Victoire de #fillon2017 : balle au centre (10 fractures du crâne).

A présent, vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas, c’est confirmé : le camp d’une droite réac, ultra-libérale, conservatrice, autoritaire, catholique traditionaliste,  identitaire, et se prévalant de pseudo-valeurs familiales anti-solidaires, homophobes, et anti-féministes (ce qui est pour le moins paradoxal) a gagné à droite. Cette droite dure là prend réellement des parts de marché au FN (la preuve par ses multiples transfuges), en se payant le luxe (ils osent tout) de prétendre de surcroît en être le meilleur rempart,  ce qui est un peu fort de café. C’est en effet l’élément de langage ridicule, qui ne résiste pas une seule seconde à l’analyse,  qu’a employé  cette porte-parole sans cervelle à croix ostensible de François Fillon,  la délinquante Valérie Boyer (condamnée pour harcèlement moral),  hier soir sur BFNTV. Oui, les mieux informés, vous avez bien entendu, la même qui n’hésite jamais à relayer sur son compte twitter les pires hoax de la fachosphère, comme le démontre la fin de ce billet.

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Voilà qui prêterait à sourire si ce n’était aussi dramatique pour l’évolution sociétale de notre pays, qui n’a rien à y gagner, à la foi en termes d’intérêts populaires, de protection des moins favorisés, des plus modestes, et de respect des droits humains. Je ne suis toutefois pas de ceux qui prétendraient que Juppé serait mieux, dans la mesure où son programme est tout autant de droite, même mâtiné d’un peu de centrisme Bayrouiste. D’ailleurs, je ne suis pas le premier à relever que le débat qui les a opposés, si indigent, n’évoquait aucun sujet essentiel correspondant aux préoccupations des français, qui ne sauraient se résumer de manière si  grotesque (et tellement démentie par la réalité)  à des suppressions manu militari de postes de fonctionnaires. Ecologie, défense de l’environnement, énergies, agriculture, question sociale, pauvreté, précarité, féminisme… ? Rien. Et  puisque la victoire de Fillon rabat les cartes à droite comme à gauche, et que chacun se voit obligé de se repositionner plus clairement et fermement face aux problèmes indubitables qu’elle pose, on attend donc avec impatience, après la gauche dont on connait déjà l’indignation, la réaction de cette droite dite « sociale » (une chimère ?) et de ce centre que n’incarne absolument plus l’UDI, coupable de compromission sarkozyste.Comment vont-ils réagir face à une candidature si droitière ? Désigner eux aussi, au côtés d’une offre pléthorique, leur « propre » candidat ? Encore ce monstre du Loch Ness qu’est Bayrou ? Déjà, le nébuleux Macron (que je surnomme dorénavant le péripatéticien… ceux qui savent comprendront) qui ne se prive jamais de bouffer à tous les ateliers, puisqu’il se proclame tout comme le saigneur du modem « ni de droite ni de gauche  » (donc de droite) a exprimé son intérêt à se rapprocher de ce monsieur… je souris. L’offre politique dans ce petit pré-carré libéral si peu de gauche là  risque fort d’être un peu encombrée, entre Hollande, Valls, Bayrou, Macron, Pinel...  N’en jetez plus ! Va falloir choisir ! hé hé….

 

Wauquiez, faux-cul, sale type, d’une droite plus antisociale que jamais

ça  faisait longtemps que je n’avais pas regardé l’émission de Ruquier (#onpc pour les twittos). Je suis tombé dessus en revenant de chez des amis, assez tard, et j’ai pris l’émission au passsage. j’y suis tombé à un moment que j’aurais préféré éviter, où l’on interrogeait Wauquiez sur son livre, moment à la fois pathétique  et révoltant. Dire comme je l’ai entendu de sa bouche sans rire, assez effaré, que les caissières faisaient partie de la classe moyenne, fallait oser ! Franchement, ce genre de mec si lisse et policé en apparence, qui profère tant d’âneries et de contre-sens, ça énerve.

Et, clou du spectacle, le voir prendre la défense  des classes moyennes de manière si systématique, pourtant pas forcément les plus à plaindre,  au détriment des plus démunis si honteusement stigmatisés, voilà qui ne pouvait entraîner que mon mépris et ma colère.

Cette droite sociale là n’a franchement rien à envier au front national, tant ses propositions à l’emporte-pièce, surfant sur les propos de comptoir (tous les chômeurs sont des feignants et les bénéficiaires du RSA des profiteurs…) vont à l’encontre de 25 ans de travail social et de la déontologie qui en découle, à laquelle je tiens si fort.

Honte à toi, Wauquiez, qui te prétend démocrate et n’est pourtant  que la partie visible la plus présentable du fascisme anti-populaire.

Et  je regrette franchement que personne, dans l’émission de Ruquier, n’ait cru bon de contredire ce jeune loup  puant, là où une femme, pas forcément la mieux  placée,  Audrey Pulvar, a eu raison de dénoncer le fait que le dscours de Wauquiez a un peu trop tendance à dresser les uns contre les autres, à opposer les pauvres aux moyennement riches, ce qui n’est pas forcément très sain pour la paix sociale et la santé d’une démocratie.

Un autre monde est possible.

Voir ou revoir le passage :
[youtube http://www.youtube.com/watch?v=ueDBgFZivh8]

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Le syndrôme Beate Z

 

Plus belle la vie… en Allemagne seulement ?

Devait arriver ce qui arriva… Notre contexte économique, social et politique  rappelle à beaucoup, par analogie (et ce malgré les avancées technologiques majeures), les errements idéologiques de la dernière guerre et du national populisme, au point que les métaphores et les raccourcis fleurissent spontanément assez volontiers,  comme sur un tas de fumier…

Que cela se produise au grand dam des « dedroite », qui poussent systématiquement des cris d’orfraie, en hurlant à la manipulation et à l’exagération lorsque nous faisons révérence « aux heures les plus sombres de notre histoire »,  constitue à mes yeux une certaine forme d’hypocrisie, puisque leur frontière avec l’extrême droite devient de plus en plus poreuse (admirez le graphisme desdites affiches), grâce notamment à l’implication au plus près du Président français de groupes très actifs en termes de xénophobie comme celui de la Droite Populaire et cet autre qui sous couvert de « droite sociale » fait la chasse aux plus démunis

La pression d’une nouvelle forme de dictature, plus insidieuse cette fois puisqu’économique et drapée derrière le paravent facile du pragmatisme, y est certainement pour beaucoup, tant les élites eurocratiques méprisent le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…

Rajoutez y un phénomène, en France par exemple mais pas seulement, de racisme d’état, une dénonciation scandaleuse, injurieuse et irresponsable de la part de Merkozy et de leurs affidés (on a les mêmes en France, hélas…) de certaines minorités ethniques, religieuses ou politiques, qui se plaisent à penser en leurs palais que le multi-culti, c’est fini, et l’on se retrouve soudain dans les chaumières ou les HLM avec ce genre de protubérances sociales désastreuses…

Ne font-elles pas que concentrer la violence et la haine de l’étranger dans quelques individus dérangés en qui le contexte délétère trop répandu et la parole politique publique venimeuse ont insufflé inconsciemment ce poison mortel ? Certains discours publics ne leur donnent-ils pas l’autorisation et le prétexte sous-jacent d’insulter, violenter… jusqu’à tuer ? Ne fut-ce pas le cas également d’Anders Behring Breivik, le tueur des attentats d’Oslo ? Bien que là, en l’occurrence, le gouvernement ait réagi plus sainement… en ne s’abstenant pas d’auto-critique, contrairement à d’autres pays où le phénomène est en train de se développer de manière effectivement inquiétante.

Indéniablement, la parole raciste s’est retrouvée libérée, ces dernières années, sous couvert fallacieux de lutte contre les intégrismes et un certain terrorisme,  étonnamment, exclusivement musulman, alors que certains auraient pu oublier, à force de propagande,  que le terrorisme n’étaient pas le seul fait d’islamistes radicaux et  de jihadistes ou d’Al Qaïda… Ainsi, les nombreux groupes d’extrême-droite qui pullulent aux Etats Unis, pays du ku-klux klan et des groupes para-militaires d’obédience néo-nazie.

Nos voisins allemands,  dont on vante excessivement les mérites dans une certaine classe politique déconnectée des réalités sociales puisqu’obsédées par une vision économique restrictive, voient poindre chez eux en ce moment la crainte du retour du monstre à nez brun, avec réseaux terroristes armés auto-proclamés« mouvement clandestin national-socialiste »et meurtres à la clé (dont une policière en 2007). Des militants néonazis ont en effet revendiqué l’assassinat de neuf immigrés entre 2000 et 2006. Entre Rostock et Munich, huit commerçants d’origine turque et un d’origine grecque, vendeurs de sandwiches döner, avaient été tués par balle en plein jour et sans témoin. Des traces de préparation et de revendication de ces exécutions ont été retrouvées par la police dans un immeuble incendié de Zwickau où vivaient certains de ces terroristes, et les mobiles idéologiques xénophobes ne font aucun doute : un film de 15 mn a en effet été découvert sur un DVD prêt à être envoyé à des organisations culturelles islamiques et aux médias, selon Le Monde.

Les petites têtes basses du plafond pourront toujours se rassurer à bon compte en se disant que « ce n’est pas chez nous »… Mais vu l’évolution de ce genre d’idées dans la population européenne, cette haine de l’autre et plus particulièrement des musulmans qui se dissimule si mal derrière une extrême-droite médiatiquement policée, mais qui n’a en aucune manière changé de fond, seulement d’apparence, je crains que le pire ne soit pas, cette fois, seulement à rechercher ni à craindre exclusivement outre Rhin…

La vigilance doit donc  être, elle aussi, internationale, compte-tenu des nombreux pontages, contacts et réseaux existants qui permettent à ce gens là de se rencontrer. Internet, par exemple, ce n’est pas en effet que pour les démocrates. Et les moyens de transport, ce n’est pas fait  (seulement) pour les chiens…

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la droite dure déclare la guerre aux pauvres… et aux étrangers

 

… et pendant ce temps là, la « gauche » célèbre Mitterand. On est pas aidés !

Au nom de la liberté d’expression, ils sont de plus en plus nombreux à se lever, à revendiquer leurs droits, et à crier à l’injustice. Ils n’hésitent pas pour certains à  utiliser à l’endroit de ceux qui défendraient une vision plus généreuse de l’humanité le terme de collaboration, étrange renversement de rhétorique… qui me semble relever du révisionnisme historique.

 Ils s’appellent Eric Zemmour, Yvan Rioufol, Renaud Camus, Didier Goux, Elisabeth Lévy ; Alain Finkielkraut, Robert Ménard, Michel Garroté, Alain Soral (cherchez l’intrus), et brandissent l’argument ultime : ce sont de bons et beaux chevaliers blancs  qui  luttent contre le politiquement correct et la  bien-pensance… (Et pour peu qu’elle soit de gauche, le plaisir est plus grand).

 Ils ironisent volontiers sur notre manque de vigilance à discerner le danger bien réel selon eux qui guette notre civilisation et que bien entendu nous sous-estimons, pauvres naïfs égarés que nous sommes… Un péril totalitaire nous guette, et nous n’en avons pas conscience. Les éveilleurs, ce sont eux. Les vigilants, ce sont eux. Les vrais démocrates, encore eux. Certaines de ces nobles âmes vont même  jusqu’à invoquer la mise sous tutelle de la France par le fascisme islamique… Misère de la pensée.  

 Pourtant, ce qui envahit les médias comme un raz de marée au point que l’on se sente minoritaire à exprimer une opinion différente, la pensée dominante du jour,  n’est-ce pas celle-là ?

 Le lepénisme aurait-il donc contaminé toutes les consciences de France ?

  Faut-il donc être raciste, xénophobe, se revendiquer d’un  principe de pragmatisme exclusif en exprimant haut et fort, et si possible de manière tonitruante et ne souffrant  aucune contradiction, sous peine d’excommunication, son obsession islamophobe ? Faut-il répandre à toute occasion  si possible médiatique son souci de lutter contre les hordes arabes qui constitueraient la pire menace qui soit, bien loin devant les catastrophes naturelles, nucléaires, chimiques, économiques ou sociales  qui nous menacent bien davantage ?!

 Faut-il, comme Wauquiez, d’une droite qui n’a plus de sociale que le nom (comme l’était le national socialisme ?), éradiquer les moindres acquis sociaux qui nous resteraient encore à distribuer aux manants qui n’ont pas eu la chance de naître comme lui avec une cuiller en argent dans la bouche ? Et condamner les plus démunis au travail obligatoire comme de tout temps la droite extrême en eut le désir ?

 Faut-il, pour faire moderne et aller dans le sens du vent, souscrire au registre des binationaux de Goasguen, qui choque même Mariani (c’est pour dire !)  ? Faut-il  encore et toujours courir derrière le FN comme seul détenteur de l’attente populaire et meneur de jeu d’un débat qui s’annonce bien curieusement con-centré… vers d’étranges fantasmes nés d’un imaginaire souffreteux, de peurs pathologiques ?

 A passer plus de temps aujourd’hui à se repaître des victoires du passé qu’à imaginer l’avenir et à combattre au présent, nous ne rendons pas hommage à la gauche : nous l’enterrons. Et baissons notre froc devant une droite qui elle ne s’encombre pas de salamalecs… C’est la guerre. Des idées. Et nous sommes en train de la perdre, plus que dans les urnes : dans l’opinion.

 Réagissons. Maintenant. Sans quoi, nous pourrions bien, à juste titre, essuyer le feu de critiques qui, ne valant que ce qu’elles valent mais qui existent déja, engageraient dans ce virage d’une droite extrême la responsabilité de toute la gauche. Ou du moins de toute celle qui ne veut pas de ce monde puant là. Mais qui n’a encore rien fait de bien convainquant pour le combattre. J’attends.

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Wauquiez, la morve tranquille

Qu’est-ce que ce doit être, quand la droite n’est pas sociale !

Ce soir, nous avons eu droit, sur BFM-TV, veinards que nous sommes, à un condensé de la pensée profonde de la France d’en haut, version droitiste complexé parfaitement coiffé et gélifié, qui ne sait rien de ce que vivent les français d’en bas.

 Et dire que Monsieur Wauquiez se revendique de la droite sociale ¹ ! C’est très crédible et cohérent. Jugez plutôt (respirez bien fort, et asseyez vous) :

  • revenus des bénéficiaires de minima sociaux plafonnés à 75 % du Smic

  • Obligation de travail d’intérêt général (je croyais le STO d’un autre temps ?) pour ceux-ci

  •  obligation pour les étrangers de travailler un temps minimal en France pour prétendre à la protection sociale. (sinon, z’ont qu’à crever ! Z’ont qu’à pas être pauvres ! Et surtout, étrangers…). Et le principe de non-discrimination dans tout ça ? D’égalité ? De fraternité ? L’a raison le Vladimir

  • Il assimile l’assistanat » au «  cancer de la société française »

  • Monsieur le maire du Puy-en-Velay a enfin jugé anormal que le système de protection sociale, « le plus généreux d’Europe », permette aux étrangers, « très facilement, de bénéficier de nos différents outils de solidarité ». (ce qui est faux, si l’on en juge par les éléments d’information donnés ici et , et relève donc de la propagande Lepéniste). Ainsi, le RSA n’est accordé que sous certaines conditions et sous réserve de justifier d’un travail salarié pendant au moins 5 ans pour les personnes, hors Espace économique européen et confédération suisse… Cherchez l’erreur.

 Le Monsieur social de l’UMP, accessoirement (très mauvais) ministre des affaires européennes,  souhaite que ces trois propositions soient expérimentées avant l’élection présidentielle de 2012. Ainsi, il a la ferme intention de déposer un projet de loi en ce sens dans les 10 jours à l’assemblée nationale…

 Autant dire que nous avons intérêt à nous magner le cul à gauche pour que tel ne soit pas le cas, sous peine de nous enfoncer davantage dans la catastrophe sociale, l’ignominie nationale… et la mise en œuvre du programme du FN avant l’heure.

 Déjà, les slogans de l’UMP sont du même niveau. Jugez plutôt de la profondeur de la pensée : «  DSK, c’est la Porsche tranquille ». Bien que je n’aime pas DSK, cela nous suffira à nous faire une idée du personnage. Et pourtant… Dire qu’il arborait une cravate rouge, sur BFM !

 Misère…

Ce que pensent mes potes des blogs de cet intrigant  :

Intox 2007

slovar

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¹ la droite sociale est un machin créé fin avril seulement, dont le seul et unique but semble être de tacler Copé et Bertrand, sans pour autant se démarquer de la ligne sarkozyste, comme nous pouvons le remarquer à travers ses propositions éminemment sociales. Chacun ne jugera selon son âme et conscience.