Sur la violence

Comme en écho de mon article à propos de celui d’Eunomia (repris hier par La Horde), cette citation trouvée dans le livre de David Dufresne, » Dernière sommation », que je viens de terminer à l’instant… Elle résume si bien l’essentiel, abstraction faite du positionnement clérical de son auteur, que je voulais absolument en conserver la trace ici, comme en un point convergent de mon état de pensée actuel sur le sujet :

« Il y a trois sortes de violences. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Hélder Pessoa Câmara