et ce séparatisme blanc et catholique, on en parle ou bien ?#antisemitisme #JeuneNation #NONazis

A l’heure où l’on préfère en haut lieu pointer du doigt d’autres séparatismes plus volontiers musulmans, il est à mon sens particulièrement regrettable que ce genre de colonies de vacances pour nazillons décérébrés en mal de sensations virilistes deviennent quasiment un marronnier de la presse la plus mainstream qui soit. Hier, c’était Suavelos avec ses Merkado et autres Conversano…

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Aujourd’hui, c’est avec l’ordure fasciste absolue qu’on ne présente plus, Benedetti et son Parti nationaliste français, floqué de son avorton, Jeune Nation :

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Extraits édifiants de la bêtise crasse de ces gens là. Toutes les cases y sont cochées :

Racisme : Le sourire aux lèvres, Youri, chef de camp se saisit de la pioche: «J’ai l’impression d’être un nègre en Afrique en train de chercher de l’eau!»

Sexisme : La feuillée creusée, Yvan Benedetti saisit son talkie-walkie: «Les filles? Le dîner est prêt dans combien de temps?»

délit de reconstitution de ligue dissoute : Cette année, la promotion sera nommée Œuvre française. Un nom qui fait référence à l’ancienne appellation de Jeune Nation. Le groupe a été dissous par Manuel Valls après l’affaire Clément Méric. L’organisation n’a jamais cessé son activité. En 2019, Yvan Benedetti a pourtant été condamné en appel à huit mois de prison avec sursis pour reconstitution de ligue dissoute.

Négationnisme : «J’ai fait mes recherches. Il n’y a jamais eu de chambre à gaz, c’est une invention du système judéo-maçonnique.» (Arnaud, membre du camp Jeune Nation)

Emprise sectaire et suprémacisme blanc : La construction d’un camp, la destruction du mental : Le levé du deuxième jour est l’occasion d’installer définitivement le camp. Pour le gourou, cela permet de rappeler à sa communauté que «l’homme blanc a toujours été un bâtisseur. Ici, on est entre nous, entre Blancs, on se comprend».

Antisémitisme : Pour se donner du courage, celui qui s’emploie déjà à hurler «Siegh Heil» change de slogan: «Mort aux Juifs!»

Cet antisémitisme virulent là, tout comme les autres violences à notre commune humanité cochées ci-dessus, n’est pas un simple « dérapage ». Il fait partie des fondamentaux de leur mouvement, comme Benedetti l’a illustré factuellement lors de son audition à l’Assemblée Nationale. On peut le trouver en accès libre tout simplement en tapant Jeune Nation dans la fenêtre de recherche d’un célèbre réseau social, en toute impunité, sans modération :

Pourtant, ce séparatisme là, parce qu’il est blanc et catholique (si peu, si peu 😉 peut continuer de nuire en toute impunité, sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent outre mesure. Et pourtant, il est tout aussi producteur de terrorisme de masse, comme l’histoire récente l’a amplement démontré. Et cela, au cœur même des groupuscules dirigés par Benedetti. Et pourtant… Cherchez l’erreur.

Archivé.

Une réflexion sur “et ce séparatisme blanc et catholique, on en parle ou bien ?#antisemitisme #JeuneNation #NONazis

  1. Bonsoir,  pour information, mon petit reportage (publié sur ma page Facebook du 23 juillet) :

    Jeudi 23 juillet 2020 

     

    LE REPORTAGE DU JOUR 

    (un peu trop long ?)

     

    La vieille extrême droite a-t-elle du plomb dans l’aile ? À moins qu’elle se lève tard quand on sait pourtant, de Nicolas Sarkozy, que l’avenir est à «la France qui se lève tôt»…

     

    Aujourd’hui, à 10 h 30, pas une gerbe sur la tombe de Philippe Pétain, dans le cimetière de Port-Joinville, à l’Île d’Yeu. Pourtant, tous les ans, en ce jour anniversaire de sa mort (1951) en captivité (condamné à mort pour haute trahison avec l’ennemi nazi en 1945) et frappé d’indignité nationale, des nostalgiques du régime de Vichy viennent honorer la mémoire de leur maréchal. Voilà une quinzaine d’années, ils étaient quelque trois cents pèlerins à faire le voyage depuis le continent pour saluer leur grand homme au 23 juillet. Ce nombre semble en diminution ; les pétainistes seraient-ils en voie d’extinction ?

     

    Le 23 juillet 2019 au matin, on pouvait voir deux grosses gerbes déposées sur la dalle gravée (dont j’avais posté des photos sur ce Facebook), la première de l’ADMP (Association pour défendre la mémoire du maréchal Pétain, actuellement présidée par Hubert Massol – 83 ans –, ancien bras droit du lepéniste Jean-Louis Tixier-Vignancour et conseiller municipal MNR d’Asnières qui dirigea le commando de pieds nickelés ayant enlevé le cercueil de Philippe Pétain en février 1973), la seconde de Jeune Nation, mouvement nationaliste fondé à la fin de 1949 par Albert Heuclin, Jean Marot, Jacques Wagner et les frères Sidos (respectivement jugés pour faits de collaboration et appartenance au mouvement franciste), dissous en 1958, mais toujours actif sur un site Internet, sous l’impulsion des jeunes militants d’extrême droite Alexandre Gabriac (Civitas, 29 ans), familier du salut nazi, et le négationniste Yvan Benedetti (L’Œuvre française, 54 ans). 

     

    J’ai toutefois entendu, ce matin du 23 juillet 2020, face à la tombe, quelques mots de la conversation entre un sexagénaire bon poids, vêtu en estivant, et un supposé employé municipal :

    — Alors, quoi aujourd’hui ? Je suis allé au local de l’association des amis du maréchal Pétain, c’est fermé, il n’y a personne…

    — Ce que je peux vous dire, parce que je travaille aussi à l’église, c’est que la messe est annulée.

    Quel local, quelle association ? J’ignore s’il en existe sur l’Île d’Yeu et aucune des associations ogiennes enregistrées dans les Pages jaunes ne mentionne le nom de Pétain dans son intitulé. Ce visiteur, peut-être un pétainiste, évoquait-il l’ADMP et l’un de ses locaux de Paris, Vichy ou Cauchy-à-la-Tour ? Ou le très défraîchi «Musée historial de l’Ile d ‘Yeu», appellation euphémique pour un musée privé mais ouvert au public, installé rue de la République au cœur de Port-Joinville, et dont les collections exposées sont exclusivement consacrées à la vie de Philippe Pétain ?

    Ce musée me semble, depuis plusieurs années, en déshérence, peut-être fermé ; j’avoue n’avoir guère eu envie d’en passer la porte et j’ai cherché en vain un numéro de téléphone pour me renseigner. L’île n’a jamais fait la promotion de son maréchal, lequel ne représente qu’un accident de son histoire. Les Ogiens l’ont toujours trouvé, lui, sa tombe et, sans doute, ce musée, très «encombrants». L’un d’entre eux confie : «Si un touriste me demande où est la tombe, je lui donne toujours une mauvaise direction, tellement ça m’énerve.» Une tombe qu’on fleurit ou sur laquelle on urine ou défèque selon ses opinions. Quant au maire actuel, il déclare : «Pour nous, le maréchal Pétain est un non-événement, dans le sens où ce n’est pas notre histoire. La tombe ne suscite qu’une seule chose : l’indifférence.» 

     

    Mais, mais, mais. Par « chance » (car je ne suis quand même pas  assez pervers pour faire le guet toute la journée devant la sainte tombe), passant devant le cimetière à 15 h 55, j’ai assisté, avec un jeune ami ivoirien et alors que je portais mon tee-shirt de Banksy « Migration is not a crime », à la sortie d’un groupe de seize personnes. 

    En tête, portant un drapeau non identifié, un homme d’une soixantaine d’années, coiffé d’un béret militaire, la veste placardée de quelques breloques ; derrière lui, des femmes et des hommes dont plusieurs d’une vingtaine d’année (oui !) ; l’un d’eux arborant une croix celtique (voire gammée, je n’ai pas pu la distinguer avec certitude) tatouée sur le bras gauche ; au centre, un drapeau tricolore. Suivit, leur emboîtant le pas, une famille nombreuse vestimentairement archétypée traditionnaliste (un papa, une maman, cinq enfants) emmenée par un prêtre en soutane. 

    Craignant, à tort ou à raison, leur réaction, je n’ai pris le risque de photographier ni les uns ni les autres, tous descendant à pied vers le port ou l’église, je ne le saurai pas puisque je ne les ai pas suivis. 

    Mais je suis retourné sur la tombe de Philippe Pétain où avait été déposée une gerbe de Jeune Nation portant l’inscription en lettres dorées sur ruban tricolore « Au Maréchal Pétain Chef de l’État Français ». Pas de gerbe de l’ADMP cette année, tout au moins à cette heure, mais, au pied de la croix tombale, un petit bidon… d’eau bénite de Lourdes.

      Le 23 juillet 2016, tandis qu’une trentaine de personnes assitaient à la messe donnée «pour le repos de l’âme du Maréchal Pétain», une quarantaine de citoyens avaient tenu à manifester en silence leur désapprobation sur le parvis de l’église, ayant épinglé sur la poitrine une étoile jaune.  Bien à vous

    Bernard

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