FIN

Depuis plusieurs semaines, vous l’aurez sans doute remarqué, le rythme des publications sur ce blog se faisait de plus en plus lent, clairsemé… La motivation n’y est plus. La raison en est simple : j’éprouve actuellement, en ce moment précis de ma vie, le besoin profond de m’alléger, de me délester de tout ce qui dans ma vie me pèse, me porte préjudice, me salit, voire me consume et me détruit. Bref, renoncer à tout ce qui me coûte de l’énergie, tout ce qui nourrit mon côté sombre, pour me consacrer à la sérénité, à la légèreté.

Et on ne peut pas dire qu’observer à la loupe la lie de l’humanité et tout ce que l’on rejette comme idées toxiques invite franchement au bonheur… Je n’ai plus envie ni besoin de cultiver ma hargne envers les fachos, les racistes, les xénophobes, les sexistes, les homophobes, les transphobes, les pauvrophobes ou les grossophobes. Je veux juste être heureux. Et faire ce que je sais faire de mieux : me laisser aller à ma gentillesse naturelle, à mon besoin de tendresse, à mon gout pour les choses simples et authentiques, débarrassées de toute violence destructrice.

Et il semblerait, au regard de cette mémorable soirée que j’ai vécue hier, pourtant d’apparence si banale, dans l’arrière cour d’un café nancéien, entre les bières que je ne bois plus et les séances karaoké, entre deux confidences sur les aléas du sentiment amoureux, que ça y ressemble un peu, ça, au bonheur…. Et je me dépêche de l’attraper de peur qu’il ne se sauve.

Probablement cela vous semblera-t-il bien étrange que de sauter ainsi, si brutalement, du coq à l’âne, mais j’ai maintenant l’intention de me préoccuper d’autre chose que de l’extrême-droite. Et d’ouvrir pourquoi pas, un blog de poésie(s), sous mon vrai nom.

Ne serait-ce pas en fin de compte la meilleure réponse à apporter à la haine de ces gens ?

L’avenir le dira.

Je ne ferme cependant pas ce blog, afin de ne pas anéantir un travail d’archive qui pourra être utile à d’autres. Servez vous, ya qu’à piocher dedans. Moi, je file vers d’autres cieux. Dans ce long combat contre les idées toxiques et ceux qui les portent, j’ai fait ma part, il me semble. A vous de faire la vôtre.

Mektoub.

8 réflexions sur “FIN

  1. Non pas adieu, mais au revoir l’artiste.
    Sans avoir ta pertinence et ta force de recherche de toutes les nuisances qui te font aller vers un horizon plus serein, j’espère que tes poèmes laisseront une petite place au ciblage du capitalisme qui est l’égout dans lequel s’épanouit la quasi totalité de tout ce qui te répugne.
    S’il ne doit te rester qu’un seul combat pour laisser du temps à ton temps de bonheur que ce soit celui qui doit mener à l’anéantissement du capitalisme
    L’aneonyme reconnaissant

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  2. Je comprends. J’ai moi-même laissé tomber mon blog, pour quelques semaines pensais-je, qui sont devenues des mois, et je ne suis pas encore décidé à reprendre. C’était un blog musical, donc plus léger à l’âme qu’un combat contre les fafs, et demandant bien moins de boulot. Et pourtant, il avait fini par me peser, aussi.

    Donc, je comprends. À te revoir, et tous mes vœux dans ta nouvelle recherche, et pour ton futur prochain blog (dont il faudra nous communiquer l’adresse).

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