Pourquoi le ministre de l’intérieur laisse-t-il des fascistes s’implanter à ce point dans sa ville ? #Lyon #Gud #antifa

Capture.PNGSympathisant depuis de nombreuses années puis adhérent l’année dernière du DAL, il me semble connaitre un peu les questions d’accès au logement des plus démunis, ma pratique professionnelle auprès des publics « en difficultés » venant assurer le tout. Aussi, je considère cette occupation par le GUD d’un immeuble à Lyon – une véritable déclaration de guerre des fascistes français à mon sens –  d’une manière plus sensible. Déjà, pour préalable important, relever l’hypocrisie fondamentale au cœur de l’affaire.  Elle consiste, après avoir prétendu leur donner à manger dans une démarche particulièrement condescendante,  avec des soupes au cochon, pratique ignoble, à se préoccuper des plus démunis si et uniquement si l’on peut les opposer les uns aux autres : les « de souche » (expression totalement ridicule démentie par toute analyse rationnelle sérieuse) aux étrangers, les blancs aux autres, les « de papiers » aux  « vrais français ». Or, pour nous, plus démocrates et véritablement soucieux de droits humains (et non pas selon un regard aussi torve), lorsque le DAL procède à des réquisitions de logement, c’est afin de protester contre la non application de la loi DALO. Et pour nous,  la misère n’a pas de couleur ni de religion.  (Hélas, nous ne savons que trop bien à quoi nous attendre de la part de l’extrême droite en matière d’aide sociale, leur escroquerie ayant déjà été éventée par le précédent de l’expulsion du Secours Populaire d’Hayange). Ensuite, comme cela a déjà été relevé dans la plupart des papiers que j’ai vu fleurir aujourd’hui (comme par enchantement, alors que l’affaire ne date pas d’hier),  avec plaisir toutefois (je m’attendais à ce que cette affaire ne soit pas ébruitée au delà de notre communauté vigilante et antifasciste habituelle), pointer le fait qu’il s’agit d’une pratique importée  des bas de plafond italiens de Casapound, déjà invités comme on le sait dans les locaux de la No Go Zone fasciste de cette engeance puante là,  dans le vieux Lyon. Une occupation rendue possible par la passivité honteuse de l’hypocrite nouveau ministre de l’Intérieur et (toujours) maire de Lyon, pour qui l’extrême gauche est davantage l’ennemi que l’extrême droite la plus radicale, même meurtrière Aussi, nous sommes nombreux à nous interroger sur cette étonnante passivité de la municipalité de Lyon,  à qui appartiennent les locaux occupés par ces fachos dont l’alibi « social » n’est qu’un prétexte pour assoir encore davantage leur présence idéologique sur cette ville. Une telle inaction à l’égard de ces racistes qu’il s’agirait pourtant bien dé déraciner de toute urgence est d’autant plus inexplicable  que Collomb n’hésite pourtant généralement pas à le faire en matière de squat lorsqu’il s’agit d’autres personnes… comme, au hasard, des migrants.

Le fait que plusieurs journaux et sites d’information prennent le soin d’informer correctement sur ce groupe ultra-violent qu’est le Gud, (contrairement au Progrès,  qui se fait uniquement le relais des positions de ces fascistes)  et sur cette implantation supplémentaire des fascistes à Lyon est un apport précieux en termes de lutte contre la peste brune dont il s’agit. Merci à eux pour leur courage, certains d’entre eux je le sais le payant parfois d’intimidations assez détestables. On connait.

Post-scriptum : Les ami(e)s du Groupe Antifasciste Lyon et Environs viennent de réagir également  en appelant à un rassemblement de protestation, que je partage. Voici leur texte :

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La suite ici

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Post-scriptum : au 13.06.2017 : j’apprends à l’instant que le tribunal d’Instance de Lyon a demandé l’expulsion immédiate du Gud de cet immeuble. J’attends de voir la suite, et notamment l’attitude de ces fanfarons…

Comment faut-il qu’on vous le dise ? La loi Macron, pour nous, c’est NON !

personnage_portevoixLes 117 personnalités qui suivent sont les premiers signataires d’un appel à retirer purement et simplement la loi Macron, porteuse de régressions sociales et si évidemment tournée vers le plus grand confort des  chefs d’entreprise, mais bien peu soucieuse par contre  des intérêts des salariés. Je ne reviendrai pas sur son contenu, développé ici. Oui, franchement, faire passer cette loi pour une réforme historique, une bonne loi, qui plus est véritablement de gauche comme je l’ai entendu de la bouche de ce blanc bec, quand bien même fut-il ministre, c’est vraiment nous prendre pour des cons. Aussi, je suis heureux de relayer cette mobilisation, qui réunit des politiques de différents partis (EELV, front de gauche, NPA, PS..), des syndicalistes, des représentants associatifs et de la société civile,  des économistes, des sociologues. Si cet appel était entendu, on gagnerait un temps précieux et on s’éviterait bien des tensions sociales, et politiques, quand on sait les nombreuses reculades du gouvernement face à ce texte de loi, si abondamment amendé qu’il a fallu prolonger la consultation parlementaire d’une semaine supplémentaire. Les salariés seraient-ils les derniers, après les professions réglementées, à en profiter ? Devraient-ils subir eux-seuls les conséquences régressives de cette mauvaise loi ? C’est dans ce sens, animés de cette réelle préoccupation, que nous nous battons.

Les 117 premiers signataires
Eliane Assasi (sénatrice PCF) ; Clementine Autain (Ensemble) ; Ana Azaria (Femmes Égalité) ; Nicolas Baille (Secrétaire Général de la Fédération de l’Equipement et de l’Environnement CGT) ; Ludivine Bantigny (historienne) ; Maud Beckers (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Fatima-Ezzahra Ben-Omar (Les efFronté-e-s) ; Olivier Besancenot (NPA) ; Eric Beynel (porte parole de Solidaires) ; Jean-Luc Bindel (Secrétaire Général de  de la Fédération Agroalimentaire et Forestière CGT) ; Alima Boumediene-Thiery (avocate) ; Isabelle Bruno (politiste) ; Jean-Marc Canon (Secrétaire Général de l’UGFF-CGT) ; Céline Carlen (Secrétaire Générale de l’Union Syndicale CGT Commerce et Services de Paris) ; Jean-Claude Chailley (Résistance sociale) ; Andre Chassaigne (deputé PCF) ; Laura Chatel (Secrétaire Fédérale Jeunes écolos) ; Gérard Chaouat (membre du BN du SNCS FSU) ; Boris Chenaud (Solidaires 34) ; Robert Cremieux (MNCP) ; Eric Coquerel (conseiller régional Ile de France, coordinateur politique du Parti de Gauche) ; Pierre Cours-Salies (sociologue) ; Thomas Coutrot (économiste, ATTAC) ; Claude Debons (syndicaliste) ; Bernard Dedeban (secrétaire de la FSU 31) ; Karima Delli (deputée europeenne, EELV) ; Laurent Degousée (Fédération Sud commerces et services) ; Caroline De Haas (féministe) ; Sandra Demarcq (NPA) ; Lina Desanti (Secrétaire Générale de l’Union Départementale CGT du Tarn-et-Garonne) ; Marie Hélène Durieux (Fédération Sud Santé Sociaux) ; Jean-Baptiste Eyraud (DAL) ; Gérard Filoche (Bureau national du Parti Socialiste) ; Pascal Franchet (CADTM) ; Jacqueline Fraysse (deputée, Ensemble) ; Michel Faujour (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU) ; Nicolas Galepides (Fédération Sud PTT) ; Bertrand Geay (politiste) ; Jerome Gleizes (conseiller de Paris, EELV) ; Caroline Guibet-Lafaye (philosophe) ; Patrick Hallinger (Convergences Defense des Services Publics) ; Elisabeth Hervouet (syndicaliste enseignant) ; Hervé Heurtebize (secrétaire national du SNUCLIAS FSU) ; Liem Hoang Ngoc (socialiste affligé, Bureau National du Parti Socialiste) ; Nordine Idir (MJCF) ; Maria Ines (co-secrétaire national du SNPES-PJJ FSU) ; Sabina Issehnane (économiste, Les Economistes Atterrés) ; Lucien Jallamion (République et Socialisme) ; Pierre Khalfa (Fondation Copernic) ; Judith Krivine (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Bernard Lacroix (politiste) ;  Rose-Marie Lagrave (sociologue) ; Pierre Laurent (secrétaire national du PCF) ; Christian Laval (sociologue) ; Frederic Lebaron (sociologue) ; Catherine Lebrun (porte parole de Solidaires) ; Valérie Lefebvre-Haussmann (Secrétaire Générale de la Fédération des syndicats du personnel de la banque et de l’assurance CGT) ;Arlette Lemaire (secrétaire générale adjointe du SNASUB FSU) ; Valérie Lesage (Secrétaire de l’Union Régionale Ile-de-France CGT) ; Thierry Lescant (Ensemble) ; Marie-Noelle Lienemann (sénatrice, Bureau National du Parti Socialiste) ; Elise Lowy (EELV) ; Jean-Marie Harribey (économiste) ; Patrick Le Hyaric (directeur de l’Humanité) ; Arnaud Malaisé (syndicaliste enseignant) ; Emmanuel Maurel (députe europeen, Bureau National du Parti Socialiste) ; Jean-Pierre Martin (psychiatre) ; Christiane Marty (feministe) ; Gerard Mauger (sociologue) ; Caroline Mecary (avocate) ; Emmanuel Mehdbi (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU) ; Jean-Luc Mélenchon (député européen) ; Helene Michel (sociologue) ; Jean-Philippe Milesy (Rencontres sociales) ; Christian de Montlibert (sociologue) ; Carlos Moreira (Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT) ;  Corinne Morel-Darleux (coordinatrice des assises pour l’Ecosocialisme) ; Francoise Nay (militante de la defense des Hopitaux Publics) ; Lucas Nédélec (Secrétaire Fédéral Jeunes Ecolos) ; Hervé Ossant (Secrétaire Général de l’Union Départementale CGT de la Seine-Saint-Denis) ; Naila Ott (Sud Travail affaires sociales) ; Ugo Palheta (sociologue) ; Jean-Jacques Paris (ANECR) ; Willy Pelletier (Fondation Copernic) ; Marie Cécile Périllat (syndicaliste enseignant) ; Marc Peyrade (Secrétaire Général de la Fédération des Industries du Livre, du Papier et de la Communication CGT) ; Christian Picquet (Gauche Unitaire) ; Christian Pierrel (PCOF) ; Véronique Ponvert (syndicaliste enseignant) ; Jack Potavin (GOEES) ; Christine Poupin (NPA) ; Colette Pronost (syndicaliste SNU Pôle emploi FSU) ; Emmanuel Renault (philosophe) ; Jacques Rigaudiat (économiste) ; Michele Riot-Sarcey (historienne) ; Danielle Rollat (UNRPA) ; Suzy Rojtman (CNDF) ; Michel Rousseau (Marches européennes contre le Chômage) ; Jean Sammut (militant mutualiste) : Lydia Saouli (syndicaliste FSU ministère du Travail) ; Danielle Simonnet (conseillère de Paris, secrétaire nationale du Parti du Gauche) ; Evelyne Sire-Marin (magistrate) ; Valérie Soumaille (syndicaliste enseignant) ; Maya Surduts (CNDF) ; Christian Taillandier (secrétaire national du SNUITAM FSU) ; Baptiste Talbot (Secrétaire Général de la Fédération des Services Publics CGT) ; Charlotte Tempion (Solidaires 69) ; Christian Terrancle (Solidaires 31) ; Christian Topalov (sociologue) ; Victor Vauquois (responsable relations extérieures Jeunes Ecolos) ; Remy Viard (architecte) ; Philippe Villechalane (APEIS) ; Emmanuel Vire (Secrétaire Général du Syndicat National des Journalistes CGT) ; Jean-Luc Wabant (Commission sociale, Syndicat des Avocats de France) ; Louis Weber (revue Savoir/Agir) ;Malika Zediri (APEIS).

gauche unie, le droit au logement va-t-il enfin triompher ?

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Les associations Jeudi Noir et Droit Au logement (que je soutiens sans réserve compte tenu de l’importance primordiale de leur action à mes yeux) viennent de quitter l’ancienne Clinique du Bien-Naître rue Erard dans le 12e arrondissement de Paris après avoir obtenu satisfaction de leurs revendications, a indiqué le porte-parole du DAL, Jean-Baptiste Eyraud, interviewé ce matin sur France Info

Le ministère du logement vient d’annoncer avoir « ajouté la clinique à la liste des réquisitions en cours » de logements vides, ainsi que le demandaient les militants et la maire PS du 12e, Michèle Blumenthal. Alexis Corbières, son premier adjoint, également secrétaire national du Parti de Gauche, que vous voyez sur la photo qui illustre l’en-tête de ce billet, a également soutenu l’initiative de ces associations.

 Le cabinet de la ministre du logement a indiqué avoir « lancé les premières procédures de réquisition d’un certain nombre d’immeubles vides », qui seront menées à terme « dès la fin de la trêve hivernale », le 31 mars. (source)

le logement est un droit : qu’en feront les candidats ?

Deux heures avant le débat qui va opposer  François Hollande à Nicolas Sarkozy, il m’a semblé utile de faire partager cette initiative intéressante de l’association Droit au Logement. Le DAL  a envoyé le texte qui suit aux candidats à la Présidentielle et il sera agréable aux électeurs de gauche d’apprendre que Monsieur Nicolas Sarkozy n’a pas jugé opportun de répondre à un thème qui pourtant constitue l’une des préoccupations essentielles des français. j’espère d’ailleurs que ce thème fera partie des questions qui seront abordées, car il m’importe tout particulièrement. Cela permettrait de pouvoir prendre connaissance de ce que proposent concrètement les candidats. Qu’enfin on aborde des questions qui changent concrètement notre quotidien, plutôt qu’un débat purement technocratique basé sur les sempiternelles questions austéritaires dans lesquelles me semblent enfermées les parties en présence, qui n’apportent rien aux citoyens ordinaires que malheur, ruine, et absence d’avenir.

26 ans de lutte pour le Droit au logement,  26 questions aux candidats

À la veille du scrutin pour la présidentielle, Le DAL a posé 26 questions aux candidats, à travers une lettre qui leur a été adressée. Vous trouverez en téléchargement après le texte du questionnaire les réponses de deux candidats à ces questions.

Madame, Monsieur ……., candidat(e) à l’élection présidentielle :

Notre pays s’enfonce dans une crise du logement, causée par le renchérissement inconsidéré et rapide des loyers, de l’immobilier et du foncier, par l’insuffisance de logements accessibles, par un appauvrissement des couches populaires.

Depuis 1986, les luttes des mal-logés se sont développées, et des avancées ont été obtenues. Mais depuis 2000, la situation du logement s’est dégradée ; c’est un fait sans précédent depuis le 19e siècle, hormis durant les deux guerres, nous régressons.

Sous les yeux des Français de plus en plus de personnes sont condamnées à vivre et agoniser dans la rue, à subir l’éreintante précarité du logement, à sacrifier leurs maigres ressources pour assouvir la rente locative, immobilière et foncière. Cette rente qui ne rapporte rien de plus à notre pays et à notre économie qu’inégalités, régressions, divisions, et ponctions brutales sur les revenus du travail. C’est injuste, immoral, et c’est une insulte à la terre des droits de l’homme, 5e puissance économique mondiale.

Veuillez trouver ci-joint 26 propositions susceptibles d’affronter et de vaincre cette gangrène sociale, que nous soumettons à votre jugement afin d’avoir un éclairage sur votre vision dans ce domaine, et d’appréhender les politiques que vous comptez mettre en œuvre, si vous êtes élu.

Nous restons à votre disposition pour tout complément d’information, et dans l’attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos distinguées salutations.

A – Garantir le Droit à un logement : L’heure est à mettre en œuvre le droit au logement, à réaliser cette avancée sociale que beaucoup de Français attendent et espèrent en ces temps incertains, afin de sécuriser leur propre avenir, celui de leurs enfants ou celui de leurs proches. Êtes vous favorable à :

  • 1 – Inscrire le droit au logement dans la constitution ;
  • 2 – faire respecter la loi DALO, et à l’améliorer, pour que les droits des personnes reconnues prioritaires, soient enfin respectés, et pour que l’État les reloge ;
  • 3 – satisfaire et respecter au droit à l’hébergement de toute personne sans logis, jusqu’à une orientation et un relogement, selon la loi et le Conseil d’État i ;
  • 4 – appliquer et améliorer la procédure d’attribution d’office, dite loi de réquisition, pour en faire un outil complémentaire de relogement i ;
  • 5 – cesser les expulsions sans relogement, de toute personne, y compris les squatters par nécessité, en incapacité de se loger décemment ;
  • 6 – rétablir le droit au relogement des occupants sans titre créé par la Loi SRU, et ouvrir ce droit aux familles victimes de saturnisme ou exposées au risque ;
  • 7 – créer un service pour appliquer les lois réprimant la délinquance locative (marchands de sommeil, escroquerie, abus, expulsions illégales, surexploitation …)

B– Contre le logement cher : La cherté du logement bloque l’accès des classes populaires et moyennes, des jeunes, des migrants, des salariés précaires au parc locatif privé et à l’accession à la propriété. Elle nourrit la crise du logement et ses conséquences les plus graves au plan humain. Elle banalise la cupidité et l’exploitation d’autrui, en violation de nos valeurs humanistes. Êtes vous favorable à :

  • 8 – modérer, encadrer et réguler les loyers, afin dans un 1er temps de baisser les loyers de 20% dans le privé, puis les mener à un niveau compatible avec les revenus des locataires ;
  • 9 – baisser les loyers en HLM de 10%, compensé par de nouvelles recettes, par exemple la taxation des profits spéculatifs ;
  • 10 – Imposer aux grands distributeurs une baisse des prix de l’énergie et de l’eau de 10% à 20%, et une stabilité des prix ;
  • 11 – taxer les profits tirés de la spéculation foncière et immobilière, et ramener les prix en correspondance avec les revenus des ménages ;
  • 12 – supprimer les niches fiscales accordées aux riches contribuables dans le secteur immobilier, locatif, y compris dans les DOM … y compris les allègements en cours ;
  • 13 – Interdire les congés ventes et abroger les sous-statuts locatifsi pour rétablir le droit au maintien dans les lieux des locataires ;

C – Sauvegarder et relancer le logement social : Depuis 10 ans, une série de lois ont poussé le logement social vers sa marchandisation rapide. Il n’y a plus qu’un pas à franchir pour rémunérer le capital des bailleurs sociaux privés, pour déréguler les loyers en fonction du marché aggravant ainsi la disqualification des quartiers HLM, pour privatiser les offices, pour mettre sur le marché immobilier et locatif spéculatif des logements sociaux, pour mettre en concurrence les bailleurs sociaux et les pousser à spéculer, pour permettre aux promoteurs de s’enrichir grâce au logement social et sur le dos des locataires ….

Le mode de financement des HLM, le Livret A, est également menacé, puisque 35% des encours de l’épargne populaire, soit environ 100 milliards d’euros, n’est plus centralisé par la CDC, et est abandonné aux banques sans contrepartie réelle. C’est un détournement risqué de l’épargne en faveur d’intérêts strictement privés.

il y a nécessité, dans une perspective de baisse de la production de logements de marché, de réaliser 200 000 HLM par an. Les aides à la pierre ont quasiment disparu des financements à la production et à la réhabilitation des logements sociaux. L’article 55 de la loi SRU n’est pas respecté dans les communes les plus riches. Êtes vous favorables à :

  • 14 – abroger les articles de loi qui préparent la marchandisation des HLM i ;
  • 15 – à restituer à la CDC l’intégralité de l’épargne populaire, pour financer des HLM, et la défense de l’environnement dans l’habitat ;
  • 16 – rétablir et renforcer les aides à la pierre pour réaliser, réhabiliter et mettre aux normes environnementales les logements sociaux sans pénaliser les locataires ;
  • 17 – financer la réalisation de 200 000 vrais logements sociaux par an, pour compenser la baisse de production de logements chers ;
  • 18 – Article 55 de la loi SRU : augmenter le taux de logements sociaux, ne plus compter les PLS, renforcer les sanctions financières ;
  • 19 – Dans les HLM, une véritable transparence sur les chiffres en matière de mise en service, de production, de destruction, d’expulsion, et de traçabilitéi ;
  • 20 – Affecter les surloyers à baisser la quittance dans des PLI ou des PLS afin d’y loger des ménages éligibles au logement très social ;

D – Donner le pouvoir aux habitants : Il est temps de promouvoir les initiatives collectives, coopératives, alternatives, et d’encourager les habitants à concevoir, produire et gérer leur habitat, pour contrer la marchandisation à outrance du logement, responsabiliser les habitants, démocratiser la production de logement : Êtes vous favorables à :

  • 21 – soutenir l’autoproduction collective de logement par les habitants, sous forme notamment de coopératives de locataires ;
  • 22 – Renforcer la participation des locataires à la gestion du parc des grands bailleurs, sociaux et privés ;
  • 23 – soutenir les formes d’habitats légers alternatifs novateurs, préservant l’environnement, et créer un statut stable pour les habitants de camping à l’année ;
  • 24 – aider les gens du voyage et les Tziganes qui le souhaitent à disposer d’un habitat stable, à soutenir les terrains familiaux, à interdire les discriminations à l’installation ;
  • 25 – régulariser et viabiliser les quartiers d’habitat auto construits dans les DOM-TOM, cesser toute démolition sans relogement préalable ;

 

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Réponse de M. Hollande
Document PDF (.pdf) – 745.7 ko – 02/05/12. Télécharger
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Attention, les locataires craquent…

Chers logements chers…

Chers logements chers…

Chers logements chers…

Attention, les locataires craquent. Le drame s’exécute sans bruit. Des cas individuels, éparpillés, invisibles, mais massifs. Le coût pour se loger devient insupportable, en tous sens du terme. En dix ans, les loyers HLM se sont accrus de 29%, les loyers du parc locatif privé ont augmenté de 44,2% en moyenne pendant que les loyers à la relocation doublaient. Dans les logements sociaux, la part des impayés de plus de trois mois passe de 5,4% à 6,7% de 2008 à 2010. L’an dernier, les allocations logement furent réduites de 240 millions d’euros ! Les expulsions atteignent un record en 2009 : 106 938 décisions de justice. Une augmentation de plus d’un tiers en dix ans. Les expulsions par la police ont doublé entre 2000 et 2009 : plus de 10 000 expulsions par an.

Ce sont des chiffres ? Non, ce sont des vies. Saïda s’occupe d’un couple de riches bailleurs dans le XVIIe arrondissement parisien, qui la logent dans un deux-pièces correct pour 400 euros. A leur mort en 2010, les héritiers vendent l’appartement à des investisseurs italiens et lui signifient un congé vente. Elle subit une série d’opérations aux reins. De retour de l’hôpital en mai, elle découvre qu’elle est expulsée. Pas d’hébergement. Elle s’abrite où elle peut. Son logement est loué 1 200 euros. Après quarante ans de service, Saïda, 63 ans, n’a plus de recours. Elle dort sur le trottoir ou dans les bureaux du DAL (Droit au logement) et occupe le square Boucicaut depuis le 16 juillet avec 200 autres familles.

L’hébergement d’urgence est malade des coupes budgétaires réalisées par le gouvernement. Le Samu social ferme 5 000 places à Paris. Il en manque plus de 13 000 rien qu’en Ile-de-France. Pourtant, l’accueil de chaque sans-abri est une obligation qui incombe à l’Etat, c’est la loi.

Les mal-logés attendaient beaucoup de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo). Quatre ans plus tard, l’incurie du gouvernement dans les grandes agglomérations saute à la figure. En décembre 2010, 59% des locataires prioritaires n’étaient toujours pas relogés. La proportion monte à 70% en Ile-de-France. A Clichy (Hauts-de-Seine), Luc et Anne vivent dans 21 m2 avec deux enfants et payent 659 euros pour un studio vétuste. Ils gagnent 1 300 euros par mois et sont prioritaires Dalo depuis 2008, première année d’application de la loi. Aucune proposition de relogement à ce jour, 34 000 ménages sont dans ce cas. Parallèlement, l’Insee recense 2,12 millions de logements vides en 2010, un record, tandis que là aussi l’Etat refuse d’appliquer la loi de réquisition ! Et tellement de maires bafouent impunément l’obligation (sur vingt ans) de réaliser 20% de logements sociaux dans leur commune. Entre 2002 et 2009, seules 50,3% des communes concernées par la loi SRU ont respecté les objectifs de financement de logements sociaux.

Les travailleurs pauvres, les jeunes, les étudiants, les retraités modestes, les couples divorcés, les migrants ne sont pas les seuls à galérer. D’après une étude TNS Sofres de juin 2011, un Français sur cinq peine pour payer son logement. La part des loyers dans les revenus des locataires a doublé en trente-cinq ans. Et les attaques prolifèrent contre les droits des locataires en HLM. Le gouvernement vend les logements sociaux, dérégule peu à peu les loyers HLM, ouvre les portes du logement social aux promoteurs, c’est la marchandisation des HLM à marche forcée. La loi Molle (loi Boutin de 2009) en est le fer de lance.

Le parc locatif privé n’est pas en reste. La montée en charge des sous-locations, des baux d’un an (meublés), de trois mois ou neuf mois (pour les étudiants), accélèrent la précarisation des locataires. Les baux contre services rendus, y compris sexuels, ne relèvent plus du fait divers sordide. Là aussi le laxisme règne. Les bailleurs les plus cupides ont tous les droits. Un commerçant à la retraite, handicapé, est décédé le 12 septembre des suites du choc subi à la suite de son expulsion illégale par son bailleur et ses gros bras, un mois plus tôt, à Lambersart (Nord), ville dirigée par un ancien ministre du Logement.

Depuis 1984, la masse des loyers perçus par les loueurs a presque triplé une fois l’inflation déduite. Tirés vers le haut par les politiques de défiscalisation pour les plus riches, les revenus fonciers sont passés de 16,5 milliards à 25,6 milliards d’euros de 2003 à 2008. On attend impatiemment, à l’exemple des grands patrons réclamant plus d’impôts, un appel de propriétaires bailleurs pour baisser les loyers. Ou faudra-t-il que les locataires et les accédants, étranglés par le logement cher, se mettent en grève ?

JEAN-BAPTISTE EYRAUD Porte-parole de Droit au logement, ALBERT JACQUARD Généticien, WILLY PELLETIER Coordinateur général de la Fondation Copernic, MGR JACQUES GAILLOT Evêque de Parténia.

source

« biens mal acquis » ne profitent jamais…

source : ce blog (Gabao Res Publica)

 

Puisque de belles et nobles âmes s’émeuvent de ce que des squatters, encadrés ou non par des mouvements tels jeudi noir ou le Dal, remettent en cause le droit de propriété (comme s’en est indigné Mr Apparu), au risque de plonger dans l’indigence de pauvres gens sans défense (ainsi, AXA…), j’aimerais soumettre à leur sagacité ce nouvel épisode des aventures du collectif, après l’occupation de l’avenue Matignon.

Le nouvel immeuble – un hôtel particulier situé non loin de l’Assemblée Nationale – que ces bénévoles courageux ont tenté d’investir ce matin avant d’être assez rapidement délogés par des forces de l’ordre pléthoriques, se situe donc au 51, rue de l’Université, dans le VIIème arrondissement de Paris.  Acquis par Ali Bongo en mai dernier, et alors que celui-ci était reçu par Nicolas Sarkozy sans trop de complexe comme à son ordinaire, jeudi noir s’associait par cette action symbolique à la protestation de l’association Collectif pour la libération du Gabon. Ceux -ci entendaient ainsi attirer l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion sur ce que l’on nomme les « biens mal acquis« .

Comme le stipule Libération, « les détournements de fonds publics ont permis à la famille gabonaise de détenir une dizaine de logements – appartements ou hôtels particuliers – à Paris, dont la valeur totale avoisine les 160 millions d’euros.« 

« Ces biens mal acquis sont sous le coup d’une enquête judiciaire. En novembre dernier, la cour de Cassation avait validé la plainte de plusieurs ONG contre les détournements de fonds des familles Bongo, Nguesso et Obiang (au pouvoir au Congo-Brazzaville et en Guinée-Equatoriale). »

Nous ne pouvons que nous montrer solidaires de cette action qui nous prouve une fois de plus que  l’Etat français est enlisé dans sa logique de « connivence » avec des dictateurs, comme l’histoire récente nous le démontre (hélas…)  à profusion.

 

En savoir + sur les biens mal acquis :

– un article complet ( include : l’implantation des immeubles et autres bien mal acquis…) de Rue 89

la dimension judiciaire

– France 24 censure une vidéo gênante…

Vivre ensemble autrement : le Pacte citoyen pour les droits et la citoyenneté

 
Comme je souscris pleinement à l’ initiative ci-après, qui va clairement dans le sens de mes convictions et constitue un bon paravent aux idées nauséabondes véhiculées si librement actuellement, au plus grand mépris de notre constitution, de nos usages républicains, et de la tradition démocratique d’hospitalité et de défense des droits de l’homme de mon pays, la France, je suis heureux de vous faire partager ce pacte citoyen qui s’annnonce. Il m’apparaît constituer un très bon paravent à ce putride débat sur l’identité nationale et à une certaine politique d’exclusion tant en vogue aujorud’hui,  en venant apporter fort à propos, plutôt qu’une position de rejet et de logique de bouc émissaire, un rempart et une amorce de propositions concrètes émanant des 45 organisations signataires, tout en ayant l’ambition d’instaurer un débat d’une autre nature. C’est à dire (ce n’est pas difficile) un peu plus généreuse… A vous d’en juger. Et merci de relayer.
Pacte citoyen pour les droits : 45 organisations rassemblées pour agir

 (Pour lire le Pacte citoyen pour les droits)

 En tant qu’organisations associatives et syndicales, nous n’avons vocation ni à exercer le pouvoir ni à construire des programmes politiques. Il nous revient en revanche, en toute indépendance, de faire entendre la voix de la société civile ; d’interpeller ceux qui sollicitent les suffrages des citoyens. Car le débat public doit se développer pour construire des réponses claires, nouvelles, en phase avec les attentes et les revendications dont nous sommes porteurs, en phase avec l’intérêt général.

 Les gouvernants tiennent leur légitimité du suffrage universel. Mais ils n’ont pas reçu mandat de remettre en cause les libertés, d’organiser la fragmentation sociale, de désigner des groupes sociaux entiers comme boucs émissaires de l’insécurité. Rien ne peut justifier qu’un nombre croissant de nos concitoyens se trouvent placés en situation d’illégalité pour vivre, de travailler dur pour se retrouver menacé par la pauvreté, d’être en situation de risque dès qu’il s’agit de défendre ses droits.

 Or nos droits, nos libertés sont attaqués, fragilisés, remis en cause. Chaque jour un peu plus, la manière dont le pouvoir est exercé piétine les valeurs républicaines et menace l’effectivité de la démocratie. La mise en avant de crises bien réelles  écologiques, sociales, financières  ne saurait servir d’alibi à la régression des droits.

 Nos organisations placent au coeur de l’éthique démocratique les libertés individuelles et collectives, le respect de l’égalité et l’effectivité des solidarités. C’est pourquoi nous considérons que le temps est venu de réagir et de construire un nouveau vivre ensemble, un nouveau contrat citoyen. Il y a urgence.

 Lorsque les pouvoirs sont concentrés à l’Elysée, les contre-pouvoirs indépendants affaiblis voire menacés de disparition (Défenseure des enfants, CNDS, Halde), le dialogue social bousculé voire réduit à une formalité, le mouvement associatif sommé de souscrire à une logique marchande d’appels d’offres, les collectivités territoriales menacées d’un retour de la tutelle (substitution d’office pour imposer la vidéosurveillance)… la démocratie est privée d’oxygène.

 Avec la traque des sans papiers, le durcissement incessant des conditions d’accès au séjour, les tests ADN, la propagande nauséabonde sur le thème de l’« identité nationale » étatisée, les encouragements à la délation, le ciblage des « délinquants de la solidarité »… une véritable xénophobie d’Etat défigure la République.

 Quand l’injustice fiscale augmente, quand les inégalités scolaires, territoriales, générationnelles s’accroissent sans cesse, quand les sacrifices demandés aux uns contrastent avec les privilèges affichés par les autres, se crée une situation invivable, lourde d’injustices et de périls. L’égalité est en jachère.

 Le fichage de dizaines de millions de citoyens, les interconnexions qui se multiplient, la systématisation du recours à la vidéosurveillance, le développement des techniques de traçage tissent une société de la surveillance et du soupçon. La justice est soumise à des pressions croissantes ; les missions de la police sont dévoyées, instrumentalisées à des fins très éloignées de nos principes républicains. Bien trop éloignées… Les libertés sont en danger.

 Par un jeu de « réformes » successives les services publics sont mis en pièces ; la fonction publique n’est évoquée qu’au travers de son « coût » ; la loi sur le logement social est impunément violée et les bases de notre pacte social sont livrées à un véritable travail de sape : protection sociale, retraites, cohésion territoriale sont en ligne de mire… Les solidarités sont à l’encan.

 Il est temps de penser autrement, de faire autrement, d’ouvrir des perspectives nouvelles. Contre les prétendues fatalités, nous choisissons l’espoir.

  Nous proposons aujourd’hui un « Pacte pour les droits et la citoyenneté »

  Un tel pacte doit se construire dans le temps long du débat démocratique et sur une base solide et partagée. C’est pourquoi nous affirmons ensemble les orientations fondamentales suivantes :

- La démocratie suppose la séparation des pouvoirs et le contrôle citoyen des gouvernants : nous demandons le respect des attributions constitutionnelles du Parlement, du gouvernement et des autorités juridictionnelles, des garanties d’indépendance réelle et de moyens d’action suffisants pour les Autorités indépendantes.

- La vie privée et les libertés doivent être protégées contre l’envahissement du contrôle social et le risque d’une surveillance généralisée : nous demandons que le fichage généralisé et les interconnexions de fichiers soient proscrites, que la loi encadre les fichiers de police, que les technologies de surveillance, de fichage et de traçage soit sous contrôle effectif d’Autorités indépendantes.

- La justice doit être indépendante et équitable, la police au service de la sûreté de tous : nous demandons la suppression des juridictions d’exception et des régimes d’exception dans la procédure pénale, le rétablissement de la spécificité de la justice des mineurs dans l’esprit de l’ordonnance de 1945 ; la garantie de l’indépendance de l’instruction pénale à l’égard du pouvoir politique, le respect de la jurisprudence européenne sur la garde à vue ; l’application des « règles pénitentiaires » du Conseil de l’Europe et la priorité aux alternatives à la prison ; la fin des contrôles au faciès, de l’emploi militarisé des forces de police, la sanction des violences policières et la création d’une police de proximité respectueuse des droits de tous les citoyens.

- La République est fraternelle et égale : nous demandons la garantie de l’égalité face au racisme, au sexisme et aux discriminations ; l’interdiction de tout enregistrement dans les fichiers administratifs ou de gestion de données personnelles relatives aux « origines géographiques » ; l’engagement pour la « mixité des droits » et contre les inégalités de genres ; l’abrogation des lois xénophobes, la fin de la chasse aux sans papiers et le respect de l’« accueil inconditionnel » excluant tout « délit de solidarité ».

- « Vivre ensemble » repose sur l’effectivité des droits sociaux, des solidarités : nous demandons que cesse la mise en concurrence de tous avec tous et que des « politiques de droit commun » assurent l’accès de tous aux droits de tous. Les services publics doivent être défendus et modernisés ; l’égalité devant l’impôt et les contributions sociales doit être rétablie ; l’Etat doit assumer sa responsabilité de garant des droits à l’éducation, au logement, aux soins et à la protection contre les risques sociaux. Le droit du travail doit pouvoir relever les défis de la précarité et de l’insécurité sociale ; la protection des salariés doit pouvoir s’appuyer sur une sécurisation des parcours professionnels, sur un véritable statut du travail salarié ; le syndicalisme doit pouvoir vivre et se développer, singulièrement dans les petites entreprises, sans avoir à craindre harcèlement, discriminations ni criminalisation du mouvement social.

 Nos organisations expriment un vaste champ de préoccupations et d’expertises, chacune avec son identité et sa part propre de responsabilités. Elles le font dans les limites de leur personnalité et de leur mandat tout en partageant la démarche d’ensemble.

 Cette convergence est au coeur de notre Pacte. Elle lui permet de faire vivre les valeurs dans lesquelles nos organisations se reconnaissent et qu’elles font vivre au quotidien. Pour lui donner un contenu concret, tangible et quotidien, aux orientations que nous partageons s’ajoutent des propositions concrètes que porteront plus particulièrement certaines de nos organisations.

 Elles concerneront :

- la démocratie

- la protection de la vie privée et des données personnelles

- les droits et libertés face à la justice, à la police et au système pénitentiaire

- la lutte contre la xénophobie, le racisme, le sexisme et les discriminations

- l’égalité sociale et les solidarités.

 A travers ce pacte proposé à la société française, nos organisations revendiquent une conception du Politique qui place au coeur de l’éthique démocratique la garantie des libertés individuelles et collectives, la lutte contre les inégalités et la construction de nouvelles solidarités. C’est sur cette base qu’elles interpellent les responsables politiques et leur demandent de débattre et s’engager clairement. Afin d’éclairer les choix des citoyens.

 Avec eux, avec tous, il nous revient de construire les réponses, nos réponses. L’avenir et l’espoir n’appartiennent à personne et ne sont pas écrits à l’avance.

 Les choix qui sont devant nous sont l’affaire de tous. C’est à elles, à eux, à nous, tous ensemble qu’il revient de faire vivre le pacte passé entre la République et les citoyens.

 

 Organisations rassemblées autour du « Pacte pour les droits et la citoyenneté » :

AC ! Agir contre le chômage et la précarité ; Association de promotion des cultures et du voyage ; Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac) ; Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF) ; Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception (Cadac) ; Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (Cedetim) ; Centres d’entrainement aux méthodes d’éducation active (Céméa) ; Confédération générale du travail (CGT) ; Collectif national pour les droits des femmes (CNDF) ; Comité Idaho (International Day Against Homophobia and Transphobia) ; Comité inter-mouvements auprès des évacués (Cimade) ; Confédération nationale du logement ; Confédération paysanne ; Confédération syndicale des familles (CSF) ; Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal) ; Coordination européenne pour le droit des étrangers à vivre en famille ; Droit au logement (Dal) ; Fédération des associations réflexion, action, prison, et justice (Farapej) ; Fédération des conseils de parents d’élèves des écoles publiques (FCPE) ; Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (Fasti) ; Fédérations des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR) ; Fédération nationales des déportés et internés, résistants et patriotes (FNDIRP) ; Fédération syndicale unitaire (FSU) ; France terre d’asile ; Fondation Copernic ; Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti) ; Imaginons un réseau Internet solidaire (Iris) ; Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Ligue de l’enseignement ; Marches européennes contre le chômage, la précarité et les exclusions ; La mutuelle des étudiants (LMDE) ; Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) ; Mouvement de la paix ; Syndicat national des enseignants du second degré (Snes-FSU) ; Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup-FSU) ; Observatoire international des prisons (OIP) ; Opération villages roumains France (OVR France) ; Le planning familial ; Syndicat national des journalistes (SNJ-CGT) ; Syndicat des avocats de France (Saf) ; Syndicat de la magistrature ; Terre des Hommes France ; Union juive française pour la paix (UJFP) ; Union nationale des étudiants de France (Unef) ; Union syndicale Solidaires ; Union nationale lycéenne (UNL)…

 

Lettre d’un gros con de gauche à koztoujours

Pour commencer le dialogue, il est utile de préciser le contexte, que voici. Alors que je venais de découvrir Google reader, je tombe sur cette image, qui attire mon attention… librecoeur

Graphiquement, cela attire l’œil, vous en conviendrez. Et puis, Joe Cooker, j’aime plutôt, je me dis on va voir la suite, ça peut être sympa…. Je clique sur le titre du billet et je me retrouve là :

head1

Bon…. Toujours attiré par ce graphisme dépouillé, que j’apprécie, et cette douceur laiteuse, qui me met en confiance, je poursuis ma lecture, et après un brouhaha de mots sur la causalité des chaînes et le refus qui honore l’auteur de répondre à celle à laquelle l’invite le Modem, voilà que je me retrouve ici :


« Alors où me situe-je, politiquement parlant ? » se demande benoîtement notre collègue blogueur à la charte graphique raffinée.  Je vous passe les détails, la réponse est : « droite canal gaullo-christiano-sociale ». Bon. Petite déception, je m’attendais à mieux, je me disais qu’on pouvait être de gauche et partager mes goûts visuels, mais manifestement, que nenni. Jusque là, rien de bien grave. Mais c’est après que ça se gâte. Au détour d’une phrase, alors que je cheminais tranquillement tout en m’efforçant de ne pas perdre le fil du raisonnement dans un univers qui n’est pas vraiment le mien, voilà que je me retrouve soudain agressé d’un coup de matraque sur la tronche, au détour de ceci :


«  Quand je lis en revanche que Jean-François Copé – que j’aime bien, comme Alain Juppé, n’en déplaise à tous ces gros cons de gauche1 – considère, à la suite du débat sur le travail dominical qu’il serait révélateur de ce que la droite n’a pas “crevé l’abcès” sur les questions de société, je tords le cou : dans quel sens la droite est-elle censée opérer sa clarification ? »


Que quelqu’un aime Jean-François Coppé, c’est son droit. J’ai déjà tordu le cou à ce dernier à propos de ses déclarations indignées dans un billet précédent (« Coppé en short »). Dossier clos. Mais que moi et tous ceux qui me sont chers, nous nous retrouvions insultés et que je laisse passer cela, hors de question. Là, une fois de plus, oui, je le confesse, Monsieur le catho tendance gaulliste, même social, j’ai vu rouge. Et vous ai envoyé le commentaire suivant :


« 26. gauchedecombat  |  18 January 2009, 16:59     lien

 » Considérons que je suis un “gros con de gauche” (92 kilos, ça le fait), que je ne sais pas qui tu es, que je me sens insulté, mais que je suis quelqu’un de plutôt censé, malgré mes humeurs… je vais donc m’enquérir illico des balises exactes permettant de nous départager idéologiquement… sinon humainement (je ne parle pas pour ma part de gros cons de droite, bien que je ne comprenne généralement pas qu’on puisse en être, un homme ou une femme ne se résument pas toutefois pour moi à leurs idées politiques)et je reviendrai te voir sous la forme d’un billet qui s’intitulera “lettre d’un gros con de gauche à koztoujours”. Te voila prévenu. Et comme un homme prévenu en vaut deux… qui se retrouve avec un poids de connerie considérable ? »


Chose promise, chose due. Mes ami(e)s de gauche, j’en appelle à votre solidarité gauchiste, bien que nous ayons des nuances d’appréciation sur ce que doit être notre grande famille, nous ne pouvons permettre à ce blogueur flou de nous insulter sans lui rendre la monnaie de sa pièce. Je vous propose donc d’initier une (je l’espère) longue série de billets qui contribuent à clarifier le débat, et remettent ceux (et celles…) qui franchissent la ligne rouge à leur place. Que ce monsieur Koz ne juge pas utile de voir « dans quel sens la droite est-elle censée opérer sa clarification », c’est son problème, s’il aime à évoluer dans le brouillard. Mais ne gagnerons nous pas, nous, gens de gauche, à définir nos positions ? Voilà qui serait un bon moyen de répondre à ce petit agité méprisant qui nous gouverne en lui démontrant que ses tours de prestidigitateur ne fonctionnent pas, et que la droite et la gauche ne sont pas des notions dépassées… Permettons aux français d’y voir plus clair, et de pouvoir se positionner avec davantage de repères. Permettez moi de lancer l’offensive. Car,  m’étant senti offensé le premier, à moi le choix des armes…

Commençons par le début. Comme cela est généralement connu, les notions de droite et de gauche remontent à l’époque de la révolution française, en 1789, lorsque les opposants au droit de veto royal se regroupaient à gauche de l’hémicycle, tandis que les partisans du pouvoir royal en formaient l’aile droite (1). Voilà qui nous situe le débat plus précisément, Monsieur Koztoujours, et qui remet l’adversaire là où il se trouve, alors que lui-même se pose la question…. « Dans quel état j’ ère ? »….(cf. son article, déjà cité). Ravi de vous avoir rendu service, non, non ne me remerciez pas.


En consultant Wikipédia, nous apprenons que « la gauche désigne la partie gauche de l’hémicycle d’une assemblée parlementaire et les personnes et partis qui y siègent habituellement. Les partis de gauche se rassemblent généralement dans la promotion d’idéaux progressistes et de liberté, la critique de l’ordre social et la volonté de réformer celui-ci dans un sens égalitaire et rationnel. Elle comprend la social-démocratie, le radicalisme, le socialisme, le communisme et l’anarchisme «

En France, en 2008, les principaux partis classés à gauche sont :


* le Parti socialiste (PS)
* le Parti communiste français (PCF)
* les Verts
* le Parti Radical de Gauche (PRG)
* le Mouvement républicain et citoyen (MRC)
*La Ligue communiste révolutionnaire qui devrait donner naissance, bientôt,  au NPA
* Lutte ouvrière
* Le Parti des travailleurs dissous en juin 2008 pour devenir le Parti ouvrier indépendant


Il existe d’autres partis ou mouvements non représentés au parlement :


* les Alternatifs, anciennement l’Alternative rouge et verte (AREV)
* Alternative libertaire
* la Coordination des groupes anarchistes
* la Fédération anarchiste
* la Coordination nationale de la gauche républicaine (CNGR)
* le Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS)
* l’Alternative unitaire pour une gauche antilibérale
* Alternative citoyenne, en Île-de-France, et mouvements similaires dans certaines régions

Ainsi que des associations, mouvements et collectifs qui, bien que n’ayant pas de rôle électoral contribuent à la vie de la gauche politique (impossible d’être exhaustif, elles sont si nombreuses, c’est bien ce qui fait la force et la richesse (humaine) de la gauche) :


*la  Fondation Copernic
* le Mouvement de l’utopie concrète
* le DAL
* collectifs du 29 mai » ), qui appartiennent à la gauche antilibérale.
* ATTAC, et toutes les associations qui y ont adhéré…

Les mouvements PRS et Mars devraient quant à eux se fondre dans le nouveau Parti de gauche (PG) créé par J.L. Melenchon et M. Dolez.

Voilà pour les organisations qui composent le paysage en camaïeu (et vive les nuances et les différences de couleur !) de la gauche d’aujourd’hui. Je n’y ai pas cité, volontairement,  le nouveau parti de notre cher  soi-disant socialiste Jean-Marie ( Gauche moderne) qui n’a de gauche que le nom… (Je pense, sans avoir la prétention d’incarner à moi seul toute la gauche, que 99 % des gens de ma famille politique seront d’accord, n’est-ce pas ?).

Craignant de lasser par la longueur démesurée du billet, j’aborderai  dans un autre texte la ligne de démarcation idéologique qui, selon moi, définit les différences entre droite et gauche… hormis un rapport au pouvoir…. particulier.


By gauchedecombat


1. droite dont on apprend, toujours selon cette encyclopédie libre, que «  À l’origine, dans la plupart des sociétés, et notamment les sociétés occidentales, la « droite » est la place de la relation privilégiée avec le Roi. » Voilà qui est porteur de sens… face à un président qui se comporte comme tel. N’en déplaise à monsieur Koz. Il a choisi son camp.