Quand la justice condamne non pas le racisme, mais ceux qui luttent contre…

Quelle décision inique…. Voilà une sanction judiciaire qui se passe de commentaires… Etrange conception des priorités. Justice de classe dominante.

Le 23 juin 2020, devant l’Assemblée nationale, le Guadeloupéen de 49 ans avait tagué Négrophobie d’État ​en rouge sur le socle de la statue de Colbert, ministre de Louis XIV et initiateur du Code noir qui a légiféré sur l’esclavage dans les colonies françaises. Il avait ensuite jeté de la peinture rouge sur la statue.

Il avait été aussitôt interpellé. ‘Ce qui est interdit, c’est le racisme. Cet homme-là (Colbert) fait l’apologie de la négrophobie« ​, avait-il dit aux forces de l’ordre, dans une scène filmée et mise en ligne sur les réseaux sociaux par la Brigade anti-négrophobie.

Vers un appel de la décision

Hasard du calendrier, le procès s’est tenu le 10 mai, date de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions. Elle était marquée cette année par les 20 ans de la loi du 21 mai 2001 qui, portée par l’ex-ministre de la Justice Christiane Taubira quand elle était députée, reconnaît la traite et l’esclavage comme crimes contre l’humanité.

[…] La décision du tribunal montre que la France n’a jamais rompu avec le Code noir​, a réagi le quadragénaire après le délibéré. L’État français, toujours néocolonial, continue à assumer de manière officieuse la négrophobie d’État

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Une réflexion sur “Quand la justice condamne non pas le racisme, mais ceux qui luttent contre…

  1. Pour ces juges célébrer par un être de pierre le racisme dans toute l’horreur de la loi d’un état alors déjà à la botte des intérêts capitalistes de l’époque est plus justifié que la colère salutaire d’un être de chair et de sang.
    Ainsi va la justice au service de ce qu’il y a de plus vil chez ces « cochons de bourgeois ‘ (Jacques Brel)

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