racisme des grandes entreprises françaises : ce rapport que le gouvernement veut enterrer…

Dans la famille « le racisme n’existe pas mais je censure les résultats de campagnes de testing qui en démontre la réalité », je demande… l’état français :

C’était pourtant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Promesse réitérée lors de son discours de Tourcoing de novembre 2017 sur la politique de la ville. Le président de la République s’engageait alors devant un parterre d’associations de quartiers populaires à poursuivre les « opérations de testing« , à « pénaliser les discriminations à l’embauche et à rendre publics les noms des entreprises les plus délinquantes en la matière« , faisant allusion à la pratique anglo-saxone du « name and shame ». 

(poke aux Sleeping Giants au passage 😉

Tant que de telles pratiques existeront, je continuerai de les dénoncer ici, inlassablement. Intolèrable dans toute démocratie qui se respecte, comme tel n’est visiblement pas le cas en Macronie.

NB. Pour celleux que cela intéresse, les résultats de cette étude sur les discriminations pratiquées par les grandes entreprises françaises sont visibles ici.

Un monde meilleur, est-ce trop demander au politique ?

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De Patrice Vergriete, le maire de Dunkerque, je ne connaissais rien ¹ avant de tomber sur cet article dans la Tribune. Il n’a peut-être l’air de rien, entonne un refrain qui peut paraître balayer des lieux communs, mais n’en demeure pas moins authentique et pragmatique à mes yeux. On y sent une fibre réellement de gauche. Parole d’élu local :

Une compétitivité qui se gagne sur le dos des salariés

Il est facile d’expliquer depuis un salon parisien que nos entreprises doivent gagner en compétitivité mais la réalité sur le terrain est que cette compétitivité se gagne essentiellement sur le dos des salariés. Les ouvriers de l’industrie n’en peuvent plus des plans de restructuration à répétition ! Les intérimaires et les sous-traitants n’en peuvent plus d’être les laissés pour compte de tous les plans sociaux ! Les employés n’en peuvent plus de toujours faire mieux avec moins ! Dans la guerre économique mondialisée, ils sont en première ligne, réduits au rôle de chair à canon et ils se révoltent dans les urnes.

Je confirme. Dans les conversations sur le terrain, avec les gens pour de vrai, l’inquiétude économique y est sourde, et sous-tend, en toile de fond, bien des rapports. Les plus solidaires se préoccupent de la situation de tel ou tel de leur proche, de leur ami, de leur conjoint, d’un membre de leur famille, et même d’une vague relation dont on peut avoir peur, collectivement, qu’elle sombre… Plus personne n’est à l’abri, pas même les cadres, et ça, tout le monde en a éminemment conscience, au point que la peur de perdre son emploi, et la volonté de le conserver -parfois d’ailleurs à tout prix, y compris celui de sa propre santé, jusqu’au burn-out – devienne si prégnante.  Aura-t-il fallu une crise qui concerne aussi directement les intérêts personnels de certains journalistes pour qu’on s’en préoccupe enfin ? Tant que cela ne concernait que des ouvriers provinciaux, le mal était encore lointain, presqu’ exotique… On pouvait l’étudier comme un phénomène sociologique suranné. Fini. Toutefois, et c’est là où Patrice Vergriete se plante, se superpose de plus en plus dangereusement à ce phénomène qu’est la peur de perdre son emploi et du déclassement, risque bien réel  ( j’en sais quelque chose) un autre tout aussi réel et inquiétant qu’il évacue bien vite, que je nomme peste brune...

Ce qu’ils rejettent en bloc, ce ne sont ni les élites, ni les migrants, ni les partis politiques mais bel et bien leur condition de sacrifiés d’une mondialisation économique à deux vitesses.

Il a tort. Le peuple rejette fortement les élites, dont il n’a jamais vu aussi crûment, directement, sans filtre, les travers, les erreurs, les approximations, les faux semblants, les comportements malhonnêtes et les conflits d’intérêt que l’heure d’internet ne permet plus d’ignorer à quiconque. Le peuple parle jusque dans mes chères randonnées hebdomadaires dont j’aurais tant voulu qu’elles demeurent des havres de paix, des oasis d’insouciance, de la question des migrants, qui fait s’inquiéter (souvent par ignorance du sujet) de la mise en concurrence des pauvres envers de plus pauvres encore, si pernicieusement véhiculée par les porteurs de peste brune, alors que sa réalité est extraordinairement discutable… Le peuple se détourne de plus en plus massivement de la politique en général et surtout des politiques en particulier, qu’ils perçoivent globalement non sans raison comme des individus mus essentiellement par des intérêts personnels ou de classe sociale qui n’est pas la leur… Les types de politiques menées ces dix dernières années ne leur demandent nullement tort. De là à adopter le parti du pire… Rappelons utilement que le premier parti de fRance, c’est l’abstention, et le désintérêt pour le vote. C’est là où la vision et  les préoccupations du maire de Dunkerque et la mienne divergent. Il ne suffit pas de réindustrialiser des villes petites et moyennes, reconstituer un tissu économique local comme il le souhaite, remplissant ainsi son rôle. Ce genre de projet purement économique, de surcroit sur un modèle tendant à disparaitre, ne répond en aucune manière, ou si peu, à cette « colère sourde » dont il trace une ligne sur le sol allant de Trump au Brexit pour atterrir à Dunkerque. Ce n’est pas d’un projet exclusivement économique, dont on voit trop ben ce que celui à l’échelon européen, si exclusivement libéral, a donné – un autre rejet populaire – dont notre pays a besoin. Mais d’un projet sociétal, plus motivant que le simple fait de travailler le plus intensément, le plus long temps dans la semaine et le plus tard possible -jusqu’à la mort, vraiment ?) pour le plus petit salaire possible. Avec la haine de l’autre, de l’étranger, du noir, de l’arabe, du musulman, de l’asiatique. Avec la violence machiste, sexiste, homophobe, transphobe. Avec le mépris du différent, l’irrespect allant jusqu’au rejet du pauvre (on est toujours celui d’un autre…).  Un monde meilleur, est-ce trop demander au politique ?

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¹ Rassurez-vous, depuis, j’ai comblé cette lacune

Personne n’attend plus Hollande à #Florange… (sauf la pluie) #Mittal

Tous ceux qui ont suivi de près le dossier d’Arcelor Mittal, à Florange tout particulièrement, ont dû avoir (comme votre humble serviteur, touché de près)  ) un haut le cœur d’indignation en entendant et/ou lisant les propos de ce fidèle petit toutou de cette tragique Hollandie finissante  :

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Pourtant, les faits sont têtus, qui viennent démentir cette outrageante désinformation. A la question « A Florange, François Hollande a-t-il tenu les promesses faites aux ouvriers de l’usine ArcelorMittal ? » la réponse est globalement NON. 20 mns.fr m’a d’ailleurs mâché le boulot :

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Cette triste réalité n’empêche pourtant visiblement pas cet imbécile heureux (qui y a quelques intérêts…) d’exprimer sa satisfaction abêtissante. Aussi, affligé, je m’interroge… et réagis :

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Je n’ai guère besoin de savoir ce que Hollande et sa (basse) cour pourront bien plastronner ) Florange. je m’en fous. Il est tellement prévisible que ce cador hypocrite sera si soigneusement et jalousement entouré de telles  forces de l’ordre armées jusqu’aux dents, et les éventuels contestataires maintenus  à bonne distance, que… Le titre, et rien que le titre, mais tout le titre, voilà quoi.

Post-scriptum : tiens, qu’est-ce que je disais…

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Pôle emploi, ce grand néant, Kafka en prime… Un témoignage

Je n’ai pas pour habitude d’étaler ma vie personnelle ici, ce blog ayant vocation à traiter des sujets d’actualité politique, économique, sociale et environnementale. Mais il se trouve que je suis sans emploi depuis bien trop longtemps déjà, et que j’aimerais vous faire part de mon expérience personnelle qui me semble édifiante en ce qu’elle interroge le fonctionnement d’un service de l’Etat (mais l’est-il encore vraiment ? 😉  indispensable à tout un chacun(e) dans ma situation : Pôle emploi. Ceux qui ne l’ont pas déjà fréquenté ne peuvent pas comprendre à quel point cette expérience est traumatisante à plus d’un titre. Le simple fait d’être au chômage l’est pourtant déjà suffisamment, et pas seulement psychologiquement, ni financièrement. De nombreuses études récentes (voir pour l’exemple celle-ci, en pdf) pointent les conséquences graves de cette situation sur la santé des demandeurs d’emploi. Il est utile de le répéter en cette période de grande confusion :  bien plus de gens en souffrent qu’ils n’en vivent, n’en déplaise à Wauquiez et aux thuriféraires de l’ordre établi qui croient intelligent d’ostraciser ceux qu’ils présentent comme des assistés…

L’anecdote que je veux relayer ici pour illustrer mon propos est très factuelle. Comme je galère pour retrouver un emploi dans mon domaine (cadre social, secteur aide à la personne,  pour résumer), et que j’ai déjà bénéficié de l’un de ces merveilleux stages qui ne servent à rien,  sauf à la marge, où l’on vous explique comment faire un CV, une lettre de motivation et à parler correctement à un employeur sans être trop grossier ¹, je me suis dit que je devrais songer sérieusement dorénavant à une reconversion. Et cela tombe bien, en ce moment, il y a le fameux plan 500 000 formations, une aubaine dont je pourrais peut-être bénéficier… [je dis peut-être, car j’ai déjà demandé une formation à Pôle emploi.. en vain : trop qualifié, trop expérimenté, trop diplômé… formation trop chère…. trop âgé (plus de 50 ans)… Passons]. je m’enquiers donc du numéro de téléphone de mon agence afin de prendre rendez-vous avec mon conseiller attitré (je lui aurais bien envoyé un mail, seul moyen de contact que j’ai avec elle, mais elle m’a avoué qu’elle ne les lisait pas, qu’il y en avait trop, qu’elle était noyée…). Je l’ai aussitôt regretté : pas de téléphone.  je regarde donc sur internet pour voir comment contacter la brave dame. Je vais dans mon espace emploi, un passage obligé (ceux qui savent comprendront). Rien. je tape donc contact Pôle emploi sur internet, et je tombe sur un endroit virtuel où on me demande de remplir une fiche avec ma question. Résultat :

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Grrr… je continue de chercher, et tombe sur une rubrique de pôle emploi qui me propose un annuaire. Chouette ! je dois donc appeler le 3949… lequel me dit tranquillement que je ne peux pas dialoguer avec ce service car je n’ai pas de touche étoile sur mon téléphone. Qu’à cela ne tienne, j’en prends un autre, mon portable, au risque d’avoir à payer une fortune, ce genre de numéros étant généralement surtaxés. J’ai attendu une plombe, et une voix a enfin consenti à recueillir l’objet de ma demande, et à me passer une autre personne, qui l’a enregistrée, en me promettant que quelqu’un allait m’appeler pour me fixer un rendez-vous… Une semaine après, j’attends toujours. Je fonce donc à l’agence Pôle emploi qui m’est dévolue… Où j’apprends, après une attente interminable dans une queue hallucinante, que ma conseillère est indisponible tout simplement parce qu’ils sont exactement 1 poste et demi, elle (souvent en arrêt) et une autre personne à mi-temps pour tous les cadres de l’agglomération nancéienne…. Elle me promet cependant de lui faire savoir que je souhaite la rencontrer… en lui envoyant un mail. (Je souris, jaune…). Plusieurs jours après, ma conseillère régulière me contacte entre midi et deux pour me faire savoir qu’elle n’est plus ma conseillère, que je ne suis plus considéré comme cadre puisque je n’ai pas cotisé à une caisse de cadre depuis plus d’un an, et que mon dossier à été transféré à une autre agence, plus proche de mon domicile. Grand bien me fasse, j’y cours  dès le lendemain. Et là, toujours après une queue interminable,  et après que j’aie de nouveau répété pour la xème fois ma situation et l’objet de ma demande, on me propose… de m’adresser  à l’ordinateur qui se trouve juste à côté (où plusieurs personnes bien sûr attendent déjà compte-tenu de leur nombre insuffisant) pour me rendre dans mon espace emploi afin d’envoyer un mail à ma nouvelle conseillère pour lui faire part de ma demande. Ce que j’ai fais dès mon retour à mon domicile. En me disant assez amèrement au fond de moi que notre société avait touché là le triste fond de sa déshumanisation. Et le pire, c’est qu’après toute ces démarches, et tout ce temps, je n’ai donc toujours pas de réponse à une requête légitime et très simple :  une simple demande de formation…

Mais je me dis que moi, encore, j’ai la capacité d’analyser la situation, de ne pas me décourager, d’aller jusqu’au bout, déterminé, tant que je n’aurai pas obtenu satisfaction, et de savoir utiliser la technologie moderne, de farfouiller sur Internet, et d’éventuellement contourner les obstacles en faisant appel à des connaissances… Mais quid du chômeur lambda ? D’autres auraient déjà abandonné depuis longtemps. Certains se seraient même agacé, puis énervé… Les moins susceptibles de maîtriser leurs nerfs auraient exprimé bruyamment leur colère devant un tel système absurde… Certains seraient devenus violents. Moi pas. Je continue à espérer, à demander, à chercher… Mais je pense que les services de pôle emploi sont tout de même devenus si complexes, opaques et déshumanisés qu’ils ne sont vraiment plus conformes aux attentes de ses utilisateurs. Du moins si l’on considère que ce sont les chômeurs, et non les employeurs. Mais pas de bol, je l’ai été aussi, en position de recrutement. Et je peux vous dire que même de ce côté là, on n’est pas franchement très satisfait du service rendu… Qui généralement complique la tâche plus qu’il ne la facilite. Message reçu, Madame la ministre du travail ET de l’emploi ? Où faut-il que je vous fasse un dessin ? A votre disposition pour tout entretien complémentaire à votre convenance, pendant lequel je ne manquerai pas de vous fournir tout éclaircissement complémentaire…

Post-scriptum : nous sommes le 16 septembre 2016, toujours pas de réponse… je sens que je vais m’amuser :

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¹… alors que, ce qui est croustillant, cela a été mon métier une grande partie de ma vie, puisque j’ai été accompagnant à la recherche d’emploi à maintes reprises, dans différents fonctions…

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Communiqué de François Hollande aux gauchistes irresponsables

Parlons le libéral fauxcialiste dans le texte :

CaptureIl faut libérer les entreprises de leurs freins pour leur permettre de se développer, de créer des richesses, des emplois, ce qui permettra leur développement économique et le retour de la croissance. La seule voie possible est celle-ci, pour permettre la résorption de notre dette nationale, trop élevée. Pour cela, il convient de baisser les charges, les impôts, les cotisations patronales. Nous devons tout faire pour que les entreprises n’hésitent plus à recruter. La possibilité pour les employeurs de bénéficier d’une main d’œuvre flexible et adaptable aux carnets de commande est une nécessité. Plus les modalités d’emploi seront souples, plus les entreprises embaucheront. Préfère-t-on un marché du travail figé sur des règles anciennes avec un tel taux de chômage, inacceptable ? Où devons nous permettre aux entreprises d’embaucher et de débaucher en toute liberté, afin que chacun puisse accéder à l’emploi ? En cela, je suis socialiste.

F.H

Essayez vous aussi, vous verrez c’est facile. Aussi facile que de parler communiste, exploitation de l’homme par l’homme, partage des richesses, toussa… Le libéralisme est une idéologie qui se cache derrière un pseudo-pragmatisme de pacotille, vous dis-je. Comme ce patron socialiste, hier, nous l’a si concrètement démontré. Arrêtons de nous voiler la face. La guerre est idéologique, et si nous ne faisons rien pour les bloquer, ils sont déjà en train de gagner. Les vieilles méthodes ne suffisent plus. Ni les manifs ni les élections n’y changeront rien. L’heure des barricades a sonné. Vive la Commune !

A quand une dégressivité du traitement des ministres en fonction de leurs résultats ?

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Si j’en juge par plusieurs signes avant coureurs ici et , il semblerait que le gouvernement et ce qui lui reste encore de soutiens tente de préparer doucement l’opinion publique à l’idée qu’il conviendrait d’attaquer frontalement un régime d’assurance chômage jugé trop favorable. (source)

Capture1Je ne m’étais donc pas trompé…  Dans la même lignée idéologique que celle d’un Wauquiez qui s’obstine malgré la réalité à présenter les chômeurs comme des parasites qui suceraient le sang des contribuables aisés, le gouvernement songe donc à s’en prendre aux allocations chômage, en les rendant dégressives. Sapin a beau prendre la précaution liminaire de préciser que cette mesure serait assortie de davantage de droits pour les chômeurs, je n’en considère pas moins qu’il s’agit là d’une pitoyable excuse pour maquiller cette attaque si peu socialiste contre les plus vulnérables d’entre nous. Baser sa communication comme son action sur le postulat de départ Capture2aisément critiquable qu’il y aurait de l’emploi pour tous, (un filon extraordinaire d’emplois cachés, peut-être ? Vite, à la poursuite de ce monstre du Loch Ness !)  et qu’il s’agirait de former les demandeurs d’emploi pour qu’ils/elles en retrouvent un est particulièrement grotesque.  En plus de nier la réalité de la rareté de l’emploi – il faut vraiment, comme cette élite là, n’y avoir jamais été confronté – c’est en effet faire reporter le poids de leur propre situation sur les chômeurs, qui seraient donc coupables de ne pas rechercher d’emplois, ou de n’être pas assez formés ¹ Il conviendrait donc pour ces bonnes âmes soucieuses du bien être populaire de les éduquer en les remobilisant par la dégressivité de leur allocation royale…

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De plus, la supercherie de ce gouvernement fera rapidement long feu. Car compte-tenu de la situation budgétaire de ce pays, je doute fortement qu’on propose à tous les chômeurs qui en ont besoin des formations longues, diplômantes, seules en capacité de leur permettre un accès à l’emploi, ou une réelle reconversion si nécessaire. Et encore, à condition que le secteur d »activité ciblé s’y prête…

CaptureEt donc, comme depuis trente ans que je fréquente ce thème de la lutte contre le chômage, nous allons assister à un nouveau saupoudrage, avec des formations si courtes qu’elles ne changeront rien en profondeur, et ne serviront qu’à engraisser ces vendeurs de vent que sont la multitude d’organismes de formation plus ou moins sérieux… entraînant les chômeurs de désillusions en désillusions, et d’emplois aidés en emplois à court terme, tentant de survivre dans une précarité généralisée, seul horizon indépassable et proposition d’avenir du système libéral à présent partagé par cette gauche là comme par la droite jusqu’en ses extrêmes. Mais ce gouvernement pourra toujours se donner bonne conscience en prétendant qu’il a fait quelque chose… alors que l’on voit le beau résultat de sa politique de revirement incompréhensible et si peu de gauche, basée sur l’offre plutôt que la demande, seule en capacité par une politique économique plus ambitieuse de créer de  l’emploi. Nul n’est dupe. La sanction risque d’être particulièrement  cruelle, en 2017.

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¹ à moins que ce ne soit de ne pas savoir rédiger un CV convainquant, une lettre de motivation accrocheuse, ou de définir un projet professionnel réaliste, sans parler d’un look impeccable et adapté, comme le veut le jargon de base des professionnels de l’insertion, desquels je fus  ? Tous moyens de faire de nouveau porter sur le chômeur la culpabilité de sa propre situation, alors que notre société et ses acteurs politiques comme économiques  sont tellement infoutus de créer de l’emploi… Mais ne se gênent pas pour fustiger les chômeurs… dans le cocon de leur petit confort moderne.

infoutu de créer de l’emploi, le gouvernement déclare la guerre aux chômeurs/ses… Faut que ça pète !

Le PS actuel devient tellement la caricature d’une droite qui ne s’assume pas que c’en devient à la fois patent et pathétique. Que n’aurait-on dit en effet, lorsque le PS était encore dans l’opposition, si quelqu’un de droite,  du gouvernement sarkozyste , avait proposé une mesure si injuste ?!

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Alors que le marché de l’emploi n’a jamais été aussi difficile, et l’incapacité de quelque gouvernement que ce soit à lutter efficacement contre le chômage devenue évidente, voilà que l’on tente de nouveau de s’en prendre aux chômeurs, comme s’ils étaient responsables de l’impuissance de ce gouvernement si peu socialiste, et d’un patronat inapte à créer de l’emploi plutôt que des profits à court terme, gavé qui plus est de subventions publiques, dont il n’a jamais assez. Continuez comme ça, puisque vous n’avez pas encore compris, et votre candidat va se retrouver à 15 % aux prochaines élections. Plus grave encore, la colère grimpe, à un niveau jamais atteint,  mais vous n’en voyez rien… Le niveau de votes FN n’en est qu’un symptôme, mais puisque vous vous obstinez à n’en pas traiter les causes… Et ce n’est pas en tentant d’étouffer l’action syndicale et en emprisonnant tous ceux qui défendent leur emploi que vous allez vous en tirer. Cela ne fait qu’attiser les flammes. Il flotte actuellement en France comme une lourde odeur de révolution… Un rien suffirait à provoquer l’explosion. Et quand on commence à toucher aux seuls moyens d’existence des plus pauvres… Croyez-vous donc que les français ne voient pas à quel point il  y a une injustice profonde et inacceptable à distribuer plus de 40 milliards aux entreprises d’un côté et à retirer le pain de la bouche aux privés d’emploi de l’autre ? ça va péter…

Bonne révolution ! #Happy2016

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DECLARATION DES DROITS DE L’HOMME ET DU CITOYEN

Le peuple français, convaincu que l’oubli et le mépris des droits naturels de l’homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ;

Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (source)

En ce premier jour de l’an 16 du 3ème millénaire du calendrier grégorien usuellement autorisé, je souhaite une bonne révolution à tout les habitant(e)s de ce territoire hexagonal de plus en plus exigu et étriqué, où l’arbitraire se taille une place de plus en plus grande et dangereuse, où l’injustice et les inégalités économiques et sociales frôlent le point de rupture, et où la justice et la morale sont de plus en plus battues en brèche par un cynisme inégalé, quelles que soient les élites au pouvoir. Aussi, il devient de plus en plus évident à tout un chacun qu’en bien des domaines de notre vie quotidienne, nous n’obtiendrons rien que nous n’ayons arraché à une oligarchie totalement décrédibilisée qui ne défend que ses seuls intérêts, confondus en une même mélasse indistincte politico-médiatico-économique et financière dépourvue de morale commune et de préoccupation de l’intérêt commun. Prenons pour seul exemple indiscutable celui qui touche à la préoccupation fondamentale de notre simple survie, par le biais de revenus décents qui jusqu’à preuve du contraire  ne peuvent hélas passer,  par delà des discours déconnectés des réalités, que par l’exercice d’un emploi digne, stable, correctement rémunéré, dans des conditions ordinaires de travail satisfaisantes et respectueuses de l’être humain.   Alors qu’aucune politique n’a jamais réussi à entamer cette excroissance pathologique  exponentielle de notre société bien malade qu’est le chômage, qui dure depuis près de 40 ans, une incroyable palanquée de guignols grotesques de tous bords ne cessent de nous bassiner avec leurs discours de façade inlassablement nourris d’éléments de langage qui n’arrivent même plus à ressembler à une vulgaire langue de bois, mais bientôt plutôt de fer : elle devient en effet une véritable loi d’airain qui écrase chaque jour de plus en plus en plus d’êtres humains dans notre pays, et qui n’épargne personne, hormis quelques clans fortunés. Pourtant, cela n’empêche nullement cette classe dominante, si terriblement impuissante à assurer nos moyens d’existence les plus fondamentaux, de se montrer insupportablement arrogante, satisfaite et sûre d’elle. Il est pourtant patent qu’elle ne cesse de mentir en utilisant ses habituels éléments de propagande destinés à museler toute tentative d’émancipation populaire, afin de se maintenir coûte que coûte au pouvoir, quitte à utiliser la culpabilisation des chômeurs pour ne pas s’avouer sa pathétique impuissance. Ainsi, dans un autre domaine, manifestement  bien davantage premier dans l’échelle de priorités de ce gouvernement quoi qu’en ait dit son représentant légal hier soir, la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme demeurent une préoccupation obsessionnelle, alors que la population elle, tout aussi inquiète et soucieuse que ces élites là de voir garantir sa protection personnelle contre les attentats aveugles et ignobles, et globalement informée et consciente des risques encourus, s’obstine pourtant à juger toute politique à la mesure du précédent référant, celui du recul du chômage, depuis des lustres.   Ce serait un bien mauvais euphémisme que d’écrire ici qu’elle n’est pourtant pas entendue ni satisfaite, ce qui explique grandement l’abstention, le désespoir, et bien des comportements négatifs et toxiques dans notre pays. Mais qu’importe, ce qui préoccupe aujourd’hui tant les médias que les politiques aujourd’hui de manière obsessionnelle, comme un écran de fumée pour dissimuler tout le reste, cette terrible impuissance publique,  c’est cette foutue déchéance de nationalité. La version officielle, largement partagée sans guère de sens critique, prétend qu’elle ne concernera que les terroristes, alors que moi-même, pour seul exemple, en écrivant simplement ce billet sans doute peu lu, compris et accepté intelligemment, je serais susceptible d’être concerné, comme bien d ‘autres militants des droits humains et environnementaux, si j’avais une autre nationalité et si j’étais condamné pour ce délit d’opinion, alors que je n’ai rien d ‘un terroriste, à la lecture brute du projet de loi qui laisse tant de place à l’arbitraire :

4. Le 1° de l’article 25 du code civil autorise déjà le Gouvernement à prononcer, par décret pris après avis conforme du Conseil d’Etat, la déchéance des personnes ayant obtenu la qualité de Français par acquisition et qui disposent également d’une autre nationalité, condamnées pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme ou une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation. La disposition envisagée par le Gouvernement permettrait d’étendre cette mesure, dans les mêmes conditions, aux personnes nées français)es.

Quant on creuse ce projet de loi, et l’avis du Conseil Constitutionnel, si l’on se pose la question de ce que sont ces mystérieuses  « atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation« , ceux-ci sont définis ici :

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Vous pouvez donc constater par vous-mêmes que, bien loin des certitudes grossières et méprisantes particulièrement égo centrées d’un certain blogueur dit « de gauche » qui prétend donner des leçons à toute la planète, en excommuniant volontiers ceux qui ne partagent pas son positionnement (celui du blogueur couché…), il y a bien là de quoi s’inquiéter. Règle numéro 1 : toujours creuser plus loin que les apparences… Cette disposition explique donc bien mieux que les médias main stream nous y ont habitués que de simples militants écologistes qui ont notamment (ce n’est pas une anecdote…) milité et manifesté contre l’aéroport de Notre Dame des Landes aient pu être assignés à résidence, alors qu’ils n’ont rien de terroristes. Et il faudrait accepter cela sans réagir ? Nous n’obtiendrons donc rien de plus ni de mieux pour la sauvegarde de nos libertés fondamentales, comme pour ce qui concerne la lutte contre le chômage, en nous laissant faire sans réagir, comme nous le faisons depuis maintenant trop  longtemps, avec les résultats que l’on sait. Vive l’esprit de rébellion, de révolte et de révolution pour cette année qui commence, que je vous souhaite bien militante et encore moins soumise encore que la précédente à ces intérêts supérieurs qui ne relèvent nullement, selon mes propres convictions, de l’intérêt supérieur de la population. Quant çà la nation, j’ai déjà dit ce que j’en pensais sans ressentir davantage le besoin d’y revenir : un moteur de la bêtise hexagonale.

Sur la grotesque farce vandopérienne d’un président « ordinaire » (bravo au metteur en scène ;) #fauxcialisme

source : capture d'écran BFNTV
source : capture d’écran BFNTV

je ne peux résister plus longtemps à jeter ici l’écœurement que m’inspire la venue de Hollande dans ma propre commune hier. Si j’avais su qu’il venait, si près de chez moi, je me serais d’ailleurs approvisionné en fruits pourris au marché local, que je vous recommande en passant pour sa merveilleuse diversité de couleurs, de senteurs, d’odeurs, de parfums, de sonorités, de produits locaux ou plus exotiques, de nationalités, d’origines sociales, de provenances géographiques, ethniques, religieuses ou pas… En un mot comme en cent –  ce que j’apprécie d’ailleurs beaucoup –   l’interculturalité en sa plus simple et quotidienne expression, sans que cela n’affecte personne, malgré le discours ambiant si volontiers hystérique et volontairement hystérisant par intérêt médiocrement électoraliste.  Ce discours si généreusement propagé par des médias complaisants, qui se fait tour à tour mielleux malgré la froideur inhumaniste du contenu idéologique, mais s’il le faut également tonitruant, railleur,  vilipendant, stigmatisant, au travers de cent bouches politiques et médiatiques, est globalement acquis à la thèse réac du prétendu choc des civilisations qui n’existe que dans des têtes malades, là où d’autres ne voient, par delà la peur et la haine dans laquelle d’autres choisissent de s’enfermer, que la richesse des relations humaines et l’extraordinaire possibilité du partage par ce qui est différent. On est  loin ici des exceptions radicales terroristes marginales qui ne sauraient faire une règle de vision du monde, et qui se trouvent comme par enchantement toujours du même côté de la lorgnette (alors qu’il existe d’autres dangers, tout aussi dramatiquement réels)  dont une frange extrêmiste absolument pas représentative des français tente avec succès hélas auprès de certains politiques sans scrupules de faire des généralités. Commençons le réquisitoire qui suit par un premier point positif, et il est de taille à mes yeux : je ne pense pas en effet que Hollande soit raciste. Dans ce sens, il a marqué un point sur le registre purement communicationnel national bien huilé qui est le sien par les bons soins du docteur Gantzer, en se rendant à la fois chez une humble retraitée ( de « souche » ? Militante socialiste pour ne surtout froisser personne ? ) et chez un couple « d’origine tunisienne » à qui ne manque même pas le cliché du thé à la menthe, pour marquer le grand esprit humaniste qui anime notre bon président, par opposition à ses adversaires de droite jusqu’à l’extrême, si répugnants dans leur ostracisation, et la désignation de boucs émissaires. Sauf que. Cela s’appelle une posture, du mauvais cinéma, une interprétation théâtrale. Qui peut encore être dupe de cette manière fallacieuse et manipulatrice de faire de la politique ? Prend-on les français pour des gogos prêts à gober cette fable ?  Et comme avec Giscard, parallèle en effet pertinent en termes d’interprétation de cette scène, qui peut croire un instant à la proximité du premier personnage de l’Etat avec ce type d’individus dont on ne doute absolument pas qu’ils aient été triés sur le volet pour ne surtout pas le mécontenter ou le contrarier (et donc ne surtout pas parler de politique générale…), avec la connaissance fine que peut avoir le maire de Vandoeuvre des habitants de sa commune  ? Si seulement il était venu boire même un mauvais café chez moi, tiens, que je lui parle de ses renoncements, de ses trahisons, de son positionnement politique si peu à gauche, de son action si prompte en tous points hormis d’anecdotiques à désespérer son électorat… De la branlée magistrale que vont se prendre ses coreligionnaires faussement socialistes pour la plupart (et qu’on ne me parle plus de ses mystificateurs que sont les « frondeurs » !) aux prochaines élections malgré la hardiesse, inopérante à présent (on nous a tellement fait ce coup là !) qu’il y a pour les tenants de la majorité et leurs suiveurs,  quand ils sont à court d’arguments et acculés dans leurs derniers retranchements,  à brandir l’épouvantail du FN ou du sarkozysme, et le disque rayé de l’unité, trop souvent unilatérale, malgré le bilan d’une action qui a tourné le dos aux attentes et besoins de l’électorat populaire, en faisant trop siennes les recommandations d’un certain think tank, qui pense si peu et à courte vue, au service d’intérêts discutables… Je lui parlerais aussi de ces 6 millions de chômeurs maquillés par des statistiques trompeuses et manipulables, qui subissent une alternance frelatée au service des mêmes intérêts dominants, et qui ne voient rien venir malgré les promesses qui n’engagent que ceux qui y croient, et de fausses alternances. je lui dirais ma colère de voir certains membres de son gouvernement se pavaner égoïstement en pérorant sur les derniers chiffres de ce chômage prétendûment positifs, alors que l’INSEE nous apprend que ce drame si personnel se tape l’incruste si durablement chez les chômeurs de longue durée, les séniors et les femmes, alors que l’age de la retraite a encore et encore reculé, malgré ses promesses…  je lui parlerais de cette abstention qui touche la moitié des électeurs au moins, et dont personne à droite comme dans une certaine « gauche » ne fait grand cas, alors qu’elle discrédite si clairement toute élection dans notre pays… je lui demanderais pourquoi les forces politiques dominantes s’en accommodent si facilement et durablement, sans proposer la moindre solution, et ne l’intègrent que si peu dans leur analyse politique, qu’elle rend pourtant  pour moitié au moins caduque si l’on est un tant soi peut soucieux de la préservation de l’esprit démocratique et de l’intérêt collectif. je lui demanderais s’il n’a pas au moins un peu honte d’avoir trahi la promesse de ce qui devient un serpent de mer honteux dans tous les programmes dits socialistes, à savoir la possibilité de vote des étrangers aux élections locales, ce qui serait pourtant la moindre des choses… je le questionnerais aussi sur ses nombreux renoncements à ses promesses, comme sur le cumul des mandats, sur les contrôles au faciès, l’Etat poussant récemment l’ignominie jusqu’à se pourvoir en appel, alors qu’il avait été justement condamné, ce qui aurait du être une victoire pour les droits de  l’homme dans notre pays, si régulièrement bafoués sous son mandat, au point que même les homologues européens du PS s’en inquiètent. je lui parlerai aussi du peu de pugnacité qu’il a mise dans le combat contre ces financiers prédateurs qu’il prétendait pourfendre, tout en commettant la faute irréparable d’avoir nommé un banquier si acquis à la cause libérale, étrangère aux valeurs de gauche…  Je lui parlerais de la dramatique absence de projet fédérateur  et mobilisateur de son gouvernement, plus enclin dans la perception populaire (et comment le détromper ?) à caresser les intérêts économiques dominants dans le sens du poil, comme la manière dont le dossier Air France a été traité… et j’en passe.  je lui décrirais le profond désespoir qui règne dans les milieux populaires, qui ne demandent comme d’autres qu’à rêver, et à réaliser des utopies plus constructives que ce que nous propose son programme au mieux de centre gauche, si ce n’est libéral transpartisan, d’où le parallèle pertinent avec Giscard, de centre droit, avec lequel ne subsiste que l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes… je lui parlerais du scandale absolu qu’est la mort de Rémy Fraisse, véritable crime d’état, et de l’action condamnable et amorale des institutions françaises à son endroit. je lui parlerais…  Arrêtons là le délire :  je ne le verrai pas, sans doute jamais, ni lui ni ceux et celles de son rang, et de sa classe sociale… Car ces gens là n’aiment rien moins qu’ être bousculés dans leurs certitudes, ce qui risquerait d’affaiblir leur pouvoir, auquel ils tiennent bien plus qu’à l’intérêt collectif, comme l’histoire le montre tous les jours, dans tous les partis, en tous temps. Alors j’interromps là ma rêverie et vais aller me préparer une petite collation en attendant que la pluie cesse. Le bonjour par chez vous.

Post-scriptum : tiens, qu’est-ce que je disais… Du grand guignol, vous dis-je.

Rapport Combrexelles : l’égalité, c’est fini

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Ce mercredi, Jean-Denis Combrexelle, ancien directeur général du Travail à présent conseiller d’Etat, dont on connait la ligne bien peu gauchiste, doit remettre son rapport sur le droit du travail au Premier ministre, Manuel Valls. Il faut en craindre le pire si ce gouvernement, comme il l’a trop souvent fait à différentes occasions,  suit sa logique libérale qui tend à privilégier davantage les patrons que les salariés, et à s’inspirer peu ou prou des exigences du Medef.  La position de Hollande sur le sujet dans son discours d’hier n’est d’ailleurs pas de nature à rassurer. Mais que dit ce rapport ? Voici les principales modifications qui seraient introduites par rapport à la situation actuelle, en quelques extraits, venant du journal  Les échos :

Jean-Denis Combrexelle veut limiter le caractère impératif de la loi à quelques règles d’ordre public social (les 48 heures de durée maximale de travail par semaine en matière de temps de travail, le SMIC en matière de salaires). Une bonne partie de l’ordre public serait renvoyé au niveau des branches, dont il veut accélérer la concentration sur trois ans.

« Lorsque l’emploi est en cause et que l’accord vise à le protéger, le maintenir, le préserver et le développer, l’accord et l’intérêt collectif qu’il incarne priment sur l’intérêt individuel concrétisé par le contrat de travail ».

Autrement dit, le salarié aurait moins de droits qu’aujourd’hui, n’aurait plus qu’à fermer sa gueule, les termes de son contrat ne pourraient être opposés à l’accord de branche, et ceux-ci seraient en outre variables selon les branches et les secteurs géographiques. D’où le titre de ce billet. Voilà qui est moralement et socialement tout à fait insupportable. Une vraie régression. Même au PS, Mme Lienemann, évoque  » une véritable bombe à fragmentation pour le droit du travail, une menace pour notre modèle social et nos principes républicains« .  Elle a raison. Les syndicats sont devenus si faibles, si peu représentatifs, les salariés si démunis face à la menace du chômage, des délocalisations, des ré-organisations et des concentrations diverses que les employeurs, en cette période de grande précarité sur laquelle ils peuvent jouer pour opérer leur habituel chantage à l’emploi, pourront jouir sans entraves de leur toute puissance. Avec la complicité active du gouvernement, qui partage la même croyance libérale ? On va vite le savoir…