Mais à présent, qui nous protègera de la Police ?

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. (Jean de La Fontaine Fables, Les Animaux malades de la peste (1678).

Nos libertés fondamentales sont entre de bonnes mains, visiblement…

Que ce genre de projet législatif hallucinant ait pu traverser l’esprit d’un macroniste, qui par nature ne supporte aucune opposition, et s’emploie à la museler par tous les moyens, et mêmes les plus sournois, voire illégaux, ce n’est franchement pas étonnant. La figure du Big Brother d’Orwell est en effet on ne peut mieux incarnée par le monde de Macron et sa dystopie permanente, faite de duplicité et de grand écart entre la parole et les actes. Mais que même le Conseil d’Etat n’y trouve rien à redire, voilà qui me stupéfie littéralement :

La plus haute juridiction administrative a donné un avis favorable à trois décrets qui élargissent les possibilités de fichage, autorisant policiers et gendarmes à faire mention des « opinions politiques », des « convictions philosophiques et religieuses », et de « l’appartenance syndicale » de leurs cibles, alors que les précédents textes se limitaient à recenser des « activités ».

Identifiants, photos et commentaires postés sur les réseaux sociaux y seront aussi listés, tout comme les troubles psychologiques et psychiatriques « révélant une dangerosité particulière ». Outre les personnes physiques, les « personnes morales », telles que les associations, sont également visées.

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Les lois d’exception n’ont pas fini de devenir la règle… Or, quand une loi est injuste, notre devoir est de désobéïr. Car quand on connait comme moi la proportion de forces de l’ordre gangrénées par les idées d’extrême-droite, et qui ne répugnent jamais en outre à mentir pour couvrir leurs propres délits, il n’y a franchement pas de quoi être rassuré sur notre égalité de traitement… Mieux vaut ne pas être LGBTQI, musulman, de couleur, gauchiste et/ou anar entre certaines mains… Je dis ça, je dis tout.

Reste à savoir à présent comment concrètement nous prémunir contre ce genre de dispositions iniques. Je suis avide de propositions sérieuses. Qu’on se le dise ! Il est temps en effet de mettre à bas un monde aussi injuste et attentatoire à nos libertés les plus basiques.

Je suis ouvertement, clairement et sans ambiguïté d’aucune sorte, un ennemi de cette république là qui ne respecte pas nos droits les plus fondamentaux.