Quand ils sont venus chercher Denko Sissoko, je n’ai rien dit… (larmes)

captureVendredi 6 janvier 2017,  à Châlons-en-Champagne, Denko Sissoko, un jeune Malien  de 16 ans arrivé seul en France, s’est jeté du 8ème étage du foyer Bellevue, un foyer d’accueil pour Mineurs Isolés Étrangers. Selon ses amis, il voulait échapper à la police dont il pensait qu’elle venait le chercher.

Ses camarades sont formels : Denko n’était pas malade, ni drogué, ni fou. Son geste n’est pas celui d’un dépressif. Ce n’était pas non plus un criminel, ni un malfrat, il n’avait rien à se reprocher. Il s’est jeté du 8ème parce que, comme un jeune de 16 ans, moralement très structuré et qui a, en outre, assimilé l’impératif et la mission de réussir en France, il n’aurait pas supporté l’idée humiliante qu’on vienne l’arrêter et le mettre en prison.
.

Mercredi 11 janvier aura lieu une marche silencieuse en hommage à celui que tout le monde appelait Sissoko. Le rendez-vous est fixé à 15 heures, rue Carnot, devant le conseil départemental de la Marne. Nous invitons tous ceux qui ne se résignent pas à ce que la politique migratoire tue des enfants à nous rejoindre. (source)

hollande

guimauve hollandaise

Bon, je sais, je vais encore passer pour le râleur de service, l’insatisfait chronique, le contestataire de salon, Hollandophobe de pacotille….  Soit. Mais quand même, il faut bien que quelqu’un, à gauche, vraiment, dise les choses ! Y a pas que Mélenchon, sur terre, bordel ! C’est quoi ce discours de guimauve d’un Président de la République des bisounours qui vient expliquer aux français que tout n’est pas si rose, comme s’ils ne s’en étaient pas déjà aperçu ?!!! M’enfin ! Voilà quelqu’un qui sort de son silence coupable, entretenant un flou néfaste pour la cohésion nationale,  et qui nous assène des lapalissades à tour de bras. J’exagère ? Extraits :

«Mon devoir, c’est de dire la vérité aux Français, a-t- il revendiqué. Nous sommes devant une crise d’une gravité exceptionnelle, une crise longue.»

«L’action que je conduis s’inscrit dans la durée du mandat qui m’a été confié: non pas sur trois mois, pas davantage sur douze mois mais sur cinq ans.»

«Mon pari, a-t-il expliqué, c’est que si la confiance revient dans la jeunesse, c’est la confiance dans le pays qui de nouveau sera confortée.» (source)

Tout ceci étant dit, et écrit, on en fait quoi ? Oui, la situation est difficile, chacun sait à travers le monde qu’un certain mode de production et d’organisation économique atteint ses limites et franchit la ligne rouge des considérations morales en nous menant à la faillite. Voire menace notre propre survie planétaire par ses choix énergétiques et (non) écologiques discutables. Chacun a conscience qu’il faut en tourner la page, même si personne ne sait encore comment, et voilà un haut personnage de l’État qui se contente de nous faire un beau discours très (trop) prévisible. Qui se contente de nous dire qu’il va falloir souffrir et subir en attendant le retour de la croissance. Qu’il faut avoir confiance en sa jeunesse en ne leur proposant qu’une pincée d’espoir mesuré, et précaire.  Ce type est ridicule, et pas à la hauteur d’enjeux historiques. Tout cela manque d’ambition, de vision, de projet. Nous nous sommes collectivement trompé d’homme, ce n’est pas le bon. Je le pensais avant, son comportement me le confirme. J’aurais préféré me tromper. La suite risque fort, face à tant d’inaction et de mollesse, de manque de créativité, d’action politique trop classique, de conduire à une flambée de violence provoquée par la désespérance sociale de gens qui n’attendent plus rien de ce monde là, que continuent pourtant de soutenir ce genre de suppôts… Gardiens d’un temple en ruine. Vite, du sang neuf ! ça urge…