Loi scélérate #PPLsecuritéglobale : le militant d’extrême-droite @GDarmanin pète un plomb et agresse le journaliste @T_Bouhafs

Comme on aimerait tant que ce petit mascu sexiste, homophobe et raciste, acquis aux pires thèses de l’extrême-droite et habitué aux mêmes outrances, goûte aux vertus de l’effet Streisand… Faut-il qu’un pouvoir se sente en effet à ce point aux abois, pour qu’un ministre de l’intérieur abaisse à un tel point 1 la parole publique, en ciblant nommément un journaliste pour un simple tweet…

Franchement, sur twitter, en matière d’agressivité, on avait vu bien pire… Mais le contexte – THE fameux contexte ! – est important. Voici le tweet auquel répond précisément Taha Bouhaf, qui connait son sujet, lui… et pour cause :

On comprend mieux pourquoi un ministre, et non des moindres, sur un sujet aussi sensible, qui le concerne aussi directement, s’abaisse ainsi à se jeter dans l’arène…

On fait en effet ici allusion à la loi dite « de sécurité globale ». Une loi qui crée à juste titre beaucoup d’émoi parmi les journalistes, et plus largement chez tous les défenseurs des droits humains, car elle contient notamment (ce n’est pas le seul cavalier scélérat) une disposition qui vise purement et simplement à interdire toute diffusion d’images des forces de l’ordre…. y compris (et surtout ?) lorsqu’elles sont trop clairement identifiables et, incidemment 😉 en train de commettre des délits, et des violences inacceptables dans l’exercice de leurs fonctions. Là est très précisément tout le problème…

… Car c’est une disposition qui, si elle était inscrite dans le dispositif législatif par le vote des députés (dont ce Monsieur Jolivet que personne ne connait, tant il s’agit de l’un de ces playmobils en effet interchangeable comme l’histoire du macronisme nous l’a si tristement illustré), permettrait de stopper net bien des affaires, dont bon nombre d’entre elles ne verrait jamais le jour… #violencespolicieres

Voilà qui serait donc tout bénéf pour un pouvoir aussi acculé, qui ne tient plus que par ses seules forces de l’ordre, tant il est contesté de toutes parts… C’est l’une des raisons pour laquelle un grand nombre de médias qu’on aurait bien du mal à disqualifier comme on tente si pitoyablement de le faire avec Taha Bouhaf, sont vent debout contre cette loi scélérate. Un exemple ici, avec un autre journaliste, expert de ce sujet particulièrement problématique, si révélateur des turpitudes du macronisme pourrissant :

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Alors, on pourrait être tenté de se dire « mais pourquoi Mister GdeC s’abaisse-t-il quant à lui à se fendre d’un billet pour ce qui pourrait apparaitre après tout comme une simple anicroche médiatique sans grand intérêt ? Tout simplement parce qu’au contraire, elle m’apparait particulièrement illustratrice du climat d’intimidation ambiant envers les journalistes, et de l’inquiétante dérive sécuritaire de ce pouvoir, au plus clair détriment de nos libertés fondamentales qu’on est train d’étouffer dans l’œuf méthodiquement, tranquillement, sous couvert de terrorisme, pour détruire tout autre chose…

Et aussi, un peu, beaucoup, parce qu’il m’a toujours déplu d’assister aux curées sans réagir. Il importera à mes lecteurs/trices, pour qui j’ai fait le job, de savoir que j’ai assisté personnellement, en direct, à une sorte de chasse à courre organisée sur twitter par Monsieur de Rugy, suite à l’hallali sonné par le ministre de l’intérieur, avec un peu trop systématiquement les mêmes éléments de langage pour que la manœuvre, si grossière, ne soit vite repérée….

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Et voir en œuvre ce cyberharcèlement en bande organisée nous donne une petite indication assez démonstratrice de ce que je qualifie à juste titre de pouvoir aux abois. Et ce n’est ni un signe de bonne santé démocratique, ni de grande salubrité publique. Ce monde va mal. Très.

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Post-scriptum : et dire que ce qui suit avait échappé à mes écrans radar… Pourtant, le texte est plus que pertinent, et son titre fort bien choisi. J’admire… Qui a fait ça ?

PS2 : là, par contre, le terme de Playmobil, ça ne dérange personne, hein…

vu ici

1 Il faut dire qu’il a de qui tenir, et que son maitre spirituel pardon politique, Nicolas Sarkozy, nous y avait déjà tristement habitué, avec son « casse toi pauvre con », parmi tant d’autres vilenies…