#Homophobie, #sexisme, #masculinisme toxique : le dossier du #racisme dans la police n’est pas le seul…

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Aujourd’hui, j’ai pris connaissance de ça, tout d’abord par Le Parisien, article réservé aux abonnés auquel je n’ai donc pas eu accès… 😡

… et ensuite ici, avec un peu plus de détails :

Le texte, accessible in extenso dans l’appel de la pétition de SOS racisme, fait référence aux propos racistes tenus par des policiers lors d’une interpellation à l’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dont j’ai évoqué les détails ici. Bien que cette interpellation publique me semble aller dans le bon sens, elle appelle chez moi les réflexions suivantes :

* Pourquoi interpeller les autorités uniquement sur la question du racisme au sein des forces de l’ordre, (qui en effet à franchement tendance à faire système, comme je l’ai déjà souligné factuellement à de trop nombreuses reprises ici), mais pas sur celui des violences policières, qui me semble si inextricablement lié, et tout aussi problématique ? Et par conséquent, pourquoi pas également sur le sexisme et l’homophobie qui se révèlent assez régulièrement en son sein, en raison du machisme et du masculinisme toxique qui y sont à l’œuvre comme c’est de notoriété publique, de l’aveu même de certains agents de l’Intérieur ? Un phénomène connu en haut lieu, dont les étranger.e.s en CRA font encore davantage que d’autres les frais, à l’abri des regards indiscrets, et privé.e.s de tous droits…

*Comme le fait remarquer à juste titre un internaute sur twitter, quelle cohérence en matière de lutte contre le racisme présentent encore des associations comme la Licra lorsqu’elles soutiennent publiquement un multirécidiviste délinquant de la haine raciale, sexiste et xénophobe comme l’immonde Zemmour, en dépit du contexte ?

Je doute fortement que cette interpellation vertueuse, aussi médiatisée soit-elle, suffise à creuser le fonds du problème, surtout à l’aide d’une simple pétition, sans commune mesure avec l’ imprégnation profonde de ce phénomène dans la police. Et cela d’autant plus que la nécessité même de ce racisme insupportable en effet est maintenu en haut lieu par l’Etat français lui-même, qui a soutenu mordicus la nécessité des contrôles au faciès, jusqu’à faire appel de décisions judiciaires qui le condamnaient. Ceci suffit à fonder mon intime conviction selon laquelle le racisme d’état existe bel et bien, ne serait-ce que par cette démonstration si factuelle et opérationnelle. Même le si peu gauchiste défenseur des droits, Jacques Toubon, en a dénoncé les pratiques bien réelles, preuves l’appui, qui en font un phénomène institutionnel, et non des « dérapages »isolés comme les autorités tentent de le faire croire… :

Enfin, une autre raison, et non des moindres, me fait profondément douter de l’efficacité de cet appel pourtant utile : la forte présence des idées d’extrême-droite dans la police, qui s’accommodent fort bien du racisme, et des autres discriminations que j’évoque ici.