#Ring, des éditions malades de la #PesteBrune

capturePar le biais de cet article, je vous convie à une plongée dans la galaxie extrêmement droitière qui gravite autour des décriées éditions Ring, dont le patron est David Serra. Au menu, des gens aussi exquis (dont certains bien connus ici) que  Laurent Obertone, Geoffroy Lejeune, Alexandre Mendel , Philippe Verdier, Marsault, Ghislain Gilberti,  et Breizh info… entre autres porteurs de peste brune. Encore un document à verser aux archives du racisme/sexisme contemporain. Dont acte.

Bravo les artistes #violencespolicieres #Theo #adamatraore (et on emmerde le #FN)

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Ce mercredi, dans Libé, plusieurs dizaines d’artistes, sportifs, comédiens ont signé une tribune contre les violences policières,  après le viol du jeune Théo lors de son arrestation mais aussi la mort d’Adama Traoré lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise en juillet dernier. En voici le texte, que je tenais à laisser en mémoire ici, tant les mots sont forts, et les accusations envers un pouvoir coupable, puissantes et pertinentes à mes yeux.

Nous, artistes, sportifs-tives, comédien-nes, écrivain-es […] considérons que la mort d’Adama Traoré n’engage pas seulement ses proches mais l’ensemble de notre pays, de notre société.

Cet été, à Beaumont-sur-Oise, un jeune Français est mort entre les mains des forces de l’ordre, le jour de ses 24 ans. Et, depuis six mois, ce qui aurait pu n’être qu’une énième «bavure» meurtrière illustre jour après jour l’impunité de certains gendarmes et policiers en France, telle qu’elle est depuis longtemps dénoncée par les organisations des quartiers populaires et les comités de soutien aux victimes, et par Amnesty International depuis 2009.

Ce 19 juillet 2016, Adama Traoré tente d’échapper à un contrôle d’identité parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui et qu’il connaissait la violence susceptible d’en découler. Interpellé, Adama est plaqué et maintenu au sol par trois gendarmes qui pèsent de tout leur poids sur son corps. Les militaires notent qu’Adama se plaint de ne pas pouvoir respirer, ils l’embarquent dans leur fourgon où il perd connaissance. Plutôt que de le transporter à l’hôpital, ils poursuivent leur route vers la gendarmerie. Ce 19 juillet 2016, vers 17 h 45, Adama Traoré disparaît entre les mains des forces de l’ordre.

Selon la version officielle, les pompiers constatent le décès d’Adama à 19 h 05. Mais rien n’est dit à la famille. Ayant entendu dire qu’Adama «a fait une crise», ses proches contactent les hôpitaux pour rechercher sa trace. En vain. Aux alentours de 21 heures, c’est par un appel aux pompiers qu’ils apprennent que le jeune homme est retenu à la gendarmerie. Oumou Traoré, la mère d’Adama, vient alors demander des nouvelles de son fils à la caserne, où on lui répond qu’«il va très bien». Elle attend donc sur place, avec ses proches. Jusqu’à 23 h 30, quand les gendarmes annonceront la mort d’Adama. Soit quatre heures et demie après le constat officiel du décès.

Les suites de cette mort suspecte nous interrogent : déclarations contradictoires des autorités, tentatives de salir la mémoire de la victime, dissimulation de son corps, escamotage des rapports médicaux, mensonges des forces de l’ordre, pressions sur la famille, intimidations des habitants… Les pouvoirs publics ont manifesté une partialité constante pour éclipser les actes qui ont conduit à la mort d’Adama. Jusqu’au procureur de la juridiction qui évoque «une infection très grave», un «malaise cardiaque» et la présence d’alcool et de cannabis dans le sang d’Adama pour justifier son décès. Autant d’affirmations qui seront démenties par les expertises médico-légales. Le tout afin d’occulter les circonstances réelles de la mort d’Adama Traoré à ses proches, comme aux médias et à l’opinion publique.

Cependant, après qu’il a été démontré qu’Adama est mort asphyxié, et après que le procureur qui a sciemment menti à la famille et aux journalistes a été muté et que l’instruction de l’affaire a été dépaysée à Paris, nous assistons à un acharnement constant des autorités contre une famille dont la détermination, soutenue par la solidarité des habitants de leur quartier, a permis de mettre au jour les contrevérités officielles.

Depuis le premier jour, la maire de la ville n’a cessé d’entraver les sollicitations de la famille. Refus d’autoriser une marche blanche au lendemain de la tragédie, obstruction aux demandes d’entretien de la mère et des frères et sœurs d’Adama, absence de visite sur place et, après chaque manifestation de soutien, extinction de l’éclairage public nocturne dans le quartier (situation propice à toutes les provocations et dégradations) : on est loin d’une recherche d’apaisement. Enfin, après avoir partagé sur sa page Facebook un appel à la violence armée des «citoyens de souche» pour «venir en aide à nos pauvres policiers», la maire a menacé de porter plainte en diffamation contre Assa Traoré – la sœur de la victime, devenue porte-parole de la famille – qui avait dénoncé ce parti pris.

Du côté de l’Etat, malgré les mensonges avérés, le ministre de l’Intérieur n’a jamais eu un mot, ne serait-ce que de compassion, à l’égard de la famille. Interpellé par un député à l’Assemblée, il refuse même de prononcer le nom d’Adama Traoré ; tandis qu’il assure les gendarmes et la maire de Beaumont de son appui plein et entier. Mépris, esprit de revanche et parti pris aveugle, c’est donc le message que les pouvoirs publics renvoient depuis six mois à la famille et aux habitants de Beaumont qui ont manifesté massivement leur solidarité. Finalement organisée, la marche blanche réclamant vérité et justice pour Adama a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Une mobilisation sans précédent dans cette commune paisible, derrière une famille qui ne réclame aucun privilège, aucune exception mais exige la stricte application du droit républicain : la vérité sur la mort d’une victime quand la violence des forces de l’ordre est en cause et la mise en examen de ceux qui en sont responsables.

C’est pour cela que l’affaire Adama Traoré est l’affaire de tous : pour affirmer et défendre l’égalité des droits. C’est cette exigence élémentaire que nous, artistes, sportifs, comédiens, écrivains, […], partageons et relayons. Nous refusons que les habitants des quartiers populaires qui sont quotidiennement frappés par la violence économique et la violence raciste soient également abandonnés à l’insécurité, aux mensonges, à une culture de l’excuse permanente des excès des forces de l’ordre et au jeu dangereux des politiques qui tentent de monter les citoyens les uns contre les autres. Nous refusons qu’une part croissante de la population française soit abandonnée par la République, et nous réclamons la plus stricte impartialité des pouvoirs publics quand les garants de l’ordre outrepassent les lois. «C’est une affaire d’Etat», selon Assa Traoré, et nous sommes également convaincus que c’est toute notre société qui se salit, si elle se tait et détourne le regard. Et nous avec, si nous ne réagissons pas.

Le 2 février, à Paris, des rappeurs donnaient à Paris un concert de soutien «Justice pour Adama». Ce même jour, Théo L., 22 ans, subissait la barbarie de l’agression policière qui révolte aujourd’hui le pays. C’est pourquoi nous appelons, par une convergence de toutes nos sensibilités et dans un élan solidaire, à soutenir l’exigence de vérité et de justice pour Adama, de justice pour Théo, comme pour toutes les victimes des violences des forces de l’ordre. C’est notre cause commune à toutes et tous : ensemble contre les violences policières et leur impunité.

Cet appel a été lancé et porté par le site QuartiersXXI.

Premiers signataires : Jeanne Added – Auteur compositrice interprète. Alivor – rappeur. Daniel Allouche – boxeur. Mehdi Alloune – boxeur. Sameer Ahmad – rappeur. Akhenaton – rappeur. Arthur H – chanteur. Virginie Aussietre – Chargée de production. Fred Alpi – chanteur-guitariste. BABX – chanteur. Black M – chanteur. Marine Bachelot Nguyen – auteure et metteure en scène. Eric Bellinger – chanteur compositeur. David Bobée – metteur en scène, directeur du Centre dramatique national de Normandie. Julie Bonan – actrice. Rachida Brakni – comédienne et metteuse en scène. Eric Cantona – acteur. Jil Caplan – chanteuse. Casey – rappeuse. Cenza – rappeur. Cerna – rappeur. Marc Cheb Sun – auteur. China Moses – chanteuse. Chinese Man – hip hop funk. Christine & The Queens – chanteuse. Samuel Cueto – photographe. C2C – DJ. Gerty Dambury – auteure, comédienne et metteure en scène. Décoloniser les arts – collectif. Deluxe – groove. Vincent Delerm – auteur-compositeur-interprète. Nadir Dendoune – écrivain. Alice Diop – auteure réalisatrice. Eva Doumbia – metteure en scène. Rokhaya Diallo – auteure réalisatrice. D’ – auteur, rappeur, réalisateur. Disiz – rappeur et acteur. Nicolas Duvauchelle – acteur. Elephanz – musiciens, chanteurs. Elom 20ce – rappeur. Annie Ernaux – auteure. Feadz – DJ. Fianso – rappeur. Fik’s Niavo – rappeur. Flynt – rappeur. Fresh Gordon – rappeur. Edgar Garcia – Directeur de Zebrock. Georgio – rappeur. Grain d’Sable – rappeur. Grand Corps Malade – slameur. Gringe – rappeur, acteur. Cyril Gueï – comédien, réalisateur. Hervé Haine – chanteur, musicien. Camille Hardouin – chanteuse. Hocus Pocus – rappeurs. IAM – rappeurs. Imany – chanteuse. Jeff le Nerf – rappeur. Jow L. – rappeur, graffeur. JR O Chrome (sexion d’assaut) – rappeur. Mathieu Kassovitz – acteur et réalisateur. Kavinsky – DJ. Kohndo – rappeur. Krista – rappeuse. Ladj Ly – réalisateur. La’Myia Good – chanteuse et actrice. Lola Lafon – écrivaine. La Jonction – rappeurs. La Rumeur – rappeurs. Albin de La Simone – auteur, compositeur, interprète. Le Doc – rappeur. Samuel Légitimus – metteur en scène. LEJ – Chanteuses. Gilles Lellouche – acteur et réalisateur. Le Sous-Marin – rappeur. Lilly Wood and the Prick – chanteuse. Lino – rappeur. Liqid – rappeur. Edouard Louis – écrivain. Mademoiselle K – chanteuse. JP Manova – rappeur. MC Métis – rappeur. Missy Ness – DJ. Mokobe – rappeur. Yannick Noah – chanteur. Harek Nadja – réalisatrice. Nodja — rappeur. Nasme – rappeur. Nekfeu – rappeur. Nnoman Cadoret – photographe. Nodey – DJ. Noruff – rappeur. Samia Orosemane – humoriste. Julien Pitinome – photographe. Pone – DJ. Olivier Rabourdin – acteur. Ramzy Bedia – acteur. Ryaam – rappeuse. Rocé – rappeur. Océane Rosemarie – auteure, comédienne. Aurelie Saada – chanteuse. Safir – rappeur. Saïdou – rappeur. Saké – rappeur. Eros Sana – Photojournaliste, Directeur de publication de Fumigène Magazine. Lyes Salem – acteur et réalisateur. Scred Connexion – rappeurs. Scylla – rappeur. Singe des Rues – rappeurs. Sitou Koudadjé – rappeur. Maboula Soumahoro – cofondatrice du festival Black History Month, historienne. Sound Pellegrino – label House. Skalpel (Première ligne) – rappeur. Skud – rappeur. Archie Shepp – saxophoniste. Stresh – DJ. Omar Sy – acteur. Tekilatex – rappeur. Serge Teyssot Gay – guitariste. Roland Timsit – comédien, metteur en scène. Jean-Pierre Thorn – cinéaste. Tonytoxic — rappeur. Petr Vaclav – réalisateur, scénariste. Vîrus – rappeur. Wira – rappeur. Cathy Yerle – chanteuse, musicienne. Rhita Zaoujal – karatéka. Yassin Zaoujal – athlète de haut niveau. Zebda – chanteurs

Autres signataires:

Zahra Ali – SOAS University of London. Hourya Bentouhami – maîtresse de conférence, université de Toulouse Jean-Jaurès. Yann Cherruault – rédacteur en chef d’International Hip Hop. Sonia Dayan-Herzbrun – sociologue, professeure émérite à l’université Paris Diderot/Paris 7. Marielle Debos – politiste, Université Paris Nanterre. Laurence De Cock – historienne. Emmanuel Devaux – journaliste. Didier Fassin – professeur de sciences sociales, Institut d’études avancées de Princeton
. Eric Fassin – sociologue, professeur à l’université Paris-8. Sébastien Fontenelle – journaliste. Joao Gabriell – auteur. Franck Gaudichaud – enseignant-chercheur (Université Grenoble Alpes). Vincent Gay – sociologue. Samir Hadj Belgacem – Sociologue et politiste, Affilié à l’équipe ETT (ENS/EHESS/CNRS). Michel Kokoreff – sociologue. Geoffroy de Lagasnerie – sociologue. Silyane Larcher – Chercheure au CNRS en science politique. Mathilde Larrere, historienne. Mehdi Maïzi (chroniqueur rap). Nasima Moujoud – maitresse de conférences en anthropologie, université Grenoble Alpes. Ugo Palheta – sociologue, maître de conférences à l’université Lille-3. Paul Pasquali – chercheur au CNRS (sociologue). Chafik Sayari – journaliste. Joan W. Scott – Institute for Advanced Study, Princeton, New Jersey US. Pierre Tévanian – professeur de philosophie, collectif Les mots sont importants. Sylvie Tissot – Université Vincennes-Saint Denis-Paris 8. Fabien Truong – université Paris 8. Laetitia Tura – Photographe

A peine cette tribune publiée, et comme pour donner raison à leurs signataires, et à tous ceux qui soutiennent leur démarche, la lie de notre société représentée par la fachosphère s’est aussitôt empressée de salir l’initiative. Exemple chez FDesouche :

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On notera au passage l’emploi des termes artistes et intellectuels entre guillemets. Les mépriser ainsi en dit déjà suffisamment long sur ce qu’entend désigner comme artistes et intellectuels cette extrême droite là : seuls ceux partageant sa médiocre vision étriquée  de l’art, de la culture et de l’intelligence, qui assurent sa pitoyable propagande, de seconde zone et de bien dérisoire talent comme Franck de Lapersonne, qui n’est en effet pas vraiment quelqun. Les lecteurs/trices apprécieront.

c’est officiel : le #FN veut l’apartheid en fRance

200px-apartheidsignenglishafrikaans Marion Anne Perrine Le Pen avait déjà évoqué l’idée scandaleuse de s’en prendre aux enfants étrangers en leur appliquant, même à eux, la préférence nationale. Comme cette idée honteuse se heurtait aux fondements mêmes de la constitution française prévoyant une égalité de droits, ce qui est fort heureux, et un accès à l’éducation de TOUS les enfants sans distinction de race, de religion ou d’origine,  Philippot propose d’aller encore plus loin, en inscrivant la préférence nationale dans la constitution. Voilà qui ferait de notre pays un territoire de ségrégation qui me serait proprement insupportable. Mais nous n’en sommes pas encore là. Le Fn n’a pas encore gagné l’élection présidentielle à ce que je sache,  et c’est fort heureux : je serais alors obligé de prendre le maquis et de fourbir mes armes en rêvant d’explosions magnifiques ;)… En outre, même dans ce cas, il devrait sortir de l’Europe, ce qui n’est pas gagné, et passer outre de nombreuses conventions internationales (voir ici ), les droits de l’enfant faisant l’objet d’une reconnaissance au niveau international. Mais comme ces gens sont tous seuls dans leur tête… 

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le #feminisme du #FN, c’est donc ça, @SteeveBriois ?

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On comprend que le film de Lucas Belvaux puisse en déranger certains, à l’extrême-droite… Les vampires de la tribu (très) primaire des « Onéchénous » n’aiment guère la pleine lumière. Bande annonce :

Voilà ce qu’en dit le Huffington Post :

FRONT NATIONAL – Si le film « Chez Nous » de Lucas Belvaux ne porte pas spécialement sur la vie de Marine Le Pen, difficile de ne pas voir sous les traits du personnage Agnès Dorgelle (incarnée par Catherine Jacob) l’ombre de la présidente du Front national.

Et pour cause, le long métrage, dont le trailer est sorti ce vendredi 30 décembre, est largement inspiré de la progression du parti d’extrême droite. À l’affiche, seront également présents André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Emilie Dequenne

Cette dernière incarne Pauline, une infirmière à domicile travaillant dans le Nord, entre Lens et Lille, qui va se faire approcher par le « Bloc Patriotique » (ressemblant étrangement au Front national) afin qu’elle se porte candidate aux municipales, dans ce territoire miné par la crise de la métallurgie. Selon le réalisateur, le film décrit cette « parole qui se libère, disséminant une odeur abjecte qui dérange de moins en moins ».

On comprendra donc aisément que je ne puisse passer à côté du propos  dans cette nouvelle formule de ce blog. Surtout quand je vois la réaction d’un maire FN qui pourrait être éventuellement directement concerné… s’il prenait ce film pour autre chose qu’une fiction…  (mouarfff ! le con ! 😉

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(ce à quoi je fais allusion :

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Le féminisme selon Saint Neuneu consiste donc à qualifier une femme de « Pot à Tabac », qui se dit d’une  » Personne grosse et courte, petite et obèse, bouffie, contrefaite ».  Voilà voilà… La preuve par l’absurde. Le roi est nu. Et c’est (très) moche.

Google, ce (trop gros) vecteur de #PesteBrune. Et de #Desinformation. #stormfront #antifa

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C’est Gérald Bronner (découvert par hasard grâce à ceci) ¹ qui, le premier, m’a mis sur la piste de cet étrange biais cognitif que constitue la maintenant si habituelle googlisation à propos de n’importe quel thème à laquelle nous avons tous recours usuellement. Cette pratique n’est pas sans danger pour notre santé mentale tout comme pour notre culture et notre information rigoureuse. Donc notre positionnement politique, vocation de ce blog.  Notre perception du monde peut en effet se voir gravement affectée si l’on ne se fie outrancièrement qu’aux seuls résultats premiers que nous propose le géant du net. Il convient d’en avoir conscience. C’est à mon sens l’un des principaux vecteurs du crétinisme actuel, qui explique en grande partie les errements idéologiques et politiques de certains (mais qui de la poule ou de l’œuf ?,), que je range sous le vocable facile de complotisme ou de confusionnisme, lesquels étant eux-mêmes des vecteurs de peste brune, mal absolu dont je me préoccupe ici. Je sais fort bien cependant que  cette lèpre spirituelle et mentale là  recèle de multiples réalités individuelles, cela va de soi. Aussi ai-je découvert avec plaisir aujourd’hui cet article de Rue89 écrit par quelqun qui, enfin, connait bien le sujet de ce biais cognitif qu’est l’outil  internet mal utilisé.  Olivier Ertzscheid est en effet un chercheur français en sciences de l’information et de la communication, qui s’intéresse principalement à l’évolution des dispositifs et des usages numériques, en particulier dans le domaine de la culture, des métiers du livre et de la documentation. Il administre en outre l’excellent blog Affordances, auquel je suis personnellement abonné et dont je ne saurais trop vous conseiller vivement la lecture si la vie d’internet vous passionne comme moi. Son dernier billet de blog est d’ailleurs celui qui est repris sur Rue89.  Et dire qu’il a failli échapper  à mon attention… Introduction :

Les algorithmes seront-ils tondus à la libération ?

Revoilà le déjà vieux serpent de mer. Dans la tempête des Fake News et à l’ère de la post-vérité, Google, ou plus précisément son algorithme, est accusé de mettre en avant des résultats de recherche antisémites ou négationnistes. Ce n’est pourtant pas la première fois que « Google cache des juifs … » ni que les algorithmes font preuve de racisme ou que les « intelligences artificielles » s’essaient au fascisme.

En quelques mots la clé de ces problèmes est la suivante : les algorithmes produisent une forme de déterminisme (dans la sélection des informations et les choix, nos choix, qui en découlent). Ce déterminisme s’inscrit dans un régime de vérité différent selon chaque plateforme (sur les régimes de vérité de Google – la popularité -, de Facebook – l’engagement – ou de Wikipédia – la vérifiabilité, voir ce que j’écrivais ici), et quels que soient les différents régimes de vérité des différentes plateformes, tous donnent une prime à la tyrannie des agissants (cf les travaux de Dominique Cardon). Et il n’y a qu’une seule solution pour régler ce problème de déterminisme algorithmique et de biais dans les résultats de recherche : remettre de l’entropie et de la décentralisation en créant un index indépendant du web.

L’holocauste a-t-il vraiment eu lieu ? La bonne réponse est qu’il ne faut pas poser la mauvaise question au parti Nazi.

Or donc à a question : « L’holocauste a-t-il eu lieu ? » posée à Google, apparaît en premier un site néo-nazi (Stormfront) qui publie un article clickbait intitulé : « Les 10 meilleures raisons pour lesquelles l’holocauste n’a jamais eu lieu. » (vous pouvez cliquer tranquille le lien précédent pointe vers un article du Guardian qui raconte l’histoire, pas vers le site néo-nazi). (source)

Courrier International rend également compte (d’une manière un peu trop lapidaire à mon gout hélas) de cette polémique en nous informant de ce qu’un porte-parole de Google a annoncé que l’entreprise ne ferait rien pour modifier ce résultat. Nous voilà avertis sur le niveau de crédibilité et de pertinence des résultats de recherche qu’il y a à attendre de cette plate-forme là. J’ai utilisé la même requête (« L’holocauste a-t-il eu lieu ?)  sur Google Françe, sur Qwant (dont je privilégie l’utilisation ordinaire, hormis quelques fonctionnalités non encore prises en compte) et sur Ecosia que m’a dit utiliser ma compagne (coucou ! ), pour me faire ma propre opinion. Les résultats sont tout aussi édifiants que ceux que nous révèlent Olivier Ertzscheid, pour un militant antifasciste, même en cours de construction (mais ne le sommes nous pas toujours, jusqu’à notre dernier souffle, sous peine d’être figés comme la femme de Loth en statue de sel ? 😉 Je les livre à votre propre appréciation :

GOOGLE :

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QWANT

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[Tiens ? Contrairement à ce que ne laisserait pas apparaître la première page de recherche de google France, songeraient-ils tout de même enfin à modifier leurs algorithmes pour « écarter des informations «ne faisant pas autorité», comme celles d’un site négationniste qui arrivait en tête de recherches portant sur l’Holocauste ? «  C’est ce qu’affirme en tous cas l’un   des sites encadrés, Lavenir.net, que je ne connais pas (donc méfiance avant investigations  ultérieures…). L’autre, France Soir,  est quant à lui à mes yeux plus suspect et sujet à caution morale (voir ici). J’ai vérifié : d’autres sources plus fiables  évoquent  cette hypothèse également. (voir ici ici, et, entre autres… j’attends de voir la suite ! ;)]

ECOSIA

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[Tiens ? Le premier item proposé est le même que sur Qwant, Lavenir.net, qui après googlisation s’avère être un site d’infos belge. Est-ce pertinent, en France ? Est-ce un site généralement fiable ? A réfléchir…(et demander à un ami belge digne de confiance, ndlr). ]

Après cette petite parenthèse de vérification personnelle qui amène bien des investigations ultérieures, revenons à l’article d’Olivier Ertzscheid. Il évoque également ensuite la question abordée ici à ma sauce et selon mon angle d’attaque tout personnel (normal,  ici, je suis militant, pas chercheur) « des sites pro-life se faisant passer pour des sites d’info sur l’IVG. », phénomène qui adonné lieu il y a peu à la création juridique du délit d’entrave, face à la propagande obscurantiste.  Le reste n’est ni résumable ni écourtable en  raison de sa redoutable complexité. Une deuxième et une troisième lecture me seront quant à moi nécessaires pour en appréhender toute la signification et les rebondissements. Aussi, je vous invite chaleureusement à lire par vous mêmes le contenu particulièrement enrichissant de son article ici. Car quant à moi, je lis, j’intègre, j’agis, et je réagis. Aussi vais-je passer du temps sur l’investigation de ce matériau là. Merci Monsieur Ertzscheid. La connaissance universitaire et scientifique, sur ce sujet à mes yeux crucial, à la portée des habitants désargentés de HLM, voilà qui me va bien. Total respect. Merci, merci… je vais lire, prendre des notes, investiguer, me documenter, reconstruire ma pensée toute personnelle. Ce n’est pas à cela que la connaissance, qui devrait être un partage,  « sert » ?

Bien sûr, je rendrai compte ultérieurement. J’ai le sens de ma responsabilité, celui que je sais me donner à moi seul, sans juges. Le pire étant moi-même… A la revoyote. 😉

¹ Gérald Bronner,  La Pensée extrême: Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques. On peut sur le sujet regarder également utilement la conférence donnée par le même  à propos d’un autre ouvrage, « la démocratie des crédules », visible ici.

l’école des bas du front ne passera pas par moi #antifa

questionsdeclasses.org a eu l’idée lumineuse de s’inspirer de la célèbre cartographie de l’extrême droite de La Horde (celle qui a  permis l’illustration de la nouvelle formule plus orientée antifa de ce blog) pour donner à voir (et à réfléchir… donc à agir) sur l’entrisme des idées réacs et fachos toutes moisies à l’œuvre dans le monde de l’éducation. Et ça donne ça :

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Moi je dis bravo. ça aide. A mieux connaître son ennemi, dans les milieux scolaires comme ailleurs. Merci Q2Classe. On y a des amis. Aussi est-ce avec plaisir que contrairement à mes habitudes ici, je vous invite à vous procurer  le n° spécial « Extrême(s) droite(s) contre éducation » (5 € + 4,08 € de Frais de port) qui vous sera livré courant janvier 2017 par pré-commande ici. je sens qu’il va nous être particulièrement utile dans les mois (les années ?) à venir… Je dis ça, je dis tout. Faites passer. La connaissance sera toujours le meilleur rempart contre la bêtise. Nourrissez vous mieux. ça passe par là.

la fRance, championne du monde du fantasme musulman

Phénomène de Sur-estimation des musulmans dans les pays européens : un facteur de #PesteBrune

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Cet histogramme a pour source un article paru dans The Gardian hier. (merci à  pour sa vigilance professionnelle). Il a pour titre  « Europeans greatly overestimate Muslim population, poll shows » (Les Européens surestiment considérablement la population musulmane). Il présente les résultats d’une enquête menée dans plusieurs pays dans le monde par l’institut Ipsos. Notre pays s’y retrouve donc champion hors sol dans la catégorie : taux de pénétration du fantasme musulman dans la population. Il  en dit long sur l’exagération de leur présence réelle dans notre pays par rapport à la réalité de qu’ils représentent dans notre population. Les français seraient-ils plus sensibles que d’autres aux théories complotistes d’extrême-droite, comme celle de Camus sur le pseudo grand remplacement, qui ne résiste pas une seconde à une analyse sérieuse ? Serait-ce le traitement médiatique exagéré et polarisant des questions liées à cette religion par des journalistes peu scrupuleux, chez qui la déontologie de leur métier a disparu pour faire place au seul souci du buzz à tout prix, hors de toute conscience et de toute concrétisation de leur responsabilité morale ?  (je veux parler de ces unes racoleuses sur le sujet qui ont fait  les choux gras de journaux aussi orduriers que Le Point et l’Express, entre autres… sans parler de ceux d’extrême droite, pour qui c’est un véritable fond de commerce). Les attentats de radicaux islamistes dans notre pays y seraient-ils pour quelque chose ?  Auraient-ils par la peur (compréhensible) qu’ils inspirent permis de grossir le trait chez les plus vulnérables et impressionnables d’entre nous, qui voient en tout musulman un terroriste qui s’ignore ? Et en tout migrant fuyant des pays en guerre à la fois un musulman et un terroriste ? A moins que ce ne soit la faute de ces politicien(ne)s d’extrême-droite et de droite dure qui ne cessent de procéder à des amalgames honteux, et d’instrumentaliser le moindre fait divers isolé à leur seul misérable petit profit électoral, comme l’a si tristement prouvé l’histoire pathétique du Burkini ? Toujours est-il qu’aucune politique réellement de gauche, et qu’aucune réflexion et action réellement antifasciste ne saurait être efficiente sans agir profondément sur cette distorsion cognitive là : elle est l’un des éléments centraux, l’un des fonds de commerce de la peste brune que je combats. Urgent, agir…