Avec Royal, malgré la #cop21, la défense de l’environnement, c’est pas maintenant

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On savait ce gouvernement et tout particulièrement ce président là  bien peu préoccupés par l’écologie, et le lobby du nucléaire (comme ceux des transporteurs routiers d’ailleurs)  bien davantage écouté que les acteurs plus pertinents de la défense de l’environnement. On en a la triste confirmation aujourd’hui encore avec l’annonce de la fermeture de Fessenheim repoussée à 2018. Compteraient-ils sur un changement de majorité pour ne pas honorer leurs promesses qu’ils ne feraient pas autrement. Sachant en outre que la concrétisation de cette promesse de Hollande encore une fois non tenue (on commence à en avoir l’habitude…) est justifiée par les retards sur l’EPR de Flammanville, qui coûte au contribuable français entre 500 millions et 2 milliards d’euros par an, calculer l’âge du capitaine qui n’est plus dans le navire du développement durable… En mettant bout à bout l’abandon de l’éco taxe, l’étrange position (ou plutôt l’absence de position) de Royal à propos de Nexcis, et le dossier du nucléaire, si l’on a un minimum de convictions écologistes, il y a de quoi être énervé.  Et dire qu’il y a des guignols qui se prétendent écologistes pour soutenir cela…

#NEXCIS : « esprit de Ségolène, es-tu là ? » #cop21

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Source : Nexcis vivra

Cette société, fondée en 2009, est présentée sur son site comme une entreprise de haute technologie implantée à Rousset, entre Aix-en-Provence et Marseille (Bouches-du-Rhône, France), conçoit et fabrique des modules photovoltaïques couches minces CIGS (Cuivre Indium Gallium Sélénium Soufre) innovants. En 2010, pendant la campagne des Régionales, Michel Vauzelle, Président de la Région Alpes-Côte d’Azur, était venu inaugurer les locaux de NEXCIS.Voilà comment cette société était présentée alors :

CaptureLa société devait fermer fin 2014, suite à la décision de cessation d’activité de son conseil de surveillance pour des raisons plus que scandaleuses : pure rentabilité financière à court terme. Il est en effet plus rentable de garder par devers soi les brevets et le revendre au meilleur moment.  On connait l’idéologie du tout nucléaire d’EDF, inutile de s’étendre… Et malgré l’approche de la COP21 et les beaux discours d’un gouvernement socialiste qui se découvre soudain, c’est magique,  un élan écologiste malgré les fats et les actes qu’il a déjà posés, inutile de compter sur eux.  Heureusement,  la mobilisation des salariés de NEXCIS a permis de repousser la fermeture au 30 septembre. Les salariés ont intelligemment utilisé ce délai pour assurer le développement d’un projet industriel innovant et écologique. Déjà,  17 brevets ont été déposés. Et au moment même où les chercheurs de NEXCIS ont découvert ce qui suit, il faudrait la fermer ?

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Voici la nature du projet de ces salariés :

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Ils ont besoin de 25 millions d’euros pour concrétiser ce projet. « La BPI est prête à s’engager à hauteur de 5 millions, une banque privée suit le projet à hauteur de 5 millions d’euros mais ces deux organismes ne dégageront les fonds que si les salarié-es trouvent les 15 millions restants. Il faut donc que l’Europe, les collectivités locales et/ou l’état mettent la main à la poche ». Pour l’instant, à ma connaissance, et cela depuis plusieurs mois, seuls des chercheurs du CRS, qui ont lancé un appel sur Médiapart et Jean-Luc Mélenchon, principale personnalité politique à s’exprimer sur le sujet,  se sont penchés sur leur sort. je  ne peux que faire miens ces mots : « Comment peut-on fermer un fleuron de la recherche et du développement photovoltaïques français, qui a mis au point des brevets révolutionnaires sur un marché émergent ? C’est un gâchis incroyable… Il y a, ici, une énigme. » Allo, esprit de Ségolène, es-tu là ? Une délégation de salariés a bien été reçue par Elisabeth Borne, alors directrice de cabinet, passée depuis à la direction de la RATP. Mais ça c’était… en mars. Depuis, plus rien. L’écologie, c’est bien. Mais pas seulement dans les discours. On sait déjà que la promesse de Hollande sur la réduction de la part du nucléaire ne sera pas respectée, pas plus que la fermeture de Fessenheim, malgré le danger réel et la vétusté. Une solution pourtant concrète à la diversification des énergies, moins polluante, est représentée par la nature de ce projet, et pourtant, on n’en ferait rien ? Les beaux parleurs ne nous disent-ils pas sans cesse que l’avenir est aux petites entreprises à forte valeur ajoutée ? Prenons les au mot. Que nos personnalités politiques transforment donc par ce projet leurs mots en actes, et notre monde ne s’en portera que mieux.

Rejoindre leur comité de soutien

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Quand l’Etat brade son patrimoine pour engraisser encore les porcs

 

service_publicLa réponse du gouvernement n’a pas été à la hauteur de cette formidable aspiration. Au lieu de rassurer celles et ceux qui ont permis la défaite de Nicolas Sarkozy il y a un an, Jean-Marc Ayrault a préféré dire une fois de plus sa sollicitude pour les chefs d’entreprise et annoncer la privatisation partielle d’entreprises publiques ! De son côté Manuel Valls joue de la provocation en minorant outrageusement le nombre de manifestant-e-s. (Communiqué du Front de gauche : le 5 mai et ses suites)

 Encore un exemple si besoin en était de la fracture de plus en plus béante entre le PS et le Front de gauche. Et c’est là où certains se trompent, ne parvenant chroniquement pas à prendre en compte la mesure des enjeux sociétaux majeurs. Je veux parler ici de la décision  stupide de ce premier ministre qui au lendemain d’une manifestation exprimant un refus des orientations économiques actuelles, clairement libérales, ne trouve rien de mieux pour calmer le jeu que d’annoncer des privatisations rampantes comme seul le PS en a le secret. On a en effet  déjà connu cela du temps de Jospin, qui se vantait tout autant de ne pas être socialiste qu’Hollande… Une véritable provocation, et un signe de mépris invraisemblable comme on en connaît trop depuis le début de ce gouvernement. Si le PS veut être respecté, qu’il prenne des décisions respectables et concertées, ce qui n’est pas franchement pas le cas dans un temps ou l’on parle pourtant avec tant d’hypocrisie d’union nationale alors que l’on fait tout pour ostraciser le Front de gauche.  Cette fois, trop c’est trop. Oui, nous claquons la porte du débat avec le PS car ce dernier préfère pactiser avec les franges droitières de son électorat qu’avec les 4 millions de personnes qui ont permis l’élection de Hollande, ce dont aujourd’hui il se fout manifestement royalement… dans sa dérive monarchiste. Voire nous crache à la figure. Car autant avec ces privatisations qui ne veulent pas dire leur nom par pure tartufferie, et même si nous y sommes opposés par principe,  nous pourrions concevoir que leurs fruits servent à financer des dépensessocialement utiles, autant nous ne pouvons pas accepter qu’elles servent encore et encore à faire des cadeaux aux entreprises, comme l’espèrent certains prétendants au trône du Medef, ce qui est fort probable. On dira que c’est une aide à l’investissement, que cela créera des emplois, comme on nous en a assez bassiné en Lorraine, où on connaît le sujet de la ré industrialisation… On voit ce que cela a donné : un secteur aussi stragique de nature que celui de l’acier confié à des intérêts pour de biens catastrophiques issues…  En outre, céder des capitaux d’entreprises aux activités aussi stratégiques que sensibles, et à l’évidente utilité collective et d’intérêt public que le sont EADS, GDF-Suez et  EDF ou France Télécoms, n’est à mon sens pas seulement un pêché contre la gauche, mais aussi et surtout d’une bêtise crasse pour des raisons telles que  celles développées notamment par ce blogchévik injustement méconnu. Cela s’appelle ni plus ni moins que vendre ses bijoux de famille et l’on connaît trop bien cette route là, celle de la récession, tracée par nos frères et sœurs grecs. On sait où cela mène : Un désir d’Aube dorée, Monsieur Hollande, peut-être ? Déjà, le FN qui n’avait pas besoin de cela pour se dresser sur ses ergots (de seigle ?) se délecte outrageusement de cette incurie étatique (et je me sens assez triste de me voir contraint d’être en partie d’accord avec ce ramassis de fachos sur certains points précis), à l’heure où Montebourg a tenté bien maladroitement de faire dans le registre de la souveraineté économique nationale avec Dailymotion. Tout cela manque terriblement de cohérence.

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nucléaire : brisons nos chaînes !

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Reprenons en main notre avenir énergétique, formons une grande chaîne humaine pour encercler les lieux de pouvoir !

Aurions-nous oublié Fukushima ?

Démesurément dangereux et coûteux, le nucléaire soumet les humains et tous les êtres vivants à des pollutions et à une menace inacceptables. Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima : aucune autre technologie n’a créé en si peu de temps des catastrophes si « durables ». Avec 58 réacteurs, le parc nucléaire français représente un risque majeur, pour nous et nos voisins européens. Attendrons-nous que la centrale de Nogent-sur-Seine, à 95 km de Paris, devienne le Fukushima français ?

Nous sommes plus de 20 000 à encercler les lieux de pouvoir du nucléaire à Paris.

Nous dénonçons les institutions sous l’influence du lobby nucléaire !

Une chaîne humaine traverse Paris de part en part

Venu-e-s de partout en France, de Fessenheim à Plogoff, de Nogent sur Seine à Bure et même de l’étranger, nous sommes en ce moment plus de 20 000 à former une chaîne jaune soleil d’un bout à l’autre de Paris, de Bercy à la Défense.

Nous commémorons ainsi une date tragique : voilà maintenant deux ans que dure la catastrophe de Fukushima. Cette chaîne est un message de solidarité envoyé au peuple japonais, en résonance avec les nombreuses actions qui ont lieu partout dans le monde ce même jour.

Cette chaîne est aussi un message d’indignation adressé aux décideurs qui nous imposent un système mortifère au nom d’étroits intérêts économiques et nationalistes.

Photo : Alexandra Fleurantin

La transition énergétique, c’est l’arrêt du nucléaire !

Alors que les probabilités d’accident nucléaire en France sont alarmantes, nos dirigeants se refusent à changer le cap de la politique énergétique de notre pays. Fessenheim n’est toujours pas arrêtée, la construction de l’EPR se poursuit, le renouvellement du parc nucléaire se prépare et le virage vers la sobriété et les alternatives est loin d’être à l’ordre du jour. Seul « changement » : un discours vidé de sens sur la transition énergétique !

Aujourd’hui, nous encerclons les ministères, l’Assemblée Nationale, les sièges d’EDF et d’Areva, tous ces lieux où se prennent les décisions sur le nucléaire, de façon opaque et au mépris des populations. Nous exigeons avec fermeté et détermination de reprendre en main ces choix qui nous appartiennent. Nous voulons l’arrêt du nucléaire civil et militaire, nous voulons une vraie transition énergétique maintenant !

Notre mobilisation ne s’arrêtera pas ce 9 mars ! Nous surveillerons de près la future loi de programmation énergétique et nous mobiliserons à nouveau si, comme il est à craindre, celle-ci renforce la politique pro-nucléaire.

Signataires : Agir pour l’environnement, Alliance écologiste indépendante, les Alternatifs, Armes nucléaires STOP, ATTAC France, CAP21, CHANN (Collectif Halte Aux Nucléaires Nîmes), CIREN (Collectif citoyen d’Information sur le Nucléaire et la Radioactivité), Confluence pour sortir du nucléaire, Convergence citoyenne pour une transition énergétique, EELV (Europe Ecologie les Verts), Enercoop, FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique), France Libertés – fondation Danielle Mitterrand, Gauche Anticapitaliste, Greenpeace, La Gauche par l’exemple, Jeunes Ecologistes, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, MOC (Mouvement des Objecteurs de Croissance), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), Parti de Gauche, Parti Communiste des Ouvriers de France, RECH (Réaction en Chaine Humaine), Réseau « Sortir du nucléaire », Stop EPR ni à Penly ni ailleurs, Sortir du nucléaire Paris, SUD-Rail, Utopia, Vigilance Citoyenne, Yosomono-net.

Reprenons en main notre avenir énergétique, formons une grande chaîne humaine pour encercler les lieux de pouvoir !

Aurions-nous oublié Fukushima ?

Démesurément dangereux et coûteux, le nucléaire soumet les humains et tous les êtres vivants à des pollutions et à une menace inacceptables. Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima : aucune autre technologie n’a créé en si peu de temps des catastrophes si « durables ». Avec 58 réacteurs, le parc nucléaire français représente un risque majeur, pour nous et nos voisins européens. Attendrons-nous que la centrale de Nogent-sur-Seine, à 95 km de Paris, devienne le Fukushima français

Source : réseau Sortir du nucléaire

Ils en parlent :

Libération  – ‎Il y a 1 heure ‎
Les milliers de manifestants ont encerclé des «lieux de pouvoir» qui contribuent à promouvoir l’énergie nucléaire, comme l’Assemblée et le Sénat, des ministères, les sièges d’EDF et d’Areva et des banques.

le nucléaire tue l’avenir

A l’heure où le thème de l’immigration semble plus important que la survie de notre espèce et l’avenir de nos enfants (quand ce n’est pas le nôtre…), il m’a semblé opportun de vous faire partager ce communiqué du Réseau Sortir du nucléaire, en piqure de rappel. Plusieurs incidents récents en France nous rappelle que Fukushima, ça n’arrive pas qu’aux autres…

 Communiqué de presse du 26/04/2012

Chernobyl day, c’est parti! Plus de 170 actions dans 15 pays pour sortir du nucléaire

De l’Allemagne à l’Australie, en passant par les Etats-Unis et le Mexique, plus de 170 actions sont prévues dans plus de 15 pays. En France, ce sont plus de 128 actions qui vont avoir lieu sur tout le territoire, jusqu’à dimanche soir. Quatre jours pour un seul objectif : en commémorant les deux catastrophes nucléaires de Tchernobyl et Fukushima, rappeler les dangers du nucléaire et la nécessité d’en sortir au plus vite. Un souhait partagé bien au-delà de nos frontières.

Chernobyl day, c’est parti ! Ils étaient 30 militants de « Sortir du nucléaire Paris » à déambuler hier soir du côté de Beaubourg pour réaliser une action visuelle, transformant par anagramme « centrale nucléaire » en « le cancer et la ruine ». Ce matin, des militants du Réseau « Sortir du nucléaire » ont déployé une grande banderole avec l’inscription « Le nucléaire tue l’avenir », devant le Ministère de l’Industrie, à Bercy .

Cet après-midi, les militants anti-nucléaires se retrouveront à proximité de l’Elysée, devant la statue du Général de Gaulle pour mettre en place une action « porteur de parole ». Le but ? Permettre à chacun de se réapproprier la question de l’énergie, en favorisant l’expression des citoyens sur le nucléaire [1]. Tout un symbole, quand on sait que le nucléaire français a été massivement développé par le Général de Gaulle et que cette question a toujours échappé au débat démocratique. L’après-midi se poursuivra par une seconde action « porteur de parole » devant l’Autorité de Sûreté Nucléaire, suivie d’une chaîne humaine qui se déploiera entre l’institution et la Bastille.

Le samedi 28 avril, dès 11H sur le Parvis des Droits de l’Homme, au Trocadéro, se tiendra une assemblée antinucléaire nationale, en compagnie d’autres organisations, pour rappeler notre volonté de sortir du nucléaire aux deux candidats restants.

Des centaines d’autres actions auront lieu dans toute la France : des chaînes humaines, des actions « porteurs de paroles », des rassemblements, des conférences et projections….Pour les consulter, rendez-vous sur http://www.chernobyl-day.org/actions. Nous comptons sur votre relai durant ces quatre jours de mobilisation antinucléaire !

A lire aussi, notre analyse de Tchernobyl : 26 ans de catastrophe et de désinformation

Contacts régionaux :
Moitié nord : François Mativet : 06 03 92 20 13
Sud-ouest : Daniel Roussée : 06 61 97 83 28
Sud-est : Marie Hélène Mancinho : 06 76 28 24 57

Relations presse :
Opale Crivello : 06 64 66 01 23

Note :
[1] http://www.chernobyl-day.org/Actions-porteur-de-parole

NON, les allemands ne sont pas retournés à l’âge du charbon !

Voilà une information scientifique précise qui va en défriser plus d’un. Surtout parmi ceux qui ont choisi de ne plus porter ce sujet dans la campagne pour des raisons purement électoralistes de court terme, au mépris de l’intérêt collectif durable.  Probable même qu’AREVA et les lobbies nucléaristes se dépêchent de diffuser rapidement une autre étude beaucoup mieux sponsorisée à l’apparence toute aussi sérieuse qui viendra opportunément prouver le contraire assez rapidement aux ignorants que nous sommes, si la nouvelle s’ébruite un peu trop au goût d’intérêts économiques supérieurs…

La rumeur si généreusement propagée selon laquelle la sortie du nucléaire décidée pour des raisons électoralistes par le gouvernement de Merkel entraînerait davantage de recours au charbon,  et donc davantage de pollution, est erronée, selon les conclusions du travail mené par un chercheur de l’IDDRI (Institut de développement durable et des relations internationales) dont le site du réseau Sortir du nucléaire fait état ici.

La raison essentielle en est train simple, et je l’avais déjà abordée  au moment de la décision officielle allemande : il ne s’agissait  pas d’une décision brutale,  qui aurait été due à l’accident de Fukushima, mais du fruit d’une culture démocratique en terme de réflexion et de concertation écologique plus mûre chez nos voisins d’outre-Rhin que chez nous, où il n’y a jamais eu de véritable débat sur le sujet. Selon les amis du Réseau Sortir du nucléaire, on peut faire remonter la décision à un  projet de tournant énergétique dont l’origine date de 1998, début de la coalition gouvernementale entre le SPD (parti social-démocrate) et les Verts, qui a duré jusqu’en 2005. Ce projet comportait quatre volets principaux :
- substitution des énergies fossiles par les énergies renouvelables ;
- amélioration de l’efficacité énergétique ;
- réduction des émissions de gaz à effet de serre ;
- sortie du nucléaire échelonnée jusqu’en 2022.

La réforme allemande « du 30 juin 2011 a rassemblé les quatre grands partis (les SPD, les Verts, les conservateurs CDU et les libéraux FDP) autour de la sortie du nucléaire, mettant fin ainsi à 40 ans de conflits sur cette question », avec 83 % des voix. La thèse des défenseurs du nucléaire si largement répandue par notre président VRP du nucléaire français,  soutenu par l’UMP voir au delà,  est donc totalement caduque et relève davantage de la propagande idéologique qui se couvre sous un prétendu pragmatisme (comme toujours chez les libéraux pur jus) que de la stricte réalité.

Et oui, que des railleurs le veuillent ou pas et nous qualifie d’archaïques et rêveurs, un autre monde est possible. Voilà comment nos voisins ont fait : en diversifiant tout simplement le recours aux énergies alternatives, dans les proportions de ce tableau :

Voir la totalité de l’étude de l’IDDRI, en français ?

C’est ici.

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Nucléaire ? RAS… (sauf pour les salariés de la sous-traitance)

Quelle que soit la position de chacun sur le devenir de l’industrie nucléaire en France, aujourd’hui nous avons des centrales, et elles tournent. Et si elles fonctionnent, c’est parce que tous les jours, des hommes et des femmes prennent des risques que le nucléaire leur impose mais aussi que la privatisation et la sous-traitance de l’entretien provoquent.

Depuis des années, comme l’a bien montré le film d’Alain De Halleux, RAS Nucléaire, Rien à signaler, les ouvrier(ière)s du nucléaire sont en souffrance, et plus particulièrement celles et ceux qui réalisent 80 % des activités de maintenance et de fonctionnement, à savoir les ouvriers travaillant pour des sous-traitants d’EDF.

A partir du milieu des années 90, ce secteur a vu son activité de plus en plus livrée à la sous-traitance pour répondre aux exigences des directives européennes d’ouverture à la concurrence des services publics. Ils sont aujourd’hui 43 000 salarié(e)s de la sous-traitance. Cette démarche revient à sortir les personnels du statut unique qui protège les travailleurs et les soumet à des conditions insupportables de sécurité, de salaires, de précarité, de conditions de travail, de reconnaissance tout en les maintenant dans le silence.

Le libéralisme et le capitalisme sont aussi à l’œuvre dans l’industrie nucléaire et leurs ravages sont encore plus graves, qu’ailleurs car ils engagent la santé et la sécurité des personnels et, de fait, de toute la population.

Cette situation est due à une idéologie qu’on nous impose et nous présente comme irrémédiable: celle de la concurrence libre et non faussée, celle de la marchandisation de tout et de l’ouverture au privé, celle de la course au profit, celle d’une économie qui roule à tombeaux ouverts, prête à sacrifier les plus démunis pour accélérer sa domination.

Selon Ma zone contrôlée (MZC), l’intersyndicale des ouvriers de la sous-traitance qui tirent la sonnette d’alarme et que nous avons rencontrés, 81 % de la maintenance du parc nucléaire est maintenant confiée à la sous-traitance. Ses employés n’ont pas droit au statut unique et n’ont pas accès au même suivi médical que leurs collègues d’EDF et d’Areva, ne disposent pas des mêmes conditions d’emploi, soumis qu’ils sont aux fluctuations de l’activité et du marché, et enfin n’ont pas accès aux conditions d’accueil minimales sur les sites (restauration collective pour ceux qui le souhaitent, formation…). Certains parcourent 45 000 km par an avec des voitures personnelles parfois, ils sont victimes de la majorité des accidents de travail (souvent non déclarés), et ils absorbent 80 % des radiations reçues par l’ensemble des personnels… Et la précarité de leur situation les empêche le plus souvent d’en parler.

C’est à la mise en place d’un début d’apartheid social que nous assistons ici. Et les choses ne risquent pas de s’arranger si nous ne faisons rien. Dans les quatre ans à venir, la maintenance des sites nucléaires nécessiterait de multiplier par quatre l’activité. En même temps, plus de la moitié des personnels statutaires d’EDF va partir à la retraite. Les plans de formation prévus pour palier ce départ massif et conserver la connaissance collective de l’entreprise sont insuffisants et tardifs. Ajoutons à cela qu’il y a un tiers de turn over dans la sous-traitance, essentiellement dû aux conditions de travail, et on comprend facilement le danger qui les menace, qui nous menace. Le rôle des salariés de la sous-traitance va devenir de plus en plus déterminant et leurs conditions de travail, de formation et de salaire risquent fort de se dégrader encore. Le personnel expérimenté et en place depuis longtemps va partir sans avoir eu la possibilité de transmettre ses savoirs et ses compétences. Verrons-nous arriver en France des groupes privés venus de Chine, d’Ukraine et d’ailleurs qui risquent de compenser cette carence, dans les conditions de dumping social qu’on imagine? Cette situation désastreuse est-elle le fait d’incompétences, d’un manque de planification ou de décisions aveuglées par le profit ?

Nous savons que des événements majeurs se sont déjà produits, de l’entretien des barrages au vol de marchandises sur des sites nucléaires pour les revendre au public sur des sites Internet, au stockage des nos déchets à l’air libre en Russie, moins regardante sur la pollution, ou encore à des incidents trop nombreux dans les systèmes de refroidissement. La direction d’EDF ne vient-elle pas d’être mise en demeure par l’ASN pour des rejets de tritium 50 fois supérieurs à la normale dans la centrale de Civaux ? Ce sont donc aussi celles et ceux qui habitent aux abords des centrales qui sont les victimes de cette gestion ! Le flou juridique organisé autour de cette industrie est tel que si un incident grave arrivait aujourd’hui, personne ne sait qui serait responsable, ni qui paierait…

En attendant, celles et ceux qui payent, ce sont les hommes et les femmes qui travaillent dans le nucléaire et qui subissent les conséquences de cette logique absurde et irresponsable dans laquelle les ouvriers de la sous-traitance sont utilisés comme de la chair à REM ; ce sont les hommes et les femmes qui vivent autour des centrales sur qui reposent les risques d’accidents ! Les militants de MZC veulent dénoncer cet état de fait. Ils se présentent comme «l’ultime atome» qui peut stopper cette fuite en avant. Ce problème, à la fois humain, social, économique et environnemental est aussi au cœur des préoccupations des militants du Front de Gauche.

Nous voulons apporter tout notre soutien amical, moral et politique aux salariés de la sous-traitance et à leur combat. Améliorer leurs conditions de travail, c’est aussi améliorer la sécurité des installations qui existent aujourd’hui sur nos territoires. Le Front de Gauche réintégrera tous les sous-traitants et abrogera ou désobéira à toutes les directives européennes de libéralisation et de casse du service public. En tant que porteurs de son programme L’humain d’abord, nous revendiquons la mise en place d’un pôle public de l’énergie et l’abrogation de la loi Nome, avec la renationalisation et la socialisation d’EDF, d’Areva et de GDF-Suez. Nous appelons à un grand débat public suivi d’un référendum sur la transition énergétique. L’énergie est un droit fondamental, ce n’est pas une marchandise. Elle doit être l’affaire de tous.

Mathieu Agostini, responsable de la commission écologie du Parti de Gauche
Anne Debregeas, syndicaliste d’EDF
Corinne Morel Darleux, secrétaire nationale à l’écologie du Parti de Gauche, conseillère régionale du Front de Gauche en Rhône-Alpes
Didier Thévenieau, co-secrétaire départemental du Parti de gauche Drôme

(vu ici)

en soutien à Triskel, qui n’a rien d’un criminel

… et pour que ce soit enfin reconnu le droit de manifester,  sur le net, comme ailleurs, pour défendre nos libertés fondamentales. Les criminels ne seraient-ils pas, dans l’histoire, EDF et l’État, qui décident unilatéralement d’augmenter leurs tarifs de 30 % sans que les consommateurs, et notamment les plus démunis, ne puissent se rebeller ? EDF et AREVA, qui imposent à la population sans qu’elle ne puisse exprimer sa positon à cet égard (à quand un référendum ?), la technologie nucléaire, dont on connait les dégâts définitifs qu’elle peut occasionner, et dont la France n’est pas dépourvue de risques, contrairement aux messages rassurants relevant de la propagande tendent à nous faire croire ?

Rappelons qu’une attaque en déni de service (DNS) s’apparente d’avantage à une manifestation virtuelle, genre meeting  sur internet (qui comme son cousin IRL n’a pour seul inconvénient que de bloquer la circulation), qu’à une attaque de pirate qui endommagerait les installations informatiques de la société visées, comme le croient à tort ceux qui n y’ connaissent rien. Aussi, comme beaucoup parmi les défenseurs des libertés fondamentales, je suis particulièrement choqué qu’un militant activiste du net soit emprisonné pendant 60 heures pour ce qui est considéré actuellement à mon grand regret comme un délit, que de surcroît il réfute. C’est pourquoi je partage avec vous ce communiqué du parti dont je suis membre,e t dont je suis fier pour cette prise de position courageuse, à l’heure où les esprits sont lobotomisés par la vision rétrograde que donne les médias non informés de ce genre de phénomène.

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Non à l’État policier, sur Internet comme ailleurs !

Non à l'Etat policier !

Le Parti de Gauche a du mal à comprendre que soient traitées comme des terroristes des personnes qui organisent des actions en « déni de service » (inondation d’un serveur de nombreuses requêtes simultanées pouvant aboutir à sa saturation). Ceci participe de la criminalisation systématique des actions militantes opérée par le gouvernement actuel.

Pierrick Goujon – alias Triskel – a ainsi été arrêté par la DCRI et détenu pendant 60 heures pour une présumée participation, qu’il conteste, à une action des « Anonymous » contre le site web d’EDF au printemps 2011 lors d’une cyber-action contre le nucléaire.

Prenant prétexte du fait que son serveur à l’adresse irl.li permettait un accès à des canaux des discussion IRC (hébergés ailleurs) servant à préparer de telles actions, les autorités judiciaires se sont fait fournir par l’hébergeur de M. Goujon une copie intégrale des données hébergées par ce serveur. Ce serveur contient de nombreuses données personnelles et archives de conversations privées impliquant des personnes n’ayant rien à voir avec les faits reprochés à M. Goujon.

Le Parti de Gauche s’étonne qu’une personne puisse être interpellée par les services de renseignement et retenue durant presque deux jours pour un simple soupçon basé sur une adresse IP trouvée dans un journal de connexions du site d’EDF, auquel des milliers de personnes se connectent chaque jour. Nous nous étonnons également que l’éditeur d’un site puisse être inquiété pour la mise en relation, par raccourcissement d’URL, des internautes avec un serveur IRC dont la fermeture n’a, à notre connaissance, pas été demandée par les autorités. Le Parti de Gauche s’insurge contre la violation de la vie privée de plusieurs dizaines de personnes que constitue la saisie du contenu d’un serveur hébergeant des sites autres que celui incriminé.

Le Parti de Gauche s’inquiète de la tendance de plus en plus présente au contrôle d’Internet sur la base de simples présomptions. Dans ce contexte, les moyens de rétorsion privés prévus par le projet ACTA prennent tout leur relief. C’est pourquoi le Parti de Gauche appelle à refuser la ratification d’ACTA par le Parlement Européen.

source : Parti de Gauche

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Sur le sujet, pour plus de détails lire aussi : un article instructif d’OWNI, ici.

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Fatras du jour : dettes du FN, Ménard, Gremetz, EDF, Vanneste…

 

Quelques nouvelles jetées en vrac sur la page blanche de l’écran avant que le temps ne me dévore :

 – La société générale réclame au Fn le remboursement d’une dette de 5, 2 millions d’euros, en plus du remboursement de 500 000 euros  demandés par un imprimeur et l’URSAFF (dont j’avais déjà parlé ici). La banque a demandé la saisie du Paquebot (décidément en ce moment, les allégories maritimes…),  l’ancien siège du parti à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine)qui, selon les délais de la procédure devrait se dérouler en septembre 2011. français qui votez pour eux, voyez comment ils gèrent leur patrimoine… Demain, la France ?

 – Des propos de Ménard, ancien responsable de Reporters sans frontières,  qui surprennent, quand on ne le connaît pas : “Ce n’est pas que je les comprends, c’est que je les approuve”, a-t-il déclaré à propos des positions du FN.  Mais a-t-il lui même voté pour ce parti ? Réponse: “Je dis que j’approuve sur un certain nombre de points l’analyse de Marine Le Pen”. Et quand, dans le studio, Joseph Macé-Scaron dénonce l’absence d’analyse et de programme de la présidente du FN, il s’enflamme: “Bien sûr qu’il y a analyse, il y en a marre de ce mépris que vous trimballez.” Ah ? Il est où, le programme, que j’aille consulter ? c’est en vain que vous le chercherez : l’existe pas. Sur leur site, y a juste un vieux truc pourri jamais réactualisé depuis 2007. Dommage ! je rêve de le détricoter et de montrer son peu de crédibilité arguments à l’appui, comme je l’ai déjà fait dans tous les billets déjà commis sur le sujet (suffit de taper FN dans la fenêtre de recherche ci-contre). Mais ils se gardent bien d’en proposer un, de programme, les bougres…

 – Gremetz exclu temporairement de l’Assemblée Nationale pour son comportement outrancier : rien à dire de ce côté-là, puisque le Monsieur est connu pour son tempérament volcanique… et sa violence sans mesure. Des exemples ici. Il n’a pas été exclu du Parti Communiste par hasard… Devrait penser à prendre ses tranquillisants avant ce genre de réunions, le vieux.

 – augmentation du prix de l’électricité : 30 % selon les nucléocrates, démenti selon le gouvernement…. Jusqu’à quand se laisser tondre sans réagir ?

 – et toujours la banalisation du mal qui déborde du FN pour se propager à l’UMP… Voir à ce sujet l’excellent billet de Monsieur Jo que je ne saurais trop vous conseiller, sur Vanneste, homophobe notoire… un ami de Ménard, peut-être ?

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C’est la crise ! (Mais pas pour tout le monde…)


Ils ont augmenté le prix du gaz  de 15 % en 6 mois, sans que rien ne le justifie, et je n’ai rien fait. Et je ne ferai rien non plus quand ils augmenteront le prix de l’électricité, (malgré la surproduction…), en Août.

Ils ont  fait passer le prix du ticket de métro de 1.60 à 1.70 euros, et je n’ai  rien fait. C’est pas grave…

Ils ont  augmenté le prix des trains régionaux de 2,5 %, et je n’ai encore rien fait.

Ils ont provoqué également la hausse du prix du timbre, et de tas d’autres choses que l’on n’ébruite pas (comme le projet d’augmentation de la CSG pour les retraités…) et je n’ai toujours rien fait.

Plus tard, ils augmenteront l’âge de départ en retraite, le nombre d’années de cotisation, et pourquoi pas le nombre d’heures travaillées, puisque, paraît-il, nous sommes ceux qui travaillons le moins en Europe…

Pourtant, ils n’ont pas augmenté le montant du SMIC, et ont averti les fonctionnaires que c’était la dernière fois qu’ils augmentaient (de si peu…) leur point d’indice,  mais cela est tout à fait normal…

Estimons nous heureux d’avoir un travail !


Source : France Info, ici.  : http://www.france-info.com/france-societe-2010-07-01-ce-qui-change-au-1er-juillet-460432-22-25.html