Fatiha Agag-Boudjahlat, ou la haine républicaniste incarnée par ses trolls

(Ah oui, c’est vrai, tu as un livre à vendre, comme tu ne cesses de le rappeler haut et fort à tout bout de champ. Probablement la raison de ta présence toxique sur tant et trop de médias… Mais ça tombe bien : moi pas 😊😘 (ce mépris encore, dans le sous titre, c’était obligatoire ?)

Cette personne éminemment toxique et si méprisante donc méprisable dont je souhaiterais vous exposer le cas maintenant est pourtant professeure (d’histoire, à Toulouse). Le fait qu’on lui confie l’éducation d’enfants, d’adolescents, ou même d’adultes m’apparait éminemment problématique quand on connait comme moi ses prises de position plus que discutables, sa férocité sans retenue, et son manque total de discernement. je ne voudrais pas me retrouver sous une férule aussi redoutable, qui ne supporte aucune contradiction. Car enfin, si elle se comporte en classe comme sur les réseaux sociaux, où elle se lâche tellement qu’il n’est pas rare de la voir harceler un militant homosexuel 1 contre l’homophobie et le racisme, de tenir des propos méprisants envers tout ce qui ressemble de près ou de loin à un.e musulman.e, et qui va même jusqu’à insulter un gamin en des termes plus qu’ inacceptables, surtout pour quelqun.e dont le comportement en public devrait avoir valeur d’exemple, voilà qui m’apparait au moins sujet à débat en termes d’éducation et de sens de la pédagogie.

Je n’entrerai pas dans le fond du propos. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres, cette personne est hélas si tristement connue pour ce genre de grossièretés sur twitter que chacun.e pourrait y aller de son anecdote personnelle.

Non, si je m’oppose frontalement et idéologiquement à cette personne, c’est que c’est l’une des tenantes d’une laïcité punitive et agressive qui n’a plus rien à voir avec la loi de 1905, que je respecte dans sa volonté de voir se juxtaposer des religions, ou le refus d’adhérer à aucune comme c’est mon cas, en bonne intelligence. Mais ce n’est pas ce qui la caractérise précisément puisque cette prof là, qui fut un temps membre du Printemps Républicain, à l’action déjà bien toxique en la matière, s’en est écartée pour rejoindre le clan de Céline Pina, et de sa laïcité punitive qui ressemble à s’y méprendre à celle d’un front national devenu rassemblement mais qui n’en demeure pas moins le même nid de racistes stigmatisant toujours les mêmes.

Or, voilà que la Dépêche se pique de promouvoir ce genre de personnes peu recommandable à qui je ne confierais pas mes enfants, dans un article qui loue son combat pour la laïcité…

C’est le titre de cet article, relevant d’une propagande éhontée envers une thèse qui sert sa cause républicaniste raciste si discutable, qui m’a incité fortement à écrire ce billet d’humeur. Car enfin, les chiffres sont têtus, et c’est dire assez le niveau de rigueur et de rationalité de cette personne qui confond un peu trop son petit univers idéologique tordu avec la réalité

De nombreux actes d’un racisme insupportable sont d’ailleurs venus illustrer dernièrement cette triste réalité qu’elle nie, dans toute leur atrocité, comme cet homme qui, à Dole, s’est fait écraser par la voiture d’un raciste assumé, devant sa femme et ses enfants… Et forcément, avec le genre de discours que cette personne véhicule, qui consitue un continuum idéologique favorable aux passages à l’acte, cela ne va pas s’arranger…

Mais quand on en connait un peu plus sur l’environnement familial de cette personne insupportable à bien des égards, honteusement surmédiatisée en dépit de ses positionnements orduriers, et c’est aussi pour cela que je réagis ici, un début de réponse s’esquisse…. qui m’enjoint de la combattre davantage. On comprend mieux, voyant cela (c’est son frère… ) :

Elle même se définit comme Chevènementiste (moi, Chevènement, ce que j’en pense : un relais pur et simple de l’extrême-droite). Voilà un exemple qui démontre assez selon moi que le nationalisme est un positionnement central dans la vie politique de ce pays qui explique bien des passages entre une certaine gauche plutôt vallsiste, la droite et l’extrême-droite. Le vecteur est toujours le même, et conduit invariablement aux mêmes errements. C’est également la matrice du Printemps républicain, dont on comprendra mieux au travers de cet exemple familial incarné que pour eux, l’ennemi ne sera jamais le fascisme, mais bien plutôt les gauchistes, les féministes intersectionnelles, et tous ceux qui se situent un tantinet, même de peu, à gauche, et/ou vers une société plus humaniste et progressiste, moins figée dans le formol d’une identité nationale périmée. Cette même matrice qui fournit tant de patriotes à la Philippot... qui lui aussi a déclaré sa flamme au même Chevènement. CQFD. La boucle est bouclée.

Et si l’on cassait ce logiciel là, d’un autre âge, et ces ors ternis d’une autrefois république ? ça urge. Il est en train de produire en ce moment tant de haine et de rejet, d’exclusion… Notamment à travers la loi séparatisme et la loi sécurité globale ! Une haine de tous contre tous qui m’est profondément insupportable et qui ne cesse de désigner jusqu’à l’absurde toujours les mêmes ennemis. Et ce qui me navre le plus, c’est que ce ne sont toujours pas la fachos, les nazis et les identitaires de tous poils.

Qui osera me contredire, si j’exprime haut et fort que le positionnement nationaliste, franchouillard, fait de roman national et de valeurs patriarcales est un positionnement identitaire comme un autre, avec ses mêmes excès, tout aussi insupportables que d’autres intégrismes religieux porteurs de terrorisme ?

D’ailleurs, la guerre idéologique que mène ce genre de personnes est également à mes yeux une forme de terrorisme intellectuel qui a un peu trop pignon sur rue en ce moment, à faire désigner ainsi, aussi obsessionnellement, des ennemis à la vindicte populaire, en les amalgamant honteusement aux terroristes djihadistes islamistes radicaux. Pour seul exemple, les verts d’EELV, des terroristes ? Les mots ont un sens…

Et cette personne en est l’un des vecteurs les plus clairs et obstinés, animés d’une rage à laquelle la mienne a la confondre et à combattre ses idées jusqu’à mon dernier souffle a décidé de s’opposer frontalement.

Souffrez que je vous contredise, Madame. Votre monde n’est pas le mien.

Post-scriptum : bouffons de frère en sœur, visiblement dans cette famille… Et vous trouvez ça drôle ?

Si c’était une plaisanterie (ce dont je doute fortement), va falloir m’expliquer comment on peut jouer son rôle à ce point à la perfection, aux côtés d’un Julien Odoul dont on connait ici fort bien les dégueulasseries racistes.

  1. … auquel elle interdit tout simplement de lutter contre l’homophobie en raison de son refus de stigmatiser comme elle le fait l’ensemble des musulmans (il s’agissait de Peabody Joshua, alias Jérôme Martin) auxquels elle voue une haine féroce dont il serait intéressant d’étudier les ressorts personnels si l’on était psy.

Une réflexion sur “Fatiha Agag-Boudjahlat, ou la haine républicaniste incarnée par ses trolls

Les commentaires sont fermés.