Loppsi 2, par devant, par derrière…

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Face à une loi scélérate et profondément liberticide dont les trois quarts de nos concitoyens ignorent les tenants et les aboutissants tant elle a si peu été l’objet d’un traitement médiatique un peu plus pédagogique (qui y aurait intérêt ? certainement pas le gouvernement, qui ne tient pas particulièrement au concept de citoyenneté éclairée) (quant aux journalistes… couchés ?) (et les blogueurs, qu’est-ce qu’ils foutent, nom de bois, à part répandre des chaînes idiotes ?),

on peut se la jouer féministe, en s’étonnant très judicieusement de cet intérêt soudain des partis de la droite dure pour la condition des femmes… Intérêt subit suspect qui fait dire à l’auteur(se ?) du billet cité en lien qu’il« … vise à instrumentaliser le féminisme dans le cadre d’une rhétorique au service d’un discours raciste plus ou moins déclaré »… 

Ou l’aborder sous l’angle de la défense de la liberté d’expression ou de celles d’Internet (les deux ne se recoupent pas toujours précisément…) comme je l’ai déjà fait, avec d’autres

… et plus classiquement mais non moins avec raison, sens et crédibilité la prendre par le biais des droits de l’homme (de l’être humain ?)

Ou encore sous l’angle des risques d’expulsions arbitraires que signale notamment ce blog que je ne connaissais pas, insistant notamment sur les méfaits de l’article 32terA qui menace directement les habitants de caravanes, roulottes, camions, tipis, yourtes, auto et éco-constructions, habitants de bidonvilles, d’habitations de fortune, de campements de sans abris (comme dans le bois de Vincennes par exemple), les squatters… la liste est longue ! Sans parler du problème spécifique des dom-tom…). L’article 32 ter A de la LOPPSI 2 est une mesure d’exception puisqu’elle bafoue les principes les plus élémentaires de protection des droits des citoyens par un juge. Certains ont donc proposé d’y inclure un projet d’amendement qui réintroduise le respect de la défense des particuliers…en vain : la loi a non seulement été adoptée, mais durcie.

Cette disposition vise et accable donc les personnes les plus gravement touchées par la crise du logement, ce qui est profondément choquant.

Je tiens donc à féliciter toutes les associations, syndicats et partis qui ont mené ce noble combat, sous le cri de guerre de «Loppsi 2, pas en notre nom ! », dont si peu de citoyens (et je ne parle même pas du peuple dans son ensemble…) ont été informés, et qui dure pourtant depuis plusieurs mois… J’ai nommé :

le DAL (Droit Au Logement), le Gisti, ainsi que tous celles rassemblées dans le Collectif Liberté Egalité Justice : Association des Marocains en France (AMF), Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), Collectif « la journée sans immigrés: 24h sans nous », Collectif « Non à la politique de la peur », Fédération générale des Pupilles de l’enseignement public (PEP), Fondation Copernic, France terre d’asile, Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées (GENEPI), Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP), Mouvement de la Paix, Privacy France, syndicat de la magistrature (SM), Syndicat national de l’ensemble des personnels de l’administration pénitentiaire (SNEPAP/FSU), Syndicat national des personnels de l’éducation et du social – Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES-PJJ/FSU), Syndicat des avocats de France (SAF), Solidaires unitaires démocratiques – santé/sociaux (SUD santé/sociaux), Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP/FSU), Syndicat national unitaire des collectivités locales, de l’intérieur et des affaires sociales (SNUClias/FSU), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires.

Les Alternatifs, Europe Ecologie/Les Verts, Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti de gauche, Parti communiste français (PCF).

Avec une mention spéciale pour l’académie des big brothers awards… Et le site reporterre, qui nous donne des informations circonstanciées suer le sujet… Et mes augustes (mais hélas anonymes…) prédécesseurs en la matière.

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Et maintenant, que faire ?

 

> Écrire à votre député pour dénoncer cette loi : c’est ici.(copier le modèle en utilisant la fonction copié/collé, c’est si simple…)

> Trouver ses coordonnées : c’est là.    (le mien, c’est lui… Misère… j’en ai déjà parlé là).

> organiser une manifestation pour alerter la population et  faire connaître les détails de cette loi liberticide, comme ici à Montpellier,  à Rennes , ou à Toulouse. (d’autres manifestations près de chez vous ici, et forum).