Une fois de plus, les trolls de la fachosphère salissent tout ce qu'ils touchent (I.m. Kewi et Djadge) #Aubervilliers #NOHaters

En peu de temps, le lycée technologique d’Alembert, d’ Aubervilliers, a perdu deux de ses élèves. C’est tout d’abord Kewi, un jeune de 15 ans, qui a été poignardé à mort le 4 octobre aux Lilas.

Puis ce fut le tour de Djadje, 19 ans, qui a succombé ce week-end à ses blessures, après avoir reçu un coup de couteau mortel dans la nuit du 17 au 18 novembre à Saint-Ouen.

Suite à ces morts tragiques inacceptables, voici la lettre que les personnels de cet établissement ont envoyé au rectorat de leur académie, celle de Créteil, décrivant un quotidien qui m’a littéralement bouleversé, jusqu’aux larmes :

Cette lettre a fait le tour des réseaux sociaux, sous différentes versions. je vous présente ci- dessus celle que les personnels voulaient présenter finalement. Cette personne, sur twitter, une parmi d’autres, en a fait circuler également un exemplaire…

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Et c’est sur la suite sur laquelle je voudrais faire porter votre attention : les commentaires. Tous plus abjects les uns que les autres. Mais qui illustrent parfaitement, et si caricaturalement le phénomène que je veux dénoncer ici, celui des propos de ces haters dont on aurait tort de penser qu’ils sont de nature spontanée… et qui n’ont pas la moindre considération pour les jeunes victimes, tant ils sont occupés à satisfaire leur idéologie répugnante, instrumentalisant si grossièrement cette situation, comme ils le font un peu trop systématiquement pour toutes les autres auxquelles ils s’attachent comme des morpions, véritables suceurs de sang de la misère humaine…

Un problème auquel j’assiste, en observateur, depuis longtemps, et qui ne cesse de se reproduire sans que personne ne songe à y mettre fin alors qu’il pourrit tout ce qu’il touche : celui de ces haters à présent tristement habituels sur des réseaux de plus en plus asociaux. Je ne sais pas comment ils s’organisent, bien que j’eusse ma petite idée. Le problème, c’est qu’ils changent régulièrement de réseaux et de supports pour éviter d’être repérés par des gens comme moi. Mais la méthode demeure. Le processus est bien rôdé. Des groupes politiques affinitaires d’extrême-droite se donnent rendez-vous par messagerie instantanée sous des publications sur internet, en fonction de leurs thèmes obsessionnels favoris, et les investissent avec des propos bien choisis pour faire croire qu’ils sont nombreux et pensent tous peu ou prou la même chose, et cela avec des comptes créés la plupart du temps pour l’occasion, qui disparaissent aussitôt le mal fait . Peu importe que ce qu’ils écrivent soit sensé, objectif, intelligent, constructif, spontané. Tout est bon pour dénaturer le fil de la discussion et le tirer irrémédiablement vers la destination que leur orientation politique toxique a choisi. Et c’est toujours l’immigration, les étrangers, les noirs, les arabes, les juifs, et les gauchistes la source de tous les maux de ces trolls professionnels qui ne répugnent jamais en outre aux comportements et aux agressions sexistes et LGBTQphobes en ligne…. Certains poussant même le vice jusqu’à adopter de faux profils – musulman ou féminin, alors que ce sont des hommes (ce que l’on nomme des fakes) – pour tromper l’ennemi… (Un comportement raciste ou sexiste en ligne qui a pourtant des conséquences dans la réalité).

Je dis donc aux tenants inconditionnels de la liberté d’expression (à tout prix, vraiment ? Celui que nous sommes en train de payer m’apparait fort élevé) que je ne connais aucune société humaine qui ne se soit imposé des codes de bonne conduite, sous peine d’être amenée à disparaître. Il n’est acceptable pour personne d’être l’objet d’une telle haine, et de telles discriminations allant jusqu’au cyber-harcèlement, aux menaces de mort et/ou de viol, comme c’est un peu trop souvent le cas ces derniers temps, de manière si tristement habituelle, sans que les plateformes de réseaux sociaux ne se donnent la peine de modérer plus avant, conformément à leurs CGU, ce genre de propos attentatoires à la dignité humaine, allant jusqu’à tolérer sans honte des publications nazies.

Le combat continue. #NOHate.