GrandFacho, un clone de Le Lay ? Ou le cousin génétiquement modifié de Soral ? #NONazis #NOHaters #antisemitism

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je me suis souvent demandé ce que des gens comme Le Lay, ou son succédané tout aussi médiocre, le si petit suisse qu’est Alexandre Bender (1) pouvaient bien avoir dans le ciboulot pour passer l’essentiel de leur médiocre petite vie à balancer des horreurs par leur lucarne numérique. Le fait qu’ils soient si soigneusement planqués derrière leur écran, dans leur petit canapé, sans jamais prendre le risque d’être confrontés à la réalité de leurs ignominies et à leurs potentielles victimes habituelles, les juifs ou ceux et celles réputés tels par lesdits nazis, y est certainement pour quelque chose. Sans quoi ils se seraient bien vite pris un coup de poing dans la gueule amplement mérité. (Pour ma part, ce serait plutôt le manche de pioche, avec ou sans. Et encore, qu’ils s’estiment heureux, je suis non-violent (mais faut pas me chercher, j’ai les moyens de répondre).

Mais j’ai une autre petite idée sur leurs motivations plus ou moins conscientes. Je pense qu’il faut bien qu’ils compensent par leurs outrances (insupportables pour le commun des mortels dont je suis) leur infériorité intellectuelle bien réelle. Sans quoi, ils se livreraient plutôt (avec la même assiduité à laquelle ils s’astreignent pour produire des contenus si négatifs) à la recherche sociologique, politique ou philosophique, ou à d’autres travaux intellectuels un peu plus plus approfondis que ces grossièretés scatologiques habituelles qu’ils ont pour habitude de livrer à notre (non) réflexion. Mais sur ce terrain là, la recherche conceptuelle, ils se savent si cruellement impuissants, les pauvres… d’où leur hargne, et la violence de leurs propos, si ce n’est de leurs actes. Tragiquement dépourvus d’arguments, ils le sont de toute évidence, quand bien même leur mélasse ordurière tenterait de le dissimuler par une projection de brume raciste si désespérément ordinaire chez eux. C’est peine perdue : leur imbécillité évidente donne le vertige, et ne peut que provoquer des vomissements chez tout être doué de raison, de rationalité et de stabilité affective et émotionnelle. Tout ce dont ces deux individus, le bien nommé Le Lay et cet Alexandre Bender (que j’avais le bonheur de ne pas connaître avant cette affaire), comme bon nombre de fachos de la même espèce d’ailleurs, sont généralement dépourvus. Sans quoi, ils arrêteraient d’emmerder le monde, et de tenter obstinément de répandre leur toxicité mentale pour en accabler leurs cibles obsessionnelles : les juif (ve)s.

J’en veux pour preuve, à l’appui de mon propos, la manière tellement idiote et méprisable avec laquelle ledit bas de plafond qui tient Grand Facho – un summum dans la dégueulasserie humaine qui nous fait terriblement douter de notre commune humanité – a tenté d’attirer l’attention d’un plus grand nombre de spectateurs (que cette minorité groupusculaire de nazillons qui le suivent si docilement d’ordinaire) sur sa bêtise d’une crasse immonde.

Pour cela, il a cru bon de cibler un certain nombre de personnalités publiques spécialistes de l’extrême-droite en seule raison de leur judéité supposée, avec des termes bien dégueulasses, aveuglément empli qu’il est d’un plaisir d’autant plus jubilatoire qu’il sait jouir d’une totale impunité. On m’a dit en effet la justice suisse particulièrement laxiste et permissive sur le sujet. Et ça se voit, sans quoi l’affaire serait vite réglée, vu le peu d’ambiguïté que ses propos recèlent. (Pour le même genre de propos orduriers, sur le même registre, Le Lay n’a-t-il pas du quitter la France et se réfugier à l’étranger (un comble pour un « patriote », qui plus est régionaliste breton) pour échapper tant à ses responsabilités qu’à la justice ?)

Mais qu’est-ce qui a bien pu provoquer l’éruption vomitive de ce petit aigri dévoré par ses obsessions haineuses ? Ceci :

(l’enquête en question est visible ici. On comprend bien qu’elle puisse gêner la galaxie antisémite… : elle s’attaque au financement de leur petit commerce répugnant)

Encore un complot juif, forcément, pour ce producteur d’insultes nazifiées… Un complot auquel, bien qu’athée (encore une preuve de leur bêtise hallucinante), je participe de toute évidence, puisque non seulement je combats frontalement Soral atteint par la même maladie – la peste brune – que ledit furoncle nommé Bender, mais je soutiens également activement et visiblement l’initiative de Stop Hate Money tout comme celle des Sleeping Giants, ainsi que de toutes celles et ceux qui tentent de mettre un terme à l’impunité totale dont jouit la haine en ligne à travers ce genre d’individus à forte valeur toxique ajoutée, véritables poisons de l’humanité. Et cela, tenez vous bien (je me dois de devancer les habituels arguments antisémites de ces gens là) sans le moindre intérêt personnel ou financier, d’aucune sorte. Mais parce que mes seules convictions humanistes et viscéralement antifascistes m’y ont conduit, inexorablement. On ne se réveille pas du jour au lendemain chasseur de nazis, en effet… (Que ce soit sur internet ou dans la rue, d’ailleurs. Des engagements personnels qu’il est à mon sens particulièrement idiot d’opposer).

Il n’est en outre pas anodin que ce genre d’individus immondes se voient pousser des éruptions cutanées ou se sentent remonter quelques embarras gastriques chaque fois qu’on s’attaque au nerf de leur guerre : l’argent. Surtout quand il est généré par l’industrie de la haine en ligne, ce petit trafic sur lequel ils vivent, parfois si bien, comme leur maître à dépenser à tous, Soral, l’a amplement illustré. Toute volonté de modération des propos tenus en ligne est donc forcément perçue par eux comme un danger, puisqu’il risquerait de ruiner leur petit commerce, devenu si rentable ces derniers temps, mais sur lequel pèse un danger de mort imminente. ( Méfiez-vous, le recours tellement facile à la censure et à la liberté d’expression n’est jamais loin… qui cache pourtant tout autre chose. Avis aux gogos porteurs de valises de ces gens là…).

Par exemple, déjà, lorsqu’il avait vu poindre le danger d’une loi en France qui contrarierait ses activités méprisables, la loi Avia, le même mono-neuronal était déjà sorti de ses gonds en la qualifiant si sobrement de… (je vais vomir) :

Voilà, voilà. A la suite de quoi, après l’article qui suit de Times of Israël (dont la vue seule doit suffire à le mettre en rage…), il avait dû faire émigrer son blog vers le paradis des bas de plafond (je veux dire, après la Russie… 🙂 ) : le pays de son ami Trump, tout aussi indulgent que Poutine envers ce genre d’ idées suffocantes et vomitives…

Sauf que. Depuis le discours de Sacha Baron Cohen pour l’ADL, le vent est en train de tourner sur un plan véritablement international pour ce genre de provocateurs racistes sans la moindre valeur intellectuelle ajoutée. L’acteur a littéralement tapé dans le mille, et les Gafam vont devoir dans les prochaines années démontrer un plus efficacement qu’aujourd’hui leur volonté de lutter réellement contre ce fléau moderne qu’est la haine en ligne. Ils y sont d’ailleurs déjà fortement incités et de plus en plus par les lois nationales d’une cohorte de pays toujours de plus en plus nombreux. Et même certains fonds de pension, et non des moindres, s’inquiètent de voir leurs investissements dans Twitter ou Facebook fragilisés par les discours de haine et les fake news qui s’y propagent et dont ils se font le si puissant relais, comme je l’évoquais ici. Voilà qui n’est pas inintéressant, même pour un anticapitaliste, et même davantage pour moi qu’un autre ; cela veut dire en effet que même ce système économique que je condamne est obligé d’inventer des contre-pouvoirs et des contre-poisons pour lutter contre ce fléau, sur la base de sa propre logique, et de ses propres contraintes, et non selon mon seul avis politiquement centré, que si peu partagent. Et comme la société alternative dont je rêve, ce n’est pas pour demain, observer que même dans ce monde là, les nazis, on en veut pas, voilà qui m’est encourageant.

Mais déjà, certaines plateformes sont obligées de mentir pour dissimuler l’impensable, et l’inanité de leur modération quasi inexistante, ce qui serait éminemment choquant pour la plupart des internautes : la généreuse hospitalité offerte aux groupes haineux, comme les groupes ouvertement nazis, par twitter, facebook ou You Tube, ce que nous avons été plusieurs à révéler ici. . Pour ces entrepreneurs numériques, les propos haineux ne sont pas un simple inconvénient qu’il s’agirait d’éradiquer. La directrice de You Tube elle-même nous a déjà avoué à demi-mot, grâce au fait qu’elle s’empêtre dans son discours particulièrement hésitant, que leurs algorithmes pouvaient conduire à soutenir ce genre de propos haineux, qui leur génèrent du trafic par leur côté aussi tabou que spectaculaire, source d’adrénaline et garantie de fight pour certains imbéciles que ces haineux là, les Le Lay, les Binder, manipulent.

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Un jour, que j’espère le plus proche possible – tant le déluge de merde des haters si tristement ordinaire m’insupporte au plus haut point et offense ma vue – les Gafam seront obligés de modérer plus sérieusement (en y mettant les moyens matériels – et humains, surtout) les propos contrevenant si évidemment à leurs CGU. Non pas pour des raisons morales ou éthiques, non pas par philanthropie ou en fonction de considérations militantes anti-discriminatoires, mais parce que ces entrepreneurs numériques y auront un intérêt financier qui s’imposera, plus important et plus générateur de profit que celui qui consiste à laisser faire des algorithmes qui, par association, vous enverront vers des contenus de plus en plus hardcore. Tout cela pour satisfaire l’appétit de nouveauté et de contenus sous tension maximale d’une minorité ? Visiblement, nous sommes de plus en plus nombreux à penser, quels que soient nos clivages partisans et nos intérêts politiques, économiques et sociaux, que le jeu n’en vaut pas la chandelle. Surtout quand ce n’est plus un jeu, et que ce genre de contenus, qui ne sont pas que des mots, mais des déclencheurs d’actes, conduisent au pire.

Lorsque les internautes se détourneront des plate-formes numériques de services, qu’elles soient d’information ou de réseaux (a) sociaux et autres, parce qu’ils/elles ne supporteront plus ce qu’ils/elles y voient, entendent et lisent, alors les entrepreneurs numériques réagiront, c’est certain. Les premiers signaux sont déjà là. Et encore là. Lorsque les usagers des réseaux sociaux en auront ras le bol de manger de la merde raciste, sexiste, machiste, homo, bi, transphobe, grossophobe, pauvrophobe et tutti quanti, entre la poire et le fromage, en grignotant des cacahuètes, ou au petit déjeuner, alors, Grand Facho, toi et tous les petits producteurs de la grande industrie de la haine, vous partirez tout docilement, de vous mêmes, la queue entre les jambes, et tout le monde pourra rire de votre inconsistance, que vos sempiternelles grossièretés, si évidemment attentatoires à la dignité humaine, ne parviendront plus à cacher. Et alors, ce sera chacun son tour… Chacun.e pourra dire :

P’tite bite.

Nota bene : ce billet en particulier m’a demandé un effort particulier. je l’avais abandonné en soirée, hier, lassé et écœuré, saturé mentalement par tant de haine, de merde raciste, de médiocrité intellectuelle de ces gens auxquels je ne cesserai de m’attaquer ici. Et puis, j’ai vu ça, et je suis reparti pour un tour. Tout mon soutien, Tristan. Ma façon à moi de te dire , à toi tout particulièrement, mais aussi à toutes les cibles habituelles de ces gens là, contre lesquels nous luttons tous, chacun avec nos outils et moyens favoris, que nous sommes, ensemble, plus forts qu’eux, isolés. Tout mon soutien, courage à toi et à tes proches.

… Le combat continue. Next.

(1) Bender tient un autre site du même acabit que celui de Le Lay, Démocratie Participative, intitulé modestement Grand Facho, à qui je ne ferai pas le plaisir du moindre lien qui m’enchaînerait à cette petite vermine nazie.

#FacebookMent. Effrontément. Absolument ! (et #Twitter, c’est pas mieux…. ;) #NONazis #NOHate

Tout est parti de:

Cet article fait référence au discours du comédien Sacha Baron Cohen, que j’ai déjà partagé ici, et qui semble déranger bien des intérêts financiers colossaux, bâtis sur l‘industrie de la Haine, plus que florissante aujourd’hui.

Alors, piqué au vif, un Community Manager (CM, ça fait moins bien 😉 certainement bien plus grassement payé que je ne le suis pas, a cru bon de rétorquer ceci :

Faux, les propos de Sacha Baron Cohen ? Il y a de quoi rire… jaune. Voir un réseau social qui prétend lutter contre les fakenews en produire une aussi grossière…. Car il n’y a guère besoin de trop chercher, ni bien longtemps, pour trouver rapidement des publications sur cette plateforme qui contreviennent, et même très directement et violemment, tant aux lois en vigueur dans ce pays qu’à leurs propres CGU (Conditions Générales d’Utilisation, visibles ici, et pour ce qui concerne le contenu des publications, les « standards de la communauté », ).

C’est pourquoi les comptes de twitter qui connaissent comme moi cette réalité numérique là, à laquelle ils sont quotidiennement confrontés, et qui ont vocation à lutter contre la haine en ligne, se sont aussitôt mobilisés, en réagissant, sous le hashtag #FacebookMent. Quelques extraits :

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Pour ma part, j’ai également voulu en avoir le cœur net (private joke), à titre personnel. J’ai donc tapé le premier nom qui m’est venu à l’esprit, celui d’un célèbre dealer de haine raciste, (et pas que), leader (tristement) incontournable dans l’hexagone… Et ça n’a pas raté :

… Puis je suis allé taper dans la fenêtre de recherche de fesse de bouc le nom d’un site nazi bien connu ici, Démocratie Participative, dont les aimables suiveurs (c’est mieux que followers,non ? ) éprouvent visiblement tant d’empressement à me gratifier de leur gentilles petites attentions, comme cela est si tristement banal chez ces gens là… :

Pourtant, le site nazi de Le Lay est théoriquement interdit en France par décision de justice…

Alors, pourquoi cette décision n’est-elle pas appliquée par Facebook France ? Je le démontre factuellement :

Il suffit à n’importe quel internaute de cliquer sur l’une de ces images pour se retrouver illico presto propulsé derrière son écran face à ça :

Quelqu’un.e trouve cela normal ? Respirable ? Et même « drôle », peut-être ?

Moi (nous ?) pas. Faut que ça cesse. Maintenant.

Participez avec nous à expulser ce genre de contenus insupportables, pour toute communauté humaine digne de ce nom, de toutes les plateformes internet de fournisseurs de ce genre de mauvaise came. Les modalités de modération de ces réseaux de plus en plus asociaux sont totalement scandaleuses et dépassées. Si elles consacraient autant de moyens financiers et surtout humains à la dite modération qu’à leur publicité, nous n’en serions pas là !

Stop les dealers de haine. Maintenant ! Et qu’on ne me dise pas que l’on ne peut rien y faire. Quand il s’agit de lutter contre les autres terroristes, d’un autre camp tout aussi intolèrable, les moyens existent, alors qu’on arrête de me (nous) raconter des bobards. ça suffit. Le terrorisme d’extrême droite ne serait-il pas lui aussi tout aussi préoccupant pour nos autorités, malgré ses nombreuses ondes de choc, dont Internet est le creuset ?

#NONazis ! Anywhere !

NB. et comme je me livrais à l’instant à mon habituel cyber-activisme au sujet de ce dont on cause ici, sous le hashtag #FaceBook ment, comme par hasard, la réponse n’a pas tardé à venir, indirectement… Qui en sera très étonné ? Les réseaux (a) sociaux comme les fachos y ont tant d’intérêts conjoints… On se demande d’ailleurs parfois qui tient les ficelles de cette modération si terriblement perfectible, comme on vient de le démontrer ici.

Post-scriptum: je me trompe, où c’est du spamming, une pratique interdite par les cgu de twitter ? je demande, juste, rapport à ça :

Discours de Sacha Baron Cohen à l’#ADL : aux racines de la haine, la responsabilité des entreprises d’Internet #NOHaters

S’il y a un discours dont la retranscription vaut d’être lu en ce moment, c’est celui-là, assurément. Il reprend en grande partie un ensemble de préoccupations qui sont  également les miennes en leur donnant une audience que je n’aurai jamais. Pourtant, je suis franchement ravi que l’on fasse savoir – de manière visible et je l’espère fortement médiatisée –  à quel point il existe des intérêts financiers importants qui dépendent du développement des discours racistes et qui, plus largement, soutiennent les discriminations en général, quelle que soit la manière dont on doive les nommer (ce que je nomme « l’industrie des petits producteurs de haine » ici).

Que cette réalité  soit davantage connue de tous, et que d’autres que nous (les convaincus, les sur-informés, les politisés et conscientisés…) en prennent conscience enfin, avant qu’il ne soit trop tard, surtout parmi les plus vulnérables que cela touche en premier lieu est une question de santé et de sécurité publique. Il faut le faire savoir, haut et fort, que les réseaux dits sociaux sont un outil central dans l’expansion des idées racistes et des actes terroristes, un phénomène sur lequel j’ai encore insisté dans cet article récemment ici. Il s’agit d’une véritable propagande installée par nos ennemis, anti-humanistes, avec ses mots clés, sa novlangue et sa stratégie de conquête, politique, économique, mais aussi lexicale. Elle est basée sur la généralisation des fakenews et du complotisme, d’une dimension en effet exponentielle et sur-multipliée rendue possible par l’usage d’Internet,  comme l’évoque Sacha Baron Cohen, car rien ne les dérange plus, les haineux dont il s’agit,  que la vérité.  Elle repose aussi sur la lutte, le rejet  voire l’exclusion systématique de l’information objective,  de qualité, qui ne se résume pas à une simple propagande en leur faveur,  comme on peut le voir en France avec la couverture médiatique des meetings d’extrême-droite, où des journalistes sont régulièrement empêchés de faire leur métier. Elle se structure enfin sur la  généralisation de l’ironie, de la raillerie et de la mise au placard des propos, des textes et des idées positives, car rien ne les freinerait davantage – nos ennemis communs, ceux de la démocratie réelle –  que l’emprise de  l’empathie sur l’indifférence, qui ne risque pas quant à elle de freiner leurs projets autoritaristes, d’essence fasciste, qui ne supportent aucune opposition, fut-elle passive, mais terriblement efficace comme peut l’être la bienveillance usuellement.

Voici donc un discours fort et dense, tout en étant personnalisé, que je vous laisse découvrir ci-dessous :

 

Discours de Sacha Baron Cohen au sommet sur l’antisémitisme et la haine « Plus jamais ça, c’est maintenant » de l’ADL, 2019

(voir le discours original en anglais ici : https://www.adl.org/news/article/sacha-baron-cohens-keynote-address-at-adls-2019-never-is-now-summit-on-anti-semitism )

 

Merci Jonathan pour vos propos aimables. Merci, #ADL, pour cette reconnaissance et pour votre travail dans la lutte contre le racisme, la haine et le fanatisme. Et pour être clair, quand je dis “racisme, haine et fanatisme”, je ne fais pas référence aux noms des Labradoodles de Stephen Miller.

Maintenant, je me rends compte que certains d’entre vous doivent penser : pourquoi diable est-ce qu’un comédien intervient dans une conférence comme celle-ci ? J’en suis un, assurément. J’ai passé l’essentiel des deux dernières décennies dans la peau de personnages. En fait, c’est la première fois que je me tiens debout et que je prononce un discours en incarnant mon personnage le moins populaire, #SachaBaronCohen. Et je dois l’avouer, c’est terrifiant.

Je me rends compte que ma présence ici peut aussi être inattendue pour une autre raison. Parfois, certains critiques ont dit que ma comédie risquait de renforcer les vieux clichés.

En vérité, j’ai combattu passionnément le #fanatisme et l’#intolérance tout au long de ma vie.

Adolescent au Royaume-Uni, j’ai défilé contre le Fascist National Front et pour l’abolition de l’Apartheid.

Étudiant de premier cycle, j’ai voyagé aux États-Unis et écrit ma thèse sur les mouvements pour les droits civiques, avec l’aide des archives de l’ADL. Comédien, j’ai essayé d’utiliser mes personnages pour que les gens baissent la garde et révèlent ce qu’ils pensent vraiment, y compris leurs propres préjugés.

Maintenant, je ne vais pas prétendre que tout ce que j’ai fait l’a été dans un but supérieur. Oui, une partie de ma comédie, d’accord, probablement la moitié de ma comédie a été absolument juvénile et l’autre moitié complètement puérile. Je l’admet, il n’y avait rien de particulièrement enrichissant à mon sujet – en tant que Borat du Kazakhstan, le premier journaliste de #fakenews – courant au milieu d’une conférence de courtiers en hypothèques complètement nu.

Mais quand, en Arizona, Borat réussissait à faire chanter à tout un bar “Balancez le Juif au fond du puits”, ça révélait l’indifférence des gens à l’#antisémitisme. Quand, – en tant que Bruno, le reporter de mode gay venu d’Autriche – je commençais à embrasser un homme dans un combat en cage en Arkansas, manquant déclencher une émeute, je montrais le potentiel violent de l’#homophobie. Et quand – déguisé en promoteur immobilier antiraciste – je proposais de construire une mosquée dans une communauté rurale, amenant un résident à admettre fièrement “Je suis raciste, contre les musulmans”, cela montrait l’acceptation de l’#islamophobie.

C’est pour cela que j’apprécie l’opportunité d’être ici avec vous. Aujourd’hui dans le monde, les démagogues font appel à nos instincts les plus bas. Les théories du complot autrefois confinés à la marge deviennent “mainstream”.

C’est comme si l’âge de raison – l’ère des preuves tangibles – s’achevait, et que maintenant la connaissance devenait illégitime et le consensus scientifique rejeté.

La démocratie, qui dépend de vérités partagées, bat en retraite, et l’autocratie, qui dépend de mensonges partagés, est en marche. Les crimes de #haine explosent, de même que les attaques meurtrières sur les minorités ethniques et religieuses. Qu’est-ce que toutes ces tendances dangereuses ont en commun ? Je suis juste un comédien et un acteur, pas un universitaire. Mais une chose me paraît assez claire. Toute cette haine et cette violence sont facilitées par une poignée d’entreprises de l’Internet qui constituent la plus grande machine de propagande de l’histoire.

Réfléchissez-y. #Facebook, #YouTube et #Google, #Twitter et les autres atteignent des milliards de gens. Les #algorithmes dont ces plateformes dépendent amplifient délibérément le type de contenus qui captent l’attention des utilisateurs – des histoires qui font appel à nos bas instincts et suscitent l’indignation et la peur. C’est pourquoi YouTube a recommandé les vidéos du conspirationniste Alex Jones des milliards de fois. C’est pourquoi la popularité des “fake news” dépasse celle des véritables informations, parce que les études montent que les mensonges se diffusent plus vite que la vérité. Et c’est sans surprise que la plus grande machine de #propagande de l’histoire a diffusé la plus ancienne théorie du complot de l’histoire – le mensonge prétendant que les juifs sont dangereux d’une manière ou d’une autre

Comme un journal l’a titré “Imaginez seulement ce que #Goebbels aurait pu faire avec Facebook”

Sur Internet, tout apparaît comme également légitime. #Breitbart ressemble à la BBC. Le fictif “Protocole des Sages de Sion” semble aussi valide qu’un rapport de l’ADL. Et les vociférations d’un aliéné semblent aussi crédibles que les découvertes d’un lauréat du Prix Nobel. Il semble que nous ayons perdu le sens partagé des faits de base dont dépend la #démocratie

Quand, en tant que Ali G, aspirant gangsta, j’ai demandé à l’astronaute Buzz Aldrin “Comment qu’c’était de marcher sur le soleil ?”, la blague a fonctionné parce que nous, les spectateurs, partagions les même faits. Si vous croyez que l’alunissage était un canular, la blague n’est plus marrante.

Quand Borat parvient à faire admettre à ce bar de l’Arizona que “les Juifs contrôlent l’argent de tout le monde et ne le rendent jamais”, la blague fonctionne parce que les spectateurs partagent le fait que dépeindre les juifs comme avares est une théorie du complot qui remonte au Moyen-Âge.

Mais quand, grâce aux médias sociaux, les #complots prennent corps, c’est plus facile pour les groupes de haine de recruter, plus facile pour les services secrets d’interférer dans nos élections, et plus facile pour un pays comme le #Myanmar de commettre un #génocide contre les #Rohingyas.

C’est en fait assez choquant de voir combien c’est facile de convertir la pensée conspirationniste en violence.

Dans ma dernière émission “Who is America”, j’ai trouvé un gars normal, instruit, avec un bon travail, mais qui sur les médias sociaux avait répété beaucoup des théories du complot que le Président #Trump, sur Twitter, avait diffusé plus de 1700 fois à ses 67 millions d’abonnés. Le Président a même twitté qu’il envisageait de qualifier les antifas – les antifascistes qui manifestent contre l’extrême-droite – d’organisation terroriste.

Donc, déguisé en expert de l’anti-terrorisme Israélien, le colonel Erran Morad, j’ai dit à la personne que j’interrogeais que, à la Marche des Femmes de San Francisco, les antifas projetaient de mettre des hormones dans les couches pour bébés pour les “rendre transgenre”. Et il l’a cru.

Je lui ai montré comment poser de petits appareils sur trois personnes innocentes participant à la marche et lui ait expliqué que quand il appuierait sur un bouton, il déclencherait une explosion qui les tuerait toutes. Ce n’étaient pas de vrais explosifs, bien sûr, mais lui, le croyait. Je voulais voir s’il allait vraiment le faire.

La réponse a été oui. Il a appuyé sur le bouton et cru qu’il avait vraiment tué trois êtres humains. Voltaire avait raison, “Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités”. Et les médias sociaux laissent les #autoritaristes nourrir d’absurdités des milliards de personnes.

À leur décharge, ces entreprises de médias sociaux ont pris quelques mesures pour réduire la haine et le #complotisme sur leurs plateformes, mais ces mesures ont été superficielles pour la plupart.

Je m’exprime aujourd’hui parce que je crois que nos démocraties pluralistes sont au bord du gouffre et que les douze prochains mois, et le rôle des médias sociaux, pourraient être déterminants. Les électeurs britanniques se rendront aux urnes alors que les #conspirationnistes en ligne promeuvent la théorie abominable du “#GrandRemplacement”, qui prétend que les chrétiens blancs sont délibérément remplacés par des #immigrés #musulmans. Les américains vont élire leur président alors que les #trolls et les bots perpétuent le mensonge répugnant de “l’invasion hispanique”. Et depuis les années que les vidéos Youtube qualifient le changement climatique de “canular”, les États-Unis prennent le chemin, dans un an, de se retirer formellement des accords de Paris. Un égout rempli de #fanatisme et de théories du complot qui menacent la démocratie et notre planète, ce n’est certainement pas ce que les créateurs d’#Internet avaient envisagé.

Je pense qu’il est temps de repenser en profondeur les médias sociaux et la manière dont ils propagent la haine, les complots et les mensonges.

Le mois dernier cependant, #MarkZuckerberg de Facebook a prononcé un discours majeur qui, sans surprise, nous alertait contre les nouvelles lois et réglementations imposées à des compagnies comme la sienne. Et bien, certains de ces arguments sont simplement absurdes.

Examinons-les.

Premièrement, Zuckerberg essaie de dresser un portrait de tous les problèmes comme “des choix … autour de la #liberté d’expression”. C’est ridicule. Il ne s’agit pas de limiter la liberté d’expression de quiconque.

Il s’agit de donner aux gens, y compris à certaines des personnes les plus répréhensibles sur terre, la plus grande plateforme de l’histoire permettant d’atteindre un tiers de la planète.

La liberté d’expression n’est pas la liberté d’atteindre. Malheureusement, il y aura toujours des #racistes, des #misogynes, des #antisémites et des #pédophiles.

Mais je pense qu’on sera tous d’accord qu’on ne devrait pas donner aux fanatiques et aux pédophiles une plateforme gratuite pour amplifier leurs points de vue et cibler leurs #victimes.

Deuxièmement, Zuckerberg a affirmé que des nouvelles limites à ce qui pouvait être posté sur les médias sociaux seraient “une régression dans la liberté d’expression”. C’est une ineptie complète. Le Premier Amendement stipule que “le Congrès ne fera aucune loi” qui limite la liberté de parole, toutefois ça ne s’applique pas à des entreprises privées comme Facebook. On ne demande pas à ces entreprises de déterminer les limites de la liberté d’expression dans la société. On demande juste à ce qu’elles soient responsables sur leurs plateformes.

Si un néonazi entre au pas de l’oie dans un restaurant et commence à menacer les autres clients, en disant qu’il veut tuer les juifs, le propriétaire du restaurant est-il tenu de lui servir un repas gastronomique raffiné ? Bien sûr que non ! Le propriétaire du restaurant a légalement le droit et moralement l’obligation de ficher le nazi dehors, et ces entreprises de l’Internet l’ont aussi.

Troisièmement, Zuckerberg a semblé assimiler la réglementation des entreprises comme la sienne aux agissements “des sociétés les plus répressives”. Incroyable. Ceci, de la part de l’une des six personnes qui décident des informations qu’une si grande partie du monde peut voir. Zuckerberg à Facebook, #SundarPichai à Google, à sa maison-mère #Alphabet, #LarryPage et #SergeyBrin, l’ex-belle-soeur de Brin, #SusanWojcicki à YouTube et #JackDorsey à Twitter.

Les “Silicon Six” – tous milliardaires, tous américains – qui se soucient plus de faire grimper leurs actions que de protéger la démocratie. C’est un impérialisme idéologique, six individus non élus de la Silicon Valley imposant leur vision au reste du monde, n’ayant de compte à rendre à aucun gouvernement, et agissant comme s’ils étaient hors de portée de la loi. C’est comme vivre dans l’Empire Romain et Mark Zuckerberg serait César. Au moins ça expliquerait sa coupe de cheveux. Voici une idée.

Au lieu de laisser les “Silicon Six” décidé du destin du monde, laissons nos représentants élus, pour qui les gens ont voté, dans toutes les démocraties du monde, avoir au moins leur mot à dire.

Quatrièmement, Zuckerberg parle d’accueillir une “#diversité d’idées”, et l’année dernière il nous en a donné un exemple. Il a dit qu’il avait trouvé des posts niant l’#Holocauste “profondément offensant”, mais il ne pensait pas que Facebook doive les supprimer “parce que je pense qu’il y a des choses sur lesquelles différentes personnes se trompent”. En ce moment même, il y a encore des #négationnistes de l’Holocauste sur Facebook, et Google vous amène encore d’un simple clic sur les sites négationnistes les plus répugnants. Un des responsables de Google m’a dit une fois, c’est incroyable, que ces sites montraient simplement “les deux cotés” du problème. C’est de la folie.

Pour citer Edward R. Murrow, on ne “peut pas accepter qu’il y ait, pour chaque récit, deux faces égales et logiques à une discussion.” Nous avons des millions de preuves de l’Holocauste, c’est un fait historique. Et le nier n’est pas une opinion comme une autre.

Ceux qui nient l’Holocauste ont pour but d’en encourager un autre.

Pourtant, Zuckerberg dit que “les gens devraient décider ce qui est crédible, pas les entreprises de technologie.” Mais à une époque ou les deux tiers des millenials disent qu’ils n’ont jamais entendu parler d’#Auschwitz, comment sont-ils supposés savoir ce qui est “crédible” ? Comment sont-ils supposés savoir que le mensonge est un mensonge ?

La vérité objective n’existe pas. Les faits existent. Et si ces entreprises du net veulent vraiment faire la différence, elles devraient embaucher suffisamment de contrôleurs pour contrôler, travailler en relation étroite avec des groupes comme l’ADL, insister sur les faits et nettoyer leur plateforme de ces mensonges et complots.

Cinquièmement, quand il discutait de la difficulté de supprimer du contenu, Zuckerberg a demandé “où place-t-on la limite ?” Oui, placer la limite peut être difficile. Mais ce qu’il disait vraiment : supprimer plus de ces mensonges et complots revient juste trop cher.

Ce sont les entreprises les plus riches du monde, et ils ont les meilleurs ingénieurs du monde. Ils pourraient corriger ces problèmes s’ils le voulaient. Twitter pourrait déployer un algorithme pour supprimer plus de discours de haine suprémacistes, mais ils ne l’auraient pas fait parce que ça aurait éjecté certains politiciens influents de leur plateforme. Peut-être ne serait-ce pas une si mauvaise chose !

En fait, ces entreprises ne changeront pas fondamentalement, parce que leur business model entier s’appuie sur la génération de plus d’engagement, et rien ne génère plus d’engagement que les mensonges, la peur et l’indignation.

Il est temps de finalement considérer ces entreprises comme ce qu’elles sont vraiment : les plus grands #éditeurs de l’histoire. Et voici une idée pour elle : respectez les normes et pratiques de base que les journaux, magazines et infos télévisées appliquent tous les jours; il y a certaines choses qu’on ne peut pas dire ou faire. En Angleterre, on m’a dit qu’Ali G ne pouvait pas jurer quand il était diffusé avant 21h. Ici, aux USA, la Motion Picture Association of America régule et évalue ce qu’elle voit. Certaines scènes de mes films ont été coupées ou réduites pour respecter ces normes. S’il y a des normes et pratiques pour ce que les cinémas et chaînes de télévision peuvent montrer, alors certainement que les entreprises qui publient du matériel à l’attention de milliards de personnes devraient respecter également des normes et pratiques de base.

Prenez le problème des #publicités politiques. Heureusement, Twitter les a finalement bannies, et Google est également en train de procéder à des changements. Mais si vous les payez, Facebook diffusera toutes les pubs “politiques” que vous voulez, même s’il s’agit de mensonges. Et il vous aideront même à micro-cibler ces mensonges vers leurs utilisateurs pour un effet maximal. Avec cette logique tordue, si Facebook avait été là dans les années 30, il aurait permis à #Hitler de poster des pubs de 30 secondes sur sa “solution” au “problème Juif”. Donc voici une bonne norme et pratique : Facebook, commencez à faire du fact-checking des pubs politiques avant de les diffuser, arrêtez immédiatement les mensonges micro-ciblés, et quand les pubs sont fausses, rendez l’argent et ne les publiez pas.

Voici une autre bonne pratique : ralentissez. Tous les posts n’ont pas besoin d’être publiés immédiatement. Oscar Wilde a dit “nous vivons à une époque où les choses inutiles sont notre unique nécessité”. Mais voir chaque pensée ou vidéo postée en ligne immédiatement, même si c’est raciste, criminel ou meurtrier, est-il vraiment une nécessité ? Bien sûr que non !

Le tireur qui a massacré des musulmans en Nouvelle-Zélande a diffusé en direct son atrocité sur Facebook, d’où elle a été propagée sur Internet et a été vue probablement des millions de fois. C’était un “snuff movie” mis à disposition par les médias sociaux. Pourquoi ne peut-on pas avoir plus de délai pour que cette saleté traumatisante puisse être capturée et stoppée avant qu’elle soit postée au départ ?

Enfin, Zuckerberg a dit que les entreprises de médias sociaux devraient “assumer leurs responsabilités” mais il est totalement silencieux sur ce qui devrait arriver si elles ne le font pas. Il est assez clair à présent qu’on ne peut pas leur faire confiance pour s’autoréguler.

Comme avec la Révolution Industrielle, il est temps que la #régulation et la #législation jugulent la cupidité de ces barons voleurs de la high-tech.

Dans toutes les autres industries, une entreprise peut être tenue responsable quand son produit est défectueux. Quand un moteur explose ou qu’une ceinture de sécurité ne fonctionne pas bien, les entreprises de l’automobile rappellent des milliers de véhicules, ce qui coûte des milliards de dollars. Cela semblerait assez juste de dire à Facebook, YouTube et Twitter : votre produit est défectueux, vous êtes tenus de le réparer, quel que soit le coût et quel que soit le nombre de modérateurs que vous deviez employer.

Dans toutes les autres industries, vous pouvez être poursuivi pour le dommage que vous avez causé. Les éditeurs peuvent être poursuivis pour calomnie, les gens peuvent être poursuivis pour diffamation. J’ai été poursuivi plusieurs fois ! Je suis actuellement poursuivi par quelqu’un dont je ne dirai pas le nom, car il pourrait à nouveau déposer plainte contre moi ! Mais les médias sociaux sont bien protégés de toute responsabilité concernant le contenu des posts de leurs utilisateurs – peu importe quelle en soit l’indécence – par la section 230, accrochez-vous, de la Loi sur la Décence des Communications (Communications Decency Act). Absurde !

Heureusement, les entreprises du net peuvent maintenant être tenues responsables lorsque des pédophiles utilisent leur sites pour cibler des enfants. Je dis, rendons aussi ces entreprises responsables lorsque certains utilisent leur site pour appeler au meurtre d’enfants en raison de leur race ou religion. Et peut-être que des amendes ne sont pas suffisantes.

Il est peut-être temps de dire à Mark Zuckeberg et les PDG de ces entreprises : vous avez déjà permis à une puissance étrangère d’interférer dans nos élections, vous avez déjà facilité un génocide au Myanmar, faites-le encore et vous irez en prison.

Au final, tout revient à se demander quel type de monde nous voulons. Dans son discours, Zuckerberg a dit que l’un de ses principaux objectifs est de “défendre une définition de la liberté d’expression aussi large que possible”. Pourtant, nos libertés ne sont pas une fin en soi, elles sont également le moyen d’atteindre un autre but – comme vous dites ici aux USA, le droit à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur. Mais aujourd’hui, ces droits sont menacés par la haine, le complotisme et les mensonges.

Permettez-moi de terminer avec une suggestion d’un objectif différent pour la société. L’objectif ultime d’une société devrait être de s’assurer que les individus ne sont pas visés, pas harcelés, et pas assassinés en raison de qui ils sont, d’où ils viennent, qui ils aiment ou comment ils prient.

Si nous faisons de cela notre objectif, si nous donnons la priorité à la #vérité sur les #mensonges, à la #tolérance sur les #préjugés, à l’#empathie sur l’#indifférence et aux #experts sur les #ignorants, alors peut-être, seulement peut-être, pourrons-nous stopper la plus grande machine de propagande de l’histoire, sauver la démocratie, conserver une place pour la liberté de parole et d’expression, et le plus important, mes blagues continueront à fonctionner.

Merci beaucoup.

… et merci aux Sleeping Giants France pour leur traduction. On comprend bien pourquoi certains sont si pressés de les voir disparaître : ceux dont les intérêts non seulement politiques et idéologiques, mais également matériels, financiers et le petit pouvoir personnel intrinsèquement lié sont visés ici par ce discours éclairant et utile.
Continuons de les toucher là où ils sont le plus fragiles, leur talon d’Achille : au porte-monnaie. Car force m’est de constater tous les jours qu’ils ne sont guère perméables aux arguments, même les plus puissants et s’appuyant sur des raisonnements factuels. Et l’argent étant le nerf de leur guerre…  Sectionnons le !
D’ailleurs, ironie du sort, à peine ai-je écrit ce billet que je vois paraître cette information, qui nous donne si cruellement raison… A qui profite le crime ?
je m’exprimerai sur ce que m’inspire cet article et ses informations dans un autre billet. A  suivre…