Réalité du racisme envers les musulman.e.s, ravages de l’amalgame terroriste… (l’#Islamophobie n’existe pas, suite mais pas fin)

Alors que certain.e.s préfèrent, leur raison anesthésiée par leur ressentiment dû à l’impact des attentats djihadistes radicaux, se cacher derrière leur petit doigt ou se perdre en querelles sémantiques pourries d’arguties fallacieuses sur le sens qu’il convient de donner ou non au terme d’ islamophobie (et son inusable pendant – risible même pour l’athée que je suis – sur le droit de critiquer une seule et unique religion), plusieurs études viennent pourtant tristement confirmer son existence, et l’étendue de ce fléau national.

Tout d’abord, ce sondage de l’IFOP pour la Dilcrah et la Fondation Jean-Jaurès publié aujourd’hui, qui nous dit que 40 % des sondés (1) déclarent avoir subi des comportements racistes et que 60% des femmes portant souvent le voile ont été discriminées au moins une fois au cours de leur vie.

source (on notera utilement au passage la mention « commentaires suspendus », assez rare dans la presse mainstream en général. C’est le signe probable qu’un flot de haters a pointé le bout de son sale museau, comme souvent en pareil cas, sur ce genre de thématiques. Il est d’ailleurs factuellement démontré que la fachosphère s’organise pour pourrir littéralement les articles relatifs à certains thèmes obsessionnels chez les bas du front… national. Une stratégie préméditée qui sert à donner l’illusion, par une opération concertées de groupes de trolls, que les racistes, xénophobes et islamophobes sont la majorité, et que tout le monde pensent comme eux. Une manipulation mentale visant à fabriquer du consentement populaire. A leur racisme dégueulasse ? JAMAIS ! Ne pas être dupes de ce stratagème grossier en parcourant les réseaux sociaux, et internet en général…

Ensuite, l’avis de ce spécialiste du testing, très investi contre les discriminations, qui connait bien la manière dont s’illustrent les comportements discriminatoires, que ce soit à travers la recherche d’emploi (y compris public), de logement, ou même l’accès aux loisirs…

Va-t-on encore longtemps laisser le poison de l’amalgame permanent se répandre aussi dangereusement dans toute la population : celui qui consiste à nourrir autant de préjugés envers une certaine communauté, et à assimiler tout musulman à un terroriste potentiel ? Cette mauvaise habitude, cette pratique outrancière porte un nom : l’essentialisation, essence même du racisme. Et si l’on veut aller par là, dans ce cas, on peut pratiquer le même amalgame entre appartenance religieuse et terrorisme pour la plupart des religions. Toutes les religions peuvent en effet abriter également en leur sein des extrémistes violents, qu’ils soient juifs, catholiques ou protestants, et même bouddhistes… Jusqu’à présent, la réponse inévitable, tant attendue à cet argument historique et factuel là était « oui, mais ce ne sont pas des catholiques, qui tuent, en France, aujourd’hui ». Sauf que depuis quelque temps, le terrorisme d’extrême-droite (outre qu’il explose dans les pays occidentaux, comme à Utoya, Birstall, Oslo, Charlottesville, Christchurch, Macerata, El Paso, La Halle…), devient un danger tout aussi réel, surtout depuis l’attentat de la mosquée de Bayonne… dont il est utile de rappeler, à rebours d’une certaine presse paresseuse que ce n’est pas le premier...

Pourtant, dans notre pays, une certaine communauté et une seule fait l’objet de toutes les attentions, en ce moment, des pouvoirs publics, politiques, et médiatiques, de manière excessive et outrancière, jusqu’à exposer sur des plateaux de télé à une heure de grande écoute des propos particulièrement abjects et discriminants, d’une violence et d’un mépris (y compris pour l’histoire, la raison, la morale et l’éthique) sans nom…

Alors, je veux bien moi aussi, bien sûr, c’est une évidence à mes yeux, ne pas être dupe des stratégies de certains musulmans intégristes qui font le jeu des djihadistes radicaux que je conchie et auxquels je m’oppose comme à toute autre forme de fascisme, d’essence religieuse ou pas, je ne serai pour autant jamais du côté des oppresseurs et des racistes, qui sont bien plus certainement blancs, catholiques et de droite, voire extrême, que musulmans et/ou islamo-gauchistes… On ne peut pas franchement dire, à la faveur du triste spectacle qui se joue aujourd’hui dans ce pays, que l’on soit franchement majoritaires, médiatiquement visibles, et sur des postes et fonctions de nature à exercer quelque domination que ce soit… La bêtise crasse de l’argument du racisme anti-blancs, ça va vient 5 minutes. Nul(le) ne devrait être dupe de ce qui ne sert que la soupe immonde et immangeable pour tout esprit rationnel de l’extrême-droite et de ses suiveurs...

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