@JeromeBegle, cet imbécile suppôt de la désinformation #SteveMaiaCanico

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j’ai songé à demander à l’un de mes followers la totalité de l’article dont l’appellation qui l’accompagne, particulièrement pute à clic puisque destinée précisément à flatter les bas instincts grégaires des vieux réacs racistes et anti-gauchistes (très) primaires qui lisent encore ce torchon,   m’a horripilé à plus d’un titre… Mais ce n’est franchement pas la peine. Ce qui m’est accessible est déjà suffisamment pénible comme cela pour ne pas m’infliger une pénible logorrhée aux approximations idéologiques grotesques du même tonneau de mauvais vin que celui qui est servi en début d’article…  Voilà donc quelqu’un, Jérôme Béglé, dont la bio sur twitter m’informe de sa (non) qualité de « Directeur adjoint de la rédaction » de Le Point, qui ne sait visiblement rien des milieux politiques qui s’engagent depuis fort longtemps contre les violences policières et les libertés publiques fondamentales…  Mais qui ne se sent nullement gêné pour autant d’affirmer de manière aussi péremptoire que ceux qui se sont à juste titre (on ne peut davantage) mobilisés samedi à Nantes pour soutenir la mémoire de dont il ne consent même pas à préciser le nom dans son incipit soit dit en passant, ce qui est particulièrement significatif de son mépris pour la mémoire de ce jeune homme),  sont soit des blacks blocs, soit des militants d’ultra-gauche.  Laquelle serait exactement située, une évidence encore pour cet idiot qui ne doute décidément de rien, sous la marque trompeuse  « france insoumise » desdits patriotes républicains (récemment situés pour cause de dragage électoral de l’extrême-droite sous le « ni droite ni gauche ». Quant on sait comme moi à quel point l’engagement contre les violences policières et les flics véreux des zinzinsoumis est une lubie récente (précisément, depuis le re-battage de cartes opéré par le mouvement des gilets jaunes), et à quel point on peut légitimement leur dénier le noble titre d’antifascistes, tant leurs compromissions avec l’ennemi sont grandes,   il y a franchement de quoi s’esclaffer. Surtout avec un Mélenchon qui ne manquait jamais une occasion de dire son admiration sur l’air du ravi de la crèche pour nos vaillants policiers et notre glorieuse armée (mais ça, c’était avant…. ça), en bon patriote républicain qu’il se vante d’être… Comme il faut n’avoir honte de rien pour assimiler en outre, en toute décontraction et sur le ton de l’évidence,  les militant/e/s qui utilisent la technique de black bloc avec les soi-disant « insoumis », qui pour leur grande majorité ne s’y risqueraient pas… La plupart sont en effet bien plus à voir avec l’anarchisme et les mouvements autonomes qu’avec la gauche institutionnelle. Mais ça, ne comptez pas sur Monsieur le rédacteur en chef adjoint de Le Point pour vous en informer. Ce n’est pas son propos. D’ailleurs, c’est écrit sur son porc salut : « Parti pris ». Celui de la désinformation, donc. CQFD.

Les approximations idéologiques de ce « Monsieur » (qui est chez moi un titre qui se mérite, d’où les guillemets, à dessein) en disent bien assez long sur sa volonté de nuire à nos combats, pourtant à mon sens si nobles sans quoi je ne m’y commettrais pas si frontalement,  pour qu’il ne me soit pas besoin de m’enquérir davantage des compétences journalistiques de ce vulgaire idiot utile de la désinformation, qui ne profitera c’est évident qu’aux gens qu’il sert si bien… Pas franchement situés je le redoute dans le camp des démocrates et des personnalités attachées aux libertés publiques, irrémédiablement entachées dans notre pays par la mort de Steve, comme par celles de bien d’autres, en une longue chaîne tragique frappée du sceau d’une insupportable impunité…

Ni oubli, ni pardon. Et ne comptez pas sur moi pour condamner ce genre de choses :

 

Amalgamer la mort de ce jeune homme innocent avec la rubrique des chiens écrasés, comme ce guignol l’a fait,  m’est proprement insupportable. Comme j’avais donc avantage et sérénité à ne pas connaitre ce Johnny là… Ce qui confirme une fois de plus si besoin en était que les Grandes Gueules, c’est vraiment de la merde.

Alors, violence ou pas violence ? Le cas #cop21

Alors, violence ou pas violence ? Violence des riches, qui pillent la planète, des fonds de pension qui n’hésitent pas à spéculer sur les matières premières au plus grand mépris des droits humains à se nourrir… d’ailleurs, de plus en plus mal, sous la forme de produits de plus en plus toxiques pour notre organisme… [Le peu de scrupules, de moralité de ces gens là pour qui seul le profit à court terme compte…] Violence sans fin des industries du monde entier qui polluent sans garde-fous, nous font courir de graves dangers de mort plus ou moins imminente, qui lèguent à notre postérité – à l’avenir de plus en plus plombé, mazouté et irradié – des masses incompressibles de déchets ultimes, de gaz toxiques et de poisons chimiques inassimilables et mortels, du fond des mers à la stratosphère, s’en prenant à la couche d’ozone, en passant par les coins les plus reculés de notre autrefois si belle planète terre…  Violence des décideurs de tous ordres qui nient la réalité au point de mettre le sort de notre survie dans la balance en nous intoxiquant par toutes les pores de notre peau, par toutes nos voies respiratoires, du bébé aux vieillard…. Violence des politiques hors sol qui plaquent leur vision techniciste, libérale trans-partisane plus volontiers étroitement économique qu’humaniste,  si peu préoccupée de défense de l’environnement sauf à la marge et sans réelle efficience, de sommets de la terre en conférences sur le climat qui accouchent systématiquement au mieux, d’une souris, quand ce n’est pas à rien si ce n’est à un désastreux bilan carbone doublé d’une gabegie d’argent public plus utilement affecté ailleurs compte-tenu de la duplicité de la plupart des gouvernements surtout préparés à ne rien lâcher à leurs puissants lobbies nationaux qui les tiennent par les couilles ou le bout des seins…

Il serait facile d’être cynique. En 1992, plus de cent dirigeants du monde entier, parmi lesquels George H. W. Bush, étaient venus à Rio de Janeiro assister au sommet de la Terre. Ce mégaévénement de deux semaines avait suscité un intérêt énorme, conduit à la signature de deux traités révolutionnaires sur le changement climatique [la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (Ccnucc)] et sur la biodiversité [la Convention sur la diversité biologique (CDB)], et donné lieu à de grandes déclarations sur la création d’un monde vert et équitable.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux décennies qui ont suivi n’ont pas vraiment tenu ces promesses. George W. Bush a rompu le traité sur le climat signé par son père en refusant de ratifier le protocole de Kyoto. Les émissions de gaz à effet de serre ont considérablement augmenté, le pillage des ressources naturelles s’est intensifié, la nature recule toujours, le monde est devenu moins équitable et le changement climatique, qui était une perspective lointaine, est désormais une réalité effrayante.(source)

Alors, à force de tant de violence d’une puissance polymorphe ¹ inégalée, de cette accumulation d’injustices et de pressions des puissances économiques, politiques et autres sur notre droit le plus élémentaire qu’est la survie de l’espèce humaine (mais le mérite-t-elle, après tout, devant ce bilan si peu flatteur ?) bouillonne plus ou moins clandestinement une autre violence invisible, hormis à l’occasion de ce genre de sommets dont on sait déjà qu’il ne s’agit que d’une grande farce pathétique destinée à donner le change aux braves citoyens que nous sommes ou pas…

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Face à cette violence, le système dominant s’indigne, se révolte, se rebelle à sa si petite et médiocre façon qui ne trompe plus que les non-initiés, sort ses armes favorites de la désinformation à la petite semaine, à travers un quelconque torchon de bas étage à faible valeur intellectuelle et culturelle ajoutée, brandissant la sempiternelle menace de l’explosion de violence de blacks blocs dont ils n’ont pas encore compris qu’il ne s’agissait pas de groupes institutionnalisés mais d’une technique d’opposition et de subversion

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Le vilain mot est sorti, il s’agit de terrorisme, quand celui des états est quant à lui plus légitime, globalement consenti, alors qu’il est en train consciemment et cyniquement de détruire la planète et de nous tuer à petit feu… Violence contre violence. Entre les deux, surtout ne pas choisir. Observer, contempler, regarder, et cyniquement compter les morts, de part et d’autre, derrière son écran, qu’il soit de télé, de tablette  ou d ‘ordinateur, tranquillement à l’abri, bien au chaud, sur son canapé, à siroter un coca ou une bière selon ses goûts. Et râler sur le monde comme il va, c’est à dire si mal. En faire des billets de blog, des articles de journaux ou de sites d’information, des conférences, des comités Théodule, des livres bien médiatiques de nature à effrayer les foules. Et surtout, surtout, ne rien faire pour que le monde change, en mieux. Critiquer vertement le premier, la première qui sort du troupeau. Et s’il le faut, le stigmatiser d’une manière ou d’une autre en fonction de ses caractéristiques personnelles pour qu’il rentre dans le rang. Faire du chantage à l’emploi, utiliser la loi renseignement et ceux de la lutte contre le terrorisme, quitte à fabriquer des preuves,  pour les plus récalcitrants, comme le groupe de Tarnac. Défendre à tout prix ce monde dont chacun(e) s’accorde pourtant à dire qu’il faut qu’il tourne la page, que nous sommes dans une impasse civilisationnelle… Étrange et torturante situation minée par les injonctions paradoxales. Dans ce contexte, la violence et la destruction, une solution ? Certains préfèrent prier. Pas de bol, je suis athée. Que faire ? Réfléchir encore… Poursuivre son petit chemin si personnel, d’action(s) et de réflexion, au hasard des événements, des personnalités rencontrées, des lectures, des discussions…

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¹ … alliance d’intérêts économiques, politiques, catégoriels, personnels, alliés à la possibilité pour les dirigeants du recours aux nouvelles technologies, à la surveillance de masse, aux techniques de manipulation et de persuasion, et autres joyeusetés permettant de museler les foules jusqu’aux plus déterminés groupuscules pour qu’ils ne tentent surtout rien qui puisse déranger l’ordre établi, le statu quo…