à force de lécher le cul des flics, la gauche et le P »S » se ridiculisent

On avait déjà remarqué depuis quelque temps cette aussi incroyable qu’insupportable sarabande de personnalités politiques qui, en plus de l’extrême droite comme de la droite dure dont c’était déjà un hochet électoral bien connu, agitent le thème sécuritaire pour se faire bien voir d’un certain électorat, tout comme des forces de l’ordre, dans la perspective des futures élections. Comme c’est minable, et médiocre, vraiment… Les mêmes n’ont d’ailleurs même pas hésité à manifester aux côtés des flics et de l’extrême droite (pléonasme), hier, devant l’Assemblée Nationale.

Outre le fait qu’il y ait un ridicule certain pour un « citoyen  » nommé Darmanin de manifester aux côtés de policiers pour protester contre un gouvernement dont il est je crois ministre de l’intérieur, on ne peut que s’indigner que des personnalités qui se prétendent de gauche puissent sans honte se compromettre à s’aligner avec une corporation dont on connait les opinions majoritaires… pas franchement progressistes. Aussi, comme je l’ai déjà signifié sur twitter (un jour à l’avance d’ailleurs 😉 je tiens à exprimer publiquement que lorsqu’on est sincèrement antifasciste, on n’a franchement plus rien à dire à ces gens là. Leur présence en un tel lieu, aux côtés de l’extrême droite, dans une telle dérive sécuritaire comme on en a rarement connue depuis longtemps, est proprement inacceptable.

Le comble de cette déchéance si peu gauchiste a de plus été franchi par le patron du PS, Olivier Faure, qui a tenu des propos d’une choquante absurdité :

Bien sûr, comme cela a été abondamment relayé par d’autres, proposer que des policiers soient co-producteurs de projets de lois sécuritaires est éminemment choquant en raison de l’impérieuse nécessité de la séparation des pouvoirs, sous peine de tomber dans l’excès d’un mode de gouvernement d’essence fasciste.

Mais Olivier Faure est allé, pensant se défausser de cette accusation, creuser sa tombe avec les dents jusqu’à proposer que des policiers puissent par exemple participer aux commissions interdisciplinaires qui examinent les sanctions et éventuels aménagements de peine applicables aux détenus.

Aussi, pour clore ce chapitre inquiétant sur une note plus détendue (mieux vaut en rire, d’une telle bêtise), je suis allé demander aux concernés ce qu’ils pensaient de cette proposition. Et la réponse de manque pas de sel, comme vous pouvez en juger :

Post-scriptum : bien qu’Olivier Faure ait tenté de se rétracter sur ses propos si gravement attentatoires à l’esprit démocratique, je n’ai pas retenu ses excuses, lui qui prétextait un simple dérapage à chaud sous la pression des événements, alors que c’est un animal à sang froid. Et j’ai bien fait puisque la suite des événements nous a démontré l’impensable : cette sortie n’a rien de personnel, elle avait été méthodiquement préparée par les instances du bureau national du PS. Et c’est encore plus terrifiant.

Une réflexion sur “à force de lécher le cul des flics, la gauche et le P »S » se ridiculisent

  1. Et Fabien Roussel, du PCF, qui veut faire campagne sur le thème de la sécurité, suçant la roue du RN comme presque tous les autres.

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