Fermer ou non les commentaires sur mon blog, qu’en pensez-vous ?

je viens de lire un article qui parle d’un site qui a décidé de fermer ses commentaires. La raison en est simple : trop de trolls qui les polluent par des commentaires négatifs et agressifs  (« des attaques anonymes, négatives et malicieusement personnelles »). Depuis la création de ce blog, en fait, j’ai toujours rêvé de favoriser le débat, en tentant de diversifier les thèmes, alternant les sujets les plus populaires par de plus spécifiques en passant par des billets légers. Pourtant, malgré mes efforts, rares ont été les billets qui ont véritablement permis d’amorcer le débat. Et je note qu’avec le temps, cela ne s’arrange pas, c’est même de pire en pire. La plupart des gens se contentent de commenter sur les réseaux sociaux, twitter surtout, et ne font pas l’effort d’aller jusqu’à la case « Réagissez ! ». La plupart de mes billets ne parviennent pas  à amorcer le dialogue que je souhaite pourtant avec tant d’enthousiasme. D’autres que moi, comme Corinne Morel-Darleux, que j’avais autrefois apostrophée à ce sujet, ont résolu radicalement le problème en ne permettant pas les commentaires. J’ai pour ma part du mal à m’y résoudre, bien qu’en effet, la plupart du temps, soit il s’agit de commentaires complaisants ou sans grand intérêt, soit ce sont des attaques ad hominem, quand il ne s’agit pas carrément de propos délictueux : racistes, sexistes, violents… ou complètement délirants. En outre, ceux et celles qui pourraient avoir un apport intéressant sur les sujets évoqués n’osent pas toujours commenter par peur de paraître ridicules, ou ne s’estiment pas assez habiles dans l’exercice d’écriture. je le regrette fortement.  Toujours est-il qu’aujourd’hui je m’interroge sur cet échec de ma part à provoquer du débat, à inciter aux commentaires, qui apparaissent hélas de plus en plus rares, au point que je me demande si je ne vais pas moi aussi finir par les fermer. Après tout, ça me fera moins de travail que des les modérer. Mais avant de prendre ma décision, je tenais à m’adresser à vous, lecteurs et abonnés fidèles. Après tout, vous avez là votre mot à dire ! J’attends donc vos réactions, et j’agirai en fonction. C’est à vous.

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Face à Robespierre, je suis un « enragé » (pour une nouvelle conjuration des Egaux).

th« La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. L’égalité n’est qu’un vain fantôme quand le riche, par le monopole, exerce le droit de vie et de mort sur son semblable » (Jacques Roux, Manifeste des enragés, discours prononcé devant les députés de la convention nationale le 25 juin 1793)

Puisqu’il est de bon ton, dans certains cénacles très politisés – et cela quel que soit le parti dans lequel une personne donnée milite – de se jeter à la figure des morceaux d’histoire pour justifier et illustrer ses positions politiques, qu’on me permette de répondre ici à ma modeste façon… Tel ne fut pas le cas de certains souverainistes d’hier, proches de Chevènement, pour qui tout ce qui n’est pas leur positionnement ¹ n’existe pas, et  leurs opposants des incultes.  Profitons donc de ce billet pour parfaire la culture de tous, y compris la mienne, et surtout la leur, en évoquant un mouvement peu connu de l’histoire de la révolution française, puisque  beaucoup s’y réfèrent volontiers à gauche, mais ne semble pas la connaître, ou du moins très imprécisément. Parmi les figures bien connues de cette période, la figure de Robespierre a ces  dernières années été portée symboliquement aux nues par la gauche radicale comme un étendard, l’un des plus érudits de tous, Mélenchon en tête. Je ne me reconnais pas dans cette figure révolutionnaire pour plusieurs raisons. Tout d’abord, c’est un membre de la bourgeoisie, avocat, et figure emblématique des Jacobins, dont la politique du Comité de Salut Public conduira à la dictature et à la Terreur, avec l’élimination des opposants (dantonistes, hébertistes) et les grands procès du printemps 1794. Comment justifier cela ? Par la raison supérieure de l’état, qu’implique les positionnements nationalistes, encore et toujours, aujourd’hui  encore, malgré la suppression de la peine de mort, comme on a pu le constater en mains exemples, à travers l’histoire, et parmi eux, plus récemment, celui des morts du rainbow warrior, affaire qui m’a personnellement tant indigné. Je refuse et réfute ce positionnement nationaliste là. Et je préfère mille fois m’identifier à ceux qu’on a cru bon autrefois d’affubler du titre méprisant d’enragés, un mouvement bien moins connu, et qui pourtant illustre bien davantage à mes yeux et selon mon positionnement personnel l’esprit de révolution. Par la grâce de cet extrait de Daniel Guérin que j’ai mis un peu de temps à retrouver, voici  pourquoi il me parle tant :

Extrait de « La révolution française et nous » de Daniel Guérin :

« Ceux que leurs adversaires affublèrent du nom d’ « enragés » : Jacques Roux, Théophile Leclerc, Jean Varlet, furent en 1793 les interprètes directs et authentiques du mouvement des masses ; ils furent, comme n’hésita pas à l’écrire Karl Marx, « les représentants principaux du mouvement révolutionnaire ».

A ces trois noms doit être attaché celui de Gracchus Babeuf. Il ne s’associe certes que partiellement au mouvement des enragés. Il devait être davantage leur continuateur qu’il ne fut leur compagnon de lutte. Mais il appartient à la même espèce d’hommes (…) Tous quatre étaient des révoltés (…) Tous quatre avaient partagé la grande misère des masses. (…) Au nom de ce peuple qu’ils côtoyaient tous les jours, les enragés élevèrent une protestation qui va beaucoup plus loin que les doléances des modestes délégations populaires. Ils osèrent attaquer la bourgeoisie de front. Ils entrevirent que la guerre – la guerre bourgeoise, la guerre pour la suprématie commerciale – aggravait la condition des bras-nus ; ils aperçurent l’escroquerie de l’inflation, source de profit pour le riche, ruineuse pour le pauvre. Le 25 juin 1793, Jacques Roux vint lire une pétition à la barre de la Convention : « (…) La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. (…) La république n’est qu’un vain fantôme quand la contre-révolution s’opère de jour en jour par le prix des denrées auquel les trois quarts des citoyens ne peuvent atteindre sans verser des larmes. » (…). Les enragés eurent le mérite incontestable, face aux montagnards enfermés dans le légalisme parlementaire, de proclamer la nécessité de l’action directe. Ils eurent aussi le courage de s’attaquer aux réputations établies, à la plus haute, à celle à laquelle il était le plus dangereux de toucher. Ils osèrent s’en prendre à l’idole populaire qu’était Robespierre. Théophile Leclerc rangeait ce dernier parmi les « quelques despotes insolents de l’opinion publique ». Jacques Roux dénonçait prophétiquement « les hommes mielleux en apparence, mais sanguinaires en réalité ». (…) La Société des Femmes Révolutionnaires de Claire Lacombe poussa la témérité jusqu’à appeler Robespierre : « Monsieur Robespierre », injure impardonnable à l’époque.

Voilà des propos qui me font toujours plaisir à lire, me touchent au cœur, et  disent davantage qui je suis que ce Robespierre si hautain là, que me proposent donc de petits jacobins d’écran, dont je ne suis pas. On pourrait ajouter maintes références qui tournent autour de ce mouvement, comme la figure tutélaire de Gracchus Baboeuf bien sûr, et sa conjuration des égaux. Mais je ne souhaitais pas faire mon pédant. Juste rappeler que quand on veut étouffer le débat, et conjurer la réflexion critique de quelqu’un, on commence par tenter de  le faire taire par ses propres considérations historiques. Ce n’est ni ma conception de la politique, ni ma conception du débat, ni ma conception de la connaissance, qui ne doit pas être un moyen de pouvoir et donc de domination, mais un passage de relais, de témoin, et de possibilité d’identification par d’autres pour évoluer à la fois politiquement et personnellement. Aussi, Monsieur Dim, je ne vous remercie pas. Vous n’êtes qu’un paltoquet.

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¹ Un positionnement que je combats actuellement car il nous amène vers le pire : nationaliste,  patriote,  souverainiste et non pour la souveraineté des peuples (dont les intérêts sont contradictoires), par delà les nations.

Le Courrier de l’Ouest, membre du lobby catho/homophobe de #LMPT

Pour ceux qui comme moi ont lutté becs et ongles (non vernis, ne vous en déplaisent les fachos tarés et autres homophobes de service) POUR le mariage homosexuel et contre les fous de dieu et autres réacs, identitaires et mouvements d’extrême droite de la Manif pour tous, cette information sonne comme une provocation. Il aura fallu que ce soit la presse canadienne, par le biais de cet article, qui attire mon attention sur le sujet.

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« Parcoureur » infatigable de l’actualité politique et militante comme le contenu de ce blog en atteste, je n’en avais pourtant jamais entendu parler avant. L’article étant de bonne qualité, et la journaliste de chez nos cousins ayant manifestement fait son job (elle..) puisque le texte est plutôt assez fouillé, allant jusqu’à démontrer combien notre société bien franchouillarde n’a pas encore véritablement digéré la pilule du lendemain du mariage pour tous, je n’en dirai rien…. Mais ce n’est cependant pas le cas de son ou de sa confrère du Courrier de l’Ouest dans un texte non signé, dont la teneur a de quoi laisser plus que perplexe tant il est manifestement orienté… bien à droite. Allez voir vous-mêmes, c’est franchement du genre « circulez, ya rien à voir »… Rien que le titre laisse à désirer :

« Niort Stationnement : de l’art de lancer la polémique ! »

Ne s’agirait-il que de cela, un bon moyen tiré par les cheveux de faire parler de la cause LGBT ? Et m’associerai-je moi aussi à une polémique stérile et malvenue en vous parlant de cette histoire, comme l’a fait le magazine spécialisé Yagg ¹, qui nous donne plus de détails sur le fond ? je ne crois pas…. Car j’ai pris cette histoire comme je prends tout autre sujet, en tentant me faire ma propre opinion, en fouillant un peu, en recoupant les informations. Ainsi, je suis même allé jusqu’à vérifier que le directeur dudit supermarché n’était pas l’un de ces suppôts du diable de la manif pour tous. Quelle info c’eut été, du croustillant ! j’ai donc tranquillement téléphoné au supermarché en question pour connaitre son nom, et celui-ci ne s’est en rien illustré parmi les opposants au mariage homo. Par contre, ce qui a choqué la journaliste canadienne (et moi tout pareillement) qui d’ailleurs le retranscrit dans son article, c’est ceci :

Le Courrier de l’Ouest, fait état de l’affaire et ajoute de l’huile sur le feu en concluant ainsi: «D’ailleurs, il n’y a aucune raison d’assimiler un couple avec deux enfants à une vision de cauchemar. Ou c’est le monde à l’envers.»

La phrase a par la suite été effacée du site web de la publication, comme j’ai pu le vérifier également. Cependant, un folllower sur twitter m’a fait remarquer ce tweet du journal :

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Le tweet en question, lui, n’a toujours pas été retiré, malgré son ton provocateur. On notera l’utilisation du hashtag dédié utilisé si fréquemment par les  opposants au mariage pour tous…  2 ans après la loi. Notons au passage qu’aucune pluie de sauterelles ne s’est abattue sur la France… En tous les cas, les tarés de LMPT, devenu un parti (par opportunité fiscale) extrêmement droitier, peuvent donc jubiler, sur leur page facebook…  où l’on admirera tout particulièrement la qualité des commentaires d’un humanisme certain et d’une haute clairvoyance. Ce qui est une polémique quand il s’agit des autres est donc une victoire quand il s’agit d’eux… Voilà voilà… Chacun pensera ce qu’il veut de cette histoire. Elle démontre cependant, et c’est ce qui m’intéresse,  comme l’a d’ailleurs également si bien compris la journaliste canadienne, l’état de tension palpable de notre société sur le sujet de l’intégration et de l’assimilation des LGBT en France.  Elle démontre aussi que la présence bien réelle du lobby catho dans notre paysage politique et social français influe de toute évidence par le biais dans le cas précis d’une information tronquée sur certaines prises de décision, que ce soit localement comme ici ou nationalement par des agissements sous-terrains, comme cette autre histoire qui n’a bien sûr rien à voir tant le degré de gravité est on ne peut plus préoccupant, celle de Vincent Lambert, l’a également si monstrueusement démontré. Ils sont si peu nombreux (une minorité, puisque les trois quarts des français ne sont pas croyants) et pourtant si agissants… Ainsi, en l’espèce, dans un journal, au détour d’une banale histoire de parking rose, à la signalétique si discriminatoire…  Le diable auquel je ne crois pas se cache pourtant dans les détails. CQFD. A dénoncer.

Post-scriptum : au vu de la polémique provoquée par cette histoire, le groupe Casino a fait machine arrière.

La forte mobilisation donne finalement des résultats puisque des internautes ont publié des photos des places du parking prouvant la réaction du magasin. «Les emplacements vont rester, cependant les logos ont été enlevés et n’ont pas encore été remplacés pour le moment», a déclaré à Yagg l’un des employés du Géant Casino. (source Yagg)

C’est le Courrier de l’Ouest qui doit en être fort attristé… et les Xdroite de la manif pour tous !

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¹ magazine à qui, soit dit en passant, par un lien approprié, j’envoie un ou deux lecteurs, celui-ci étant en graves difficultés financières, comme c’est le cas d’autres magazines également dans sa catégorie.

Pour la convergence des luttes #LGBT #féminisme #athéisme #antifa

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La convergence  qui se dessine actuellement en moi  entre plusieurs registres de combats personnels autrefois simplement mitoyens  (racisme, homophobie, féminisme, athéisme militant), m’amène à affiner mes réflexions quant aux  caractéristiques que devrait revêtir l’antiracisme que j’entends défendre à présent. je suis donc aujourd’hui plutôt perplexe, voir carrément critique vis à vis d’une certaine hémiplégie morale, à gauche, qui voit certains antiracistes éviter soigneusement le sujet de la religion, phénomène encore plus flagrant quand il s’agit de l’islam. Il faut dire qu’ après les attaques terroristes de janvier 2015, la montée des actes dits islamophobes (ne peut-on pas trouver un autre terme plus adéquat ?) est telle qu’elle n’incite pas franchement à la montée au front dans un combat contre le racisme qui est pourtant bien présent dans ces couches populaires là aussi. Mais c’est également le cas depuis bien plus longtemps du judaïsme. Cette réticence qu’il y a de la part de certains de ne pas remettre en question un certain type de racisme bien présent dans cette communauté là également, et qui les amène à fermer les yeux pour ne pas subir la colère de certains extrémistes juifs me navre tout autant. Pourtant, à mon sens, il est important et urgent d’appeler un raciste un imbécile, et un sexiste un vrai beauf. Quand bien même il se trouverait dans notre famille politique, le combattre encore, sans état d’âme, avec le souci de la rigueur et de l’exemplarité, encore, toujours partout. Et si l’on prend en compte, en termes de logique de combats superposés, la lutte contre l’homophobie et pour la condition des femmes, nous voilà amenés à nous confronter à toutes les religions, qui sont toujours des obscurantismes quand elles sont portées par des intégristes. Le racisme, l’homophobie, le refus du mariage homosexuel, les discriminations ethniques  et religieuses, ou le manque de respect de la condition des femmes sont en effet des réalités aussi bien dans le catholicisme intégriste que dans le judaïsme extrémiste ou dans l’islam radical.  La manière dont on y traite les femmes ou les homo et transexuels est tout aussi insupportable.Le prétendu respect de la religion et de la tradition dissimule en effet trop souvent une volonté déterminée de ne pas être critiqués dans cela même qui est condamnable dans telle ou telle. Je réclame donc le même droit ou blasphème pour toutes, sans exception. Aussi, je débusquerai comme à mon habitude les racistes, sexistes, homophobes,  où qu’ils se trouvent, sans état d’âme. A bon entendeur…

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Léa Salamé est affligeante #ONPC

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B-Z3UmTIMAANwt0Ce n’est un secret pour personne, j’ai beaucoup de respect pour Christiane Taubira, et la sincérité de ses convictions, malgré notre divergence partisane. Sa liberté de parole, son  intelligence et sa culture forcent mon respect. Sans parler de ses actions politiques, qu’elle a su défendre avec panache…   Aussi, j’ai suivi attentivement son intervention dans ONPC, malgré l’heure tardive et ma fatigue d’hier soir.  Et il faut que je vous dise : j’ai trouvé cette personne que je ne connaissais pas, à laquelle elle a été malheureusement confrontée,  dans l’émission « On n’est pas couché », particulièrement affligeante.  Un ami sur twitter m’a appris qu’elle intervenait sur iTélé et France Inter. Voilà qui me navre encore plus. Voir une telle personne, si manifestement dépourvue de capacités d’analyse, et de culture politique, intervenir non seulement dans cette émission grand public, mais Capture2également dans d’autres émissions radiophoniques à des heures de grande écoute,  voilà qui n’est pas anodin, me semble-t-il. N’est-elle pas en effet en capacité de conditionner la perception populaire ? je pose la question…. Les siennes à l’endroit de Christiane Taubira  étaient si terriblement orientées,  avec des taubiraéléments de langage provenant si visiblement, en droite ligne,  de la théorie fumeuse du grand remplacement, proprement zemmouriens, avec des mots comme  » guerre de civilisation », « tentation communautariste »,  ou  « tourments identitaires », voilà qui m’a proprement scotché sur place…Sans parler de ses questions déplacées  sur la rareté de la ministre de la justice dans les médias, ce qui me semble pourtant être, après mûre réflexion, tout à son honneur. Le fait de ne pas répondre aux sommations des contraintes médiatiques, voilà qui me convient en effet fort bien. Comme je la comprends ! Comme je comprends mieux pourquoi le FN gagne  tant de terrain… médiatique, avec des gens pareils, et une telle vacuité journalistique. Pourtant, j’ai appris en googlisant un peu qu’elle « est la fille de Ghassan Salamé, ancien ministre libanais de la Culture, politologue et professeur à Sciences Po Paris « . Et ben …. C’est pas flagrant ! J’ose espérer que mes enfants me rendront davantage honneur… Mais je ne suis guère inquiet : ça en prend le chemin…

Oui, la vente des Rafales à l’Egypte est une insulte à l’esprit des printemps arabes

Compte-tenu du contexte international actuel, je serais quand même curieux de savoir comment notre gouvernement justifie l’étrange contradiction qu’il y a d’autoriser la vente de rafales à l’Egypte, et de refuser la livraison des Mistrals à la Russie... Surtout quand on sait ce qui se passe en Egypte, et à quel point la démocratie y règne si peu…:

Le ministère de l’Intérieur lui-même se félicite de l’arrestation de 10 000 personnes tout au long de l’année 2014. Ce chiffre déjà énorme mérite d’être revu à la hausse. Les assassinats, arrestations, actes de torture et condamnations à mort se multiplient depuis plus d’un an.(…). La répression s’exerce aussi contre les journalistes, les étudiants et les homosexuels.

Une insulte à l’esprit des printemps arabes, assurément. L’argent, et la recherche de profits, le nerf de la guerre ? Où bien plutôt celui de la bêtise des nations… Pour cette fois, je ne peux qu’être d’accord avec Rama Yade, malgré son appartenance à l’UMP :

« La France, pays des droits de l’homme, ne s’honore pas avec un tel contrat », a-t-elle dit. « C’est une honte.

#UMP : la droite française va-t-elle imploser ?

source : page facebook "les jeunes avec Bruno".
source : page facebook « les jeunes avec Bruno ».

Non, ce n’est pas une prophétie auto-réalisatrice, ni l’expression d’un rêve de gauchiste (quoi que…). Mais un point de convergence d’analyses logique et cohérent. L’histoire récente de ce parti depuis la chute du Duce du sarkozysme, il y a maintenant plus de 2 ans, est celle d’un lent, interminable, insupportable, indubitable et inéluctable pourrissement allant jusqu’au point d’implosion. j’ose espérer qu’on nous épargnera rapidement le spectacle désolant de cette pitoyable guerre des chefs à laquelle nous assistons depuis 2012, qui va de rebondissements en scandales, et de phrases assassines en tacles plus ou moins grossiers et violents, le tout avec pour acteur principal l’institution judiciaire bien davantage que le débat politique. Le point d’impact de cette tragédie semble atteint avec le ressassement amoral des éléments de langage du FN et de la très réac « manif pour tous » dans la bouche de Sarkozy. Deux personnalités de l’actuelle UMP évoquent la fin de leur parti à leur manière, avec le paradoxe qu’il y a pour l’un d’entre eux à en revendiquer toutefois la présidence  : le tout récent président de l’association des maires de France, François Baroin, lequel a déclaré allégeance à Nicolas Sarkozy,  qui a déclaré que » la disparition de l’UMP était « l’évolution naturelle de la formation gaulliste », et qu’elle allait « dans le sens de l’Histoire », et  Bruno Lemaire, qui tantôt prétend que «Samedi soir, il peut ne plus y avoir d’UMP si Nicolas Sarkozy est élu», «nous aurons un autre parti» et quelques heures plus tard tient à se rattraper aux branches en précisant qu’il « travaillera en bonne intelligence avec Nicolas Sarkozy« . Mais quel est donc cet étrange (deuxième) nain politique qui n’assume même pas ses propres déclarations  ? Bien que pour ma part, c’est évident, j’aimerais bien voir Sarkozy se prendre une bonne raclée, comme il le mérite fortement... Pour en savoir plus, rendez-vous après demain pour connaître le dénouement de la prochaine étape de ce story-telling à la française… Qui de la droite dure ou de la droite molle l’emportera ?