Pas de Q chez nous !

C’était à prévoir… Comme annoncé ici, dès le bannissement de Trump et d’autres personnalités éminemment toxiques des plate formes de réseaux sociaux, c’est la bronca dans la fachosphère, et pas que. On hurle avec force complaisance avec la vérité factuelle à la censure, à l’atteinte à la liberté d’expression, à la démocratie, toussa… Tordre à ce point la réalité, ça porte un nom :

En plus des arguments liés à ladite liberté d’expression (particulièrement fallacieux en regard de ceux face à qui il s’agit à présent de se prémunir plus efficacement, puisqu’ils seraient les premiers à la supprimer en situation de pouvoir, ) il est utile de rappeler à tous ces branquignoles – un peu de sérieux, que diantre ! – que twitter, facebook et autres ne sont pas des réseaux publics, mais privés. Et donc qu’en l’occurrence leurs abonné.e.s sont soumis à une charte d’utilisation, les CGU (conditions générales d’utilisation). Je suis d’ailleurs plus que surpris que les dits réseaux « sociaux », dans un grand élan d’hypocrisie que je ne suis pas le seul à percevoir, ne s’avisent de les faire respecter que lorsqu’il est trop tard

En outre, il est utile de le rappeler dans cette situation d’hystérie collective généralisée, lesdits « censurés » (les mêmes se plaindraient-ils de ce que l’on virerait un individu indiscutablement dangereux d’un bar ?) ont peut-être d’autres moyens de communication, que nous autres, les quidam de la rue, je crois…

De plus, on ne peut pas faire mine d’ ignorer de qui Trump et ses affidés sont les porte-voix, dans cette gigantesque foire d’envergure mondialisée au grand nawak, à base de fakenews, de hoax, de mensonges et de diffamation, d’appels à la haine, au racisme, à l’antisémitisme, au sexisme et à la violence que sont les immondes individus de la galaxie trumpiste :

Suis-je le seul à être préoccupé par l’importation de ce phénomène dans notre pays ? je ne crois pas…

… mais je ne parlerais pas si vite de « longueur d’avance »… Car les haineux d’ici copient en simultané, via les réseaux sociaux précisément, les singeries de ceux de là-bas… et ça ne date pas d’hier.

Largement préparé et annoncé, cet «assaut» mené au nom d’un mensonge tant répété qu’il a fini par devenir vérité pour des millions d’Américains démontre aux derniers sceptiques que le conspirationnisme ne doit plus être pris à la légère. Qu’il séduit des masses, aussi, au point de constituer désormais, avec ses leaders, ses courants et ses médias, une offre politique à part entière.

«C’est l’aboutissement de la post-vérité qui finit par agir sur la réalité de la première puissance mondiale», constate l’historien et politologue spécialiste des radicalités Nicolas Lebourg contacté par Libération. «Le réel n’a plus aucune importance. Tout est scruté, analysé à l’aune de la théorie du complot, décrypte le chercheur. Sauf que ces bulles de filtre ont atteint des cohortes et une transnationalité que personne n’avait imaginé, devenant désormais des mythes mobilisateurs.»

Je tiens d’ailleurs absolument à archiver ici ce collector, véritable bijou de déni de réalité et démonstration factuelle de l’existence d’un monde parallèle dans lequel semblent évoluer ces gens là :

(sur le comité Trump France, lire…)