@partisocialiste : à propos de destruction d’acquis sociaux, achetez vous une décence #49al3 #retraites

je n’accepterai jamais qu’une nuée d’ hypocrites qui osent encore se prétendre socialistes malgré leurs nombreux méfaits collectifs connus de tous, alors qu’ils ont si méthodiquement vidé cette appellation de son sens originel, se présentent devant nous comme les derniers perdreaux de l’année.

je suis de cette génération (je sais, je sais… : ok Boomer !) qui a connu les années de désillusion Mitterand, et qui n’a donc pas cru pour un sou à son avatar libéral nommé Hollande. Son aïeul nous avait en effet déjà bien préparé psychologiquement à ce qui allait arriver ensuite, dans ce même parti, où la fracture idéologique était patente, qui a conduit après le virage libéral de Hollande, et la nomination insupportable du si droitier Valls, à couver en son nid celui par qui le scandale arrive aujourd’hui : l’honni Macron.

Alors, quand je vois ce parti qui s’est si largement décrédibilisé auprès des classes les plus modestes, et jusqu’en ses propres cohortes électorales les plus fidèles, comme les enseignants, tenter ainsi de se refaire une virginité à si peu de frais, d’une manière aussi éhontée, comme s’ils étaient nés avant la honte indissoluble qu’ils ont semée sur le terrain de la (vraie) gauche par leurs mesures d’inspiration si capitalistique, je ne suis pas violent, mais là, pour le coup, j’ai envie de sortir le fusil de chasse que je n’ai pas :

Voilà qui ressemble fort à de l’amnésie, malgré la faiblesse de mes compétences mnémoniques bien connue de mon entourage (raison pour laquelle notamment je consigne ici mes pensées politiques au quotidien sur ce journal… ). Car je me souviens très bien que certaines méthodes visant à museler toute opposition ne datent pas d’hier, ni de Macron. Opposant de la première heure à la Loi travail, qui a tant facilité ce qui se passe aujourd’hui sur le terrain de la destruction un peu trop systématique de tous nos acquis sociaux, nous avons été tabassés, mutilés, nassés (cette technique est précisément apparue sous Hollande, et non Macron), gazés, mutilés tout autant qu’aujourd’hui par les LBD, et je ne laisserai dire à personne que ce serait la période la plus heureuse de notre histoire… Certaines traces sont encore bien présentes en moi, qui m’ont profondément marqué :

De même, une telle intensification de la criminalisation de l’action syndicale, dont on connait aujourd’hui les outrances stupéfiantes, cela ne date pas non plus de Macron, malgré tout le mal que j’en pense… Quand au sujet des violences policières, la manière dont le pouvoir alors tentait de minimiser éhontément sa responsabilité connait aujourd’hui un éclairage étonnant. Ne manquait même pas à l’époque certaines théories complotistes autour de l’usage du 49.3. Seul le coronavirus y fait défaut. Car pour le reste, certaines images parlent d’elles mêmes :

je vous en remets une couche ou l’on peut s’arrêter là ?

Fauxcialistes, achetez vous une décence. Votre attitude ne fait que confirmer et illustrer ce que j’exposais il y a encore une semaine à l’une de vos militantes : ce parti n’a encore tiré aucune leçon de sa débandage magistrale, historique. Votre coucou vous a entièrement siphonné, et Valls en a été l’intermédiaire le plus clair. Et cela est bien dommage pour l’ensemble de la gauche, de laquelle je me sens encore appartenir, un peu, dans son essence, sociale et sociétale, comme en termes de projets. Mais vu la nature des transformations bien timides que vous entendez porter, qui s’accommodent si bien du macronisme comme l’analyse de vos votes à l’Assemblée Nationale le démontre si bien (au mieux, vous vous abstenez, c’est ça, la ligne de tir ?), nous n’avons vraiment pas grand chose à nous dire.

Surtout quand vous tentez de vous présenter comme des membres du cortège de tête, comme ici. Sans être punks ni anars, j’ai connu des opposants plus virulents…

source (1)

Vous êtes ridicules. Un conseil, le dernier : faites vous tous petits.

Ou grandissez.

(1) … et ce ne sont pas des gens comme les macronistes et leurs cousins idéologiques consanguins, qui ont osé utiliser une réunion ministérielle exceptionnelle à propos de l’épidémie de coronavirus pour sortir un 49.3 sur la réforme des retaires qui vont avoir le toupet de m’accuser d’amalgame en prétendant que ce ne serait pas le sujet. Qui lui aussi mérite un peu de sérieux : même là, nous ne sommes pas d’accord, car qui a désossé le service public, dont celui de la santé, pour le confier au privé ? Mais là n’est pas le sujet…