#violencespolicières : l’entêtement de #Collomb tue (et tuera encore) #sarcelles

je ne vais pas me répéter encore et encore à chaque fois  que se produit un drame qui démontre assez à quel point le port d’arme par des agents des forces de l’ordre hors service pose problème. j’ai déjà aligné mes arguments ici :

Capture.PNG
suite ici…

Mais le contexte de l’événement tragique qui vient de se produire cette nuit, pendant laquelle un policier de 31 ans a utilisé son arme de service hors mission, chez lui, à Sarcelles (Val-d’Oise), aux environs de 20h45, rue du Bocage, en pleine zone pavillonnaire, en tuant 3 personnes et en blessant 3 autres avant de se donner la mort,  relance le débat. Du moins, cela devrait : ne serait-il pas pour le moins nécessaire et salutaire,  puisque de toute évidence le port d’arme hors service pose plus de problèmes qu’il n’en résout ? Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…

Capture.PNG

Pardon ? j’ai bien lu ? « il n’y a pas de problèmes »?

Si : 3 morts. Mais peut-être est-ce un détail pour vous…

(et vu l’état des forces de l’ordre de ce pays et leurs conditions de travail, le pire devient certain. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que pareil drame se produira… ). Combien de morts innocentes faudra-t-il encore pour reconsidérer de manière plus équilibrée la question ? Veut-on réellement d’une situation à l’américaine, dans ce pays ?  ).

#violencespolicieres : une triste confirmation par la #CEDH > #Boukrourou

« Ahhhh, elle est belle, votre « république ! »… (un anti-républicaniste primaire)

8 ans après… Voilà comment était alors décrit le drame par le journal de (r)(d)éférence. Je sens que son altesse sénilissime ¹ va avoir bien du mal à nier à présent l’existence de violences policières… Celle-ci pour seul exemple, ayant conduit à cette mort aux détails insupportables, va donc à être difficile à planquer sous le tapis « républicain » :

DOv9f_3WAAAFRmJ.jpg

Jusqu’à quand notre pays et son gouvernement dit « progressiste »  (et ces bonnes âmes bien nées qui le soutiennent sans le moindre sens critique) nieront-ils l’existence de certaines pratiques policières qui nous font honte à tou.te.s ? Celle-ci est à présent indiscutable.

.

¹ ce n’est pas moi qui le dit, j’ai entendu ça à la télé, je ne sais plus sur quelle chaîne…  Je me garderais bien pour ma part de sombrer dans le « racisme » anti-vieux ! 😉

Même le Haut commissariat des Nations Unies se penche sur les #ViolencesPolicieres racistes… en fRance !

Capture

Plus les années passent, et plus la légende dorée de la « fRance, pays des droits de l’homme » s’évapore en pleurant, chargée de souvenirs aigres, d’une profonde tristesse, et d’incompréhension. Notre pays est si souvent épinglé par la Cour Européenne des Droits Humains, notamment vis à vis de ses conditions d’emprisonnement,  que je ne prends même plus la peine d’en parler ici. J’ai cependant évoqué dernièrement la condamnation de la France à propos de la rétention des enfants migrants et réfugiés, interpellant Macron, sans grande illusion, compte-tenu de son peu de sensibilité en matière de défense des droits humains, lui qui ne voit même pas où est le problème à inviter un porc comme  Trump, que le KKK à appeler à élire…  C’est tout dire.

Aussi, même si je le fais par devoir militant, je ne suis même pas certain qu’une information aussi énorme que celle qui consiste à voir jusqu’au Haut commissariat des Nations unies se préoccuper des violences policières et du racisme dans la police française émeuve vraiment en haut lieu… Les mêmes qui prétendaient pourtant faire rempart au FN. Il est pourtant bien là, tellement présent : dans la police, l’armée, la gendarmerie… Les affaires commencent sérieusement à se multiplier… Et donc ?

Capture

Voilà. Circulez, ya rien à voir… On avance.

Violences et sadisme d’Etat – #Calais – juin 2017

Capture.PNG

(billet réalisé à l’aide du thread publié sur twitter par le compte du défenseur des droits, Jacques Toubon)

Si j’en avais les pouvoirs, je porterais plainte contre l’état français pour non assistance à personne en danger, mise en danger de la vie d’autrui, et traitements inhumains et dégradants. J’ai tous les jours un peu plus honte d’être français. Voilà ce que j’ai pu lire à l’instant :

Une équipe du Défenseur des droits s’est rendue auprès des exilés à Calais. Voici ce qu’ils ont constaté sur place. Entre 500 et 600 personnes, dont des mineurs, dorment à même le sol, quelles que soient les conditions climatiques. Les migrants sont traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville et ne peuvent plus dormir, ni se poser et se reposer. Les exilés à Calais sont visiblement dans un état d’épuisement physique et mental.  Tous les points d’eau ont été supprimés : les migrants ne peuvent pas se laver, ni même boire. C’est leur principale demande. Repas : une seule distribution associative est tolérée le soir, pendant 1h, ce qui ne permet pas de nourrir tous ceux qui le souhaiteraient. Une association procède à des distributions itinérantes pour accéder aux exilés qui n’osent plus se rendre sur les lieux de distribution.  Depuis 1 semaine, parce qu’un prêtre s’est opposé à la présence policière sur le parvis de l’église, une distribution a lieu tous les midis. Les femmes, qui ne bénéficient plus d’aucune structure dédiée, sont susceptibles de faire l’objet de viol et d’exploitation sexuelle. Certaines femmes ont des nourrissons et plusieurs bébés sont à naître. Aucun dispositif d’accueil ou d’hébergement ne leur semble accessible. La prise en charge par l’aide sociale à l’enfance des enfants non accompagnés implique, le soir et la nuit, un passage par le commissariat… Ce qui rend particulièrement dissuasive la démarche. Les associations sont entravées et menacées: verbalisation des véhicules, injonction de mise aux normes de la cuisine, menaces de poursuites…

Le Défenseur des droits demande dès à présent la fin de cette sorte de traque, l’autorisation des distributions de repas… la mise à l’abri des mineurs, la mise en place d’un lieu où les exilés peuvent se reposer et envisager la suite de leur parcours migratoire.

Sans commentaire. Rien à déclarer. Juste une immense colère et un profond dégoût.

Le rapport complet du défenseur des droits est visible ici.

Réactualisation…  au 16.06.2017 Les associations humanitaires présentes sur le secteur ont décidé de s’unir et de déposer un référé devant le tribunal administratif de Lille vendredi 16 juin. Raisons invoquées : Pas d’accès à l’eau, à des toilettes, à une distribution alimentaire, à une information réelle sur les droits, violences policières, entraves au travail des bénévoles, toutes dénoncent les conditions de vie « effroyables » des exilés et « le harcèlement policier »

(Comme le rappelle à bon escient l’excellent blog des Passeurs d’Hospitalité, cela avait déjà été le cas en  à l’automne 2015. Le tribunal administratif de Lille avait déjà été saisi des conditions de vie dans le bidonville de Calais. L’affaire était remontée jusqu’au Conseil d’État.)

De leur côté, neufs exilés saisissent l’IGPN pour des cas de violences policières. L’exemple de Ramidullah. « Ils [les policiers, ndlr] m’ont fait une balayette, je suis tombé sur le dos et ma tête a frappé le sol », raconte l’homme dans son témoignage :

« Puis les policiers ont commencé à me frapper comme si j’étais un ballon de foot. » (source)

Enregistrer

Bravo les artistes #violencespolicieres #Theo #adamatraore (et on emmerde le #FN)

capture
source

Ce mercredi, dans Libé, plusieurs dizaines d’artistes, sportifs, comédiens ont signé une tribune contre les violences policières,  après le viol du jeune Théo lors de son arrestation mais aussi la mort d’Adama Traoré lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise en juillet dernier. En voici le texte, que je tenais à laisser en mémoire ici, tant les mots sont forts, et les accusations envers un pouvoir coupable, puissantes et pertinentes à mes yeux.

Nous, artistes, sportifs-tives, comédien-nes, écrivain-es […] considérons que la mort d’Adama Traoré n’engage pas seulement ses proches mais l’ensemble de notre pays, de notre société.

Cet été, à Beaumont-sur-Oise, un jeune Français est mort entre les mains des forces de l’ordre, le jour de ses 24 ans. Et, depuis six mois, ce qui aurait pu n’être qu’une énième «bavure» meurtrière illustre jour après jour l’impunité de certains gendarmes et policiers en France, telle qu’elle est depuis longtemps dénoncée par les organisations des quartiers populaires et les comités de soutien aux victimes, et par Amnesty International depuis 2009.

Ce 19 juillet 2016, Adama Traoré tente d’échapper à un contrôle d’identité parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui et qu’il connaissait la violence susceptible d’en découler. Interpellé, Adama est plaqué et maintenu au sol par trois gendarmes qui pèsent de tout leur poids sur son corps. Les militaires notent qu’Adama se plaint de ne pas pouvoir respirer, ils l’embarquent dans leur fourgon où il perd connaissance. Plutôt que de le transporter à l’hôpital, ils poursuivent leur route vers la gendarmerie. Ce 19 juillet 2016, vers 17 h 45, Adama Traoré disparaît entre les mains des forces de l’ordre.

Selon la version officielle, les pompiers constatent le décès d’Adama à 19 h 05. Mais rien n’est dit à la famille. Ayant entendu dire qu’Adama «a fait une crise», ses proches contactent les hôpitaux pour rechercher sa trace. En vain. Aux alentours de 21 heures, c’est par un appel aux pompiers qu’ils apprennent que le jeune homme est retenu à la gendarmerie. Oumou Traoré, la mère d’Adama, vient alors demander des nouvelles de son fils à la caserne, où on lui répond qu’«il va très bien». Elle attend donc sur place, avec ses proches. Jusqu’à 23 h 30, quand les gendarmes annonceront la mort d’Adama. Soit quatre heures et demie après le constat officiel du décès.

Les suites de cette mort suspecte nous interrogent : déclarations contradictoires des autorités, tentatives de salir la mémoire de la victime, dissimulation de son corps, escamotage des rapports médicaux, mensonges des forces de l’ordre, pressions sur la famille, intimidations des habitants… Les pouvoirs publics ont manifesté une partialité constante pour éclipser les actes qui ont conduit à la mort d’Adama. Jusqu’au procureur de la juridiction qui évoque «une infection très grave», un «malaise cardiaque» et la présence d’alcool et de cannabis dans le sang d’Adama pour justifier son décès. Autant d’affirmations qui seront démenties par les expertises médico-légales. Le tout afin d’occulter les circonstances réelles de la mort d’Adama Traoré à ses proches, comme aux médias et à l’opinion publique.

Cependant, après qu’il a été démontré qu’Adama est mort asphyxié, et après que le procureur qui a sciemment menti à la famille et aux journalistes a été muté et que l’instruction de l’affaire a été dépaysée à Paris, nous assistons à un acharnement constant des autorités contre une famille dont la détermination, soutenue par la solidarité des habitants de leur quartier, a permis de mettre au jour les contrevérités officielles.

Depuis le premier jour, la maire de la ville n’a cessé d’entraver les sollicitations de la famille. Refus d’autoriser une marche blanche au lendemain de la tragédie, obstruction aux demandes d’entretien de la mère et des frères et sœurs d’Adama, absence de visite sur place et, après chaque manifestation de soutien, extinction de l’éclairage public nocturne dans le quartier (situation propice à toutes les provocations et dégradations) : on est loin d’une recherche d’apaisement. Enfin, après avoir partagé sur sa page Facebook un appel à la violence armée des «citoyens de souche» pour «venir en aide à nos pauvres policiers», la maire a menacé de porter plainte en diffamation contre Assa Traoré – la sœur de la victime, devenue porte-parole de la famille – qui avait dénoncé ce parti pris.

Du côté de l’Etat, malgré les mensonges avérés, le ministre de l’Intérieur n’a jamais eu un mot, ne serait-ce que de compassion, à l’égard de la famille. Interpellé par un député à l’Assemblée, il refuse même de prononcer le nom d’Adama Traoré ; tandis qu’il assure les gendarmes et la maire de Beaumont de son appui plein et entier. Mépris, esprit de revanche et parti pris aveugle, c’est donc le message que les pouvoirs publics renvoient depuis six mois à la famille et aux habitants de Beaumont qui ont manifesté massivement leur solidarité. Finalement organisée, la marche blanche réclamant vérité et justice pour Adama a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Une mobilisation sans précédent dans cette commune paisible, derrière une famille qui ne réclame aucun privilège, aucune exception mais exige la stricte application du droit républicain : la vérité sur la mort d’une victime quand la violence des forces de l’ordre est en cause et la mise en examen de ceux qui en sont responsables.

C’est pour cela que l’affaire Adama Traoré est l’affaire de tous : pour affirmer et défendre l’égalité des droits. C’est cette exigence élémentaire que nous, artistes, sportifs, comédiens, écrivains, […], partageons et relayons. Nous refusons que les habitants des quartiers populaires qui sont quotidiennement frappés par la violence économique et la violence raciste soient également abandonnés à l’insécurité, aux mensonges, à une culture de l’excuse permanente des excès des forces de l’ordre et au jeu dangereux des politiques qui tentent de monter les citoyens les uns contre les autres. Nous refusons qu’une part croissante de la population française soit abandonnée par la République, et nous réclamons la plus stricte impartialité des pouvoirs publics quand les garants de l’ordre outrepassent les lois. «C’est une affaire d’Etat», selon Assa Traoré, et nous sommes également convaincus que c’est toute notre société qui se salit, si elle se tait et détourne le regard. Et nous avec, si nous ne réagissons pas.

Le 2 février, à Paris, des rappeurs donnaient à Paris un concert de soutien «Justice pour Adama». Ce même jour, Théo L., 22 ans, subissait la barbarie de l’agression policière qui révolte aujourd’hui le pays. C’est pourquoi nous appelons, par une convergence de toutes nos sensibilités et dans un élan solidaire, à soutenir l’exigence de vérité et de justice pour Adama, de justice pour Théo, comme pour toutes les victimes des violences des forces de l’ordre. C’est notre cause commune à toutes et tous : ensemble contre les violences policières et leur impunité.

Cet appel a été lancé et porté par le site QuartiersXXI.

Premiers signataires : Jeanne Added – Auteur compositrice interprète. Alivor – rappeur. Daniel Allouche – boxeur. Mehdi Alloune – boxeur. Sameer Ahmad – rappeur. Akhenaton – rappeur. Arthur H – chanteur. Virginie Aussietre – Chargée de production. Fred Alpi – chanteur-guitariste. BABX – chanteur. Black M – chanteur. Marine Bachelot Nguyen – auteure et metteure en scène. Eric Bellinger – chanteur compositeur. David Bobée – metteur en scène, directeur du Centre dramatique national de Normandie. Julie Bonan – actrice. Rachida Brakni – comédienne et metteuse en scène. Eric Cantona – acteur. Jil Caplan – chanteuse. Casey – rappeuse. Cenza – rappeur. Cerna – rappeur. Marc Cheb Sun – auteur. China Moses – chanteuse. Chinese Man – hip hop funk. Christine & The Queens – chanteuse. Samuel Cueto – photographe. C2C – DJ. Gerty Dambury – auteure, comédienne et metteure en scène. Décoloniser les arts – collectif. Deluxe – groove. Vincent Delerm – auteur-compositeur-interprète. Nadir Dendoune – écrivain. Alice Diop – auteure réalisatrice. Eva Doumbia – metteure en scène. Rokhaya Diallo – auteure réalisatrice. D’ – auteur, rappeur, réalisateur. Disiz – rappeur et acteur. Nicolas Duvauchelle – acteur. Elephanz – musiciens, chanteurs. Elom 20ce – rappeur. Annie Ernaux – auteure. Feadz – DJ. Fianso – rappeur. Fik’s Niavo – rappeur. Flynt – rappeur. Fresh Gordon – rappeur. Edgar Garcia – Directeur de Zebrock. Georgio – rappeur. Grain d’Sable – rappeur. Grand Corps Malade – slameur. Gringe – rappeur, acteur. Cyril Gueï – comédien, réalisateur. Hervé Haine – chanteur, musicien. Camille Hardouin – chanteuse. Hocus Pocus – rappeurs. IAM – rappeurs. Imany – chanteuse. Jeff le Nerf – rappeur. Jow L. – rappeur, graffeur. JR O Chrome (sexion d’assaut) – rappeur. Mathieu Kassovitz – acteur et réalisateur. Kavinsky – DJ. Kohndo – rappeur. Krista – rappeuse. Ladj Ly – réalisateur. La’Myia Good – chanteuse et actrice. Lola Lafon – écrivaine. La Jonction – rappeurs. La Rumeur – rappeurs. Albin de La Simone – auteur, compositeur, interprète. Le Doc – rappeur. Samuel Légitimus – metteur en scène. LEJ – Chanteuses. Gilles Lellouche – acteur et réalisateur. Le Sous-Marin – rappeur. Lilly Wood and the Prick – chanteuse. Lino – rappeur. Liqid – rappeur. Edouard Louis – écrivain. Mademoiselle K – chanteuse. JP Manova – rappeur. MC Métis – rappeur. Missy Ness – DJ. Mokobe – rappeur. Yannick Noah – chanteur. Harek Nadja – réalisatrice. Nodja — rappeur. Nasme – rappeur. Nekfeu – rappeur. Nnoman Cadoret – photographe. Nodey – DJ. Noruff – rappeur. Samia Orosemane – humoriste. Julien Pitinome – photographe. Pone – DJ. Olivier Rabourdin – acteur. Ramzy Bedia – acteur. Ryaam – rappeuse. Rocé – rappeur. Océane Rosemarie – auteure, comédienne. Aurelie Saada – chanteuse. Safir – rappeur. Saïdou – rappeur. Saké – rappeur. Eros Sana – Photojournaliste, Directeur de publication de Fumigène Magazine. Lyes Salem – acteur et réalisateur. Scred Connexion – rappeurs. Scylla – rappeur. Singe des Rues – rappeurs. Sitou Koudadjé – rappeur. Maboula Soumahoro – cofondatrice du festival Black History Month, historienne. Sound Pellegrino – label House. Skalpel (Première ligne) – rappeur. Skud – rappeur. Archie Shepp – saxophoniste. Stresh – DJ. Omar Sy – acteur. Tekilatex – rappeur. Serge Teyssot Gay – guitariste. Roland Timsit – comédien, metteur en scène. Jean-Pierre Thorn – cinéaste. Tonytoxic — rappeur. Petr Vaclav – réalisateur, scénariste. Vîrus – rappeur. Wira – rappeur. Cathy Yerle – chanteuse, musicienne. Rhita Zaoujal – karatéka. Yassin Zaoujal – athlète de haut niveau. Zebda – chanteurs

Autres signataires:

Zahra Ali – SOAS University of London. Hourya Bentouhami – maîtresse de conférence, université de Toulouse Jean-Jaurès. Yann Cherruault – rédacteur en chef d’International Hip Hop. Sonia Dayan-Herzbrun – sociologue, professeure émérite à l’université Paris Diderot/Paris 7. Marielle Debos – politiste, Université Paris Nanterre. Laurence De Cock – historienne. Emmanuel Devaux – journaliste. Didier Fassin – professeur de sciences sociales, Institut d’études avancées de Princeton
. Eric Fassin – sociologue, professeur à l’université Paris-8. Sébastien Fontenelle – journaliste. Joao Gabriell – auteur. Franck Gaudichaud – enseignant-chercheur (Université Grenoble Alpes). Vincent Gay – sociologue. Samir Hadj Belgacem – Sociologue et politiste, Affilié à l’équipe ETT (ENS/EHESS/CNRS). Michel Kokoreff – sociologue. Geoffroy de Lagasnerie – sociologue. Silyane Larcher – Chercheure au CNRS en science politique. Mathilde Larrere, historienne. Mehdi Maïzi (chroniqueur rap). Nasima Moujoud – maitresse de conférences en anthropologie, université Grenoble Alpes. Ugo Palheta – sociologue, maître de conférences à l’université Lille-3. Paul Pasquali – chercheur au CNRS (sociologue). Chafik Sayari – journaliste. Joan W. Scott – Institute for Advanced Study, Princeton, New Jersey US. Pierre Tévanian – professeur de philosophie, collectif Les mots sont importants. Sylvie Tissot – Université Vincennes-Saint Denis-Paris 8. Fabien Truong – université Paris 8. Laetitia Tura – Photographe

A peine cette tribune publiée, et comme pour donner raison à leurs signataires, et à tous ceux qui soutiennent leur démarche, la lie de notre société représentée par la fachosphère s’est aussitôt empressée de salir l’initiative. Exemple chez FDesouche :

capture

On notera au passage l’emploi des termes artistes et intellectuels entre guillemets. Les mépriser ainsi en dit déjà suffisamment long sur ce qu’entend désigner comme artistes et intellectuels cette extrême droite là : seuls ceux partageant sa médiocre vision étriquée  de l’art, de la culture et de l’intelligence, qui assurent sa pitoyable propagande, de seconde zone et de bien dérisoire talent comme Franck de Lapersonne, qui n’est en effet pas vraiment quelqun. Les lecteurs/trices apprécieront.

#violencespolicières un fascisme ordinaire ? Une réponse nécessaire ! #NoJusticeNoPeace ! #BLM #antifa

13619956_1054154568010137_2647728381861880779_n

Guillaume Mazeau est maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris-1 Panthéon Sorbonne. Ses travaux portent notamment sur l’histoire des mobilisations collectives, sur la violence, ainsi que sur les pratiques et les cultures visuelles dans les périodes de révolution.

Il vient de déposer cette publication sur facebook, ici. Je la relaie car elle ne saurait me (nous ?) laisser indifférents ici, compte-tenu de mes (nos ?) positions personnelles en la matière

(Déjà, le site du NPA le diffuse également…).

Voici le texte :

capture1 capture2 capture3 capture4 capture5

Vous, je ne sais pas, mais moi, très pragmatiquement, je vais vite me prémunir contre ce genre de situations. Il me faut en effet penser enfin, un peu, à ma petite sécurité personnelle, pour  une fois., vu mes idées, mes actes, mes prises de position… Mon anti-racisme primaire… je ne suis plus si jeune qu’avant, le danger est plus grand, et ce genre d’événements de plus en plus fréquents. J’en sais quelque chose…

capture capture2

(je fais référence notamment à ceci et à cela concernant le SO de la CGT, et à ce dossier pour ce qui concerne les fachos, dans ma lutte personnelle et collective contre les nazis, dont je vous reparlerez prochainement (voir cet appel).

Si vous avez des pistes me permettant d’acquérir des techniques de self défense pas trop onéreuses (je suis sans emploi, je suis preneur (si possible secteur Nancy-Metz-Epinal). Mais si c’est ailleurs, faites moi le savoir aussi, sur twitter, ici. Je ferais passer… J’ai déjà un demandeur… Défense individuelle ou collective, l’air du temps devient si puant que cette question réclame une réponse concrète, urgente et salutaire. Merci de faire passer.

Post-scriptum : pour information, on apprend aujourd’hui, pour ceux qui doutaient encore de la réalité de ce témoignage, qu’une enquête de l’IGPN a été ouverte. En verra-t-on un jour les résultats ? j’ai des doutes… La victime a en effet précisé que les policiers incriminés ont pris soin d’effacer la bande vidéo.

le 28 septembre 2016 : le groupe des élus EELV de Paris a envoyé cette lettre au Préfet de Police de Paris pour attirer son attention…

ctb6ivfxgaawqmn

La chose se confirme donc… La suite ici. je ne lâche pas l’affaire.

Le même jour, Buzzfeed France nous informe qu’en outre, des témoins ont confirmé la scène telle que décrite par la victime… C’est ici. capture

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

c’est la guerre, alors ? (Œil pour œil, dent pour dent !) #LoiTravail #violencespolicieres

capture

Sur place, BuzzFeed News a pu constater la blessure de Laurent, un syndicaliste de SUD, secrétaire médical (salarié de l’AP-HP) et père de famille de 46 ans, atteint par un projectile à l’œil droit.

Les habituels défenseurs fauxcialistes #gogoFH2017 et leur incroyable mauvaise foi vont-ils encore, à l’unisson de la droite réac, défendre nos valeureux policiers et leur si compétent et responsable (depuis Rémy Fraisse, j’en doute fortement…) ministre de l’intérieur ? Laurent l’aurait-il bien cherché ?  Les détails  sont ici , qui ne laissent pourtant guère de place au doute. L’IGPN serait saisie. On attend pourtant toujours (et je ne suis pas le seul),  suite à la saisine par le collectif  « Stop violences policières »  du défenseur des droits par le biais d’un dossier recensant plus d’une centaine de témoignages accablants et étayés,  la réponse de  Bernard Cazeneuve,  Ministre de l’intérieur, comme il s’y était engagé personnellement mercredi. Ya quelqun ?

Enregistrer

Enregistrer

Cette fois, tu ne t’en tireras pas comme ça @BCazeneuve #violencespolicieres

(… enfin, j’espère !)

La démarche est inédite,  le nombre impressionnant, le dossier particulièrement épais et solide, crédible, factuel, étayé. On a souvent relayé ici plus souvent qu’à notre tour les nombreuses affaires de violences policières que le gouvernement, et tout particulièrement son ministre de  l’intérieur, et pour cause, s’obstine à minimiser, voir à nier malgré l’évidence. On a aussi pointé du doigt l’un des facteurs aggravants qui peut expliquer en partie pourquoi, en plus d’une hiérarchie incompétente aux consignes floues qui profitent au pire, les forces de l’ordre avaient peut-être intérêt à casser du gauchiste, de l’anar, du Toto… si ce n’est de l’arabe ou du black. Aussi est-ce avec une satisfaction non dissimulée que j’apprends que le collectif  « Stop violences policières » a choisi de rendre public le contenu du dossier de la saisine du défenseur des droits, mercredi 14 septembre, à la veille d’une nouvelle manifestation d’ampleur contre la loi El Khomri. Le défenseur a confirmé que son pôle « déontologie de la sécurité » s’était emparé du dossier. (source).  Une instance qui s’était déjà saisie du cas de Romain D., grièvement blessé le 26 mai après le jet d’une grenade de désencerclement par un policier… et qui en portera les séquelles pour le restant de ses jours.

capture
source

104 témoignages, une quarantaine anonymes et 68 manifestants de manière nominative. La plupart sont parisiens, certains viennent de Rennes, Nantes, Lille ou Marseille. Un cameraman de 57 ans a eu le tibia fracturé par un tir de grenade lacrymogène, une militante de 40 ans a récolté un coup de matraque et quatre points de suture, une autre proteste contre le fait d’avoir été retenue pendant trois heures place de la Concorde par le cordon de CRS, avant d’être copieusement aspergée de gaz lacrymogène… Tous racontent à leur manière ces quatre mois de contestation sous haute tension…

Témoignage de la mère d’Arthur (jeune homme de la photo ci-dessus) :

« J’ai eu le sentiment qu’il y a eu un usage complètement disproportionné de la force de la part des forces de l’ordre, et j’ai été très choquée. Vu mon âge j’ai déjà vu des manifs avant, j’ai participé à quelques unes, et l’ambiance bon enfant des manifs a complètement disparu. Pour moi des gamins qui se font taper dessus à 15 ans alors qu’ils font leurs premières manifs je trouve pas ça normal et on les conduit à se révolter et à pas respecter les forces de l’ordre et la justice française et je trouve cela grave. »

Le ministre de l’Intérieur, suite à cette médiatisation à laquelle il ne s’attendait probablement pas, tant il apparait pris au dépourvu (hé, hé…) a fait savoir   qu’ « À chaque fois qu’il y a des policiers dont les agissements ne sont pas conformes à ce que sont les principes de droit et l’usage proportionné de la force, il y a systématiquement des sanctions ». Interrogé sur le nombre précis de policiers sanctionnés, Bernard Cazeneuve a déclaré qu’il communiquerait un chiffre « dans les heures qui viennent ». (source)

J’attends… (Anne, ma sœur Anne, ne vois tu rien venir ? ). 3 heures déjà… Je ne lâcherai pas l’affaire.

 

#violencespolicieres : le gouvernement pris la main dans le sac : la victime est suisse…

Des manifestants pacifiques éborgnés, des centaines de blessés, un autre, tout aussi pacifique (simple observateur et photographe qui avait le malheur de se trouver là), qui vient de sortir récemment du coma mais qui conservera probablement des séquelles pour le reste de sa vie, et pourtant. Pourtant, Valls, cet immonde individu borné, si peu de gauche et surtout si peu sensible aux droits humains les nie farouchement. Il y a pourtant eu 48 enquêtes menées par l’IGPN. Par ailleurs, David Perrotin, de Buzzfeed, a recensé 45 cas de violences policières depuis mars 2016. Certes, il y a eu cet ignoble attentat concernant deux policiers à Magnanville, qu’aucune personne encore sensée ne saurait justifier. Certes, il y a aussi des conditions de travail chez les forces de l’ordre totalement infernales, qui entraînent des erreurs d’appréciation, et des tensions préjudiciables à l’exercice normal de leur fonction. Mais est-ce une raison pour se perdre dans les amalgames, et couvrir des brebis galeuses, pour nier la réalité des violences policières ? A l’heure où l’on s’indigne sur le sort d’une malheureuse vitrine avec un cynisme absolu et une théâtralisation excessive, les violations de plus en plus importantes des droits humains sont pourtant pointées à l’international, et les blessés se multiplient à outrance, terriblement banalisés. Faudra-t-il que le scandale provienne de l’étranger, en l’occurrence dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, de la Suisse, pays si peu suspect de gauchisme, pour que les verres de certaines lunettes se désembuent, que les médias se réveillent, et que le pouvoir cesse de nous prendre pour des imbéciles ?

Capture

Dans cet article,  les pouvoirs publics sont accusés par le journal suisse d’avoir tenté de maquiller la réalité en faisant porter le chapeau de cette affaire aux manifestants eux-mêmes, arguant du fait que cette victime aurait été touchée par un fumigène. L’enquête a prouvé que c’était faux. Et le journal de s’interroger judicieusement  sur cette étrange volonté de notre gouvernement de tenter de camoufler cette histoire ou d’en minimiser les conséquences… CQFD.

J’apprends que suite à une enquête préliminaire de l’IGPN, le parquet de Paris a annoncé aujourd’hui l’ouverture d’une information judiciaire après qu’un jeune homme de 28 ans a été gravement blessé lors d’une manifestation à Paris le 26 mai où un policier avait jeté une grenade dissuasive. L’enquête qui va être confiée à un juge d’instruction a été ouverte contre X pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique avec usage ou menace d’une arme« . Quand on sait la difficulté pour les victimes de faire reconnaître leurs préjudices dès qu’il s’agit des forces de l’ordre, puisqu’elles sont à la fois juges et partie, voilà qui constitue un exploit. Faudrait-il que la victime soit d’origine étrangère pour que les événements forcent ce gouvernement si complaisant avec le mensonge à accepter la pleine mesure de ces drames, et prendre enfin conscience de sa propre responsabilité ? Je n’ose y croire… Vu qu’il ne l’a toujours pas reconnue dans celle de Rémy Fraisse… Nous n’oublions pas. Ni Rémy, ni ce suisse, ni  ce breton qui a perdu un œil, ni Romain. La liste commence à se faire longue…

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑