les fondements précis de la dissolution de #GenerationIdentitaire

(on y est loin, bien loin de l’imagerie d’Epinal des soi-disant bisounours en doudoune bleue, qui seraient d’innocentes victimes d’un procès politique, comme se plaisent à le colporter dans leur grotesque opération de propagande leurs soutiens du RN… et d’ailleurs ! > parmi les terroristes d’extrême-droite, par exemple… Qu’on se le dise ! )

source

Grâce à un ami, j’ai pu accéder à un article de Libération qui décrit les fondements exacts de la demande de dissolution par le ministère de l’intérieur de Génération identitaire. Un document de 7 pages qui décrit tout autre chose que ce que se plaisent à véhiculer leurs soutiens si partiaux : des éléments purement factuels sur laquelle la procédure repose, tels que leur incitation permanente à la haine, et la réelle dangerosité de certains des membres de ce mouvement, contrairement à ce qu’avance un certain expert patenté en extrême droite, Jean Yves Camus.

Grosse fatigue, en effet. Ces gens me navrent…

L’article de Libé, lui, nous informe que la procédure de dissolution se base sur l’article 212-1 du code de la sécurité intérieure, et plus particulièrement sur les alinéas encadrés ci-dessous :

Et visiblement, certains des exemples mentionnés par Libé y correspondent factuellement. Tout d’abord, cette affiche, mentionnée par ledit document, qui correspond en tous points à l’alinéa 6 de ladite loi :

Autre exemple sur lequel se base cette procédure de dissolution, cité par l’article et la lettre du ministère à Gandelin, leur « président », l’opération de chasse aux migrants de ces militants xénophobes dans les Pyrénées. Une action à propos de laquelle une certaine Anne-Thaïs Dutertre dite Madame d’ Escufon 1 a déclaré qu’il s’agissait de protéger les frontières françaises « des violeurs, des voleurs et des terroristes en puissance », confirmant ainsi l’expression d’un racisme fondamental sur lequel repose l’accusation. La dite égérie de ces bas du front va jusqu’à préciser, pour que les choses soient bien claires, que les êtres humains qu’ils (GI) visaient étaient « ceux qui voyagent seul, à pied, et sont d’origine afro-maghrébine ». Le délit d’incitation à la haine raciale et religieuse est donc en effet caractérisé par cet ignoble amalgame si caractéristique de l’essentialisation propre au racisme de base que véhiculent outrageusement ces béotiens.

Précisons pour amuser la galerie, à toutes fins utiles, que leurs cousins consanguins du Rassemblement National (dont Génération Identitaire n’est qu’un vulgaire mouvement de jeunesse, comme il l’est démontré par exemple là) ont tenté de reproduire la même chose ici… Pas tout à fait avec le même succès médiatique que leurs cadets d’ailleurs, puisqu’ils ont été confrontés quant à eux à ce réel qui contredit si souvent leurs obsessions racistes et xénophobes. C’est d’autant plus croustillant qu’ils se revendiquent volontiers de la voix et de la cause du peuple, des pauvres et des sans voix. Pour répondre à cette escroquerie intellectuelle, nous avons assisté en l’occasion à une belle mobilisation populaire antifasciste basquaise, face à ces deux pelés et trois tondus nationalistes « de souche ». Et vous m’en voyez ravi.

Car nous, par contre, nous étions là… en face. Et en nombre. Fallait pas nous chercher. 😊

Pour ce qui concerne l’action en question de Génération identitaire dans ce secteur, précisons qu’elle a donné lieu à une enquête judiciaire spécifique…

Ensuite, le document que s’est procuré Libé pointe l’un des « concepts » complotistes délirants sur lequel se base ce mouvement fasciste, et dont Samuel Paty aurait été selon eux la victime : le concept complotiste délirant d’un soi-disant « grand remplacement » de la faune soi-disant européenne de souche (blanche et catholique, ça va de soi… (spoiler : ou pas), et son pendant idéologique réactionnaire, raciste et xénophobe : la « remigration ». Un souhait bien raciste d’ailleurs exprimé comme je l’ai évoqué ici par l’un des leurs, Pierre Larti, ici, lui qui propose d’expulser… « les juifs, même s’ils sont là depuis des siècles en fRance ». Rien que ça. ça porte un nom... On pourrait d’ailleurs verser cette pièce au dossier d’accusation, tout comme cette autre, tout aussi intéressante, dont j’ai fait mention ici, et qui démontre à quel point l’idéologie néo-nazie est enracinée chez ces gens, sous leurs atours si gentils et policés… Loin, bien loin des profils de gendres (ou de nièces 😉 idéal.es si propre sur elleux qu’ielles (2) tentent de se donner dans le cadre de leurs habituelles opérations d’agit-prop en doudoune bleue et slogans épurés. Des fascistes au sens le plus strict du terme, dont le préfixe soi disant « néo » dissimule bien mal la puanteur des idées…

je suis d’ailleurs personnellement étonné que le document du ministère de l’intérieur qui fonde cette décision de demande de dissolution ne mentionne pas l’existence dudit lieu éminemment séparatiste, puisque suprémaciste, tenu par l’un de leurs anciens cadres, Verhassel, la citadelle

L’un des habitués de son bar raciste, tout comme eux, n’a-t-il pas agressé tout à fait gratuitement une jeune femme pour la seule raison qu’elle portait le voile, comme l’a révélé un certain reportage d’Al Jazeera ? Et un autre de ses clients n’a-t-il pas participé à l’affaire des noyés de la Deûle ?

Le document rappelle aussi à juste titre que plusieurs actes terroristes à motivation raciale, ethnique et religieuse à travers le monde ont fait référence à leur idéologie. je dois d’ailleurs avouer, sur ce point précis, que voir le ministère de l’Intérieur lui-même convenir de mon analyse toute personnelle, voilà qui n’est pas sans me toucher un peu (ma non tropo, vu les idées qui y sont véhiculées, tellement proches des identitaires, nonobstant 😉 … Et que d’ailleurs l’un de leurs auteurs, Brenton Tarrent, le terroriste raciste de Christchurch, a fait plusieurs dons à Génération Identitaire, et à leur mouvement continental, Defend Europ via Martin Sellner, l’un des leurs lui aussi, qui était d’ailleurs présent au col de l’échelle, comme cela a été mentionné ici, photo à l’appui, avec sa compagne d’alors.

Toujours dans ce courrier à Génération identitaire, le Ministère de l’intérieur évoque également le cas de l’attentat d’Avignon, que j’ai traité ici, où un « déséquilibré » (sic) en doudoune bleue floquée « defend Europ » qui menaçait des policiers a été abattu, lui qui se revendiquait également de leur filiation politique douteuse…

Enfin, le document fait état également de cette affaire… qui oui, je l’avoue humblement (mes excuses) est passée sous mes radars habituels :

On a retrouvé à son domicile des autocollants de Génération identitaire, des armes de poing, des engins incendiaires contenant des clous et des boulons.En outre, les propos menaçants qu’il tenait sur facebook ont fait craindre le passage à l’acte, selon le ministère de l’intérieur.

Dommage que ledit Ministère ne m’ait pas choisi comme consultant indépendant, étant donnée la notoire porosité de ses services avec ce genre d’idées. Je me serais fait un plaisir pour une fois de collaborer avec eux. J’ai certainement en magasin tout un tas d’archives compromettantes sur le même registre les concernant, qui démontrent la réelle dangerosité de leurs idées, qui n’ont franchement rien à envier, n’en déplaise à ce Monsieur Camus Jean Yves, à celles des islamistes radicaux. je tiens d’ailleurs à souligner ici avec quel plaisir j’ai découvert qu’un autre expert, plus sérieux à mes yeux, a souligné quant à lui les ressorts historiques de notre terrorisme hexagonal , qui recèle ses propres fondements, pas très éloignés du sujet qui nous occupe ici… via l’histoire coloniale, l’OAS, avec un Ménard qui n’est jamais très loin de cet électorat là… que je ne connais que trop bien, en raison de mes origines familiales.

CQFD. La suite au prochain épisode.

Next.

1 je souris… belle Pompadour que voilà, qui fait donc à ma grande indignation les délices des tapis bruns de l’immonde Hanouna. Lequel ne recule décidément devant aucune abjection, répétée qui plus est, pour renflouer les caisses de sa chaîne. Une industrie, vous dis-je.

2 L’écriture inclusive, c’est exprès : je sais à quel point ça les énerve. Même les filles. Et c’est tant mieux.