#violencespolicieres : un gouvernement à la botte d’ un syndicat policier d’extrême-droite #AlliancePolice

Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. Les vérités de la police sont les vérités d’aujourd’hui.

Jacques Prévert, Spectacle (1951), Intermède.

Bien que je l’eusse déjà bien souvent employée, jamais une citation n’aura pourtant connu une telle actualité et une telle véracité qu’aujourd’hui, où les informations se croisent en un tel point de convergences multiples qu’elles forment une incroyable démonstration par l’absurde. A force de nier le réel, on ne fait en effet à mon sens que de le confirmer encore davantage qu’on ne le souhaiterait lorsque l’on n’est plus très préoccupé d’esprit démocratique, comme c’est si (et de plus en plus) visiblement le cas en Macronie. Voilà où je veux en venir très concrètement :

Tout d’abord, cette information selon laquelle le syndicat Alliance Police, dont on connait bien ici l’extrême droititude des positionnements, plus politiques que professionnels, aurait fait pression sur les autorités, au point que le zélé préfet de Seine-Saint-Denis, Georges-François Leclerc, a demandé officiellement au maire de Stains, Azzedine Taïbi, de faire supprimer de l’expression violences policières le dernier terme de cette fresque commémorant à la fois la mort d’Adama Traoré et celle de Georges Floyd.

Comme je voulais absolument en conserver la trace historique ici, ça tombe bien. Les oukases de ce préfet du gouvernement, comme les ultimatums antidémocratiques d’Alliance Police, ne me concernent pas. Pire, ils me choquent profondément, à la fois en termes de libertés publiques, de droits fondamentaux, et de droits des artistes :

Mais ce qui me choque d’autant plus, c’est que cette décision publique puisse se commettre sous nos yeux ébahis alors que dans le même temps nous apprenons les circonstances exactes de la mort de Cédric Chouviat, d’un scandale absolu :

Et à nouveau, une triste répétition de part et d’autre de l’ Atlantique qui nous donne envie de hurler…. Comment faut-il le dire, et le crier pour que les mal-entendants comme les mal-comprenants qui s’obstinent à un tel point d’absurdité à nier la réalité de ces violences policières l’entendent enfin ?

Aussi, il n’y a pas de demande plus raisonnable et moins dictée par ce que d’aucuns dénomment avec tant de mépris  » le règne de l’émotion  » que cette invitation expresse de la famille de ce Monsieur, mort pour un vulgaire contrôle d’identité, ce que rien, jamais, ne saurait justifier :

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