Réponse d’une « gauche olfactive » à une droite qui pue… jusqu’à l’extrême : #Xenophobie

Pour illustrer le thème de cette ancienne digue contre la fachosphère qui n’en finit pas de prendre l’eau de toutes parts dans notre pays, où le racisme et la xénophobie ne cessent de se banaliser à un point impensable il y a encore 10 ans, je vous avais parlé ici de cette inadmissible participation d’un ersatz de philosophe à la foire à neuneu de l’Incorrect, le magazine extrêmement droitier des amis de Marion Maréchal Le Pen.

Or, il se trouve qu’une autre prescriptrice médiatique de ce que j’ai pour habitude de nommer l’industrie des petits producteurs de haine, fieffée dealeuse bien connue de mauvaise came raciste, j’ai nommée Elisabeth Lévy, et son Causeur (dont on connait maintenant bien la ligne extrêmement droitière également), s’est fendue d’une tribune chez son confrère en saloperies racistes et confusionnistes/complotistes : je veux parler de Maïsto, sur Sud Radio. Quelqu’un de particulièrement fin et délicat, tout en nuances lui aussi…

voir ici pour plus de détails...

Vous vous souvenez peut-être, pour celleux qui me lisent le plus assidument, de cet être charmant lui-aussi, qui se vantait il y a peu de tenter de nous fourguer l’à présent négationniste crasse et relais d’extrême droite bien connu qu’est Chouard... (sur Le Média, le bouzin confusionniste des soi-disant insoumis).

Tout ça pour dire que dans cet univers là, calée entre Maïsto et Bercoff, autre islamophobe notoire, avec du Chouard comme cerise sur le gâteau au caca, elle ne risque pas d’être trop dépaysée, bien lovée dans le sofa de cette belle connivence médiatique là… Une image précise et précieuse (surtout pour le gauchiste que je me pique d’être), de l’ industrie de ces petits producteurs de haine qui se lèchent le cul entre eux…. entraînant grâce à leur action combinée la ruine éthique et morale de l’atmosphère politique et sociale de ce pays…

Pour ces gens là, l’entre-soi pointé du doigt chez les autres n’a bien sûr pas court – c’est une évidence à droite – chez les fachos et les réacs. Il n’y a de communautarisme que chez les arabes et les musulmans, certainement pas chez les blancs, cathos, identitaires….. A force de rester dans son entre soi, on ne sent plus ses propres odeurs, Madame Lévy. Nauséabondes, en effet, pour mes propres narines, que j’ai la chance d’avoir un peu plus délicates, équipant de surcroit un nez beaucoup plus grand, et donc plus propice à les ressentir, que celui d’une certaine Elisabeth qui doit souffrir visiblement d’ anosmie

Il semblerait pourtant, ne lui en déplaise (et j’en serais fort satisfait, question de compétence), que face à la bien-pensance islamo-gauchiste et droits-de-l’hommiste à laquelle appartient votre humble serviteur, subsiste hélas encore une constellation de mal-pensants réacs et d’extrême-droite dont je ne cesse de décrire ici les us et coutumes… Cette tribu des Onéchénous plus ou moins connus qui se plaisent à balancer leurs analyses complotistes, sexistes et racistes à deux balles, ou visant à les décomplexer, sur les plateaux de radio et de télé, dans les journaux… On ne peut pas dire en effet que ce soit ma famille politique – libertaire et anarchiste – et même simplement un peu de gauche ma non tropo, qui tienne véritablement les anses du crachoir, hormis dans quelques feuilles de chou et sur quelques sites hélas trop peu nombreux et de moins en moins, sur les zinternets….

C’est d’ailleurs en vertu de cette ostracisation intolèrable que ne cesse de souligner fallacieusement la patronne de Causeur depuis tant d’années (la corde est en fin de course, un peu usée), à cause de cette censure médiatique insupportable brandie à tout bout de champ par des Elisabeth Lévy omniprésentes dans les médias, à cause de ce grand tabou qu’est l’islamisme rampant dans nos cités (1), ce cliché pur produit typique de l’industrie raciste systémique franchouillarde, que ce brave et si gentil Monsieur Zemmour, humaniste notoire, n’a hélas pas pu se produire sur le Figaro où il n’en finit pas de jeter de l’huile sur le feu en une apothéose finale de l’apologie de la haine migratoire, comme ici :

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Ce si petit Monsieur entretient donc une fois de plus bien patiemment les fondations de son petit commerce haineux en instrumentalisant inlassablement un énième fait divers qui a plus à voir avec la carence et les dysfonctionnements inhérents aujourd’hui aux structures psychiatriques de notre pays qu’avec l’histoire du terrorisme. Et encore moins avec la question migratoire, que l’on comprendra me voir appréhender, moi, antifasciste et internationaliste forcené, jusqu’à me qualifier bien volontiers de NO Border (quel honneur) d’un autre œil que celui, torve et pervers, rempli d’arrière pensée, de bile et d’aigreur, de ces xénophobes passéistes et identitaires là… Les Zemmour, les Lévy, les Goldnadel, les Bercoff, les Le Pen, qui conjuguent leurs talents aux côtés d’ autres petits faiseurs de haine patentés qui officient chez les amis de Madame Lévy, sur CNews et BFMTV, en un festival d’instrumentalisation raciste et xénophobe inédit, que je conchie allègrement. Et je tiens à préciser que je ne suis pour exprimer tout cela nullement énervé mais bien le sourire aux lèvres, plus que la bave ou le couteau entre les dents que l’on nous prête si fréquemment… En fait, vous ressemblez collectivement bien davantage au tableau dans lequel vous nous situez, vous et vos confrères/sœurs en racisme professionnel… Faites gaffe : ça finit de plus en plus par se voir, y compris de vos « propres » collègues, comme le nez au milieu de la figure. J’assume le mien, et je respecte ses fonctions. Vous feriez bien de faire davantage confiance au vôtre, Madame Lévy que je ne respecte pas tant pour cela, il faudrait l’être, respectable…

Ce qui me met ainsi la moutarde au nez ? Ceci :

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Enthoven, esprit des lumières ? Comme il faut se payer de bons mots, simplement parce qu’ils ne font que servir votre médiocre cause… On se demande, et l’on chercherait si l’on en avait le temps et l’envie, quelles connivences particulières cela cache encore, tant cela est exagéré, et si peu représentatif sans insincérité de ce médiocre esprit là…

Oui Madame, votre univers idéologique schlingue terriblement, et son odeur pestilentielle envahit un peu trop notre atmosphère. Et je ne suis pas désolé d’avoir encore un odorat, contrairement à vous. Votre monde pue. Vous voulez vraiment des arguments ? J’en ai des tonnes, que j’égrène patiemment depuis plus de 10 ans, tous les jours, à la faveur de ce modeste blog qui ne connaitra probablement jamais la même efficacité médiatique que vos tribunes, pourtant bien médiocres, pathétiques et toxiques collectivement, et qui ne touchera jamais autant d’oreilles ou d’yeux… Mais derrière lequel je me tiens néanmoins, sensible et fier, exempt de la moindre jalousie potentielle en raison de la force de mes convictions, que je tiens volontairement à l’écart de tout commerce pour les laisser agir librement, à leur guise, selon leur bon plaisir, comme ici. Là où un professionnel devrait se taire, en dire moins, choisir d’autres mots plus délicats, moins directs, et qui finalement devrait s’auto-censurer pour ne point nuire à sa carrière. J’en sais quelque chose…

Nous ne sommes définitivement pas du même monde… Et le respect d’un Fontenelle ou d’une Peltier ou d’un(e) @ParisPasRose me sont infiniment plus précieux que tous les tapis rouges que vos confrères vous dérouleront parce que vous faites prospérer leurs petites affaires et leurs deniers personnels avec votre bile légendaire… au service du même intérêt idéologique discutable.

Et souffrez que je ne vous salue pas : l’odeur des vôtres en effet m’incommode.

(1) Un « tabou » dont il va enfin falloir me démontrer un jour la réelle existence, tant le tabou en question inonde vos tribunes journalistiques depuis tant et trop d’années…

N’y a-t-il donc plus aucune digue qui vaille contre la #fachosphere ? (la mer… de monte, suite mais pas fin)

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Les tenants absolutistes de la liberté d’expression, pour qui toute opinion peut être exprimée sans qu’il ne soit aussi nécessaire que pour un antifa de la contrarier, voir de s’y opposer frontalement, ne verront probablement pas où est le problème… et nous traiteront d’imbéciles, comme à leur aimable ordinaire. Peut me chaud. Ils se couvrent régulièrement de ridicule, en faisant le contraire de ce qu’ils prônent, et en s’illustrant plus souvent qu’à leur tour par ce qu’ils nous reprochent, exactement, comme le démontre assez l’illustration de ce billet. (non, je ne l’ai jamais insulté, juste ironisé sur sa qualité de philosophe, ce qu’il ne m’a pas encore clairement démontré, comme on va le constater ci-après).

Pourtant, loin de l’accusation d’ostracisme et de sectarisme habituelle à laquelle nous sommes régulièrement confrontés, il arrive un moment où le fait de laisser se confondre toutes les paroles dans un même espace finit par laisser penser que toutes se valent, en les mettant ainsi au même niveau les unes que les autres. Surtout quand l’appareil médiatique utilisé tend à renforcer significativement cette perception, ainsi que de nombreuses émissions dites politiques ou, pire de variété dans lesquelles s’immiscent une tranche politique, à des heures de grande écoute qui plus est, nous en ont fait la démonstration. Et puis, pour tout dire, lorsqu’un démocrate, un humaniste, un défenseur des droits humains débat avec un fasciste, un raciste ou un homophobe, même lorsqu’il s’y oppose avec des arguments valables, sensés, appuyés, judicieux, de qualité, (ça c’est dans le meilleur des cas…), il fait l’honneur à ce genre d’individu de s’exposer publiquement avec lui et de lui parler. Et cela, c’est banaliser et crédibiliser la parole de l’adversaire, en lui accordant une valeur, puisqu’il lui répond, et en lui permettant en outre de trouver opportunément un canal d’expression qu’il n’aurait pas forcément eu, ou qui n’aurait pas eu le même retentissement, le même impact pour le grand public, sans sa caution « morale.. ». D’où notre mot d’ordre antifasciste habituel : « on ne discute pas avec le fascisme, on le combat« . Ce n’est pas seulement une éventuelle démonstration de notre prétendue fermeture d’esprit, comme se plaisent à le répandre des gens dont cette thèse facile mais qui ne résiste pas longtemps à l’analyse critique favorise les médiocres petits intérêts politiques, stratégiques, financiers, personnels… C’est également et bien plutôt le fruit d’une longue expérience, dont découle ce principe de réalité. On pourrait en outre compléter le tableau argumentaire sur le sujet en soulignant le fait qu’ intrinsèquement, quand deux interlocuteurs débattent, lorsque l’un des deux pense que l’autre lui est inférieur non pas en raison de la faiblesse de ses arguments, mais par sa simple appartenance réelle ou supposée à telle ou telle ethnie ou religion, ou de sa préférence sexuelle, les bases de l’égalité du débat sont forcément de facto faussées, sans que l’interlocuteur en question, déjà placé dans un statut d’infériorité, ne puisse s’en défendre. Pour qu’un débat soit digne d’attention, ne nécessite-t-il pas un minimum d’égalité ? C’est mon avis et je le partage…

Pourtant, malgré ce qui me semble représenter une succession d’évidences, un phénomène de nature particulièrement confusionniste, dangereux pour notre démocratie, ou plutôt pour ce qu’il en reste, est en train de dévaster en ce moment le champ politique. Les « insoumis » y ont une grande part, en minimisant par exemple l’impact de l’invitation sur leur média de personnalités problématiques, confusionnistes, complotistes, voire carrément racistes et antisémites. Ils ont également entretenu fortement ce danger anti-démocratique en permettant à certains de leurs cadres de plastronner sur des médias ouvertement racistes et des sites d’extrême-droite sans honte, voire en s’en vantant, ce que tout antifasciste convaincu ne saurait leur pardonner. On ne dîne pas avec le diable, même avec une longue cuiller. Et encore moins pour se voir payé en poignée de lentilles, comme cela fut leur seul résultat électoral notable, en se commettant par exemple avec des personnalités compromettantes du mouvement des gilets jaunes, dont il est de notoriété publique qu’ils ont tenu des propos complotistes, racistes, et favorables à l’extrême-droite, ce qui nous est proprement insupportable comme compromission avec l’ennemi.

Mais même quand il ne s’agit pas de ce côté là de l’échiquier politique, cette confusion, cette compromission avec l’ennemi raciste, fasciste, est inadmissible. Car je peux concevoir malgré mon appartenance politique avérée que tout le monde ne soit pas de gauche, voire même qu’il puisse exister une droite dite « sociale ». En tous cas, davantage qu’aujourd’hui, elle a autrefois existé et a tenu une place comme un droit de parole qu’elle n’a plus guère à présent, où c’est la plus grande gueule, la plus vulgaire et la plus outrancière, la plus démagogique qui gagne, au détriment du mieux disant social, comme le sarkozysme, cette droite dure et xénophobe, affairiste, nous l’a si amplement démontré. Et si tant est que cela soit possible, le clan Wauquiez et son OPA sur la droite a fait encore pire, alors qu’on pensait pourtant, souvenez vous, que cela ne pouvait pas l’être…

Et voilà à présent, pour couronner le tout, et mettre sur ce phénomène fortement toxique que j’entends dénoncer avec la plus grande fermeté comme avec la plus nécessaire virulence aujourd’hui (vu que tout le monde semble s’en fiche, anesthésié par un déluge de n’importe nawak sur le plan politique) que des personnalités médiatiques qui se piquent de philosophie mais n’en montre guère si ce n’est sur le plan des sophismes twittoresques, se plaisent à participer à des conférences que notre éthique réprouve, avec de patentés fascistes, et même pour tout dire un concentré du gratin brun de ce pays… :

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Mais le soi-disant intellectuel, coiffé en effet aux côtés d’autres du label d’infâmie, n’en est pas à une compromission près, lui qui ne répugne pas à prêter également la dispute à un relais de l’extrême-droite pour qui la démonstration de la Shoah n’est pas assez probante à son goût…. Ils osent tout. Et c’est bien là le problème. Leur connerie manifeste est en train de nous enfoncer dans la fange brune jusqu’au coude… Et aucun lendemain ne semble arrêter la compromission précédente. Faut que ça cesse : la marée monte. Besoin d’une digue un peu plus haute. Nous en sommes à l’étiage de la lutte contre le fascisme, en ce moment…

De la liberté d’expression pour les nuls (spoiler : The Sky is brun) #BloquéParThinkerView

Avant d’écrire ce billet, je ne connaissais pas particulièrement ce bouzin là, qui avait échappé à mon petit radar antifasciste personnel… Il faut avouer que je suis un peu flemmard, et que j’ai généralement tendance à fixer mon attention plutôt sur l’écrit que sur l’oral. Les vidéos nécessitent en outre de se manger des heures de visionnage pour en tirer la substantifique moelle, et mon temps personnel, de loisirs, pendant lequel je m’attèle notamment à nourrir ce modeste blog, n’est pas illimité… Aussi, cela explique que j’étais passé à côté… C’est donc par un thread d’Olivier Cyran, sur twitter, que j’ai donc été interpellé, en ces termes :

Ne connaissant pas ce site, je me suis donc renseigné dans un premier temps comme n’importe quel quidam sur Wikipédia :

… Puis je suis allé voir quelle était la réalité des accusations d’Olivier, en allant sur leur site. Et en effet, bien qu’il y ait également quelques interviews et débats avec des personnalités « de gauche », le simple fait que l’on puisse inviter des personnalités aussi confusionnistes, complotistes et racistes que celles qui figurent ci-après, pour l’antifasciste que je suis, n’en déplaise aux partisans de la liberté d’expression à tout prix ( même celui de l’ordure et de l’infâme ?), cela ne peut que poser problème. Ont en effet été invitées, en plus du confusionniste insoumis François Boulo qui ne répugne pas quantà lui à une alliance avec nos ennemis d’extrême-droite, des personnalités aussi problématiques, dans une perspective antifasciste, que : Natacha Polony, Kémi Séba, Jacques Sapir, Olivier Berruyer, Laurent Obertone, Michel Collon, Chouard, Asselineau, ainsi qu’un représentant de Sputnik France… Rien que pour ça, ThinkerView m’apparait déjà assez répugnant comme cela. Je ne sais pas si ces gens sont d’extrême-droite, comme l’écrit Olivier, mais ils ne répugnent pas, à coup sûr, à la compromission avec nos adversaires… Ce qui est déjà suffisamment grave à mes yeux comme cela.

Pour se défendre, ils peuvent toujours prétendre à l’argument habituel des confusionnistes patentés comme de l’extrême-droite (qui le brandit comme un totem alors que les militants de ce camp là seraient les premiers à l’abolir en cas d’accès au pouvoir) qu’est celui de la liberté d’expression. J’ai déjà suffisamment longuement et profondément travaillé sur ce sujet ici à maintes occasions pour ne pas avoir à y revenir.

Mais même sur ce point argumentaire précis là, comment pourrait-on s’en prévaloir sans être aussitôt couvert de ridicule, quand on est pris en flagrant délit comme c’est le cas en l’espèce, preuves ci-après à l’appui, de blocage de tous ces comptes ?

Pour se justifier ce genre de blocage un peu trop systématique à mon goût, ils n’ont pourtant rien trouvé de mieux que cette médiocre réaction… C’est assez dire le niveau de ces gens là…

Sauf que, de l’avis même de nombreux comptes qui n’ont même pas interagi d’aucune manière avec eux, preuve à l’appui, c’est faux.

Je pensais qu’ils avaient agi ainsi suite au thread d’Olivier, mais nombre de ces blocages n’y sont pas liés, et/ou y sont antérieurs…

Et donc, comment qualifier un site qui se vante de donner la parole à tous, y compris à des fascistes, des racistes, des confusionnistes et des complotistes, comme on vient de le démontrer, sources à l’appui, mais qui interdirait, de l’avis même de l’administrateur du compte twitter de ce site, à ces contradicteurs Annard (quel schisme ! 😂 ) de s’exprimer ? A vous de vous faire votre propre opinion…

(Moi, j’ai bien ma petite idée, comme pour tous les sites, acteurs et prescripteurs de ce que je nomme l’industrie des petits producteurs de haine depuis ce billet : tous ces comptes bloqués ne le seraient-ils pas en vertu de leur potentielle faculté de contrarier les petits intérêts bassement matériels de ce petit commerce là, ma foi fort lucratif dans notre pays ? Une hypothèse qui n’est pas à écarter…

Next.

antifas : droit de réponse du Réseau Salariat et de Bernard Friot

Suite à mon billet concernant les propos de Bernard Friot envers les antifas, voici la réponse que je viens de recevoir du Réseau Salariat à une question personnelle que je leur ai envoyée par écrit en date du jeudi 15 aout 2019 :

 » Est-ce que vous cautionnez cette position de votre membre fondateur ? c’est pour mes archives personnelles… je rendrai compte de votre réponse ici : https://gauchedecombat.net/2019/08/15/friot-soutient-chouard-et-crache-sur-les-antifas/ Merci. « 

Réponse :

Et voici la « mise au point » de Bernard Friot à ce sujet :

Circule sur le net un extrait de la vidéo d’une conférence-débat à Pantin le 5 février dernier, avec une phrase inadmissible qui m’avait échappé ce soir-là : « les antifas sont les symétriques des fas ». Jamais une telle phrase, scandaleuse, n’est présente dans mes écrits ou dans mes propos. Elle a été ce soir de février l’expression inexcusable, mais isolée, de ma colère face à la campagne du pouvoir contre les gilets jaunes, posés comme des gueux et des fascistes. Depuis décembre et janvier, le mouvement popularisait les analyses d’Etienne Chouard sur le référendum d’initiative citoyenne et, comme les élections européennes approchaient, la presse macronienne avait repris sa campagne sur les liens de Chouard avec l’extrême-droite pour entretenir le mythe de La République en Marche rempart contre le Rassemblement national. Alors que, pour réprimer et criminaliser la jeunesse des quartiers populaires, les gilets jaunes, les migrants, les antifascistes ou les travailleurs qui se battent avec les syndicats dans les entreprises, le gouvernement de Macron a un usage fasciste de la police et de la justice, le même que celui qu’aurait l’extrême-droite au pouvoir.

Ce qui importe, c’est de lutter ensemble contre ces deux organisations jumelles que sont la LREM et le RN, pratiquant l’une comme l’autre le culte du chef, nées l’une comme l’autre du pourrissement d’un capitalisme en crise et déterminées l’une comme l’autre à écraser toute mobilisation populaire contre lui. Dans cette lutte, que je mène quant à moi d’abord sur le front de la conquête de la souveraineté des travailleurs sur le travail, je n’ai jamais sous-estimé l’action des antifascistes dans d’autres champs de la mobilisation, par exemple pour protéger des cortèges et des événements de la violence de groupes d’extrême-droite qui agissent en marge du RN. Je fais partie de ceux qui réclament la libération d’Antonin Bernanos qui vient d’écoper de 4 mois de prison supplémentaires de manière complètement arbitraire.

J’ai toujours dit également – et le 5 février comme à d’autres occasions- ce qui me sépare d’Etienne Chouard, dont le travail m’a alerté, et je lui en suis reconnaissant, sur le caractère antidémocratique de la logique représentative : il est certes fondamental que les citoyens écrivent eux-mêmes la Constitution, mais je pense que c’est le travail et non pas le droit qui est le terrain décisif d’une lutte de classes qui oppose la bourgeoisie capitaliste aux travailleurs, et non pas « les riches » aux « 99% ». Je considère que le complotisme est aussi dangereux que démobilisateur. Que la liberté d’expression a et doit avoir des limites légales, entre autres en matière de lutte contre l’antisémitisme. Que « lutter contre la doxa » ne fait pas de la personne un « résistant », surtout quand la « doxa » à laquelle on « résiste » est l’existence des chambres à gaz. Et que vouloir s’adresser aux électeurs du RN ne passe en aucun cas par la prise au sérieux de ceux qu’ils prennent au sérieux, sauf à risquer d’être une passerelle vers la nébuleuse floue de groupes d’extrême-droite très présents sur les réseaux sociaux.

Contre le pourrissement du capitalisme en crise, générateur d’atteintes de plus en plus graves des libertés publiques par ceux qui détiennent le pouvoir économique et politique, nous ne sommes pas démunis. Il est passionnant de constater combien foisonnent des initiatives de productions de biens et services, et de leur distribution, libérées de la logique capitaliste. Certes elles sont encore marginales, mais elles peuvent devenir majoritaires si nous actualisons et généralisons, dans la lutte, les grandes conquêtes de 1946, celles du régime général de sécurité sociale, du statut de la fonction publique ou de la nationalisation d’EDF-GDF. D’où ma proposition de faire du salaire un droit attaché à la personne et non pas à l’emploi. A Réseau salariat (qui, faut-il le préciser, n’est pas concerné par mes prises de positions personnelles, et sûrement pas par une faute comme mon dérapage scandaleux de février dernier), nous sommes en train de réfléchir, avec d’autres, à une sécurité sociale de l’alimentation. Cette proposition vaut aussi pour une sécurité sociale du logement, des transports, de l’énergie, de la justice, de la culture, et de tas d’autres domaines de la production. En nous appuyant sur le déjà-là conquis par les mobilisations passées, débattons et construisons, à l’occasion de toutes les mobilisations actuelles, l’alternative au capitalisme : droit politique au salaire, propriété de l’outil par les travailleurs, production débarrassée de la folle fuite en avant de la recherche du profit.

Bernard Friot, 22 août 2019

Sans commentaire.

A propos d’ #islamophobie (avec du #LFI dedans…) #Laïcité

Petite précision utile pour commencer : je suis athée, c’est à dire que je me fous complètement de toutes les religions – TOUTES – et que je considère que ce ne sont là que des légendes plus ou moins aimables, crues et même – ce qui est pour moi assez incroyable – soutenues dans leurs actes quotidiens, sur notre sol, par des adultes qui se disent pourtant « responsables », ce qui m’a toujours fait quelque peu sourire. Le simple fait de croire en telle ou telle religion est d’emblée pour moi le signe d’une irrationalité indiscutable. Comment s’opposer à ce qui ne relève pas de la réalité, et du domaine du rationnel, mais du purement subjectif, quand bien même certains éléments desdites légendes comportent quelques éléments historiques étayés, ce qui reste encore à démontrer, mais ne suffit néanmoins pas à les accréditer totalement, comme le font certain.e.s, sans trop de discernement ?! J’ai donc choisi, après une période d’anti-cléricalisme forcené, dans ma vie de jeune adulte, où je m’attaquais beaucoup plus directement aux porteurs de religions, de laisser chacun.e croire ce qu’il veut, du moment qu’il ne m’emmerde pas avec ses histoires à dormir debout, dont le moindre des épisodes les plus représentatifs remplirait d’étonnement, à juste titre, un enfant de 5 ans.

Ce préalable là posé, bien frontal comme je les aime, qui me permettra de rejeter dans les limbes de l’ éternellement grotesque l’accusation facile et pour tout dire si pathétique d’islamo-gauchisme, qui ne résiste pas une seconde à une analyse critique de premier niveau, venons en maintenant à l’élément central de ce billet d’humeur ( mais pas que : le fruit d’une longue réflexion, aussi).

Certains sournois et ambigus et/ou autres prétendus défenseurs de la laïcité (1) se cachent derrière leur petit doigt en prétendant haut et fort que l’on a, après tout, tout à fait le droit de critiquer les religions, dont l’islam. Et par conséquent, ne comprennent pas pourquoi l’on aurait pas le droit d’être islamophobe puisqu’il ne s’agirait que de critiquer ladite religion, en bien des points extrêmement perfectible à leurs yeux. Ben tiens. C’est un peu court de café, comme on dit…

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(petite précision : propos tenus dans le cadre des villages associatifs et militants version 2019 de la France Insoumise).

Si l’on me demande ce que j’en pense, à brûle-pourpoint, je répondrais comme je viens de le faire précisément : « la même chose que de ceci » :

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(… Une constante chez cet individu, dont j’ai déjà évoqué ce pendant détestable, sur ce sujet précis, ici. )

Mais certains esprits habitués à la contradiction me répondront que ce n’est pas la même chose, l’islamophobie étant une répugnance, un rejet vis à vis de l’islam, une religion, qu’on est en droit de critiquer tout à fait légitimement comme toute autre, et non envers les musulmans eux-mêmes…. En outre, il convient de ne point amalgamer islam et islamisme, qui serait dans l’esprit de ceux qui emploient imprudemment ce vocable (je n’en suis pas), une maladie de l’islam, dans sa version rigoriste. Voudraient-ils parler de ce que je qualifie d’islamisme radical à visée djihadiste armée, histoire de bien parler de la même chose ? Et, par conséquent, la peur et les traumatismes consécutifs des attentats meurtriers étant toujours derrière, en filigrane, de ces mêmes tueurs de masse qui se servent de l’islam comme prétexte pour assoir leurs haines sociétales, ce qu’on peut trouver chez de toutes autres terroristes, qui prétendent leur répondre dans des actes tout aussi furieusement symétriques ?

(je ne suis pas certain que les auteurs des propos répréhensibles à mes yeux et ciblés par ce blog sous le tag #Islamophobie soient tout à fait animés par ce genre de considérations intellectuelles et qu’ils aient à l’esprit ce genre de nuances contrariant sérieusement les habituels amalgames qui servent à plaisir leur idéologie destructrice et hautement toxique, mais bon, admettons, pour les besoins de la démonstration…).

Le parallèle exact à propos de l’univers juif de l’islamophobie serait donc l’anti-judaïsme, et non l’antisémitisme, qui est une haine raciste au sens strict du terme envers les individus d’origine sémitique… qui pourraient après tout, si l’on ne fait pas dans l’amalgame systémique, fondement même du racisme, adopter une religion tout à fait autre d’ailleurs que le judaïsme, pour ne surtout pas faire simple.

Mais comme il n’y a pas encore de mot faisant l’objet d’un consensus collectif (et rien que cette absence me dit à quel point notre société n’est pas collectivement prête à lutter contre les discriminations), on emploie donc par défaut le terme d’islamophobie, là où il faudrait peut-être en effet si l’on était plus précis, parler de musulmanophobie, et encore… Il est fort probable qu’il y aurait encore des gens pour regretter qu’on ne puisse pas critiquer la musulmanie…

Personne ne devrait plus être dupe de cette querelle sémantique là, et de qui l’alimente à dessein, pour qu’elle lui profite idéologiquement, et, accessoirement, électoralement… Car qui vit – et bien plus confortablement que moi encore, ce qui n’est pas très difficile – sur les peurs et les haines du commun des mortels ?

Voilà. Vous y êtes… Arrêtons là l’hypocrisie ambiante de tous ces gens – et comme ils sont un peu trop nombreux – qui se cachent derrière des mots pour ne pas assumer leurs peurs, leurs haines, et leurs rejets, conscientisés ou non.

Et si le mouvement de Mélenchon entend atteindre cette rive là, par pure préoccupation électoraliste, comme je l’ai maintes fois dénoncé ici, en vertu d’une ligne idéologique confusionniste et complotiste douteuse, à l’exclusion de toute autre, qu’il l’assume publiquement.

Mais n’est-il pas déjà en train de le faire déjà, et de plus en plus clairement qui plus est, lorsque nombre de ses membres les plus représentatifs n’ont plus crainte de s’afficher dans des journaux, ou sur des plateaux de webTV ou de TV acquises aux idées d’extrême-droite, auprès de personnalités plus que problématiques ?

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Faisant cela, il se désigne de lui-même comme la cible de l’antifascisme qui est le mien.

Le nôtre ?

A vous de choisir votre camp, en ces temps troubles…

(1) Une défense de la laïcité à géométrie un peu trop invariable instrumentalisée par des gens qui s’en servent un peu trop systématiquement – pour ceux que j’ai ici dans le viseur, sur ce blog – pour défendre leurs idéologies douteuses, qui s’en prennent toujours aux mêmes : les musulmans, pas les catholiques, ou les bouddhistes, ou les protestants, ni les témoins de Jéhovah… Non. Chaque fois que vous entendez parler d’entorse à la laïcité, c’est encore et toujours pour stigmatiser les mêmes.Est-ce là l’esprit de la loi de 1905, quand bien on nous répond qu’en cette époque là, l’islam n’était pas aussi présent ? Je ne crois vraiment pas, lectures à l’appui. CQFD.

#giletsjaunes sur sauce brune #complotisme #antisemitisme

Dans la série « On ne déjeune pas à la table du complotiste antisémite Collon, même avec une longue cuiller », j’ai nommé…

Investig’action est à Collon, ce que Egalité&Réconciliation est à Soral. Lui-même ne répugne d’ailleurs pas à la fréquentation de tout un réseau d’autres antisémites notoires, de Dieudonné à Meyssan (il a été exclu du festival du livre francophone de Beyrtouth pour cette raison). Belle compromission avec l’ennemi… J’ ai donc soigneusement archivé ici le nom de ces gens là, à toute fin utile. Pour que plus personne ne puisse dire qu’il ne savait pas…

Next.

(Merci à celui qui m’a signalé l’info sur twitter pour sa vigilance quotidienne ).

Friot soutient Chouard (et crache sur les antifas)

Halte aux cadences infernales ! Dois-je rappeler que je ne suis pas payé, d’aucune manière¹, nom de bois ?!

Je viens à peine de terminer un billet sur nos ami/e.s des sleeping giants (et par conséquent sur l’insupportable Goldnadel, qui a eu le tort de s’en prendre à nous, même dans son fief du Figaro, ce torchon malodorant) que je tombe illico sur ceci : (pourquoi ne suis-je pas étonné ?)

J’ai beaucoup à dire sur le sujet, et un peu gros sur la patate. Car cela me touche de plus près que je ne saurais ( et voudrais)  l’écrire… Comme quoi j’ai encore beaucoup à apprendre et à déconstruire, sur le chemin de l’antifascisme pragmatique. En effet, cet individu fut mon prof autrefois, dans le cadre d’un DEA transversal aux universités de Nancy/Metz et Strasbourg, intitulé « sciences du travail et formation ». What else ? Et bien, c’est à dire que l’une de mes (anciennes ?) amies, qui se reconnaitra si comme je l’espère elle me lit,  m’a invité à une réunion du réseau Salariat, animée par sa femme. Je n’y ai pas compris grand chose, si ce n’est que celui-ci était miné par des luttes intestines, et qu’il s’agissait de mettre en place une AG extraordinaire, suite à des conflits internes entre deux leaders, Friot et un autre, dont je n’ai pas retenu le nom hélas, vu ce que j’ai entendu en dire. Je n’y suis jamais retourné depuis. Je suis juste allé voir peu après le film « la sociale« , de Gilles Perret, sur l’origine de la création de la CPAM.  Mais j’avoue ne plus me souvenir si c’était sur l’invitation du réseau salariat ou non, les gens d’Attac et d’autres organisations y étant également présents. Inutile de vous préciser que son idée d’un « salaire à vie », sur laquelle il a construit tout son parcours intellectuel et universitaire, je la connais un peu. Assez en tout cas pour avoir mon opinion sur le sujet de son opérationnalité, dont j’ai gratifié mon amie alors. Mais là n’est pas le sujet.

Aussi, vous n’imaginez pas ma stupeur (et en même temps, je ne sais pas pourquoi, mais comme je m’y attendais… Les ravages du citoyennisme illustrés par l’exemple, une fois de plus) quand j’ai pris connaissance de cette vidéo, et surtout de ces propos, que je n’ai pas inventés  :

« non, mais sur le RIC (voir ici), il se trouve que je suis très ami d’Etienne Chouard, et qu’il vient de sortir un bouquin très utile qui se nomme « notre cause commune ». Je le dis avec fermeté, hein, JE SUIS AMI D’ETIENNE CHOUARD », hein s’il y a des antifas, dans cette assemblée. Les antifas sont les symétriques des fa ».

De quelqu’un dont la haute teneur intellectuelle des travaux ne reste plus à démontrer, on attendait mieux. Et l’on ne récolte que le pire : le confusionnisme, en vertu de l’adage bien connu selon lequel tout se vaut. Et bien non.   Quand cela vient du camp des fauxcialistes qui ont engendré Macron, d’un certain « centre » soi-disant plus modéré que nous autres les »extrémistes » et les radicaux, ou de la droite, on y est déjà préparés, à ce cliché grotesque, aucune surprise. Mais venant de lui… Il faut croire que sur ce terrain, les gilets jaunes sont passés par là…. et n’ont pas fait que du bien, y compris chez nous autres, antifas. Le moins que l’on puisse écrire est qu’ils auront au moins eu le mérite de rabattre les cartes, et de clarifier le positionnement réel de chacun.e vis à vis de ce qui nous occupe sur ce modeste blog. Voilà quoi. Tout est dit. On sait maintenant à quoi s’attendre venant de cette « gauche » là,  qui ne répugne pas, visiblement, aux rapprochements avec l’ennemi, et ces relais, comme l’est indéniablement Chouard, au vu des nombreux exemples contextualisés que j’ai déjà égrenés ici. On ne fricote pas avec le diable, même avec une longue cuiller.

D’aucuns pourront toujours crier « le contexte, le contexte ! », moi, je fais le Charles : j’attends. Quoi ? La suite… et j’avance, fidèle à mes principes comme à la nature de mon combat, pas moins noble qu’un autre.

Next.

¹ NON, même pas par Soros 😉 (rires).

@MoadabJ, t’es grillé. Poke @RTenfrancais (cautionnez vous l’ #antisémitisme ?)

Quand je vous disais de vous méfier de Moadab, qui infiltre nos luttes à la manière de la taupe fasciste Lapierre, comme de Russia Today, pour laquelle il travaille…

 

Maintenant, vous savez (en référence à ceci). Continuons à cultiver l’antisémitisme et le révisionnisme dans la joie et l’allégresse… Ou luttons contre. Où qu’il se trouve, sans jamais négliger, banaliser, pardonner, excuser. ça suffit. yen a marre. #PesteBrune

Post-scriptum : le bas du front en question  a cru berner la twittosphère en changeant l’identité de son compte twitter… Pour ne pas avoir d’ennuis avec son employeur, peut-être ?  C’est ballot, mais l’un.e de mes followers m’a aussitôt averti… me signalant au passage un contenu de publication particulièrement délirant. Je ne suis pas très étonné…  Voilà qui m’ a donc obligé à changé le nom de son compte dans le titre… Faut s »adapter ! 😉

#Chouard, cette bouse qui fait le buzz. Sur Le Média. Avec la bénédiction de #Soral #antisémitisme

🤮😷

On vous avait pourtant prévenus, à propos de la toxicité mentale de Chouard... Mais cela n’a visiblement pas suffit. En tous cas, il faut croire que YY a eu le nez fin, et que cette histoire lui donne amplement raison, à propos du non intérêt de discuter avec les nazis et leurs petits passeurs de plat favoris… auxquels Le Média, après Sud radio, a déroulé le tapis rouge brun, avec le succès que l’on sait. Beau résultat que voilà :

source

Et pour qu’on ne m’accuse pas d’avoir tronqué la citation, ou de l’avoir extraite de son contexte, le voici, in extenso :

« On est régi par la loi Gayssot, donc un raciste ou un négationniste ne peut pas expliquer pourquoi il l’est », pointe Denis Robert. « On peut discuter de cette loi, dire qu’on n’est pas d’accord, mais… Je te pose la question autrement, est-ce que tu as un doute personnel sur l’existence des chambres à gaz ? »

« Mais qu’est-ce que c’est que cette question-là…, s’agace Etienne Chouard. « Ce n’est pas mon sujet, j’y connais rien, moi. »

« Tu ne peux pas répondre “J’y connais rien” ! »

« Bien sûr que si ! Alors je vais te dire “Je n’ai aucun doute’’. Juste, je n’y connais rien. Je dis que je n’ai aucun doute, sinon je suis un criminel de la pensée. Il y a un truc déconnant, là. On demande aux gens d’être sûrs, d’avoir une certitude, sur un sujet qu’ils ne connaissent pas. »

Mais Denis Robert n’est pas satisfait de la réponse apportée par son interlocuteur : « Ce n’est pas que tu es un criminel, c’est qu’à ton niveau de popularité, avec ce que tu fais, les procès en sorcellerie qu’on te fait, je trouve dingue que tu dises que tu ne sais pas et que tu n’as pas pris le temps de te renseigner depuis sur le sujet. »

« Sur les chambres à gaz ? Ce n’est absolument pas mon sujet, je n’ai pas pris le temps du tout », répète Etienne Chouard.

« Le confusionnisme c’est ça, c’est ce qu’on te reproche. A un moment donné, sur ces questions-là, il faut que tu sois d’une grande intransigeance et d’une grande clarté », souligne Denis Robert.

« Que je dise quoi ? Que je dise ’’les chambres à gaz ont existé’’, de manière tranchée, non ambiguë ? » répond Chouard. « Je peux le dire si vous voulez, mais rendez-vous compte du truc. Je n’ai jamais rien lu là-dessus. »

« Je n’ai pas besoin d’avoir lu des ouvrages scientifiques pour dire que la Terre est ronde », rétorque Mathias Enthoven, le rédacteur en chef numérique du Média qui participe également à l’interview. « Je n’ai pas besoin d’avoir lu cinquante ouvrages pour affirmer que les chambres à gaz existaient. Là-dessus, je trouve que vous n’êtes pas clair. »

« Bon bah, les chambres à gaz existaient. Mais bon, enfin… »

Denis Robert est embarrassé : « J’ai l’impression d’être un procureur, alors que ce n’est pas le but, le but est de dialoguer… »

« Oui, un petit peu, sans vous en rendre compte ! », confirme Chouard. « Je pense à “1984’’ et au crime de la pensée. Ça me fait penser à ça. Dans la description que fait Orwell du monde totalitaire soviétique, qui s’adapte magnifiquement bien à de nombreux aspects du monde actuel, il décrivait la nécessité pour Big Brother, pour quelqu’un qui veut dominer la société, de n’avoir que des oppositions contrôlées, et de définir des crimes de la pensée : il y a des choses qu’on n’a pas le droit de dire, et c’est Big Brother qui décide. […] Tu vois bien que c’est une manœuvre pour me discréditer, pour que je ne puisse pas parler de mon sujet. Comment ça se fait que ça arrive dans la conversation ? Ce n’est pas mon sujet du tout ! »

« Ce qui m’avait donné envie de faire cette émission, c’était de voir la violence des attaques dont tu étais l’objet », insiste Denis Robert, justifiant son interrogation : « Ce qu’on te reproche c’est le négationnisme, de donner la parole aux négationnismes – il y a cette vidéo où [Paul-Eric] Blanrue te parle de [Robert] Faurisson – donc la question des chambres à gaz se pose. »

« Tu es tellement attaqué là-dessus que je me dis qu’à un moment donné, Etienne Chouard va prendre un bouquin, lire “la Destruction des juifs d’Europe’’ de Raul Hilberg par exemple. Cette violence qu’il y a contre toi naît de ce type de réponses que tu nous fais. »

« Je vois probablement cela d’un autre point de vue que vous », élude l’essayiste. « Sur cette histoire de chambres à gaz, s’il est si grave d’en douter, ne suffirait-il pas d’en produire la démonstration contre ceux qui nient, comme pour le racisme ? Pourquoi faut-il discréditer sans avoir à produire la démonstration ? »

« Va falloir bosser ça… », finit par admettre Chouard, à court d’arguments, en notant les références des ouvrages conseillés par ses interviewers. (source)

« Bosser ça » ? …  Fais donc comme si personne ne l’avait fait avant toi, méchant virus… Et de plus qualifiés, encore ! Fais nous donc ton Faurisson, tiens, toi aussi... (t’es prof,  vraiment ? ).

En tous cas, il peut être content, Denis Robert… Voilà une bouse qui fera le buzz. Mais n’était-ce pas là le seul résultat escompté, loin de toute préoccupation déontologique, éducative et pédagogique, ou politique ? Avec Chouard, le pire est toujours assuré, pourtant. Ce n’est pas comme si on ne savait pas !

Et devinez qui vient à la rescousse du pape d’un confusionnisme qui ressemble de plus en plus à un révisionnisme ?

Le Média ( via @Denis_Robert_) se fait l’ennemi des antifas

source

je viens de lire l’un des derniers articles de YY sur son blog, et je découvre avec stupéfaction qu’il a reçu l’étrange proposition de participer  sur Le Média à un débat avec Chouard, relais d’extrême droite à présent bien connu. Yannis nous raconte que Denis Robert (que j’estimais davantage autrefois…), antépénultième directeur de Le Média –  après  Sophia Chikirou et Aude Lancelin – n’a même pas attendu qu’il réponde pour l’insulter de la plus médiocre des manières qui soit, attaques virilistes à deux balles à l’appui. Et comme il n’a pas eu le courage visiblement de le faire directement, il a adressé ses ordures mentales à son compagnon de lutte, Jean-Jacques Rue (avec lequel il a été attaqué en justice par Génération identitaire suite à l’opération aussi cruelle que grotesque de Defend Europe en Méditerranée) sur sa page facebook. Extrait :

source

Le Média avait déjà fait la preuve dans le passé qu’il devenait peu à peu un média complotiste qui ne cessait de franchir la ligne rouge en invitant (voire en choisissant comme collaborateurs… ) des personnalités problématiques, pour ne pas dire pis (Lacroix-Riz, Collon, Asselineau, Polony, Kévin Victoire). Mais cette fois, c’est vraiment la cerise moisie sur le gâteau à la merde. Apprendre que ce média dit de gauche reprend les diatribes anti-antifa de nos adversaires fascistes, voilà qui ne saurait rester sans réaction. J’espère que la mienne, après celle de YY, en entraînera d’autres. Fallait pas nous chercher…  Désignons Le Média pour ce qu’il est : un média complotiste de plus, qui malgré son étiquette de « gauche »,  ne connait plus la moindre limite en terme de ligne de démarcation. Donc des ennemis, point barre.