le séparatisme antisémite du Ministre de l’Intérieur

Au palmarès des abjections commises par l’hélas encore et toujours Ministre de l’Intérieur telles que recensées précisément ici, il convient donc de revenir aujourd’hui à l’ouvrage pour en consigner une autre, tout aussi grave : l’antisémitisme.

C’est un lecteur qui, flânant dans une librairie dans laquelle il feuilletait le dernier opuscule du déjà bien immonde ministre (quelle abnégation il y faut…), a relevé un passage le caractérisant :

Puis la presse s’est ensuite emparée du sujet, avec pour exemple le plus significatif un article très remarqué de Médiapart, compte-tenu de son érudition et de ses arguments très factuels, rigoureusement contextualisés sur le plan historique. Jérôme l’ a également évoqué sur son blog à sa façon si personnelle en regrettant l’assourdissant silence sur le sujet. On peut s’en indigner en effet, à l’heure où l’on préfère brocarder en haut lieu les gauchistes de tous bords, en les affublant de noms d’oiseaux qui ne sont pas sans rapports avec le judéo-bolchévisme d’hier, plutôt que les fascistes et les racistes bien réels, A qui profite ce crime ?

Bien que nous soyons nombreux à ne pas être étonnés de la présence de cet antisémitisme là chez un ancien collaborateur de l’Action française, dont on connait ici la teneur des idées racistes et autoritaires, il convient également à mon sens de chercher la voix de ses maîtres… Darmanin ne fait rien sans être adoubé par son nouveau mentor, après ses fidélités successives à Vanneste, puis Sarkozy. Et son maître actuel, Macron, ne s’est il pas distingué par sa particulière opiniâtreté à tenter subrepticement de réhabiliter Pétain, puis Maurras ? N’a-t-il pas invité en ses salons Elie Hatem, ancien membre du comité directeur de l’Action française ? Voilà d’étranges coïncidences qui commencent à faire beaucoup d’indices concordants…

D’où le haut-le-cœur intellectuel, moral et politique d’avoir à constater, en 2021, à quel point Gérald Darmanin reprend à son compte l’antijudaïsme impérial et ses clichés ; calquant sur les Français musulmans d’aujourd’hui les mêmes ignorances ou préventions haineuses dont faisait montre, voilà deux siècles, Napoléon au sujet des Juifs de France. Comme si, au sommet de l’État, il n’y avait aucun enseignement ni apprentissage, aucune leçon à tirer du passé ; aucun vaccin, aucune cicatrisation, aucun apaisement : l’amer, l’amer toujours recommencé…

Antoine Perraud, pour Médiapart

Post-scriptum : il semblerait que le raciste, sexiste, homophobe et violeur antisémite ait trouvé un allié pour le moins inattendu : la Licra, rien que ça… Visiblement, cette officine ne distingue de l’antisémitisme que lorsqu’il provient d’un non-blanc…

A cette vision soit disant objective et factuelle qui conclut donc en une simple représentation historique de la part de Darmanin dans son livre, et de la volonté de ce dernier d’appliquer, si je comprends bien, la politique napoléonienne d’hier destinée aux « juifs facteurs de troubles » aux musulmans potentiellement terroristes d’aujourd’hui, voilà ce que répond Pierre Birnbaum. C’est d’autant plus intéressant que ceux qui se rangent à cette interprétation de l’affaire tentent d’instrumentaliser les travaux de l’historien à leurs médiocres fins, d’où le fait qu’ Arrêt sur images ait jugé pertinent de l’interroger :

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