Zineb, elle rase, oui. Et pas que les murs… Comme certains #Exmuslims, l’extrême-droite aussi, gratis (poke @W_Alhusseini)

Dans un article du Nouvel Obs que j’ai lu attentivement, « #ExMuslims ces anciens musulmans qui fustigent l’islam« , deux journalistes nommés Célia Mebroukine et Timothée de Rauglaudre, que je ne connaissais pas auparavant, ont osé toucher à une icône comme la fRance sait si bien en produire, Zineb El Rhazoui, une ancienne de Charlie Hebdo. Mal leur en a pris. Sans même avoir pris la peine, la décence ou l’honneteté intellectuelle de lire ledit article, la meute habituelle des trolls républicanistes (1), volontiers cyber-harceleuse, et trop souvent située dans le sillage numérique de l’extrême-droite et de ses incessantes polémiques pour qu’il n’y ait pas de fumée sans feu, s’est déchaînée sur les infortunés. Qui n’avaient pourtant nullement prétendu, lecture dudit article à l’appui, que l’ex de Charlie Hebdo (d’ailleurs pas en si bon terme que ça envers le journal, voir annexe 2 ) était d’extrême-droite, mais que les propos et les fréquentations de ces ex-muslims visés par le travail des deux journalistes étaient souvent récupérés à son profit par la fachosphère. Du pain béni pour eux, en effet, comme on va pouvoir le constater ci-après, vu leur haine habituelle des musulmans ou de tout ce qui s’en rapproche de près ou de loin, comme ces fameux « islamo-gauchistes » dont je serais, bien qu’athée, ce qui me fait toujours sourire.

L’article du Nouvel Obs s’intéresse en particulier à une personnalité plus centrale que ne l’est Zineb El Rhazoui : Waleed Al-Husseini , fondateur du Conseil des ex-musulmans de France (CEMF), soutenu à cette occasion, entre autres, par l’essayiste Caroline Fourest.

Six ans plus tard, le CEMF a tout l’air d’une coquille vide : pas de structure légale, de site internet ni de locaux. D’après le militant, le collectif comptait 22 personnes à sa création pour une centaine aujourd’hui. « On a du mal à être actifs, concède Atika Samrah, présente depuis le début. (source)

Et voilà ce qu’écrivent les journalistes à propos de son fondateur :

Face à nous, attablé dans un café parisien, le visage tendu, il martèle que « le hijab est un esclavage » et qu’« il n’y a que des musulmans à Saint-Denis ». « Il dérive, soupire Bernard Schalscha. Il peut être affilié à des gens d’extrême droite et instrumentalisé par eux voire carrément reprendre des conneries du genre : la France capitule devant les islamistes ». Parmi ses nombreuses interviews, certaines ont été accordées à des médias estampillés « fachosphère ». Sur le site Riposte laïque par exemple, il prophétise : « L’Europe verra une partie de ses territoires se transformer en quartiers qui rivalisent avec bien des pays arriérés du monde musulman. » […]. En 2017, pour son deuxième ouvrage, « Une trahison française : les collaborationnistes de l’islam radical dévoilés », Waleed Al-Husseini choisit la maison d’édition Ring, qui a notamment publié l’essayiste anti-immigration Laurent Obertone. À la suite de la sortie du livre, l’ex-policier proche du Rassemblement national Sébastien Jallamion poste sur Twitter une photo avec lui après une « rencontre » et des « échanges ». Le trentenaire assure de son côté, ne pas le connaître. (source)

Et donc, pourquoi cette accusation politique fait elle ruer dans les brancards, chez les républicanistes bon teint qui s’agitent si frénétiquement sur la toile ? En vertu d’une assignation identitaire, cela s’appelle, il me semble. Car force m’est de constater tous les jours les ravages d’ne expresion appliquée à une communauté, et une seule, alors que notre pays en compte bien d’autres, et de plus sournoises, qui elles peuvent cacher leurs atributs : le communautarisme. Pourtant, demande-t-on à tous les chrétiens de voter (ou de se désolidariser) du PCD de Boutin/Poisson ? Aux juifs de se désolidariser de Golnadel ? Alors pourquoi les musulmans, si aisément suspects d’islamisme et de terrorisme, ne seraient-ils pas pour certains, contrairement à la légende habilement distillée par l’extrême-droite, de gauche mais aussi de droite, jusqu’en ses extrêmes ? Et pourquoi certains de ces ex-Muslims eux-mêmes, autour de leur icône auto-proclamée par des républicanistes en mal de symboles d’intégration, à leur seule sauce (que j’estime personnellement raciste), ne pourraient ils pas être suspectés d’être proches de l’extrême droite ? Quand on publie chez Ring, et sa galaxie de fachos dont c’est la marque de fabrique, avec ses produits d’appel, comme Obertone, qu’on s’affiche visiblement aux côtés d’un youtubeur particulièrement bas de plafond comme Papacito (un proche de Marsault semble-t-il, qu’il m’est fort agréable vraiment, de ne point connaitre tant cet être répugnant nous rabaisse en humanité comme en dignité), ou bien qu’on s’affiche si volontiers avec un syndicat aussi extrêmement droitier qu’Alliance Police, qui ne répugne pas à insulter et à appeler au harcèlement, si ce n’est à pire, de certains sur les réseaux sociaux, ou bien lorsque l’on appelle à tirer à balles réelles sur des jeunes de banlieue, comme elle l’a fait, on fait un choix :


Alors, Mesdames et Messieurs les républicanistes, qu’on daigne encore me donner le choix de le dire, et de l’écrire :

ce n’est pas le mien.

(N’en déplaise entre parenthèses à une certaine harpie des zinternets à qui je me suis brutalement retrouvé confronté en osant donner mon avis sur le sujet qui nous occupe ici, et dont le comportement ne m’est pas apparu très franchement « républicain », même à leur sauce terriblement hypocrite, c’est le moins qu’on puisse écrire…Mais sachant à qui j’ai affaire, et à quels errements terriblement agressifs son aveuglement idéologique la conduit, je n’en suis guère très étonné. On jugera d’ailleurs de ses hauteurs de vue à la qualité de ses « échanges » ci-dessous, elle qui ne fait que dérouler des clichés grotesques, qu’elle partage d’ailleurs également avec l’extrême droite, sur l’antifasciste boutonneux nécessairement fils de bourgeois. Elle ne pouvait pas savoir, l’ignorante, à qui elle avait à faire, ni même que ce n’était pas vraiment le cas, n’est-ce pas ?

(1) J’emploie ce qualificatif pour désigner la clique des si agressives vierges effarouchées de la sacro-sainte laïcité qui, à l’origine située au sein du Printemps Républicain (d’où son nom) est devenue dans ce pays (alors que j’en partage moi-même, pourtant, la préoccupation originelle) une arme d’agression et de combat en direction de toujours, exclusivement, les mêmes, de la même communauté réputée abusivement terroriste, quand une autre tout aussi active (comme par exemple au chevet de Vincent Lambert, ou qui arme idéologiquement le terrorisme d’extrême-droite) est, elle, étrangement épargnée par la secte à Bouvet, d’essence vallsiste à l’origine.

(Manu Militari, nous ne t’oublions pas).

(2) Le mercredi 13 mai 2015,  elle avait reçu le courrier ci-dessous, pour convocation à un entretien préalable à licenciement pour faute grave, envoyé par la direction de Charlie Hebdo  (pour la « rappeler à ses obligations minimales vis-à-vis de son employeur, suite à de nombreux incidents« , a indiqué le vendredi 15 mai une porte-parole de la direction).