la députée Obono, cible des obsessions racistes de @valeurs

N’en déplaise à Macron qui l’avait honteusement qualifié de journal de qualité, et pour cause puisqu’il s’y produisait, jamais un hebdomadaire qui a pignon sur rue n’aura abaissé à ce point le débat public. Le torchon raciste, antisémite et sexiste du marchand d’armes Iskandar Safa a encore franchi un stade dans le niveau de l’ordure médiatique, jamais atteint avant lui. Un challenge plus que discutable, dans le monde de l’industrie de la haine à laquelle il appartient indubitablement, et qui se porte malheureusement si bien dans ce pays. On s’en passerait bien, de cette propagande et de ce prosélytisme envers les thèses favorisant les pires discriminations, et les idées les plus rétrogrades…

Valeurs (tellement in)Actuelles tient en effet absolument à nous gratifier une fois de plus de son racisme bien dégueulasse en plaçant Danièle Obono « au temps de l’esclavage » dans un roman d’été d’une fraicheur plus que discutable, dont l’odeur pestilentielle sent le rance des années colonialistes jusqu’à la suffocation. Dans cette soi-disant fiction qui en dit long sur les fantasmes de cette famille politique là, et qui suffirait à elle seule à justifier l’existence du concept de privilège blanc, Valeurs publie en effet un visuel de la députée LFI attachée par une chaîne autour du cou…

Bien sûr, elle n’a pas manqué de réagir, quoi de plus naturel…

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Il est assez ahurissant – ce grand moment d’hypocrisie générale qui me répugne toujours autant – de voir tant de personnalités s’indigner de cette caricature raciste alors qu’ils n’ont pas dédaigné eux mêmes s’afficher dans cet endroit médiatique immonde là, à l’odeur de latrines… Ainsi, l’inénarrable Corbière :

(Il y en a d’autres…

On attend la réaction (vraiment pas) de ces gens qui ne répugnent pas à l’utilisation du mot « nègre », et qui ont du concept de liberté d’expression, utilisé si généreusement et à si mauvais escient, plein la bouche. On vous voit, et on vous juge. Sévèrement.