Quand l’Islande démasque l’hypocrisie fauxcialiste #PS #gogoFH2017

« Mon véritable adversaire, il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera jamais élu et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance ».  François Hollande, discours du Bourget, 22 janvier 2012.

Si ce médiocre président là ne s’était pas révélé comme le tartuffe qu’il est chaque jour un peu plus, voilà ce qui serait arrivé, dans notre pays aussi :

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la suite ici

Mais chez nous, les coupables courent toujours, font des profits de plus en plus mirobolants, pendant que nous perdons nos emplois les uns après les autres, et que 6 millions de personnes pointent à Pôle emploi. No justice, no peace.

#Brexit : l’Europe punie par là où elle a pêché…

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Impossible d’y échapper. Le « brexit », ils ne parlent que de ça, comme le prouve cette capture d’écran de mon fil d’ actus.

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Contrairement à d’autres certainement bien plus catégoriques que moi, surtout parmi les souverainistes et l’extrême droite qui s’en réjouiront probablement, je suis beaucoup plus prudent  sur le sens de ce vote anglais. Je ne sais qu’en penser. Des proches me disent que c’est une chance pour l’Europe sociale, que cet événement pourrait fortement y contribuer. Je n’en suis pas si sûr… D’abord parce que l’Europe s’est fondée, et c’est son tort essentiel, cela même qui à mon sens conduit à son échec aujourd’hui, sur des bases plus (et trop exclusivement ¹) économiques que sociales, environnementales, et humaines. Le moins que l’on puisse écrire est que son fonctionnement n’est pas très démocratique, point qui a certainement pesé lourd aussi dans le choix de certains électeurs anglais… Ensuite, parce qu’on n’a jamais vu le libéralisme se remettre en question, accepter son inefficience, lui qui se présente comme un pragmatisme plus que comme une doctrine, alors que c’est une croyance, et à mon sens celle d’une secte que ses adeptes ne contestent guère, comme ils le feraient d’une foi en un dieu immanent. Ce dieu, c’est l’argent, et c’est pour ce dieu là que les anglais ont quitté l’Europe. Ont-ils eu tort, ont-ils eu raison ? Difficile de leur expliquer en effet sur ce seul point strict là que le brexit est un tort, quand on sait que l‘Angleterre verse 15,2 milliards d’euros par an en moyenne aux institutions européennes quand elle reçoit en «retour» 6,7 milliards, soit une contribution nette de 8,5 milliards (0,3 % de son PIB, source). Une somme qu’un quidam estime probablement en tout bon sens populaire voir revenir dans sa poche de contribuable. Comment l’en détromper ? Les pro-maintien dans l’euro n’y sont manifestement pas parvenus, n’ayant pas grand chose à proposer sur le registre social, et pour cause…  Et ce n’est pas l’argumentation proprement apocalyptique du « Project Fear » (« projet de la peur) qui risquait de leur faire adhérer à un projet européen si défaillant et déséquilibré.

Et maintenant, une foule de questions se posent quand à cette décision du peuple anglais, qui entraîne une multitude de conséquences. Déjà, les places boursières s’affolent, la livre sterling a perdu plus de 10 %. L’Écosse et l’Irlande du Nord, qui se sont prononcées majoritairement pour le maintien dans l’Euro, risquent fort de demander des dispositions pour rester dans l’euro, favorisant indirectement le camp des indépendantistes, et provoquant l’éclatement de la Grande-Bretagne. Ailleurs en Europe, cela pourrait faire tache d’huile et des pays comme la Hollande pourraient s’engager sur la même voie.  Les conséquences de ce vote seront-elles globalement positives, ou négatives ? Comme dans toute réalité quand elle est finement analysée, probablement un peu des deux, nous verrons… Bien malin et bien trop sûr de lui ou d’elle qui prétendrait le prévoir. Mais comme ce monde est peuplé de charlatans qui s’auto-désignent experts, estampillés qui plus est par les chaînes d’infos en continu, alors… je leur laisse volontiers la place. Moi, je vais déjeuner. Bien le bonjour par chez vous.

¹ un point essentiel qui fonde le sens de mon NON pourtant majoritaire mais pas respecté au traité constitutionnel européen.

je soutiens l’#AlterSummit. Et vous ? #Loitravail #Europe

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je viens de recevoir ceci dans ma boîte mail, sans explication. Lisant le texte, voilà qui m’a donné un coup de booster. Non pas que j’en ai besoin, mais ce genre de bonnes initiatives fait toujours un bien fou, surtout quand elles correspondent à tant d’attentes, de besoins, de préoccupations et de positions politiques personnelles plus ou moins confuses et, la plupart du temps, enfouies. Il m’apparait de plus en plus évident en effet que nous ne lutterons pas contre les méfaits du libéralisme en restant dans notre pré carré, c’est à dire ce pseudo petit hexagone si étriqué qui se fait appeler France, sagement assis sur notre canapé, en tempêtant devant la télé, ou même en manifestant dans notre ville de Province ou à la capitale. Il faut aller encore plus loin. Montrer notre force de contestation de manière plus visible médiatiquement, et plus solidaire de nos ami(e)s européen(ne)s. Afficher et revendiquer notre internationalisme, au plus haut niveau de maîtrise des décisions, plutôt que de se laisser enfermer dans ces vieux débats nationalistes patriotiques chauvins, si crétins. Comme ils doivent en rire, nos adversaires politiques, eux, qui se jouent des frontières, qui n’arrêtent que les êtres humains, et pas les capitaux.  On a vu ce que le fait de se débrouiller seuls, sur un plan strictement national, avait donné en Grèce, malgré l’impressionnante empathie dans notre pays de tous les gens de gauche (vraiment, j’ai dit) qui ont exprimé leur solidarité et leur enthousiasme au moment de l’arrivée au pouvoir de Syriza, et de Tsipras. Un beau projet, pourtant. Mais aujourd’hui, une catastrophe. Les manifestations des grecs n’y changent rien. Aussi, il devient urgent de passer à une étape supérieure. Puisque ceux qui nous musèlent et nous affament en pratiquant une politique austéritaire et ultra-libérale si agressive et si peu soucieuse des droits humains les plus élémentaires sont au delà de nos frontières, nous devons y être aussi. C’est pourquoi je défends cette initiative de  » l’alter Summit » . Pour plus de précisions, vous pouvez consulter le site dédié ici.

Les membres de l’Alter Sommet sont signataires de l’appel constitutif du réseau, que voici :

Appel à un sommet alternatif

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Nous assistons aujourd’hui à un tournant historique majeur dans l’Union européenne. Les dirigeants européens, et en particulier ceux de la Commission, du Conseil ECOFIN et de la Banque centrale européenne, tirent profit de la crise actuelle pour imposer un ordre néolibéral antinomique avec l’idéal d’une Europe démocratique, sociale, écologique.

Le visage de l’Europe est en train de changer avec des conséquences extrêmement graves pour les citoyens et pour l’avenir du projet européen lui-même. Cette « révolution silencieuse » – comme la nomme lui-même M. Barroso – passe par un activisme juridico- institutionnel sans précédent : prolifération des règles en matière budgétaire et salariale, relèvement des seuils d’exigence de ces règles, renforcement des sanctions et plus grande automaticité de leur mise en œuvre, obligations d’inscrire ces règles à des niveaux fondamentaux des législations européennes ou nationales (traités, constitutions …). Elle passe aussi par le renforcement du pouvoir de la Commission, du Conseil européen et du Conseil ECOFIN. Le Parlement européen – comme l’a reconnu lui-même son nouveau président – étant dans le meilleur des cas réduit à une simple chambre d’enregistrement des décisions des chefs d’États. Le traité sur la « stabilité, la coordination et la gouvernance », issu du Conseil européen du 30 janvier 2012, radicalise le rigorisme budgétaire, alors que le contexte d’une crise d’une gravité comparable à celle des années 1930, augmenté d’une crise environnementale inédite, justifie au contraire de préserver les emplois et les investissements publics. La Commission européenne aura le droit de contraindre les Etats dans l’exercice d’une prérogative aussi centrale dans la vie démocratique que le budget, si elle estime que les politiques adoptées ne se conforment pas à sa vision et à celle du conseil ECOFIN.

En adoptant ce traité, les dirigeants européens sont dans le déni de réalité. Les sommets européens qui se multiplient ont totalement échoué à atteindre leurs objectifs prétendus, à savoir « restaurer la confiance des marchés » et résoudre la crise de la zone euro. Une seconde crise bancaire s’amorce en Europe ; les politiques d’austérité menées conjointement dans tous les pays sont en train d’aboutir à une récession généralisée et la situation sociale se détériore fortement dans la majorité des pays européens, en commençant évidemment par les pays de la périphérie de la zone euro. En Grèce, la dette publique, le chômage, le nombre de suicides, s’élèvent à une vitesse alarmante.

Les citoyens sont en droit de se demander si ces objectifs prétendus ne masquent pas une autre stratégie : profiter de l’opportunité de la crise, quitte à l’aggraver, pour basculer dans un tout autre régime qui parachèverait le modèle néolibéral au prix de leurs droits sociaux et démocratiques (« never waste a good crisis »)

Ces évolutions constituent le plus grave déni de démocratie que l’Europe ait subi depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Les citoyens européens sont soumis à des politiques punitives alors que chacun sait que cette crise résulte principalement de la cupidité des banques, de la finance de marché, de la complicité ou du laxisme des responsables politiques qui étaient censés les contrôler, et de deux décennies de compétitivité pesant sur les salaires et la fiscalité. Ce néolibéralisme punitif menace doublement la démocratie : par des dérives autoritaires directes (lorsque Jean-Claude Trichet, encore président de la BCE, envoie une lettre aux autorités italiennes pour accélérer les coupes budgétaires et suggérer de faire glisser la négociation collective du niveau des secteurs vers celui de l’entreprise, ou quand, avec l’aval de la Troïka, des gouvernements de technocrates prennent le pouvoir en Grèce et en Italie… ) ; mais aussi indirectement en encourageant la montée de nationalismes xénophobes, et de mouvements politiques anti-européens et anti-démocratiques (en France, en Hongrie, en Finlande, etc.).

Nous disons « c’est assez ! ». Nous n’acceptons plus ces politiques. Elles bafouent la démocratie ; elles ont d’ores et déjà plongé l’Europe dans une crise économique particulièrement grave. Elles réveillent les démons xénophobes que la création de l’Europe avait en principe vocation à éradiquer. Nous voulons améliorer le modèle social européen et défendre les peuples, et non les banques, les grandes entreprises et leurs principaux actionnaires.

Cela demande d’autres politiques, ce qui suppose de revoir aussi les institutions et les Traités : pas dans le sens d’un durcissement du néo-libéralisme punitif, mais au contraire pour reconquérir la démocratie. Les alternatives existent. Ce qui manque aujourd’hui, c’est un rapport de forces pour concrétiser ces alternatives et imaginer les processus politiques à mettre en œuvre pour remettre le projet européen sur la voie de la démocratie et du progrès social et écologique. Le sommet alternatif auquel nous appelons sera une première étape en vue d’atteindre ces objectifs.

Contact : info@jointsocialconference.eu

Signataires :

Austria
ATTAC-Austria, transform! austria/transform! europe, Austrian social forum, GPA *

Belgium
Association culturelle J. Jacquemotte – ACJJ*, Attac-Belgique/België, C.N.C.D., CAE – Comité d’Action Europe, CIRE, CSC, CNE Econosphères, FGTB*, FGTB-Bruxelles, FGTB – Centrale générale, Global Social Justice, IW FGTB Wallonne, Masereelfonds *, MOC, Observatoire Social Européen)

Bulgaria
CITUB *

Croatia
Right to the city, Subversive Forum

Czech Republic
Czech social forum*

Denmark
transform danmark/transform! europe, European Left Observer

Finland
Attac Finland

France
AITEC, Appel des appels, Ars Industrialis, Association autogestion, ATTAC-France, CAC Collectif Audit Citoyen, CGT, Convergence de Défense et Développement des services publics, Economistes Atterrés, Espace Marx/transform! europe, A.C !, Féd. de la Maison des Potes *, Féministes pour une autre Europe, Fondation Copernic, FSU, IERPE, LDH – Ligue des droits de l’Homme, Roosevelt 2012, SNES – FSU, Union syndicale Solidaires, SUD BPCE *, Mémoire des luttes, Marche Mondiale des femmes France, Mouvement de la Paix, Résistance sociale

Germany
ATTAC-Deutschland, Forum Soziales Europa, GEW *, IG Metall *, Rosa Luxembourg Stiftung*/transform! europe, Verdi

Greece
Act up – drasi, AKOA- Youth, Anti-cancer Volunteers Network, Antifascist Front of Holargos, Arsis/Anti-poverty Network, Attac-Greece – las, Babels, Citizens in Action, World Volunteer Alliance, DIOTIMA, Federation of Private Employees, FEANTSA, Federation of bank employees, Greenpeace Greece, GSEE*, Initiative for the Defense of Democracy and Society, Initiative for the Elimination of Violence against Women, Athens Labour Center-EKA, ADEDY, Diktyo, Network for the Support of Immigrants and Refugees, Nicos Poulantzas Institute/transform! europe, Open City Municipal Coalition of Athens, Panhellenic Medical Association, Radical Ecology, Autonomous Intervention, Solidarity network of Kypseli, OLME*, Youth of Syn / NPI, Rosa Luxemburg-Greece Association against banks’ arbitrariness, Initiative for the defense of Society and Democracy, Association of Volunteers against cancer KEFI, Arsis, Greek Network against poverty, Citizens in action, DIOTIMA Centre of women’s studies and research, Women’s initiative for reproductive and sexual health, ACT UP, Network for Social and Political Rights, Greek Network Friends of Nature, New Friends of nature, Radical Ecological Left, Solidarity for All,
Self-managed catering of Law School, Movement against police arbitrariness, Mind the Cam/Radiobubble, Save Greek Water*, No to extraordinary taxation-Oropos*, Active citizens for overthrow-Peristeri, Open City-Athens, ECO-POLIS Xaidari, Movement “Deport Racism”, Network for Social Support to Immigrants and Refugees. ), Autonomous Intervention, Network of precarious workers/unemployed, * General Confederation of Labour-Gsee*, Federation of Secondary Education Functioners (OLME)*, Federation of Petrol Industry*, Federation of Gate Security Staff*, Labour Centre of Messologi*, National Federation of Spectacles*, Union of HSAP Employees (city trains)*, Union of Naval employees Piraeus Port*, Federation of Pharmacy Employees*, Union of rented employees of the banking sector*.

Hungary
ATTAC-Hungary, MSZ OSZ

Italy
Altramente Scuola per tutti *, Another Road for Europe, Arci, CGIL, FIOM, Cobas, Firenze 10+10, Labour & Globalization, transform!italia/transform!europe, Sinistra Euromediterranea, Global Project, IFE Italia/FAE

Netherlands
TNI

Norway
Attac Norway, Norwegian social forum, Campaign for the Welfare State, LO i Oslo, Nei til EU Norway, LO i Asker og Bærum, Fellesforbundet avd. 850

Poland
Feminists for another Europe, Attac Poland, August 80, OZZPIP

Portugal
ATTAC-Portugal, Cultra/transform!europe, Fenprof, CGT-P, Precarios Inflexiveis*, UMAR,

Romania
AD Romanian Social Forum, Cartel-Alfa, CSDR, FSLI,

Serbia
USSS Loga*

Spain
ATTAC-Spain, CC.OO. *, ELA, ESK, Intersindical Valenciana, USO, CIG, UGT*

UK
Coalition of Resistance, Red Pepper

Europe
AEDH, Alternative Trade Mandate Alliance, Friends of the Earth, CADTM, CEO Corporate Europe Observatory, ETUC *, EAPN, EPSU, ETF, ETUCE (CSEE), ETUI*, Euromemo, European Alternatives, Europe-Solidarity, Greenpeace Europe, ITUC/PERC, Marche Mondiale des Femmes – Europe, European Network against Financialization of Nature*, PERC*, Praha Spring 2, S2B – Seattle to Brussels, Solidar, Tax Justice Network Europe, Euromarches, Transform ! Europe, ICAN International Citizen Debt Audit Network, Feminists for another Europe, People’s Health Movement,

.

Et pour terminer sur une note plus personnelle mais qu n’est pas sans rapport avec le sujet…

 Mon dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes

Si l’on n’y rencontrait cette race incongrue

[…] Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part (G.Brassens)

There is #NoTina. La preuve : l’Islande

Pendant que les médiacrates européens, essentiellement d’obédience libérale, glosent sur la dette grecque en prétendant qu’il a été illusoire de faire croire aux grecs qu’une autre voie était possible, et que Tsipras est un irresponsable, ailleurs, on avance, et on démontre le contraire. je veux parler ici de l’Islande  qui, elle, a pris les choses en main suite à la crise financière de 2008. Elle a refusé de renflouer ses banques et, pire (ou mieux selon son positionnement politique…),  a sanctionné celles qui ont gravement fauté. Alors qu’ ici, elles ne seront donc jamais inquiétées [Injustice profonde et visible de tous qui se retournera comme un boomerang populaire contre leurs auteurs.]  Bien sûr, cette façon de faire a beaucoup déplu aux tenants du Tina. Pourtant, l’île nordique a connu une croissance de 1,4 % supérieure à celle des principales économies européennes et que, cette année, la croissance devrait encore accélérer à 2 % et atteindre 2,5 % en 2014. 

Mais le nouveau gouvernement du pays, élu en juin, veut aller plus loin et a annoncé un plan d’annulation de dettes des ménages de quelques 80 milliards de couronnes, soit près de 500 millions d’euros. (source)

Faire payer aux banques les conséquences de leurs erreurs, de leurs errements, toujours non résolus à l’échelle mondiale, quoi de plus naturel en somme ? C’est pas en France qu’on verrait ça… Autre exemple aux USA, pays pourtant réputé le plus libéral, où l’on n’a pas hésité à poursuivre en justice les banques fautives, récupérant ainsi pour les finances du pays des sommes colossales. Et pendant ce temps là, en Europe, les vautours qui sont à l’origine de l’appauvrissement de la Grèce sont en train de l’assécher encore davantage…  Pragmatisme et réalisme, avez vous dit ? Non : aveuglement idéologique. Le libéralisme est une telle religion qu’il devient interdit de douter de ses bienfaits comme de ses préceptes, sous peine de passer pour un dangereux bolchévique… Ok. J’en suis.

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Quand #Syriza gagne en Grèce, c’est toute la (vraie) gauche d’Europe qui reprend espoir

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un scénario prémonitoire ? Cliquez ici…

On pourrait s’attendre à ce que je me réjouisse. Que je hurle haut et fort : « on a gagné ! ». Je suis parmi ceux en effet qui  devraient légitimement  jubiler devant la défaite des eurocrates libéraux, hier si arrogants, qui viennent de se prendre une sacrée raclée, et j’en suis fort aise.  Ils en  avaient franchement besoin pour que le déni de démocratie qui régnait en Grèce depuis la mainmise de la troïka sur leur pays trouve enfin une réponse, vu le niveau de désespoir populaire, de souffrance et d’inégalités qui régnait jusqu’alors.  Une vraie revanche, qui n’est que justice. Comme je n’ai pas la mémoire courte quant à moi, souvenez vous  de ce que l’on a pu entendre et lire après le début de la crise de la dette grecque, et à quel point les discours de certains étaient emprunts de condescendance et de xénophobie. La logique du « bienfait pour eux ! »  était alors majoritaire, y compris dans les rangs d’une certaine gauche, et bien peu se sont élevés à ce moment là contre le traitement qui était fait au peuple grec, vers qui s’est toujours tourné mes pensées en priorité, là-bas comme ici.  Moi, je sais en effet quel est mon camp, et pour qui, ou contre quoi je me bats : les méfaits d’un capitalisme carnassier, d’un libéralisme prédateur, et tous ses acteurs. Rien d’une girouette. Le réalisateur Costa-Gavras, interviewé sur iTélé, disait à l’instant qu’il s’agissait de  « Ne pas satisfaire les banques, mais le peuple grec. » et allait dans mon sens en rappelant la grande humiliation, le vrai racisme envers le peuple grec qui régnait alors…

Capture5 ans après, les eurocrates libéraux dominants qui n’ont su que semer 9 plans d’austérité inutiles, aux effets ravageurs, ont donc leur réponse et le revers de leur médaille, sans appel. ça leur apprendra à mépriser les peuples d’Europe. J’espère comme beaucoup que ce n’est qu’un début, un signe d’appel pour tous les peuples européens opprimés par une logique financière et politique impopulaire qui a tant fait  pour le renouveau des mouvements d’extrême droite xénophobes, partout en Europe. Quand la vraie gauche redonne son honneur et du pouvoir au peuple grec, c’est en effet tous les peuples d’Europe, et tous les partis frères de Syriza qui reprennent espoir. Et je ris (jaune en vérité) de tant de tartufferie et de bêtise de la part de ceux qui aujourd’hui tentent de récupérer cette victoire qui est avant nous la nôtre, celle de la gauche du PS… Lequel aujourd’hui tente de nous faire croire que ce serait celle de toute la gauche, les misérables. Cette position est intenable, c’est d’une incohérence totale et d’une malhonnêteté suprême, puisque son cousin grec, le Pasok, à présent réduit à peau de chagrin,  faisait partie avec les conservateurs de la coalition qui gouvernait, et qui vient de se faire battre à plate couture.

B8N2AFtIYAEDGmMRappelons en outre, comme le précise ce soir Mélenchon sur iTélé, qu’il y a quelques mois, Hollande et tous les dirigeants du PS ont refusé de recevoir Tsipras L’hypocrisie de ces gens là n’est donc plus à démontrer. De l’autre côté de l’échiquier politique,   une tentative de récupération tout aussi énorme, celle de Marine Le Pen, qui pousse le bouchon jusqu’à tenter de se placer dans les rangs des bénéficiaires de cette victoire de Syriza. Il est vrai qu’elle peut être encouragée en cela par les fauxcialsites libéraux qui œuvrent dans les médias, et tous ceux qui nous mettent régulièrement dans le même sac que le FN, sans le moindre souci de cohérence et d’honnêteté intellectuelle. Pas de bol pour elle, la ficelle est trop grosse, et Syriza a déjà répondu vertement :

La montée de SYRIZA et des forces progressistes en Europe non seulement constitue un barrage contre l’extrême-droite qu’incarne Mme LePen, mais se veut encore un message de soutien pour la démocratie adressé à tous les ennemis de cette extrême-droite. Nous n’acceptons pas de leçon de morale d’un parti qui a pour représentants des individus tels que messieurs Baltakos et Voridis [NDLR : M. Baltakos et M. Voridis appartiennent à des mouvances de l’extrême-droite grecque, et entretiennent des liens étroits avec les responsables du parti néo-nazi Aube Dorée]. Et ce d’autant moins quand les politiques d’austérité constituent le terreau de la montée de l’extrême droite.

Quelqu’un, sur twitter, disait à propos de cet étonnant soutien du FN, et j’adhère à ce propos, que cela démontrait surtout « leur appétence et leur compétence à la schizophrénie politique en soutenant un parti diamétralement opposé ». Tout est dit, dossier clos.

Cependant, tant que l’on ne sait pas si Syriza pourra gouverner seul, sans avoir à chercher des coalitions contre nature, il convient de se montrer prudent. Cela pourrait en effet tout changer. Une prudence qu’auraient du d’ailleurs observer un grand nombre de médias et de responsables politiques en France, qui ont pratiqué une désinformation honteuse et une propagande libérale éhontée en agitant des menaces de chaos en Europe si Syriza l’emportait aujourd’hui. ET les voilà qui aujourd’hui tentent aussitôt de relativiser la victoire de Syriza, à peine les résultats connus. Ces gens là n’ont vraiment honte de rien.  Leur tentative de désinformation effrénée n’a donc rien changé : nous avons gagné. Pour résumer, reste donc à savoir si nous pourrons à présent gouverner seuls, et si cette victoire, ce que je souhaite profondément, va faire tache d’huile. Voilà qui en tous cas fait la nique aux analystes et autres chroniqueurs politiques à la petite semaine qui hurlent au populisme… Contrairement à ce que tentent de faire croire nos adversaires idéologiques, et à l’inverse de l’extrême-droite qui tente elle d’en sortir, grâce à nous, partis de gauche européens, l’émergence d’une conscience politique européenne est en cours de construction, et j’y adhère profondément.  Souhaitons la même victoire à Podemos en Espagne. Et aux autres formations politiques véritablement de gauche qui ne se compromettent pas dans un social libéralisme qui partout échoue.

Ps. C’est Laurence Parisot et le Medef, en France, qui doivent être déçus…. (merci à Pierre Deruelle sur Facebook) :

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PS.2 : et la palme du con de la personnalité la moins crédible de l’année  est attribuée à…

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des solutions pour lutter contre les injustices sociales ? Une seule : le courage politique

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Qu’on soit de droite, de centre ou de gauche, c’est un fait, avec lequel il faut composer, ou pas :  les disparités de ressources dans le monde, malgré la crise (qui n’en est plus une puisque structurellement elle dure depuis 30 ans) n’ont jamais connu de tels niveaux d’indécence. Le dernier rapport d’Oxfam France est là pour nous le rappeler encore, et encore, jusqu’à ce que le besoin et la nécessité nous fassent ressentir le besoin d ‘agir, plutôt que de seulement réagir.. Quelques chiffres frappants :

– Les 1% les plus riches possèdent autant que les 70% les moins aisés de la population
– les 85 plus grosses fortunes mondiales détiennent autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale.
– 70% de la population de la Terre vit ainsi dans un pays où l’écart entre les riches et les pauvres est plus important qu’il y a trente ans.

-Pour ce qui concerne la France,  les fortunes cumulées de Bettencourt et Arnault représentent autant que ce que possèdent les 20 millions de Français les plus pauvres.

-La famille Bettencourt (L’Oréal) est tellement riche qu’il lui faudrait 102 ans pour dépenser sa fortune, à raison d’un million $ par jour.

– les 7% les plus riches sont responsables de 50% des émissions de CO2, tandis que les 50 % les plus pauvres ne sont à l’origine que de 7 % des émissions dans le monde.

source

Il ne suffit pas de le dire, de l’écrire et de le faire savoir en s’en alarmant. On reproche beaucoup à ceux de ma famille politique de n’avoir pas de solutions à proposer, de n’être que dans la critique infructueuse, non constructive. Pourtant, nous avons des propositions. Elles tournent toutes, c’est l’un des moteurs de nos convictions qui motivent nos luttes contre les injustices sociales, autour du concept de redistribution des richesses, qui sans aller jusqu’à une éventuelle logique de Robin des bois des temps modernes, peut parfaitement s’insérer dans notre contexte moderne. Ainsi, Oxfam a calculé que taxer la fortune de tous les milliardaires à hauteur de seulement 1,5% permettrait de dégager 58 milliards d’euros. Suffisant à la fois pour combler les déficits de financement nécessaires à la scolarisation de tous les enfants et pour fournir une couverture santé universelle dans les 49 pays les plus pauvres. Contrairement aux cris d’orfraie des dominants libéraux qui actuellement crient au scandale de l’émigration des plus fortunés (et donc les plus méritants, plus créatifs, plus créateurs d’emplois, plus…. tout ça quoi) de notre France spoliatrice, je n’ai pas l’impression que ces malheureux 1.5 % les priveraient outre mesure…