affaire Axelle Dorier : Darmanin et l’extrême-droite se tirent une balle dans le pied

On ne peut pas reprocher à un.e avocat.e de faire correctement son travail, et d’élaborer une stratégie pour amenuiser la peine encourue par son client, il.elle est même payé.e pour ça, n’en déplaise aux ennemis de la démocratie, qui voudraient bien vouloir lyncher quiconque pour nawak, surtout quand il n’est pas blanc et catholique, sans autre forme de procès.

Aussi, dans ce sens, bien que ce ne soit pas très politiquement correct de l’exprimer à l’heure où l’on préfère carrément juger catégoriquement sur les réseaux (a) sociaux de tout et n’importe quoi, avant même le commencement d’une preuve, et souvent en l’absence totale de connaissance du dossier, j’avoue nourrir un certain intérêt pour la manière dont l’avocate du conducteur suspecté d’avoir fauché mortellement une jeune femme le week-end dernier à Lyon (voir ici les faits) assure sa défense :

Elle veut sans doute parler également de ce genre d’individus si peu scrupuleux, qui ne nous ont déjà pas vraiment démontré par le passé leurs préoccupations éthiques, et continuent impunément de déverser depuis des années leur pouvoir de nuisance collective…

En tous cas, Madame (ni Dieu, ni Maître, désolé, n’insistez pas) Céline Cooper, chapeau bas. Tacler aussi frontalement pour les besoins de votre cause à la fois l’extrême-droite (qui risque fort ainsi de voir sa façon de faire habituelle se retourner contre elle) et l’à peine nommé ministre de l’Intérieur, pointant ainsi du doigt publiquement son incompétence, voilà qui force mon irrespect envers eux, déjà solidement ancrés.