15 millions. (source)

On a beau savoir que ce genre de jeux d’écritures pour faire passer des fonds d’un budget à un autre sont monnaie courante dans tous les gouvernements, la pilule n’en passe pas plus facilement,  d’autant plus de la part d’un gouvernement qui a toujours, malgré son action contraire, l’étiquette à présent si galvaudée de socialiste. Voilà qui en dit long sur les priorités de ce gouvernement là… Et comme le dit le gars d’Affordance, , à qui je laisse le dernier mot :

Déjà c’est la fête. 30 millions d’euros pour payer des vigiles qui, tout le monde le sait, ne serviront de toute façon à rien en cas d’attentat, alors même que la plupart des universités en sont depuis des années à mendier des postes d’enseignants et de personnels administratifs et techniques. Mais bon, en cas de coup dur on pourra toujours compter sur les vigiles pour venir assurer des TP d’informatique ou venir faire des emplois du temps.

il y a péril en la demeure… du savoir : nos étudiant(e)s sont dans la M… #ruinesduniversite

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source : photo trouvée sur le site « ruines d’universités« 

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Tiens ? Bonne idée ! je vais leur donner un petit coup de pouce, à nos jeunes… Vu qu’on n’ en parle pas à la télé, et que le gouvernement peut se prévaloir de ses beaux discours qui consistent à prétendre « sanctuariser la recherche » alors que certains campus sont dans un état de détérioration abominable, comme celui de la fac de lettres, à Nancy, que je ne reconnais plus, 20 ans après…   Voici, ci-après,  le texte d’explication du Tumblr de « ruines d’universités« , qui invite tous les étudiants de France à dénoncer par l’envoi de leurs photos les conditions matérielles que subissent nos étudiants français :

Alors que Sciences en marche se mobilise depuis plusieurs mois pour défendre la recherche et l’enseignement supérieur, le gouvernement reste sourd à nos revendications. Pourtant, le manque de moyens a des conséquences concrètes sur la vie quotidienne des chercheurs et des étudiants.

Nous cherchons ici à démontrer par l’image à quel point la communication gouvernementale qui prétend “sanctuariser la recherche” oublie jusqu’aux besoins les plus basiques des étudiants, des enseignants et des chercheurs. Nous avons froid en hiver, chaud en été, il pleut souvent à l’intérieur, et même aller aux toilettes est une aventure.

Ce tumblr (#PasVuALaTélé) vous montrera comment, abandonnée, l’université tombe en ruines. Au sens littéral, et au détriment de nos conditions de travail et d’études.

Quel pays peut prétendre à  la qualité de sa recherche, à l’excellence de la formation des jeunes générations, en nous laissant travailler dans des établissements délabrés ?

Vous pouvez contribuer en envoyant vos clichés avec le nom de votre fac à ruinesduniversite@gmail.com.

Il est temps de voir  les #ruinesduniversitehttp://universiteenruines.tumblr.com/ l’#universiteenruines pour faire comprendre qu’il est urgent d’agir !

Alors, étudiant(e)s de toute les facs de France, unissez-vous ! Et envoyez vos photos à l’adresse indiquée… ça fera avancer la cause. Et si ce n’est pour vous, ce sera pour vos enfants….

Post-scriptum (notez que je n’emploie plus l’abréviation depuis longtemps…) : quelques heures après la publication de ce billet, il semblerait que François Hollande ait décidé de faire machine arrière en rétablissant le budget initial des universités, amputé de 70 millions d’euros le mois dernier par les députés, à l’initiative de Bercy. L’annonce est attendue vendredi, lors d’un dîner des présidents d’université à l’Elysée. (source). La légèreté avec laquelle on prend de telles décisions me surprendra toujours…

L’Etat français veut-il nous purger de toute matière grise ?

 

Le cycle de la gestion du savoir

Caricaturons à grands traits volontairement pour la compréhension du lecteur non averti des choses du bazar de la recherche, et de toutes ses arcanes universitaires, et  Dieu le grand rien sait s’il y en a dans cet univers mazarinesque là…

Pour préciser mon langage quelque peu abscons, j’en ai conscience, tout a commencé avec cette affaire d’étudiants étrangers qui se voyaient purement et simplement supprimer leur visa alors qu’il avait parfois un emploi. Une circulaire du 31 mai dernier de Guéant et Bertrand, ministre du Travail, avait mis le feu aux poudres. Elle prévoyait en effet des conditions très restrictives d’ octroi d’un titre de séjour aux étudiants étrangers embauchés à l’issue de  leurs études.

L’affaire n’aurait pas fait grand bruit ailleurs que dans le circuit gauchiste habituel s’il s’était agit de maçons ou de femmes de chambres. Mais voilà que le phénomène atteint le cercle vertueux de la croissance économique française et de son oligarchie économico-médiatique… De jeunes étrangers qui ont fait des études brillantes (y en aurait-il de plus pâles , voir carrément sales ?) et de haut vol aux compétences très pointues sont concernés, devaient travailler dans de très grandes entreprises aux Pdg zinfluents, dans des secteurs de pointe, alors forcméent, là, ce n’est plus pareil… !!!

Donc, d’un côté, des étudiants étrangers qui se voient refouler dans leur pays d’origine alors qu’ils auraient pu nourrir la recherche et le développement de nos entreprises, et faire avancer éventuellement la recherche fondamentale, ce dont notre pays ne pourrait pourtant que se féliciter. Ainsi, très concrètement, je suis d’une région où Nancy par exemple n’a pu que se féliciter du rayonnement qu’elle pouvait avoir à l’étranger avec ses nombreuses écoles d’ingénieurs, et ses secteurs de recherche de pointe. Voudrait-on organsier la fuite des cerveaux qu’on ne s’y prendrait pas autrement. La recherche, elle, n’a pas de frontière ni de nationalité, ni de couleur…. Le savoir pour circuler doit être libre.

De l’autre, des étudiants bien français qui eux sont soumis à un régime de précarisation outrancier. Celui-ci voit par exemple  des pontes,  chefs de laboratoires, en sciences molles comme en sciences dures, s’approprier le travail et les résultats (notamment financiers et en termes de prestige personnel), de leurs étudiants et chercheurs, grâce à de savants colloques et autres publications spécifiques qu’ils n’ont probablement pas écrit eux mêmes… Le grand public ne le voit pas forcément, mais toute une cohorte d’aspirants thésards frustrés sont soumis au régime des ronds de jambes obligatoire et de la lèche à tout crin pour parvenir à leurs fins : simplement espérer survivre économiquement et avoir un emploi. Face à eux, un homme ou plus rarement une femme, seuls, décident de leur avenir, et doit être conquis. Pour certains, par tous les moyens. Un monde de sauvages aux allures policées, vous dis-je,  j’en sais quelquechose.  Pour peu que les pauvres impétrants aient affaire à une personnalité perverse narcissique qui leur pourrit la vie quotidienne de surcroît pour une rémunération misérable, quand ce n’est pas une allocation d’études, ils doivent encore s’estimer heureux. Les autres se sauvent dès qu’ils le peuvent de cet enfer, et vont voir à l’étranger si l’herbe est plus verte… On appelle ce phénomène courant et connu la fuite des cerveaux.

Autrement dit, on organise d’un côté la fuite des cerveaux français vers l’étranger et on renvoie les cerveaux étrangers vers l’étranger également. De beaux esprits pourront même parer ce dernier mouvement d’une apparence respectable en prétendant qu’il ne s’agirait pas de déshabiller les pays plus pauvres que le nôtre de leur matière grise. Sauf que. Si ces pays n’ont pas les moyens d’organiser la recherche faute de finances suffisantes, il y a là un cynisme certain à oser opposer ce genre d’arguments spécieux. Moi, tout ce que je vois, c’est que l’on est en train d ‘assécher la recherche en France, et de nous priver de nos éléments les plus précieux. Qu’ils soient français ou étrangers, on s’en contrefout, l’urgence n’est pas là : comment se bâtira donc, sans eux, la revitalisation industrielle que la gauche comme la droite appelle à corps et à cris dans leurs discours de campagne  ?

Et pendant ce temps là, que fait la police ? Monsieur Guéant Wauquiez (misère…) vient de proposer dans sa grande générosité d’ « assouplir les règles », sans que celles-ci n’apparaissent autrement, au commun des mortels doté d’un cerveau plus habituel, que comme un fonctionnement à la gueule du client. Tout le monde le dit, je ne vois pas pourquoi je ne le ferais pas aussi. C’est fait. En ajoutant de surcroît, persistant et signant, au risque de me répéter, exprès, qu’il y a une totale incohérence d’ensemble dans la politique de la France en matière d’organisation, de transmission et d’appropriation des savoirs, ainsi que de leur insertion dans notre tissu industriel, économique, politique, médiatique, et tout et tout. Point barre. Pour ce qui me concerne, le sujet est clos. A vous la parole… J’aimerais ainsi que les principaux concernés s’expriment, s’il y en a qui me lisent… S’ils ont le temps !

NB. J’ai oublié d’évoquer ici tout ce qui fait que la France est France, par le rayonnement notamment qu’elle a pu obtenir dans le monde grâce aux étudiants étrangers qui ont eu la chance à une époque plus favorable de faire leurs études en France, et qui ont pu transmettre leur savoir à l’étranger…  Ce dont leurs pays d’origine, ou ceux dans lesquels ils ont choisi de s’installer, n’ont pu que bénéficier… Mais ça, c’est un autre monde, une autre époque, à laquelle manifestement la droite dure qui nous gouverne a décidé de mettre fin. C’est plus que regrettable : affligeant. Ils n’ont rien compris…

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